dimanche, septembre 26, 2021

Cyberpunk 2077, premières impressions

Bon, vous le savez, Cyberpunk 2077 est sorti le 10 décembre dernier, et je l’attendais avec énormément d’impatience. Un peu plus d’une semaine après cette sortie, une vingtaine d’heures de jeu, et une débâcle assourdissante et, il faut l’admettre, assez scandaleuse, je me suis dit qu’il serait peut-être bien de pouvoir partager mes premières impressions avant le test qui arrivera un jour, quand je l’aurai fini et bien fini.

Difficile aujourd’hui de se démarquer quand on parle du jeu. En à peine quelques semaines, des milliers d’articles et des millions de commentaires et de plaintes sont apparus sur internet dans le but de dénigrer le jeu, de s’en moquer ou de l’encenser sans recul. Je ne vais pas avoir le toupet d’affirmer que je ne vais pas faire partie de ces gens avec mon article, mais je tiens tout de même à préciser que même si j’adore CD Projekt RED pour les trois Witcher qu’ils ont su nous sortir (dont le premier est un chef d’œuvre absolu à mes yeux, j’en parle plus longuement ici), je n’oublie pas que le studio a pris énormément d’ampleur et n’est plus la petite entreprise polonaise qui sort des jeux faits à la main dans son coin. On parle d’un des plus gros studios européens et mêmes mondiaux, maintenant responsable de l’un des jeux les plus influents et les plus appréciés de cette dernière décennie. Je n’ai pas d’intérêt à les défendre aveuglément, et je n’ai pas non plus une quelconque affiliation avec eux : les lignes qui suivent sont le fruit de mes réflexions personnelles ainsi que mes ressentis.

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Bon, maintenant que j’ai je l’espère mis les choses au clair, je vais essayer de déblayer tout ça.

Avec 24h 33mn au compteur GoG Galaxy au moment où j’écris ces lignes, j’ai terminé le premier acte du jeu et ai réalisé quelques quêtes annexes et contenus secondaires. Je ne pense pas avoir vu toutes les mécaniques que le jeu a à offrir, mais je pense avoir au moins pu tester quelques trucs.

Déjà, on va commencer par le plus évident : le jeu est assez beau, en effet, et le voir tourner sur mon PC après toutes ces années d’attente a quelque chose de magique. Par contre, de mon côté, je ne me suis jamais attendu à une claque graphique, ni même un nouveau mètre étalon pour l’avenir. Malheureusement, j’ai eu l’occasion de jouer à Red Dead Redemption 2 sur PC, et je dois admettre que surpasser la qualité graphique de ce titre sera assez difficile. Cyberpunk 2077 est joli, oui, mais ne casse vraiment pas trois pattes à un canard, en plus d’être assez mal optimisé, même sur une machine au potentiel assez élevé (i9 9800k, RTX 2080 et 64go de RAM). Mon but ici n’est pas de m’exposer, je ne vais pas donner les paramètres que j’ai choisis pour jouer, mais je vais simplement dire que j’en attendais mieux de ce côté. Mais de mémoire, The Witcher 3 était lui aussi assez mal optimisé à sa sortie avant de devenir lentement un modèle du genre. (Et on ne parlera pas de Witcher 2 qui reste toujours aujourd’hui une catastrophe sans nom, bien que la majorité des PC actuels soient capables de le faire tourner).

Je n’ai personnellement pas rencontré beaucoup de bugs, et jamais rien de vraiment gênant. Le pire a sans doute été des objets qui se multipliaient dans les mains des personnages lors de certains dialogues (comme des baguettes dans la main de Jackie lors d’une scène en début de partie), mais rien qui ne m’a vraiment sorti de l’expérience ni a provoqué un crash du jeu.

sortie appart |  RPG Jeuxvidéo
Voir cette image sur mon PC après tant d’attente a quelque chose d’irréel.

Côté création de personnage, je n’ai pas vraiment été transcendé. Je n’ai en même temps jamais énormément attendu de ce côté là des jeux auxquels je joue, n’importe quel visage me convenant assez facilement. Et on passera rapidement sur le choix de la taille et de l’aspect du pénis du personnage et de ses poils pubiens, totalement inutiles et étant certainement l’un des derniers restes du mode à la troisième personne qui a été abandonné en cours de route.

Je me suis ensuite heurté à ma première vraie déception : le choix d’origine, vendu comme ayant beaucoup d’importance tout au long du jeu et ayant été souvent comparé à l’origine de son Shepard dans les Mass Effect pour insister sur le fait que Cyberpunk 2077 y accorderait beaucoup plus d’importance n’est finalement qu’une vaste blague. Seule la mission d’introduction change, et quelques phrases avec certains personnages peuvent intervenir çà et là, mais jamais plus que pour faire un peu de conversation, à l’image du commentaire sur la moto de Jackie en étant Nomade. Et même cette première mission n’a en réalité que très peu d’impact : elle fait office d’introduction oui, mais pas à l’histoire du jeu en tant que tel, simplement au monde et à Night City elle-même. La véritable quête principale interviendra ensuite, une fois que le décor sera posé. Première déception, donc.

origine |  RPG Jeuxvidéo
Le choix d’origine n’a malheureusement vraiment pas l’impact que l’on aurait été en droit d’attendre, surtout tel qu’il nous a été vendu.

Le jeu est à la première personne, et je suis obligé de faire un écart sur ce sujet : j’ai vu beaucoup de personnes dire que forcer cette perspective était un cache-misère, un moyen de raccourcir le développement, que c’était le choix de la facilité. Je ne suis pas du tout d’accord avec cette affirmation. D’une part, parce que beaucoup de mon temps de jeu s’est passé en intérieur. Couloirs étriqués, grandes salles chargées de meubles, tout ça est très difficile à rendre de façon lisible à la troisième personne. De plus, cette perspective forcée permet une mise en scène et des mouvement bien plus maîtrisés pour le studio, ce qui lui permet de réaliser des facéties assez rarement vues auparavant. Le jeu bénéficie du full body awareness, c’est à dire qu’on voit le corps complet de son personnage quand on fait descendre la caméra. Le personnage est donc là, tangible, présent, et ça prouve une fois de plus que CD Projekt RED n’a pas fait le choix de la première personne par dépit et en la bâclant : il y a de véritables intentions là-derrière. Alors oui, ça rend la personnalisation de personnage assez inutile en soi, vu qu’on ne verra jamais vraiment ses vêtements, et on dira que la première personne est un moyen d’immersion incroyable et tout le reste, mais je ne suis pas tellement fan d’immersion, donc ce n’est pas vraiment un aspect qui me dérange outre mesure.

monocable |  RPG Jeuxvidéo
Bon le screen ne montre pas le FBA, mais je tenais à préciser que la plupart des modifications équipées sur le personnage se retrouvent visuellement sur ses mains et ses bras, ce qui est tout de même appréciable.

Bon, vous le savez, ces premières impressions ne font pas du tout office de test, aussi je ne vais pas m’étendre trop longtemps sur le jeu : je préfère le faire dans un test qui sera réalisé avec beaucoup plus d’heures au compteur, mais surtout un peu plus de recul, Cyberpunk 2077 étant un jeu qui se savoure dans la durée, mais aussi et surtout loin de tout ce tapage médiatique.

Donc, pour faire dans le concis : le combat est assez intéressant. Je ne suis pas adepte des FPS du tout, mais les armes ont leur impact, et combattre n’est jamais déplaisant. J’ai pour ma part choisi le corps à corps, qui, s’il n’est pas transcendant, n’est pas aussi terrible dans le mauvais sens du terme, que ce que j’ai pu lire sur le net. C’est un peu brouillon certes, mais pas plus qu’un Skyrim, pour tomber à pieds joints dans la comparaison inévitable. Les coups portés font mouche, on sent vraiment les dégâts qu’on fait.

Concernant l’infiltration, que j’ai aussi privilégiée, on est en terrain connu. Rien de transcendant, mais rien non plus de foncièrement mauvais. Je n’ai pas eu de bugs concernant une potentielle omniscience, aussi je ne dirais pas que l’IA des ennemis est particulièrement mauvaise. Pour m’aider dans les phases d’infiltration, j’ai fait appel au piratage, qui est bien moins riche que ce que nous vendaient les trailers. Mais les possibilités sont nombreuses, accessibles et intéressantes. Je n’ai pas énormément poussé dans le domaine, aussi je ne peux pas en dire plus, mais je pense que c’est l’un des aspects du jeu qui pourraient m’intéresser un peu plus dans le futur.

Côté conduite, on est sur du assez classique, bien que les véhicules aient tendance à rapidement devenir des savonnettes dans les virages. Le fait que l’on puisse changer de point de vue est agréable, et la “vue cockpit” est vraiment excellente, bien qu’elle demande un certain temps d’adaptation, tant la vitesse peut se révéler assez grisante, et l’accident rapide à arriver.

vue cockpit voiture |  RPG Jeuxvidéo
Le vue cockpit en voiture est très bien réalisée, mais beaucoup plus difficile à appréhender que celle de la moto, pour peu que l’on ne soit pas habitué.

Pour la progression du personnage, on est également sur du classique à la Skyrim ou Kingdom Come Deliverance : pour augmenter une certaine compétence, il faut s’en servir. En revanche, il y a un twist qui s’il a l’air intéressant sur le papier, va me demander un peu plus de temps pour me faire un avis plus tranché : chaque compétence fait partie d’un des cinq grands ensemble d’attributs. Si les compétences se gagnent en les utilisant, les attributs, eux, se gagnent avec des points obtenus avec les niveaux (et sans doute d’autres moyens que je n’ai pas encore découverts). Mais il est impossible de monter une compétence plus haut que le niveau d’attribut. J’ai par exemple été rapidement bloqué dans ma progression dans la furtivité, car mon niveau de sang-froid, l’attribut associé, n’était que de 6. Donc pas possible de monter la furtivité au niveau 7. Ce système force donc à soit se spécialiser dans un seul attribut pour en maximiser les compétences, soit à se diversifier dans ses approches pour toutes les faire progresser en même temps. Intéressant, mais je vais attendre le plus long terme pour me faire un avis, tant j’ai peur que cela induise certains systématismes qui pourraient se révéler lassants à la longue.

exemple competence |  RPG Jeuxvidéo
Un exemple d’arbre de compétences, ici la furtivité. Comme expliqué, ma compétence se retrouvera bloquée au niveau 7 tant que je n’aurai pas fait passer l’attribut Sang Froid au niveau 8.

Avant de finir, un petit mot sur tout ce qui est interface et navigation : le jeu est complexe, très complexe. Beaucoup d’écrans, beaucoup de systèmes et de sous-systèmes et beaucoup de lecture. Il m’a fallu beaucoup de temps pour comprendre totalement le fonctionnement de certains menus, tant ils semblaient compliqués au premier abord. Inventaire, personnage, journal, messages du portable, carte du monde, cyber-matériel… Beaucoup de choses à retenir. Par chance, rien n’est vraiment pressé dans le jeu, j’ai donc pu me faire à tout ça à mon rythme. La carte, elle, est assez chargée, et il va falloir du temps pour assimiler toutes les icônes, leur significations et les débouchés de tout ceci. Mais c’est pareil de ce côté-ci : rien ne presse, il faut savoir prendre son temps et faire les choses à son rythme.

Et enfin, un dernier avis sur la technique, encore : beaucoup de choses sont à revoir de ce côté-là. De l’impossibilité de modifier certaines touches (comme celle d’interaction ??????) au manque de feedback sur beaucoup d’actions (le gain d’expérience sur l’écran de fabrication ne fait aucun bruit par exemple, et réaliser des achats manquent clairement de retours pour rendre le tout un peu plus agréable), le jeu manque clairement de finition sur beaucoup de points.

carte 1 |  RPG Jeuxvidéo
La carte est très chargée de demande un peu de temps pour en comprendre tous les rouages et toutes les icônes.

Que dire donc pour conclure cet avis préliminaire sur ce Cyberpunk 2077 que j’attendais tant ? Valait-il les quasi huit ans d’attente que je lui ai consacré ? Il est encore bien trop tôt pour répondre à cette question, tout comme il est malheureusement bien trop évident que le jeu est sorti beaucoup trop tôt. Je ne vais pas mentir, je prends énormément de plaisir à lancer une session, et je prendrai beaucoup de plaisir à en parler dans mon test dédié, mais il est également très difficile de prendre du recul vis-à-vis de l’actualité du jeu et d’omettre tout ce qu’il se passe. Cyberpunk 2077 est sorti trop tôt et dans un état assez catastrophique, et beaucoup de choses promises et non livrées font mal. Je le répète, il est encore trop tôt pour moi pour donner un avis définitif, mais peut-être que le jeu aurait gagné à moins en dire avant sa sortie.

Soyons clairs : vous avez le droit d’aimer le jeu, ou pas. Tout le monde mérite sa chance. No Man’s Sky en est un exemple absolument édifiant d’ailleurs. Tout ce qu’il faut, c’est savoir être patient et savoir prendre du recul, rester pertinent dans ses avis comme dans ses propos et ne surtout pas céder à la haine facile, à la rage et aux insultes.
J’espère que ceux, qui ont pu y jouer, ont pu y trouver ce qu’ils attendaient ou qu’ils ont au moins pu prendre autant de plaisir que moi. Je vais retourner y jouer, et je vous parlerai plus en détails de tout ça, lors de mon test qui arrivera un jour, promis.

P.S. : malgré toutes mes recherches, je n’ai trouvé qu’un seul gode, à savoir une arme unique récupérable via une certaine action en lien avec la quête principale. Il est possible que les incalculables godes cités par beaucoup de testeurs aient été remplacés par d’autres collectables, tout comme les scènes de sexe de The Witcher 3 s’étaient vues remplacées par des vieilles dames sur les versions de test en guise de blague de CD Projekt RED, ou bien lesdits testeurs ont tout simplement abusé et délibérément menti.

P.P.S. : vous noterez que je n’ai pas ici parlé de la ville en elle-même et d’à peu près tout ce qui si rattache. C’est volontaire, car il est difficile de parler de ce sujet sans s’épancher pendant des pages et des pages, mais en quelques mots : proprement impressionnante.

P.P.P.S. : ce matin même, Sony a décidé de retirer Cyberpunk 2077 de son store en ligne à cause des demandes incessantes de remboursement, du billet du studio et de l’état déplorable du jeu sur PS4. Une preuve de plus que le jeu est sorti trop tôt, et sans doute que CD Projekt RED était bien mieux quand il agissait en indépendant et restait fidèle à son fameux “sortira quand sera prêt” de Witcher 3 et maintes fois utilisé (à tort, de toute évidence) pour ce dernier titre.

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Vincent - Goat Buster
Rédacteur erratique mais toujours passionné, fan absolu de RPG depuis toujours. Je défendrai le premier Witcher jusqu'à ma mort. Egalement traducteur professionnel toujours à l'écoute, n'hésitez pas à me contacter au besoin !

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Killpower

Merci pour ce retour Vincent, j’ai le même ressenti à peu près.

Sur un autre plan, je trouve dommage qu’ après la découverte du jeu, la découverte de Night City se résume à un clip accéléré du duo et que l’on ne fasse pas des missions pour découvrir, gagner en réputation, en expérience et en achat d’appartement.

Tout est déjà fourni et le background est posé, comme je l’ai dit, en un clip. C’est très beau…

Malheureusement, contrairement à de nombreux jeux, notre héros ne sort pas du coma et en même temps, on nous met dans un bain que l’on ne maîtrise pas (lore, vocabulaire, univers, relations avec les personnages de départ…).

Autant dans un the Witcher, le héros est imposé, donc avec un vécu, autant là, Il y aurait eu tellement à proposer pour nous immerger dedans…Dommage.

Stigmath

Bonjour,

Merci pour ce retour qui pointe effectivement quelques uns des défauts du titre.

Vu que Cyberpunk est actuellement le sujet de beaucoup de controverses, j’aimerai ajouter mon retour après environ 60 heures de jeu. (PC)

SPOILS POSSIBLES

Défauts du titre :

Le principal “défaut” de Cyberpunk est selon moi la façon dont est présenté le gameplay, bien que j’ai fait un personnage furtif, j’ai passé les premières heures à faire les missions de façon très frontale, puis au fur et à mesure que j’ai avancer dans le jeu je me suis rendu compte que ce manque de choix, de contexte et de narration dans les quêtes secondaires était en fait une illusion. Cyberpunk offre une narration un peu différente de celle de Witcher 3, là ou dans ce dernier, lorsque l’on rencontre un groupe de PNJ, ceux ci nous interpellent et nous offre un dialogue avec plusieurs options, dont des fois se battre. Cyberpunk aborde cette problématique de façon plus libre, presque aucun PNJ ne vous imposera un dialogue en dehors des quêtes principales.

J’ai en exemple un Night Club dans lequel on doit extraire ou assassiner une cible, lorsque l’on rentre on passe 2s devant le type du vestiaire qui dit “hey faut payer votre entrée”, si l’on continue sans y prêter attention et qu’on tire dans le tas, on a l’impression que la dimension RPG du jeu est inexistante. Hors si l’on prend le temps de s’arrêter on se rend compte que l’on peux payer notre entrée, et donc accéder au club comme n’importe quel client, ou tenter de convaincre la personne que l’on est le plombier (non ce n’est pas un scénario de porno :p). Ensuite une fois à l’intérieur, rebelotte, trois options, l’infiltration, la frontal ou les dialogues afin d’atteindre la cible de notre contrat. Bref, tout ca pour dire que des quêtes qui paraissent brutes et non scénarisées s’avères en réalités plutôt réussies, mais CDprojekt ne mets pas suffisamment en avant ces dialogues, peut-être faudrait-il que les PNJ nous interpellent “mieux” ,comme dans Witcher, sans pour autant avoir l’obligation de dialoguer avec eux (en s’éloignant tout bêtement). D’un coté ce gameplay offre une vraie liberté au joueur, en dehors des traditionnelles options de dialogues pré établies, mais d’un autre, on à tendance à en raté une certaine quantité.

Certaines quêtes un peu bâclés, juste au dessus je parlais du fait que la plupart des quêtes sont mieux scénarisés qu’il n’y parait, toutefois une série de quête est vraiment en deçà, je parle ici des Cyber Psycho, ces quêtes sont pour moi l’équivalent des contrats de sorceleur sur witcher 3, mais là ou dans witcher 3 on avait une sorte de petite enquête, avec le personnage qui se parle à lui même pour poser un certain contexte…ici on se retrouve bêtement à tuer des humains upgradé un peu plus fort que la moyenne tout en scannant quelques bricoles ca et là, si on veux comprendre le contexte on est obligé de lire les fragments de données, et ce n’est pas toujours très intéressant. les combats manquent de stratégie, j’aurai bien aimer devoir pirater les psycho pour altérer leurs implants, ou exploiter une vulnérabilité…ici on se retrouve façe à quelque chose de très binaire, ou on à les dégâts pour le tuer en 2s, ou on revient plus tard…Idem, j’aurai aimer que ne pas les tués (ce qui est demander par la donneuse de quête) ai un vrai impact. Bref, un peu déçu.

L’itemisation est correcte mais un peu simpliste, j’aurait aimer voir le système d’implants mieux exploité. Au final c’est proche des autres jeux du studio, donc efficace mais pas novateur.

Ensuite en défauts viennent les classiques bugs mineurs, même si parfois hilarants, ou les petits soucis techniques déjà cités dans l’article de Goat Buster. Avec en plus étonnant, les problèmes de keymap qui sont absurdes sur un jeu actuel.

Qualités :

Graphiquement il est beau, certains sont déçu, mais je ne comprend pas pourquoi. Les textures sont toutes en super bonne résolution, les vêtements sont proprement sublimes, on y voit les accros, les peluches, la trame du tissu…l’ambiance de certains quartier est magnifique, les vapeurs, les néons, les panneaux publicitaires, les reflets dans les flaques d’eau…et tout ca, sans le RTX. Alors oui c’est certain qu’il n’est pas 50x plus beau que Witcher 3 pour des performances moindres, mais si l’on considère les centaines d’éclairages, de reflets, de particules en tout genre je comprend cet écart significatif. Un jeu médiéval avec quelques torches, quelques braseros…aucune comparaison avec NightCity

La narration des quêtes principales et des personnages importants est vraiment bonne, c’est convainquant. Bien que je trouve que l’on s’attache globalement moins a nos fréquentations que sur Witcher. Mais je pense que c’est lié a un contexte ou les gens sont méfiants, brutaux et donc moins enclins aux sentimentalisme.

Les doublages sont très bons, j’ai essayer un peu la VA et c’est sympa, mais j’ai fait 95% de mon temps de jeu en VF, et elle est de très bonne qualité n’en déplaise aux pro “ya que l’anglais qui est bien”, la voie féminine de V colle très bien à un personnage “punk”, les intonations sont impeccable. Les personnages de l’histoire sont super aussi avec des accents de leurs ethnie d’origine, mention spéciale pour Takemura que je trouve vraiment génial. Il arrive cependant dans de très rares occasions (peut-etre 2 ou 3x depuis le début du jeu) de croisé un PNJ de 2 mètres avec 130 kilos de muscle et de metal, qui à une voix de jeune homme fluet. Mais c’est en général des mobs, et ca se limite à une phrase de provocation qu’on entends de loin.

l’aspect RPG est réussit, comme je le disait dans mon pavé au dessus, pour peu que l’on cherche à faire le jeu de façon plus subtile qu’un Duke Nukem, on à vraiment cette sensation d’un monde complexe. Bien qu’il y ai des conséquences à nos choix, il est difficile de toutes les mesurés pour le moment. Il existe aussi pas mal de petites quêtes cachés, de coins a explorer, ce qui est toujours un plus dans ce genre de jeu.

Les combats sont simples mais propres, je joue au revolver silencieux et au couteau avec un peu de hacking. On à vraiment la possibilité de plusieurs approches en fonction du contexte et toutes les armes semblent avoir un gameplay qui leur est propre et aussi une vraie efficacité. Je n’ai pas spécialement essayer les armes intelligentes mais ca semble efficace. Seul bémol, le jeu est un peu facile même en very hard, , j’aurait bien aimer ne pas avoir 100% de crit aussi facilement, et ne pas oneshot tout les ennemis même sans tiré dans la tête sans même rentrer en combat… Mais il est vrai que devoir tiré 500 cartouches pour tuer un ennemi, c’est pas nécessairement plus fun, surtout qu’a défaut d’être résistants, ils font super mal.

La conduite, bien que sujette à des physiques un peu anarchiques, est plaisante, en tout cas pour ceux qui comme moi ne sont pas férus de conduite dans les jeux, je suis content d’avoir quelque chose de simple, ou chaque impact avec un trottoir quand on est à moto ne nous tues pas sur le coup. Concrètement elle est ultra arcade, après certains vont surement être déçu. Ca devrait être une option à la limite.

En conclusion, c’est un jeu imparfait mais tout à fait agréable, peut-être un peu moins mémorable que Witcher 3, mais avec quelques patchs, peut-être quelques extensions, il à le potentiel d’un grand RPG. En tout cas pour ma part, après plusieurs dizaines d’heures de jeu, je n’ai aucun regret.

Désolé pour le pavé 🙂

Killpower

Pas de souci. Merci du retour.

Stigmath

Malheureusement je pense que la difficulté viendra de mods futurs, certaines mécaniques du jeu font qu’il devient hyper facile passé un certain niveau. Pour les melee je pense notamment a l’implant qui ralentit le temps en permanence, avec une grosse vitesse d’attaque et de déplacement, tout les ennemis sont découpés avant d’avoir eu le temps de se défendre.

Idem pour l’approche furtive, qui nous rends presque indétectable passé un stade, et ou l’on inflige des dégâts tellement massifs qu’ils oneshot tout ou presque, ce qui fait qu’on ne rentre jamais en combat.

J’ai essayer un peu les armes intelligente, et le pistolet “Skippy” est tout bonnement trop fort, possibilité de touchés les ennemis avec 100% de tirs dans la tête malgré qu’ils soient cachés. Idem pour les armes à energie qui transperce les décors.

Bref, la courbe de progression est un poil inadapté, alors soit via un patch soit via des mods, on aura bien un jour un peu de challenge 🙂

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