Après une sortie exclusive sur Xbox 360, Dead Money débarque enfin sur PC. L’occasion pour votre (presque) modeste serviteur de tester le premier des quatre DLC prévus pour Fallout : New Vegas. Le goût amer laissé par les DLC de Fallout 3 ne m’encourage pas à tenter l’aventure. Toutefois, la qualité du scénario pondu par Obsidian pour New Vegas me laisse espérer le meilleur pour cette nouvelle vague de contenus payants.

Tout commence alors que vous marchez sous un soleil de plomb qui calcine le désert de Mojave. Vous captez un signal radio annonçant l’inauguration du casino de la Sierra Madre. Vu qu’on  vous a déjà fait le coup du signal radio à plusieurs reprises (voir tests des DLC de Fallout 3), vous n’écoutez que votre curiosité et cherchez la source de ce signal. Vous découvrez un bunker abandonné de la Confrérie de l’acier, mais une fois à l’intérieur, il s’avère que ce signal n’est qu’un piège à touristes.

Vous voilà gazé et dans les vaps. Vous vous réveillez dans un village nimbé d’un nuage rouge toxique, et prisonnier d’un collier explosif, face à l’hologramme d’un vieillard vous proposant le casse du siècle dans le fameux casino de la Sierra Madre.  Les bombes de la guerre sino-américaine étant tombées le jour de l’inauguration, vous devez lancer le programme des festivités afin que le casino vous ouvre ses portes. Vous ne travaillerez pas seul, et devrez monter une équipe pour le moins… hétéroclite. 

Cette dernière se composera d’un super-mutant schizophrène et cannibale, des restes putrides d’un clone de Sinatra, et de la fiancée de Frankenstein. Vous devrez à présent accomplir une douzaine de quêtes afin de piller le casino de ses richesses, découvrir pourquoi l’ancien propriétaire était obnubilé par une femme, qui est ce vieillard qui vous a enlevé et quel est son but, et déjouer les multiples pièges du casino. Dead money vous tiendra en haleine pendant environ cinq à six heures, vous faisant visiter le village infesté par les brumeux, sorte d’hommes des sables du pauvre, puis le casino et ses sombres souterrains.


Ce premier DLC pour Fallout : New vegas est pour le moins étrange et d’une qualité douteuse. D’un côté, Obsidian nous offre à nouveau un scénario solide et des dialogues encore une fois matures et profonds, et d’un autre côté des décors vides et insipides, au design aussi recherché que celui d’une feuille de papier-cul. Heureusement, l’arrivée dans le casino nous offre quelques beaux écrans, mais l’ensemble reste vraiment inégal. Certes, on n’allait pas avoir un nouveau moteur pour un DLC, mais le village mexicain labyrinthique du début m’a vraiment donné le tournis avec toutes ses rues jumelles. Comme dit plus haut, le casino sort un peu du lot et nous offre quelques belles textures. Ce dernier recèle de nombreux secrets et de nombreux pièges également. Vous serez aux prises avec des gardes de sécurité holographiques invulnérables qu’il faudra éviter ou déconnecter.  En bref, il faudra faire preuve de réflexion avant de foncer, ce petit côté infiltration étant plutôt le bienvenu.


Autant mettre les choses au point tout de suite, ce DLC est nettement orienté action, et peu d’éléments RPG dominent. La difficulté a d’ailleurs été revue à la hausse, et les brumeux, les principaux adversaires, s’avèrent extrêmement coriaces. Ces derniers sont rapides, bondissent pour éviter vos tirs, et ne meurent que si vous les démembrez. Autre difficulté, votre collier explosif. Ce dernier a la fâcheuse tendance à péter si vous restez trop longtemps à proximité d’une fréquence radio (poste radio, haut-parleur).

Si vous ne voulez pas que votre tête se prenne pour un bouchon de champagne, vous devez donc désactiver toutes les sources d’ondes par la force où la ruse. Le bip émis quelques temps avant l’explosion procure un sentiment de stress et d’oppression, renforcé par une bande son encore plus sombre que dans le jeu de base. Niveau ambiance, c’est du tout bon.


Comme pour Fallout New VegasObsidian fait montre à nouveau d’un grand talent d’écriture. Les dialogues sont passionnants et les multiples choix de réponses vous permettront de vivre vos relations avec vos compagnons de différentes manières. Votre ravisseur vous rappellera également l’histoire d’un autre compagnon de Fallout New Vegas. Enfin il faut signaler que ce DLC augmentera le levelling maximum de 5 niveaux et vous offrira quelques nouveaux perks et équipements.

En conclusion, je dirai que Dead money est un peu mieux que ce que je craignais. Soit, il est purement orienté action, ce qui n’est pas le point fort des Fallout en 3D. On pourrait aussi lui reprocher un level design rachitique, le peu de nouveaux environnements, et des textures dégueulasses propre au moteur Gamebryo ; mais une fois encore la magie du scénario opère. Qui plus est la durée de vie est tout de même conséquente pour un DLC, même si le prix de 10 € reste élevé à mon avis. Les fans de la série ne pourront qu’apprécier, pour les autres ce DLC reste dispensable.

+ Ambiance particulière.
+ Un scénario relativement intéressant.
+ Nouvel équipement intéressant.
+ Augmentation du level-cap.

Note RPG 4 sur 5
Note testeur 06 sur 10

– Ambiance particulière.
– Trop linéaire.
– Techniquement très moyen.

Ancien rédacteur en chef de RPG France
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