Alors que les trois premiers contenus téléchargeables de Fallout New Vegas oscillent entre le passable et le médiocre, Obsidian tente à nouveau sa chance avec une nouvelle aventure sous forme de DLC : Lonesome Road. Ici, point de casino hanté ou de complexe scientifique, ce nouveau et dernier DLC nous invite à parcourir la ligne de partage, un canyon accidenté en plein hiver nucléaire. Tout un programme…


Une fois de plus, vous captez un mystérieux message alors que vous déambulez dans le Mojave. Ce message vous invite à vous rendre à l’entrée d’un canyon près de Primm : la ligne de partage. Sur place, vous faites la connaissance d’Ed-E, un eyebot, et par son biais d’Ulysses. Ce dernier n’est autre que le véritable “Courrier 6”, ayant refusé de livrer le jeton de platine qui vous a été fatal, et qui, a priori, semble en savoir beaucoup sur vous et votre passé.

Curieux comme une vieille chatte, vous vous lancez sur les traces d’Ulysses en traversant les ruines et les silos de missiles nucléaires qui parsèment le canyon de la ligne de partage. Vous serez confrontés aux hommes-stigmates, goules décharnées survivantes d’anciens combats entre la Légion de Caesar et la RNC. Ce voyage vous mènera vers Ulysses, votre passé, et un choix lourd de conséquences.

Cela donne envie, hein ? Pas de bol, car si le pitch de départ semble prometteur, et si les environnements post-apocalyptiques ont bénéficié de beaucoup de soins, on se retrouve face à une aventure linéaire sans interaction avec le moindre personnage, si ce n’est Ed-E. Alors que Fallout New Vegas nous avait offert une excellente qualité d’écriture avec des personnages fouillés et complexes, Obsidian n’aura pas su réitérer l’exploit avec ses DLC, et Lonesome Road ne fait qu’enfoncer le clou.

Certes, je reconnais avoir été séduit par les environnements torturés de cette aventure, mais hélas le level design ne suit pas, et on se retrouve dans des niveaux faisant office de couloirs laissant la part belle aux combats. Ces derniers sont d’ailleurs assez difficiles et fournissent un bon challenge, d’autant que de nouveaux équipements et armes font apparition. Heureusement, cette nouvelle aventure augmente aussi le level-cap de cinq niveaux comme pour les DLC précédents, et quelques nouveaux perks sont disponibles.

Techniquement ce DLC tient la route même si le moteur vieillissant Gamebryo commence sérieusement à accuser le poids des années : problèmes de collisions, instabilité, chute de framerate. Toutefois l’ensemble est propre, et je dois bien reconnaitre que la ligne de partage est l’environnement qui m’aura le plus plu de tous les DLC. Immeubles en ruines, silos à missiles désaffectés, tunnels délabrés, l’ensemble exprime bien la désolation de l’univers Fallout.

Toutefois, comme dit plus haut, on ne doit se contenter que d’avancer en quasi ligne droite en tirant à tout va. Quelques ogives nucléaires à faire exploser permettent quelques détours ou découvertes mais rien de transcendant. Seule la fin de cette odyssée vers Ulysses (fallait que j’la fasse..) apporte un regain d’intérêt dans la mesure où vous pourrez faire un choix qui aura des conséquences sur l’aventure principale.

En conclusion, je dirais qu’une fois encore ce DLC n’a d’intérêt que pour les fans ultimes de Fallout New Vegas, ou ceux pour qui ce dernier n’est qu’un vulgaire FPS scénarisé. Amateur de RPG et d’interactions sociales, passez votre chemin, ce Lonesome Road ne sent que la poudre et le césium 137, et se torche en trois bonnes heures. Dommage qu’Obsidian ait gâché un excellent background avec ce DLC linéaire, trop orienté action, et finalement sans âme. Vraiment dommage…

+ Ambiance post-apo bien retranscrite
+ Quelques révélation dur le passé du héros
+ Nouvel équipement intéressant
+ Final sympathique

Note RPG 4 sur 5
Note testeur 05 sur 10

– Aspect RPG inexistant ou presque
– Faible durée de vie

La vision de Killpower :
Je rejoins totalement le test de Mercks, avec cette linéarité entrecoupée de phases de dialogues à sens unique en fin ou en début de niveau et de phases de shoot. Du coup, je bourrine, je bourrine et je néglige toutes ces phases de parlotte parce que cela devient très lourd. Reste de jolis environnements Post-Apo qui m’ont fait kiffer le Sniper. Même si c’est tout droit, il y a pas mal de possibilités de fouilles à droite et à gauche dans les bâtiments avec plein de niveaux. On est très loin des DLC chers avec rien dedans.
Là, c’est plein et c’est ce qui le sauve pour avoir juste la moyenne. Mais sur la longueur (6 heures pour ma part), franchement très déçu par rapport à l’histoire de New Vegas.
05/10

Ancien rédacteur en chef de RPG France
S’abonner
Notifier de
guest
0 Commentaires
Inline Feedbacks
View all comments