dimanche, mai 29, 2022

Note du testeur sur 10

Mount & Blade : With Fire and Sword
7

TEST – Mount & Blade : With Fire and Sword

Ce test a été écrit et publié à l’origine le 14 mai 2011 sur le site RPGFrance par son auteur Mercks. Avec son aimable autorisation.

Après Mount & Blade et Mount & Blade : Warband, TaleWorlds nous présente Mount & Blade : With Fire and Sword. Changement d’époque pour ce nouvel opus qui abandonne l’empire imaginaire de Calradia pour se focaliser sur l’Europe de l’Est du XVII° siècle. Ce changement d’époque implique bien entendu de nouveaux équipements, mais également une nouvelle approche des combats.

Готовы к приключениям?

Comme dit plus haut, oubliez l’empire de Calradia avec ces swadiens et autres sarranides. Mount & Blade with Fire and Sword nous invite à vivre une aventure dans les contrées de l’Europe de l’est du XVII° siècle. Ainsi vous traverserez la Pologne, la Suède, la Russie, ou encore le royaume cosaque. Comme dans les opus précédents, vous démarrez l’aventure en tant que mercenaire sans le sou et devrez faire votre trou dans une Europe ravagée par les guerres de pouvoir. Libre à vous de devenir qui vous voulez, même si le but reste toutefois d’unifier l’empire sous une même bannière.

Les habitués de la série ne seront pas dépaysés car ce Fire and Sword conserve la base de jeu des Mount & Blade précédents. Même interface, même création de personnage même si les femmes ont disparu et que deux/trois nouvelles coupes de cheveux sont apparues, en bref on reste en terrain connu. Vous pourrez toujours prêter allégeance à l’un des cinq rois ou Tsar en place, ou éventuellement rallier la cause d’un prétendant au trône de l’un des cinq royaumes présents. Bien entendu, vous pourrez vous-même revendiquer un trône, mais vous ne deviendrez que le rebelle d’une faction en place.

Эпохальную перемену, изменение оборудование …

Alors quelles sont les nouveautés par rapport à Warband ? Pour commencer, un bond de quatre siècles dans le temps implique l’apparition de nouveaux équipements et l’arrivée de la poudre à canon. Votre personnage et les troupes peuvent à présent être équipés de carabines, de mousquets, et autre grenades. L’impact sur le gameplay et la tactique est indéniable, sachant qu’une balle bien placée tue instantanément.

Fini la charge lance en avant au milieu des troupes adverses, d’autant que les chevaux ont vu leur coefficient d’armure fondre comme neige au soleil. Quand notre canasson se fait descendre face à une ligne de front garnie de mousquets, on est bien content d’avoir placé quelques points en athlétisme sur la feuille de personnage.  A noter que cette dernière est la même que dans les autres Mount & Blade, les armes à feu ont simplement remplacé l’arbalète.

Pour en revenir aux combats, sachez que le niveau de difficulté a été revu à la hausse. La cavalerie a perdu de sa superbe face aux nombreuses troupes de piquiers, et, comme dit plus haut, les chevaux ne sont plus caparaçonnés et s’écroulent facilement sur le champ de bataille. D’un autre côté, les archers, étant pour la plupart équipés d’armes à feu, ont vu leur puissance et leur utilité renforcées. Toutefois ces armes sont longues à recharger et les fusils ne peuvent l’être qu’en restant immobile, lorsqu’on est à pied. De la même manière certaines armes ne peuvent pas être utilisées à cheval, comme les épées à deux mains ou les longs fusils. Les armures, quant à elles, ont également perdu en puissance.

Fini les armures de plates, on sort tous notre costume de D’Artagnan en peau de canapé en skaï, et on fonce au charbon. Les sièges et les prises de villes et forteresses tiennent toujours une place prépondérante dans l’aventure. A présent les échelles d’assaut sont au moins au nombre de deux, mais on peut également poser des explosifs sur l’enceinte afin de créer une brèche dans les défenses ennemies. Encore une fois les combats sont toujours un plaisir immense, même si une petite période de prise en main est nécessaire. Pour les habitués, on retrouve ses marques immédiatement, et on peut rapidement se jeter dans la mêlée.

Вы хотите больше?

Si le système de jeu n’a pas trop évolué, quelques subtiles nouveautés ont toutefois fait leur apparition. De nouvelles quêtes ont rejoint celles déjà existantes dans la série, comme par exemple escorter la femme d’un seigneur vers une autre ville. Les seigneurs peuvent également vous confier des tâches spéciales en fonction de votre renommée et de votre allégeance, comme reprendre une ville capturée. De la même manière, les maîtres de guilde ont été remplacés par les maires. Ces derniers peuvent vous donner des missions d’escortes, d’attaques de bandits, ou de livraisons. Par contre la construction d’échoppes a disparu et a été remplacé par un système de convoi chargé de marchandises à vos frais.

Ces convois coûtent cher, mais il y a moyen de se faire de très gros bénéfices si on l’accompagne vers la ville la plus demandeuse. Une fois seigneur de votre ville, forteresse, ou village, le maire vous permet la construction de nouveaux bâtiments ou le recrutement de personnages officiels qui feront fructifier vos intérêts. Les bâtiments ont pris beaucoup d’importance dans la mesure où vous pourrez en tirer quelque chose. Une guilde de marchands pourra, par exemple, vous faire un prêt, ou une académie militaire vous permettra de recruter de meilleures troupes ou de former l’un de vos compagnons.

Les troupes et les compagnons justement, parlons-en. Comme dans les opus précédents vous pourrez croiser certains personnages dans les tavernes. Ces derniers, plus forts que les troupes de base, pourront être recrutés afin de vous accompagner dans vos péripéties. Là encore, pas trop de changements dans la mesure où il faudra encore jongler entre les caractères et les aspirations de chacun afin qu’ils ne vous lâchent pas à la première occasion. Les troupes sont, quant à elles, toujours divisées en trois catégories : cavalerie, infanterie, et archers.

Bien entendu, chaque faction possède ses propres troupes. Les mercenaires que l’on peut recruter dans les tavernes sont également disponibles dans des camps disséminés sur la carte. Ces camps permettent le recrutement mais également l’achat d’équipement pour les troupes (armes et armures). Ces équipements améliorent grandement l’efficacité de vos mercenaires mais ils sont extrêmement chers. A noter que les livres et la nourriture sont toujours de la partie, et sont même un peu moins chers que dans les deux précédents épisodes.

Технически, стоит ли это того?

Encore une fois TaleWorlds a fait un excellent travail d’un point de vue technique. Le titre pèse 900 Mo et pourra tourner sur n’importe quelle configuration. Pour le néophyte, le jeu pourra sembler moche car on est loin des standards actuels, mais le plaisir de jeu est toujours au rendez-vous et on oublie vite l’aspect un peu archaïque de la série. A noter qu’un effort aurait toutefois été bienvenu dans la création des villes et forteresses. Ce sont toutes de grands espaces planes sur lesquels les développeurs ont posé des maisons ou des bâtiments aléatoirement. Le résultat n’est pas spécialement heureux, d’autant que des murs invisibles empêchent l’exploration totale d’une ville.

Toutefois certains bâtiments uniques comme le Kremlin à Moscou ou la cathédrale de Königsberg sont présents et donnent un petit côté sympa. Certaines textures ont été remplacées et sont plus jolies, et le jeu semble un peu plus beau que ses aînés. Côté sons, de nombreuses musiques sont héritées des précédents épisodes et de nouvelles sont également audibles. Dans l’ensemble, elles sont agréables et collent bien au jeu. Quant aux bruitages, on retrouve là aussi les anciens, agrémentés de coups de feux et d’explosions diverses.

La série reste également fidèle à elle-même niveau bugs. Certaines quêtes ne peuvent être menées à terme, le titre plante parfois, et avant le dernier patch salvateur, les troupes ne prenaient pas de levels. Autre point noir, la diplomatie semble avoir été revue un peu à la baisse. On ne peut plus avoir de relations avec le sexe opposé par exemple, ou alors je me suis débrouillé comme un manche. De la même manière, les quêtes des prétendants sont très difficiles et de nombreux bugs sont présents. Quoiqu’il en soit, on passe d’excellents moments sur une partie à la durée de vie plus que conséquente. De nombreux mods sont disponibles sur les deux précédents opus, et il faut s’attendre à ce que Fire and Sword s’étoffe également grâce aux talents des moddeurs.

В заключение …

En conclusion, je dirais que ce nouveau Mount & Blade est, une fois encore, une réussite. Les fans de la saga y trouveront immédiatement leurs marques. Les armes à feu obligent à mener de nouvelles tactiques et augmentent assez nettement la difficulté. Pour peu que vous accrochiez aux principes de la série, le titre devient rapidement chronophage. Vendu moins de quinze euros et possédant une durée de vie quasi infinie, ce Fire and Sword mérite que l’on s’attarde à le découvrir, d’autant que des efforts considérables ont été faits sur la traduction. Enfin, il faut toutefois accrocher à l’époque et aux lieux, car il faut bien reconnaître que pour moi le Moyen-âge avait quand même plus de charmes. D’ailleurs, pour ceux qui possèdent déjà l’un des deux premiers volets, vous pouvez retirer un point à la note finale.

+ Liberté totale.
+ Combats toujours aussi jouissifs.
+ Présence d’un scénario.
+ Tourne sur des config. très modestes.

Note RPG 4 sur 5

– Quelques bugs d’affichage.
– La géographie des villes aurait mérité un meilleur traitement.
– Design des unités particulières (affaire de goûts)

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