J’aimerais vous parler d’un jeu que j’ai beaucoup aimé : Dust – An Elysian Tail. Sorti en 2012 et développé Dean Dodrill, cet opus lorgne du côté du Metroidvania, tout en évitant les incessants allers-retours lorsque l’on souhaite simplement terminer l’aventure. Beau, dynamique et attachant, il mérite clairement que l’on s’y attarde. Laissez-moi vous le présenter…
Un univers et une construction narrative intéressants !
Après une courte introduction, le jeu nous laisse incarner pendant quelques instants un mystérieux personnage, tandis qu’une voix off nous livre quelques informations sur cet univers peuplé de créatures anthropomorphes. Une scène scriptée nous présente ensuite le héros : Dust, un homme amnésique dont le passé demeure inconnu.
Il découvre alors Ahrah, une étrange épée douée de parole, qui lui affirme lui être destinée. Peu après apparaît Fidget, une petite sympathique et très expressive créature volante chargée de veiller sur l’arme. Ce trio improbable devra désormais se frayer un chemin jusqu’au village d’Aurora dans l’espoir d’y trouver des réponses…
L’intrigue se révèle très agréable à suivre, tandis que la qualité de l’écriture donne du relief à chacun des protagonistes. L’ensemble est porté par une tonalité profondément mélancolique, qui contribue grandement au charme du récit.






Ce qui frappe immédiatement, c’est la direction artistique entièrement réalisée dans un style de dessin animé. Ce type de rendu vieillit particulièrement bien : quatorze ans après sa sortie, le jeu reste toujours aussi magnifique !






Le design des PNJ est soigné et unique, les environnements sont superbes, et j’ai même dû me restreindre dans le choix de mes captures d’écran. Si cela ne tenait qu’à moi, chaque nouvelle zone et individus mériterait d’avoir sa place ici !






Un gameplay intense !
De nombreux monstres se dresseront sur le chemin de Dust dans sa quête d’identité. Les combats occupent une grande partie de l’aventure. Heureusement, nous pourrons compter sur de nombreux combos, ainsi que sur les pouvoirs de notre compagnon volant qui, combinés à la « Tornade de Dust », peuvent faire des ravages.
Très tôt, il faudra apprendre à maîtriser la parade. Celle-ci est assez généreuse et, si elle est exécutée au bon moment, l’adversaire est étourdi et devient alors une cible facile. Il faut cependant faire attention au compteur de combos : plus il est élevé, plus il rapporte d’expérience. En revanche, il se brise dès que le joueur est touché.






Pièges, compétences et exploration !
Outre les batailles, il faudra également se méfier des nombreux pièges et faire preuve de curiosité, car l’exploration est souvent récompensée par des coffres et divers bonus. Comme les ennemis réapparaissent lorsque l’on change de zone ou que l’on recharge une sauvegarde, il est possible de récolter de l’expérience, de l’argent, des soins et des matériaux destinés à l’artisanat.
Avec un peu de patience, on peut ainsi se constituer un bon stock. C’est une mécanique que j’apprécie particulièrement : le jeu ne nous oblige pas à en profiter, mais elle permet à ceux qui le souhaitent de mieux sécuriser leur progression.












Pourquoi vous devez y jouer ?
Dust – An Elysian Tail est un Metroidvania à la fois simple et plutôt riche, qui se boucle en une dizaine d’heures. Son scénario mature aborde plusieurs sujets sans jamais tomber dans les clichés. Nous avons même droit à des moments d’émotion qui fonctionnent particulièrement bien. Associé à une excellente bande-son, l’ensemble en fait sans aucun doute un RPG à découvrir !
Les deux principaux défauts que je pourrais évoquer concernent tout d’abord sa difficulté qui, même en mode difficile, n’est pas vraiment à la hauteur. Passées les premières heures, on ne craint plus grand-chose. Les boss sont faciles à vaincre, surtout lorsque l’on arrive bien équipé et avec un niveau élevé. L’autre problème vient du manque de finition des sous-titres. À plusieurs reprises, certains dialogues semblent avoir été traduits littéralement, sans tenir compte du contexte, ce qui donne parfois des phrases qui n’ont aucun sens !


Merci pour cet article Thunker. Pas ma came personnellement, mais pourquoi pas.