À 18h aujourd’hui, CD Projekt RED a dévoilé le troisième épisode de sa série Night City Wire entièrement consacrée à Cyberpunk 2077. Très riche, cet épisode d’une vingtaine de minutes était cette fois, consacré à la mégapole de Night City, ses quartiers ainsi que les gens qui y vivent, notamment ses gangs.

Débriefons tout ça ensemble.

S’ouvrant sur une vidéo montrant plusieurs quartiers de la ville et mettant en avant sa richesse, l’événement aborde directement le sujet du jour : Night City. On ne la présente plus, la mégapole immense, terrain de jeu du titre, est riche. Très riche. En fait, elle est tellement riche qu’on se demande vraiment si tout ce qui est dit est vrai. Bien entendu, certaines choses sont exagérées et gonflées pour se donner un peu de prestige, mais force est de constater que le monde de Cyberpunk est profondément travaillé, en tout cas largement plus que certains autres mondes, traités un peu par-dessus la jambe par certains développeurs. On est ici très loin de la carte générée procéduralement : comme le dit l’intervenant, la plupart des éléments du jeu ont été placés à la main, à l’image de ce qui avait été fait sur The Witcher 3 à l’époque.

Outre sa taille et sa profondeur, Night City impressionne par son éclectisme : en effet, rien ne paraît manquer, que ça soit en termes d’ambiance ou de diversité, artistique comme ethnique.

Mais ce qui intéresse aussi, c’est le fait que l’équipe de CD Projekt RED dit avoir beaucoup travaillé les transitions entre les différents quartiers, afin de les rendre les plus naturelles possibles, ainsi que le level design en général : la ville est en effet truffée de détours et de raccourcis, de façon à ce que le joueur un peu connaisseur puisse se retrouver aux quatre coins de la carte en un rien de temps (insérer référence à Dark Souls ici).

L’intervenant explique que donner vie à cette ville si imposante a représenté un sacré défi : la transposer de l’univers du jeu de rôle papier à quelque chose de plus tangible, de plus visuel, a nécessité des années de travail et de recherches. Le studio voulait absolument créer une ville qui serait crédible de A à Z, afin de pouvoir immerger le joueur aussi bien que dans ses précédentes productions. De l’inspiration a été puisée des paysages réels, comme la Californie et son architecture, mais aussi dans l’imagination, et le désir d’offrir le plus de variété possible. En résulte le travail le plus compliqué et abouti du studio : un univers vivant, crédible et profond qui immerge le joueur et lui permet de se perdre et de s’impliquer complètement dans l’expérience afin de la rendre inoubliable. Événements aléatoires, foule ayant son propre « emploi du temps », les petits plats ont été mis dans les grands afin de consolider toute cette impression de crédibilité.

Une fois le laïus sur la ville terminé, il faut maintenant parler de ceux qui la peuplent. La présentation enchaîne alors sur une vidéo dévoilant les différents gangs du titre. Environ une dizaine, se disputant le territoire de Night City, un quartier à la fois. Je ne sais pas si les gangs présentés dans la vidéo sont tous ceux qui seront dans le jeu, ou bien si CD Projekt RED garde encore quelques surprises dans sa manche, mais encore une fois, le moins que l’on puisse dire, c’est que le studio n’a pas fait dans la demi-mesure : diversifiés, riches, développés, les gangs cristallisent tous une mentalité, une culture qui leur est propre, de façon qu’ils soient reconnaissables tout de suite.

Offrant leurs propres vêtements, armes, véhicules et autres, chaque gang a sa propre identité forte, ses idéaux, son influence et son histoire.

En tant que mercenaire, il ne sera pas possible à V, et donc au joueur, de rejoindre définitivement un gang, à l’image de que peut faire un Skyrim par exemple (bien que ce dernier permette de plus ou moins tous les rejoindre et de les diriger…), mais il est possible de les aider afin de faire peut-être pencher la balance des pouvoirs, mais aussi et surtout, leur opinion vis-à-vis de vous.

Je le répète encore une fois, mais le maître-mot ici est bien « richesse » : CD Projekt RED a fait le choix de représenter un grand nombre de cultures, du Vaudou à l’Extrême-Orient en passant par les concepts purement cyberpunk comme les cyborgs, on se retrouve avec une impression de vertige devant le travail abattu.

Après autant d’émotions, il fallait bien finir la présentation sur quelque chose de plus « léger » : l’épisode du Night City Wire se termine par l’annonce de la finale du concours de créations de boîtiers pour tours d’ordinateurs à l’image du jeu et de son univers.

Et enfin, la grande conclusion de la présentation, a été l’annonce que l’on n’en finissait plus d’attendre : les specifiiés PC pour faire tourner le jeu. En effet, au lendemain de l’annonce de la date de sortie de la prochaine génération de Playstation (le même jour que la sortie du jeu d’ailleurs, à se demander qui s’est calqué sur qui ?!), et à deux mois de la sortie du jeu, il était tout de même temps !

Et force est de constater que lesdites spécificités sont étonnamment correctes compte tenu de tout ce que le jeu a présenté. Et si l’on a droit au même genre d’optimisation que le studio nous avait offert pour The Witcher 3, alors il ne faudra sans doute pas obligatoirement passer par la case upgrade, et encore moins par la RTX3090 !

Encore une fois, CD Projekt RED a fait fort : dans une présentation de 20 minutes, le studio a dévoilé d’autres aspects de son jeu. Moins surprenante que le premier épisode mais pas moins impressionnant, le studio fait étalage de son savoir-faire et de ses ambitions, pour ce qui est sans aucun doute la sortie la plus attendue de ces dernières années, pour un titre qui deviendra rapidement un incontournable, venant conclure une génération de consoles pour en lancer une autre avec un panache que l’on n’a sans doute jamais vu dans l’histoire de l’industrie.

Et non, je ne prendrai pas la peine de cacher mon enthousiasme.

Cyberpunk 2077 est toujours attendu pour le 19 Novembre prochain, et je pense que cette fois, c’est la bonne !