The Age of Decadence

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👉 SORTIE : 14 octobre 2015
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C’est un jeu très différent de tout ce à quoi vous avez joué jusqu’à présent. Vous l’aurez sans doute remarqué, le genre RPG n’a pas encore été pleinement exploré et la plupart des jeux suivent une formule inchangée depuis 20 ans. Bien sûr, certains titres ont toujours fait exception – Darklands, Planescape: Torment, King of Dragon Pass – mais ils restaient des exceptions, confirmant la règle.

The Age of Decadence est une expérience, une tentative d’explorer une autre voie, un retour aux sources du jeu de rôle papier. Cela ne signifie pas pour autant que le jeu est exceptionnel. En fait, il y a de fortes chances qu’il ne vous plaise pas, précisément parce que nous avons pris trop de libertés avec la formule établie.

Alors, qu’est-ce qui distingue The Age of Decadence des autres jeux ?

1. La mise en place

Traditionnellement, de nombreux jeux de rôle fantastiques consistent à tuer des monstres, à explorer des donjons et à incarner un héros. Il n’y a rien de mal à se divertir sans réfléchir et à réaliser ses rêves, mais nous voulons vous proposer quelque chose de différent. Pour reprendre les mots de Tom Chick (critique de jeux vidéo pour Quarter to Three) :

« L’Âge de la Décadence n’a rien à voir avec les kobolds, pas plus qu’avec les gadgets aux pouvoirs inimaginables. L’idée principale est celle d’une société en déclin, divisée entre trois Maisons nobles, chacune tâtonnant dans ses propres ténèbres pour comprendre ce qui a détruit le monde. C’est le mystère central. Le jeu se déroule comme un polar : vous êtes le détective, reconstituant le puzzle des événements à partir de récits variés, tous écrits avec une grande clarté et un style concis. Et comme un détective dans un roman noir, vous ne pouvez vous empêcher de devenir partie intégrante du mystère, influençant ainsi un dénouement que vous n’aviez peut-être pas prévu. »

L’Âge de la Décadence n’est pas un jeu où il s’agit de tuer des monstres ou d’explorer des contrées mystiques, mais plutôt de survivre au milieu de la cupidité et de la brutalité de vos semblables et de vous forger un nom. Le bien et le mal sont purement relatifs. C’est un monde d’intrigues et de trahisons où vos paroles et vos actions peuvent forger des alliances et semer la discorde, et où votre destin est incertain.

Vous incarnez sept factions différentes : trois Maisons Nobles et quatre guildes « professionnelles » : marchands, assassins, voleurs et l’armée, tous en lutte pour le pouvoir ou l’influence ; plus de 100 personnages nommés, plus de 750 personnages « génériques » dotés d’identifiants uniques participant à des prises de pouvoir violentes, des assassinats et des assauts contre le pouvoir, et plus de 600 000 mots de dialogues : un monde riche et complexe, des personnages crédibles, des motivations réalistes, mais sans elfes, nains, magie ni sorciers coiffés de chapeaux pointus à la mode.

2. Difficulté des combats

Un autre aspect de conception important est la difficulté des combats. C’est un jeu difficile, et cette

difficulté est intrinsèquement liée à l’univers du jeu. On ne peut pas décrire un monde impitoyable et laisser le joueur tuer quiconque le regarde de travers. Le jeu se doit d’être difficile, la mort doit être facile, et il doit y avoir des raisons de choisir ses combats.

Vous n’êtes pas un héros surpuissant capable de vaincre n’importe qui et de sauver le monde ; c’est la difficulté qui renforce cette impression. Si le jeu était trop facile, on retrouverait le schéma du héros invincible. Alors, à moins d’être un tueur-né, réfléchissez bien avant d’agir, sinon vous risquez de mourir en un clin d’œil.

3. Choix et conséquences

Les choix sont au cœur du jeu : façonnez votre propre histoire grâce à une variété de décisions qui modifient le récit, le contexte et vos options futures. Entre les multiples solutions aux quêtes et les embranchements narratifs, vous aurez de nombreuses décisions à prendre et leurs conséquences à gérer, ce qui confère au jeu une rejouabilité incroyable.

Débuter comme mercenaire et rejoindre la Garde Impériale offrira une expérience totalement différente, avec des quêtes, un contenu et des points de vue différents, par exemple, comparé à jouer un marchand (moins d’achats à bas prix et de reventes à prix d’or, plus d’intrigues et de complots pour obtenir des avantages pour la guilde), un préteur au service d’une maison noble ou un assassin.

Les quêtes sont imbriquées, formant une vaste histoire globale. Ainsi, une seule partie vous donnera l’impression d’assister aux événements d’un seul point de vue, limité par défaut. Il vous faudra jouer plusieurs fois pour bien comprendre l’intrigue, assembler les pièces du puzzle et constater l’impact total de vos choix.

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