Après le succès de The Elder Scrolls II : Daggerfall… et les monumentaux échecs des spin-off Battlespire et Reguard en 1998, la licence est plutôt moribonde. Bethesda est à l’agonie, mais le développement du troisième opus reprend (il était en pause depuis 1997). Apprenant de ses erreurs, le studio se débarrasse de son XnGine et recommence le développement du titre en voyant ses ambitions à la baisse. On oublie donc l’idée de baser le jeu dans l’Archipel du Couchant et de l’appeler Tribunal, car tout devra tenir dans une seule province Morrowind, et plus précisément sur l’île de Vvardenfell. Et c’est justement cette obligation de ne pas trop en faire qui va sauver Bethesda.
Exit également le côté procédural, puisque ce qui avait plu dans Battlespire était justement le level-design bien calibré. Bienvenue également au lore abondant et expliqué dans tous les sens dans des livres et des dialogues extrêmement nombreux, puisque c’est ce qui avait plu dans Redguard. Ce nouvel Elder Scrolls est en fait le premier de ce que représente maintenant la saga : un terrain de jeu conséquent mais pas trop, des quêtes nombreuses et claires, des factions intéressantes, des aventures à tous les coins de bois… Et puis aussi – sur PC – un second disque « Construction Set », qui en hommage à Stuart Smith’s Adventure Construction Set, qui permet de fabriquer son propre univers.
Ce titre fut pour beaucoup la porte d’entrée dans l’univers de The Elder Scrolls, et quelle entrée ! Il est à noter que la version Xbox est certes moins performante, mais que malgré ses chargements à rallonge elle permet de jouer sans trop de bugs (c’est appréciable), et avec le confort d’une manette.
PS : Avis partagé avec l’aimable autorisation de Gérald Khayrhalt Mercey

