Warhammer est né comme un jeu de rôle sur table avant de devenir, au fil du temps, l’une des franchises de stratégie les plus importantes du jeu vidéo. C’est pourquoi, après l’annonce de Warhammer 40,000 : Dark Heresy, les amateurs de la série sont très enthousiastes à l’idée de découvrir ce que le studio Owlcat Games leur réserve.
Dans ce titre, vous êtes envoyés dans le secteur Calixis, une zone marquée par les tensions politiques et les menaces constantes. Vous prenez le contrôle d’un groupe d’acolytes mandatés par l’Empereur pour maintenir la stabilité de la région.

Dans la version Alpha que nous avons pu essayer, la campagne ne commence pas depuis le tout début, mais à un stade plus avancé, lorsque l’équipe est déjà formée. En plus de votre propre Acolyte, on y trouve Epione, membre de l’Adeptus Medicae, Saro, un Psyker, et Haymar, un mercenaire de l’Imperium.
Ce ne sont pas les seuls compagnons que vous pourrez diriger : selon vos choix, d’autres personnages comme Cogg, un imposant Ogryn, ou même un Aeldari, viendront rejoindre votre escouade.
Le gameplay conserve le même style que Warhammer 40,000 : Rogue Trader, avec une vue isométrique, de l’exploration et une narration riche en texte. La démo était entièrement en anglais, mais la version définitive proposera une localisation en français, ce qui facilitera grandement l’expérience.

Cet aspect est essentiel, car le jeu exige une lecture attentive : vos réponses influencent directement le déroulement du récit, modifiant le monde selon vos décisions. Les statistiques des personnages jouent également un rôle capital dans la progression.
Certains dialogues présentent des options liées à des compétences telles que la Force, l’Esprit ou la Médecine. Chaque choix affiche un pourcentage de réussite : si celui-ci est atteint, vous obtenez une réponse claire ; en cas d’échec, la suite devient beaucoup plus incertaine.
Warhammer 40,000 : Dark Heresy introduit aussi un système d’investigation rappelant un tableau d’enquête policière, où l’on organise les informations recueillies lors des explorations et des interrogatoires.

Grâce à ce système, l’histoire progresse naturellement, bien que l’absence de repères précis puisse parfois désorienter. Dans l’Alpha, par exemple, j’ai dû suivre le signal Vox d’un sergent sans savoir exactement où chercher.
Le signal apparaissait au fil des déplacements, mais au début je ne savais ni combien de fois je devais le localiser, ni dans quelle zone. Cela m’obligeait à balayer les cartes de manière mécanique, plus comme un ratissage que comme une recherche guidée. Espérons que la version définitive offrira des indices plus clairs pour orienter l’enquête.

Les combats suivent la même logique que ceux de Rogue Trader, avec des affrontements tactiques au tour par tour sur des grilles. Vous disposez d’un compteur de déplacement et d’un autre de points d’action.

Chaque attaque consomme un certain nombre de points et, même si vous en avez encore en réserve, vous ne pouvez attaquer qu’une seule fois par tour. En revanche, il est possible d’associer des compétences aux attaques pour augmenter les dégâts, infliger des altérations ou soigner un allié.
Mais vaincre n’est pas toujours la seule issue d’un combat. Dark Heresy introduit également un système de moral : celle-ci varie en fonction des événements du combat. Lorsque votre moral surpasse celle de l’ennemi, la bataille prend fin et les adversaires restants se replient.
Sur le plan visuel, Warhammer 40,000 : Dark Heresy impressionne par sa solidité. Le design des personnages, des ennemis et des environnements est d’une grande qualité, avec une esthétique fidèle à la brutalité propre à l’univers de Warhammer. L’ambiance est cohérente et soignée, même si j’aurais aimé pouvoir reculer un peu plus la caméra pour profiter d’une vision plus large du champ de bataille.




Ce qui m’a le plus marqué, ce sont les portraits des personnages et de certains PNJ importants. Leur style particulier, riche en détails, évoque des esquisses de préproduction proches de l’art conceptuel. Cette combinaison entre croquis et rendu final leur donne une forte personnalité et rend chaque interaction plus vivante.
Pour ma part, j’ai surtout été séduit par le système de combat. La stratégie, la gestion des couvertures, les pouvoirs et même les types d’ennemis ont su rendre l’expérience véritablement mémorable. Si ce n’est qu’une Alpha, le produit final a tout pour satisfaire les attentes des fans.
Bien sûr, quelques ajustements restent nécessaires, notamment dans la clarté du système d’enquête. Pour ces premières impressions de Warhammer 40,000 : Dark Heresy, je peux vous assurer que nous sommes face à un projet très ambitieux, qui grâce à son gameplay tactique et à sa narration immersive, possède tout le potentiel pour s’imposer comme une référence du genre. Je prévois donc un 09/10 pour mon cas et un 08/10 côté RPG. Il n’y a plus qu’à concrétiser.


Cool cela ! Un aperçu de Dark Heresy ! Mais c’est Noël avant l’heure.
Merci Relict King et Joyeux Noël, ainsi qu’à tous les rôlistes.