| Fiche technique utilisée pour ce test Studio: Team Vultures Genre : Hybride entre Resident Evil old school et tour par tour Langues disponibles : Fr VOST Plateforme : PC, distribution via Steam –Solo uniquement Démo disponible : Oui PRESENTATION DE LA DEMO |
Ok, c’est du hors RPG. Mais…

Dès les premières secondes, Vultures: Scavengers of Death annonce la couleur : ici, on est dans du Resident Evil I (à la limite le II), mais avec une approche totalement différente. Je vous fais le pitch vite fait à la copie Steam : « Direction Salento Valley, une ville ravagée par un incident biologique. Zombies, mutants, ambiance crasseuse… le cocktail est classique, mais efficace ».
Visuellement, le jeu joue à fond la carte rétro. On est clairement sur un hommage aux premiers Resident Evil, avec un rendu PS1, parfois même accentué par un effet VHS. Et franchement ? Ça fonctionne. Ça met mal à l’aise comme il faut. C’est super FUN, je n’avais pas ressenti une telle vibe depuis bien longtemps. C’est un peu la nostalgie avec tout le moderne. Alors oui, on est vraiment loin des remakes du II, III, IV… et des versions actuelles des RE (le 9, on en parle de cette bouse… ???), maos on est clairement dans de l’hommage. C’est glauque, c’est du zombie avec les mêmes animations, la même lenteur, la même difficulté que dans nos vieilles versions. La démo nous envoie dans un niveau qui est… un commissariat dans lequel on doit retrouver des documents impliquant savant fou, expérience foirée et zombification de masse.
Vous y êtes ? Parce que c’est là que l’on va se marrer un peu plus.

LE TWIST : « DU SURVIVAL HORROR… AU TOUR PAR TOUR »
J’ai deux amours : le RPG, surtout en tour par tour, et le jeu qui prend aux tripes. Bein ce RE-like, c’est ça. Le jeu prend un virage que peu osent : tout est en tour par tour. Chaque déplacement est en mode case par case (affichable ou pas, selon nos choix). Un peu comme dans l’excellent Stoneshard. On peut bien sûr marcher, courir ou passer en fufu. Mais tout le jeu est en déplacement case par case.
Mention spéciale à l’infiltration : passer en stealth, éviter les ennemis, préparer une attaque… c’est propre, efficace, et surtout intelligent. Comme dans Miasma Chronicles, par exemple. On s’approche du zombie flic en fufu, hop ! Sélection chevrotine et paf le chat !
On a en combat 3 points de mouvement et 3 points d’action. Attention, le jeu est très dur, les munitions sont rares, les kits de soins encore plus. Et oui, comme dans RE 1… en 1996.
Tirer, recharger, soigner… tout coûte. Et surtout, tout peut tuer vite, et vite fait. Le jeu laisse réfléchir… et c’est ça qui crée la peur. Dans cette démo, il n’y a aucun jumpscare, on ne cède pas à la panique, aucun Nemesis en vue… Les ennuis, on les voit arriver par vagues de 5 à 6 zombies du fond du jardin, avec 10 cartouches de Glock et 3 de chevrotine… et là, clairement, tu sais que tu vas peut-être mourir. Ou pas. Et ça, c’est beaucoup plus vicieux.
En effet, le jeu gère les overwatch, les mécanismes d’opportunité, les saignements. Quand on tire, on peut viser en dépensant plus ou moins de PA (comme dans les Jagged Alliance, en somme). Viser les jambes peut immobiliser, pousser un zombie peut l’étourdir et nous permettre de foutre le camp loin, loin du capitaine flic qui a une barre de PV plus longue que…
On peut aussi utiliser le couteau pour économiser les balles et faire saigner… Ou fuir comme un lâche en espérant avoir un dernier PA pour ouvrir cette fichue porte au fond du couloir. Bref, vous avez compris.

CE QUE LA DEMO MONTRE (ET CE QU’ELLE CACHE ENCORE, qu’hélas, je n’ai pas vu)
Au programme, deux personnages sont jouables : Leopoldo et Amber, mais je n’ai pu tester que Leopoldo, car chez moi la démo bug : je n’ai jamais pu accéder à la salle de fin. Qu’importe, j’ai passé dessus 4 h de pure folie. C’est chouette, c’est dur, c’est fun, c’est stressant, c’est clairement beau à sa manière. Les énigmes sont évidemment au programme : codes et clés à trouver, journaux à lire… La démo dure environ 45 minutes à 1 heure, et sert surtout de vitrine.
Et honnêtement ? Ça marche. Mais attention cependant, la difficulté est assez élevée, la lisibilité parfois limite. Rien de dramatique cependant, bien au contraire.
Je vais être clair : je n’attendais rien… et je suis ressorti intrigué. Vultures : Scavengers of Death réussit un truc rare : réinventer sans trahir, même si ici on parle de survival horror et pas vraiment de RPG, mais comme il y a du tour par tour, de l’inventaire… Ouaip, c’est Resident Evil old school. C’est lent, stratégique, tendu et surtout, ça fait réfléchir au lieu de juste faire sursauter. Celui-là, au final, et ce sera ma conclusion, il pourrait bien faire très mal à sa sortie.
JD ROBLES aka DAFALGAN


Dafalgan est de retour avec un nouvel article. Quelle production Bravo ! Bon, si je peux me permettre, je te conseille l’excellentissime Terminus : Zombie Survivors pour compléter ton amour des zombis pour un jeu similaire je pense, mais avec une partie RPG.
Merci Dafalgan pour ce hors RPG. Je sais qu’il y a du lourd qui arrive en RPG alors je ne dis rien. 😊