Dès le tutorial, on vous propose de choisir entre trois portrait d’indiquer votre nom et votre secteur puis le clone est créé. Ne vous inquiétez pas, par la suite, et en même temps que vous apprenez le maniement du jeu très simplement grâc eà la souris ou au pad, vous pourrez soit choisir un personnage prédéfini, soit répartir 3 points de compétences dans 4 compétences classées dans 3 groupes différents (cellule grise, maniement ….). Vous aurez aussi une mutation, la télékinésie, qui vous permettra de déplacer des objets qui pourraient bloquer votre passage.
Et on attaque la partie avec une liberté qui se limite aux lieux autorisés par les couleurs de vos vêtements. Des endroits qui se débloqueront au fur et à mesure de votre accréditation dans des endroits plus variés et plus nombreux.
On notera surtout une orientation de la jouabilité vers les consoles ce qui me rend triste quand on nous propose une licence aussi riche que le JDR Paranoia. En fait tout a été casualisé pour permettre une utilisation facile avec un gamepad. Si on prend l’inventaire, il se montre extrêmement limité avec une armure et une arme possible, quelques slots pour les objets utilisables, les sauvegardes sont automatiques, et les niveaux ridiculement petits.
Heureusement, l’interactivité est assez grande avec cet environnement qui restera purement urbain avec des zones richement peuplées de PNJ sans intérêt. On pourra toujours casser les décors, mais cela ne fera qu’accroître notre taux de chaos vis à vis de l’état, c’est à dire de l’ordinateur régisseur de la vie du monde entier.
Pour un jeu français, on appréciera la traduction française tout à fait honnête qui transmet bien l’humour « fou » de cet univers, même si l’absence audio se fait lourdement sentir, parce que cela cause beaucoup dans le jeu. D’ailleurs pas plus en français qu’en anglais, le héros restera silencieux.
Il est plaisant de retrouver une licence aussi incisive que Paranoia le JDR adapté en jeu vidéo. Il l’est moins de se rendre compte que les moyens limités du studio en charge de ce travail et des choix d’orientation pour permettre une jouabilité au gamepad nuisent à la réussite de ce RPG tactique. Le jeu offre une douzaine d’heures de jeu avec une rejouabilité très limitée, ce qui est peu au regard des jeux de ce type. On pourra lui reprocher son manque de variété, l’absence d’audio pour les dialogues, un manque d’embranchement scénaristique riche.
Pour les nostalgiques de la licence, ce sera un court instant de joie, sans pour autant retrouver la folie paranoïaque de vos parties délirantes au siècle dernier quand vous jouyez avec du papier et des crayons. Pour les non amateurs de cette licence, ce sera la soupe à la grimace, mais ce n’est pas grave, l’ordinateur les éradiquera pour laisser les plus satisfait d’entre nous. Car souvenez-vous, tout le monde est heureux.
Si je pouvais, je mettrais 05/10.
L’archiviste, qui devient paranoïque car il ne peut pas donner son avis sous son propre compte.

