Qliphah in Providence’s Shadow, le RPG tactique à « contre-chronologie » édité par Arc System Works et développé par UnitePlus, est disponible depuis aujourd’hui sur PC via Steam et l’Epic Games Store, ainsi que sur PlayStation 5 et Nintendo Switch. Proposé à 24,99 €, le titre connaît toutefois des débuts difficiles sur Steam, où les évaluations des joueurs sont majoritairement négatives.
Les textes sont disponibles en français. Les achats effectués pendant la période de lancement donnent droit à des skins supplémentaires pour Rena et Souma ainsi qu’au combat bonus « Voidfall », qui sera vendu séparément à une date ultérieure. Pour en savoir plus sur le déroulement des affrontements, vous pouvez aussi revoir la bande-annonce de précommande.
Comme nous l’évoquions lors de sa présentation, l’aventure prend place dans un Tokyo ravagé par le « World Collapse », une catastrophe qui ronge la réalité et laisse des créatures grotesques, les Aberrations, arpenter les rues. Nous y suivons Rena Hizuki, enquêtrice de la division de la sécurité publique chargée des mutations, et Souma Hoshigami, un jeune livreur resté « mi-transformé » après l’attaque d’une Aberration et recueilli par la police comme un simple « objet trouvé ». Leur enquête les mène sur la piste d’une drogue démoniaque baptisée Tiny True, de motifs gravés dans la chair des jeunes, les Stigmates, et d’un culte qui opère dans l’ombre.
Le cœur du jeu réside dans son système de combat : une jauge en forme de ligne temporelle affiche le moment et la nature des attaques ennemies à venir, et il faut y placer ses propres compétences pour les interrompre, les contrer ou enchaîner les dégâts. L’action peut être ralentie ou mise en pause à tout moment pour planifier ses coups. Le reste de l’histoire se déroule en choisissant des lieux sur une carte de Tokyo, chaque destination déclenchant une scène de dialogue ou un affrontement.

Qliphah in Providence’s Shadow : pourquoi les joueurs sont-ils si sévères ?
Au moment où nous écrivons ces lignes, le jeu compte une trentaine d’évaluations sur Steam, dont seulement 40 % de positives. L’échantillon reste modeste, mais les reproches convergent nettement, quelle que soit la langue des joueurs.
Un système de combat jugé confus : C’est la critique la plus récurrente. Le concept séduit sur le papier, mais gérer simultanément deux personnages face à trois ennemis dont les attaques se chevauchent devient vite illisible. Plusieurs joueurs dénoncent une caméra trop resserrée, des attaques sans indication claire de leur zone d’effet, des esquives qui mènent droit dans le coup d’un autre adversaire et des gardes « parfaites » qui ne protègent pas contre deux assauts simultanés. Pour garder le contrôle, il faut ralentir ou suspendre l’action en permanence, ce qui casse le rythme d’affrontements censés être nerveux. Certains y voient une tentative de réinventer la formule de Clair Obscur : Expedition 33, mais avec une complexité qui tourne à la lourdeur. Le manque d’explications, notamment sur certaines mécaniques absentes du tutoriel, est lui aussi pointé du doigt.
Un visual novel plus qu’un RPG : Beaucoup de joueurs s’attendaient à un action-RPG ou à un jRPG classique et découvrent un jeu sans exploration libre, où la progression se résume à cliquer sur des lieux d’une carte pour enchaîner dialogues et combats. Les critiques évoquent une mise en scène proche du diaporama, des séquences réutilisées à répétition, un bestiaire réduit, des décors qui reviennent trop souvent et un nombre limité de personnages jouables. Pour une production estampillée Arc System Works, le contenu est jugé mince au regard de son prix.
Des soucis techniques et d’ergonomie : Plusieurs avis signalent des gels fréquents, une fréquence d’images qui s’effondre en plein écran (le mode fenêtré servant de palliatif), des commandes qui semblent réagir avec retard, des touches clavier peu logiques et impossibles à réattribuer, ou encore des skins offerts en précommande qui ne s’appliquent pas. La langue ne peut par ailleurs pas être modifiée depuis le jeu, mais uniquement via les propriétés Steam.
Des qualités tout de même reconnues : Même parmi les avis négatifs, la direction artistique en cel-shading, le design des personnages, la bande-son et le thème d’ouverture font presque l’unanimité. Les évaluations positives saluent un système original, exigeant mais gratifiant une fois maîtrisé, et conseillent de débuter en difficulté Normale, le mode le plus élevé renforçant considérablement les ennemis. Plusieurs joueurs recommandent le titre avec réserve, davantage comme un visual novel doté de combats expérimentaux que comme un véritable RPG.

