Bien accueilli avant son lancement officiel en version complète, Last Epoch est en train de prendre une grosse claque aujourd’hui avec des joueurs mécontents qui le cassent gratuitement, d’où l’effet de review bombing (même si cela se ressent moins car les notes étaient extrêmement bonnes).
La raison est simple : le jeu en online est pour le moment sporadiquement injouable du fait du nombre de joueurs trop importants sur les serveurs. Et oui, même après une phase d’accès anticipé durant laquelle Eleventh Hour Games aurait dû prévoir un nombre de serveurs conséquents, sachant qu’il avait vendu plus d’un million de copies, le studio a raté le coche. Mais bon, on ne peut pas lui en vouloir, sachant que le grand maître absolu du genre a eu les mêmes problèmes – Blizzard tu te souviens ?
Et puis, il y a une grosse différence : c’est que vous avez un mode Offline. Dans tous les cas, ce problème, j’en suis sûr, sera rapidement résolu et on n’en reparlera plus dans quelques temps.
Les joueurs sont devenus extrêmement intransigeants et impatients. C’est la consommation de masse qui se retrouve ici même. On est bien loin de l’époque durant laquelle on mettait 2 heures à charger le dernier patch et on était trop heureux de jouer et rejouer à notre jeu vidéo fétiche.
Allez pour finir, un petit aperçu de ce que j’ai ressenti en découvrant le jeu. J’attends vos retours chers lecteurs pour en faire un article qui réunira tous nos avis. Je suis certain que vous saurez apporter des éléments qui iront à l’encontre de cette philosophie que les hack’n slash, c’était mieux avant. Une expression de con j’en conviens, mais qui me sied si bien :
De mon point de vue, Last Epoch est dans la norme des hack’n slash d’aujourd’hui avec une volonté de faire plus que les autres. Il a une bonne charte graphique, offre 5 builds personnalisables à souhait (très réussis), et un theorycraft que vous aurez plaisir à explorer. Il propose une aventure à plusieurs et sert la fan-base de consommateurs gloutons de nouveautés avec brio, sans pour autant se démarquer des ténors qu’il va concurrencer. Il a su copier intelligemment ce que les autres faisaient en rajoutant encore des choses à votre personnage. Dans ce jeu, j’ai un coup de cœur pour les idoles, les arbres de compétences, l’artisanat. Une grande réussite de ce côté là. Beaucoup de niveaux qui vous feront jouer un long moment.
Par contre, pour un joueur solo, on retrouve les défauts de Diablo IV, avec une narration bien en deçà, et un scénario qui joue sur les époques et le temps. Vous êtes le héros et vous êtes là pour sauver le monde et vos missions sont épiques, comme si vous étiez déjà le dernier des dieux. On ne vous prend pas par la main, pour vous faire évoluer et vous faire ressentir cette montée en puissance. Tout comme les missions qui vous sont confiées, alors que vous êtes un parfait inconnu.
Le jeu vous déverse son contenu : Loots de magiques plus importants que normaux (mon premier rare après 2 minutes de jeu et mon premier légendaire au bout de 2 heures), les compétences s’enchaînent et se débloquent à la vitesse de la lumière comme vos niveaux, les prix sont ridicules (une paire de bottes magiques à 3 pièces d’or ! Combien vaut la baguette de pain ?).
Et la liste s’allonge avec, si l’on prend une classe à distance, une vue trop proche pour profiter des combats : Les impacts se feront en dehors de l’écran si vos ennemis sont visibles, sinon vous vous battrez au contact le plus souvent avec votre arc, avec des ennemis (très réussis) qui spawnent proche de vous.
Pire encore est le système de fioles (vous en consommez une, il en loote une en général), et les niveaux couloirs en ce début de partie qui offrent une boucle de jeu lente et redondante (selon votre loot), avec des créatures qui spawnent si vous faîtes marche arrière ou si vous vous téléportez au camp de base. Non vraiment, au bout de 3 heures, j’ai laissé tomber parce que le jeu s’adresse encore une fois aux joueurs en coopératif qui iront titiller les hauts niveaux et pourront s’enorgueillir d’avoir créé le grosbill le plus puissant de la galaxie.
En résumé : un très bon jeu, mais pas ma came car je ne m’y retrouve plus.


Je me tâtais, tu m’as clairement refroidi. Après la déception Wolcen, j’y croyais. J’ai pas encore testé D4, j’attends qu’il arrive dans le game pass. Je croise les doigts en espérant y trouver mon compte.
Je vais donc rester sur Remnant 2 pour le moment….
En fait, de plus en plus, j’ai le sentiment que l’on trouve deux philosophies de hack’n slash avec des objectifs très différents :
– Ceux pensés comme un jeu à saison avec end game pour grobilisation du personnage. L’histoire est une excuse dont l’objectif et de permettre d’accompagner leur personnage durant les premiers niveaux, mais ne permet pas de tout avoir. On les voit de plus en plus jeu online. (Diablo IV, Last Epoch).
– Ceux qui nous proposent une évolution du personnage en fonction de l’histoire. Quite à ensuite proposer du end game surajouté dessus ou divers difficultés (Diablo 2, Anima, Sacred, Wolcen…).
On peut aimer les deux, mais pour un joueur solo, le end game on s’en tape la coquillette, donc tout ce qui est après l’histoire, on s’en fout). Beaucoup de joueurs veulent du end game dans un jeu fini ? Donc Conception différente.
C’est comme si Baldur’s Gate III avait un end game nous permettant de monter les personnages au niveau 50 en nous proposant des donjons à l’infini. Mais je compare hack’n slash avec RPG, donc je dérive.
Diablo III est un très bon exemple de ce changement avec un jeu trop court (!) et donc la construction d’un end game dans la précipitation si vous vous souvenez. Les niveaux de difficultés ne suffisaient plus. Les différents patchs ont permis d’obtenir un end game…
Notez que Last Epoch était un jeu solo à la base et il s’est transformé en multijoueur.