Attendu sur PC au quatrième trimestre 2026, Billy the Hero est un RPG au tour par tour dark fantasy au ton volontiers provocateur. Nous y incarnons Billy, le pire criminel du monde, réveillé sans le moindre souvenir dans la peau d’un ours musclé sur la mystérieuse Hell Island, avec pour seule ambition d’en devenir le maître absolu.
Un anti-héros sur Hell Island
Alors que le monde croule sous les autoproclamés « héros de la justice », le studio thaïlandais JOJOJOJOsoft prend le contre-pied en confiant le premier rôle à un criminel qui incarne à lui seul les sept péchés capitaux. Pour quiconque, l’Enfer serait un lieu de pénitence ; pour Billy, ces ruines représentent surtout l’occasion de bâtir son paradis personnel et de régner sur l’île.

Des combats où les maths tuent
Billy the Hero se passe des traditionnels points de magie : les compétences s’appuient sur un système de gemmes de quatre couleurs, qui oblige à arbitrer entre prudence et appât du gain. C’est tout le principe de la mécanique de cupidité : chaque gemme conservée jusqu’à la fin de l’affrontement se transforme en bonus de 10 % d’expérience. À nous de décider s’il vaut mieux encaisser les coups pour progresser plus vite, ou dépenser nos ressources pour assurer notre survie.
S’y ajoute le Trigger Hit : un nombre flotte au-dessus de chaque combattant, et chaque compétence possède une valeur cachée. En calculant nos attaques pour atteindre un total de 9, nous déclenchons des effets dévastateurs, comme un double butin. Tomber sur 0 annule en revanche purement et simplement l’attaque, et les ennemis peuvent eux aussi exploiter ce système à leur avantage.

Des héroïnes à gérer avec doigté
Billy peut s’entourer d’un harem de compagnes aussi charmantes que dérangées : une infirmière narcissique, une vampire en proie à l’anxiété sociale, une cheffe cuisinière psychopathe ou encore une zombie paranoïaque. Plus que de simples membres d’équipe, ces héroïnes doivent être ménagées en remplissant des conditions pour le moins étranges. Mieux nos relations progressent, plus les attaques en synergie qu’elles déclenchent avec Billy gagnent en puissance.

Une ville infernale à faire tourner
Le jeu intègre aussi une dimension de construction et de gestion : un centre commercial abandonné doit devenir le cœur d’un véritable empire capitaliste. Nous y recrutons des démons « Zobiimon » aussi drôles qu’insolents pour peupler la ville. Leurs revenus dépendent de leur niveau d’énergie : s’il tombe à zéro, la caisse reste vide. Il faut donc cultiver, cuisiner et nourrir nos citoyens pour que l’argent continue d’affluer.

Sept seigneurs à détrôner
Hell Island est une terre en ruines où la confiance n’a pas cours. Hordes de mutants sans cervelle, Zobiimon excentriques et humains ordinaires, qui pourraient bien se révéler les plus dangereux de tous, s’y côtoient. L’objectif ultime de Billy consiste à renverser les « 7 Seigneurs du Péché », un syndicat de boss qui contrôle l’île, pour s’arroger le pouvoir.
Au fil de l’aventure, des souvenirs troublants du passé de Billy ressurgissent sous forme d’hallucinations. Son assistante lui propose alors une pilule capable d’effacer ces cauchemars et de lui offrir un bonheur sans fin. Accepter cette illusion ou affronter la vérité : nos actes et nos choix détermineront laquelle des différentes fins nous attend.

Une satire dessinée à la main
Les développeurs revendiquent un travail artistique entièrement réalisé à la main, des illustrations des personnages aux sprites (les éléments graphiques animés) en passant par les ennemis et les décors. L’IA générative n’intervient que pour améliorer la netteté de certaines images et pour les premiers jets de traduction, ensuite revus par l’équipe. Les monstres s’inspirent d’objets du quotidien, et le scénario comme le bestiaire se veulent une satire grinçante de la société moderne, portée par des dialogues crus et directs plutôt que poétiques. Les thèmes psychologiques abordés et la violence stylisée destinent clairement le titre à un public adulte.
Billy the Hero est attendu au quatrième trimestre 2026 sur PC via Steam (Windows 7+), avec une interface et des sous-titres en français.

