Le studio indépendant Mythic Wave présente Rewolt, un action-RPG de dark fantasy en vue à la troisième personne, ouvertement inspiré des classiques exigeants des années 2000. Ressuscité d’entre les morts, un héros sans nom s’y retrouve pris dans la guerre pour le No Man’s Land, un canyon reculé où il devra choisir son camp. Le jeu n’a pas encore de date de sortie, mais une démo gratuite axée sur les combats est annoncée prochainement sur Steam.
Conçu à la main par une petite équipe expérimentée d’une dizaine de développeurs, Rewolt ambitionne de raviver la passion pour le RPG à l’ancienne. Le studio ne cache d’ailleurs pas sa principale source d’inspiration : Gothic 1 et 2, dont on retrouve de nombreux partis pris, des deux camps rivaux aux PNJ dotés de routines quotidiennes, en passant par l’absence d’adaptation du niveau des ennemis et une exploration sans assistance.

Bienvenue dans le No Man’s Land
L’histoire, qui aborde sans détour les thèmes du pouvoir, de la spiritualité, de la magie et de la religion, se déroule sur le continent fictif de Tellus. Le No Man’s Land, une région de canyons isolée, y a été abandonné de tous, à l’exception des autochtones de Delen et de la grande Légion de Vallador. Dans ce monde brisé par la conquête et corrompu par un mystérieux élément, le Woltium, nous incarnons un protagoniste sans nom, ramené miraculeusement à la vie avec l’aide d’un ermite. Affaibli, désorienté et marqué d’une étrange cicatrice au cou, il part en quête de réponses. Il nous faudra découvrir la vérité sur notre mort, survivre dans cet environnement hostile, puis aider la faction choisie à prendre l’avantage dans un conflit qui changera le continent à jamais.

Cinq chapitres et deux factions
L’aventure se découpe en cinq chapitres qui influencent directement le jeu : à la fin de chacun d’eux, les zones sont renouvelées avec de nouveaux ennemis, personnages, quêtes et autres surprises. À partir d’un certain point, l’histoire principale se divise en fonction du camp choisi, avec ses propres quêtes et sa propre fin.
Une fois une faction rejointe, impossible de faire marche arrière. Vallador repose sur une hiérarchie stricte et brutale, quand Delen se montre plus souple sur ses règles. Dans les deux cas, il faudra prendre des décisions importantes pour gagner le respect de ses pairs et gravir les échelons. Avec deux fins distinctes et des parcours dépendant du camp choisi, une seule partie ne suffira pas à faire le tour de l’aventure.

Six styles de jeu propres aux factions
Rejoindre un camp donne aussi accès à des compétences exclusives, avec trois styles de jeu par faction, soit six spécialisations au total. Chez Vallador, il faudra survivre à une hiérarchie impitoyable et à un entraînement rude pour devenir un soldat surnaturel, au choix armé de lourdes armes à deux mains ou adepte d’une approche plus tactique et défensive avec épée et bouclier. Les plus audacieux pourront aussi s’approprier le savoir interdit du Woltium pour devenir Warlock, et lancer des traits de chaos ou pratiquer une magie du sang par transfusion.
Les Chamans de Delen, eux, vénèrent les dieux de la Terre, de l’Air et de l’Eau. Le culte de la Terre ouvre la voie à un style hybride mêlant corps à corps et magie, celui de l’Air renforce le combat à distance à l’arc, avec deux orientations possibles, tandis que celui de l’Eau permet de devenir un mage offensif maîtrisant les sorts d’eau et de glace. Le studio prévoit en outre des capacités et sorts cachés, accessibles en dehors des deux grandes factions.

Un système de combat basé sur les combos
Corps à corps, magie ou distance : tous les styles de jeu reposent sur un système de combos universel, qui récompense le sens du timing et le placement. Il est aussi possible de combiner les trois pour créer un personnage hybride. Les affrontements s’appuient sur des temps de recharge (cooldowns) et se passent totalement de jauges d’endurance ou de mana.
La progression, de zéro à héros, s’inspire directement des Gothic : au départ, notre personnage tient à peine son arme correctement. Trois niveaux de maîtrise au corps à corps permettent de libérer tout le potentiel des combos, chacun apportant de nouvelles animations, des attaques plus précises, davantage de dégâts et une meilleure efficacité globale. Quel que soit le niveau atteint, déclencher un combo exigera toujours un bon timing en fin d’animation, et sa maîtrise sera indispensable pour affronter les adversaires les plus redoutables. Le studio veut toutefois que les combats restent vifs et percutants dès le début, sans sacrifier la sensation de montée en puissance. C’est pour valider cette approche qu’une démo de combat gratuite sera bientôt proposée sur Steam.

Un monde ouvert vivant et sans assistance
Plutôt que de miser sur l’étendue de la carte, Mythic Wave bâtit un monde ouvert plus resserré, en privilégiant le level design. Aucune génération procédurale n’est utilisée : chaque zone est conçue à la main, une approche que l’équipe juge la plus à même de créer un monde mémorable et immersif.

Pour donner vie à ce monde, les habitants des deux camps suivent un emploi du temps propre, rythmé par le cycle jour/nuit : ils travaillent, mangent, dorment et vaquent à leurs occupations. Nous restons libres de nous faire des amis, des ennemis, ou d’ignorer ce qui ne nous concerne pas, mais chaque action, ou absence d’action, finira par avoir des conséquences, en particulier lors des changements de chapitre.
Le studio veut encourager l’exploration sans les aides modernes, un principe posé dès les premières étapes de conception : pas de « peinture jaune » pour indiquer le chemin, ni même de marqueurs de quête. Le joueur devra se fier à son intuition, aux indications des PNJ et à la conception même du monde. Tous les ennemis possèdent un niveau fixe selon la zone, si bien que les plus curieux pourront croiser un monstre redoutable dès les régions de départ. Hors des deux grands campements, ce monde dense n’est clairement pas fait pour les imprudents.

Développé et édité par Mythic Wave, Rewolt est prévu sur PC (Windows), sans date de sortie pour le moment. Il peut déjà être ajouté à sa liste de souhaits sur Steam. À noter que le jeu contient de la violence et du sang.

