Shadowlight est disponible sur PC depuis le 11 septembre 2026. Développé par le polonais Unangwata, ce roguelike en ASCII (des graphismes composés de caractères typographiques, dans la tradition de Rogue ou NetHack) mise tout sur l’infiltration : dans la peau d’un voleur, il faut rester dans l’ombre, éviter la lumière des torches et frapper par surprise pour survivre.
Nous incarnons un voleur venu chercher de l’or, mais le donjon a d’autres projets pour lui. Chaque torche portée par un garde agit comme un projecteur à contourner, chaque zone d’obscurité comme une ouverture d’où frapper. Notre personnage n’a rien d’un guerrier : dans un combat loyal, il meurt. La règle est donc simple, ne jamais se battre à la loyale.
La boucle de jeu repose sur ce principe : rester dans l’ombre, traquer les porteurs de torches et les attaquer depuis l’obscurité pour infliger des dégâts triplés. Il suffit en revanche de mettre un pied dans la lumière pour que tous les monstres qui nous aperçoivent se ruent sur nous. Le studio prévient d’ailleurs d’emblée : le jeu est difficile et demande de la réflexion.

L’ombre et la lumière au cœur du gameplay
- La furtivité comme survie : invisible dans l’ombre, exposé dans la lumière. Les attaques dans le dos triplent les dégâts, à condition que la cible ne nous ait pas vus venir.
- Combat au tour par tour sur grille : chaque déplacement compte. On se déplace dans huit directions au pavé numérique, on peut attendre que l’obscurité vienne à nous ou fermer une porte pour couper la lumière d’une torche.
- Une lumière dynamique : monstres et torches murales projettent une vraie lumière qui décroît avec la distance. Fermer une porte, éliminer un porteur de torche ou crier pour attirer les gardes permet de remodeler le terrain.
- Des profondeurs générées procéduralement : donjons, temple baigné de lumière verte, manoir éclairé aux flambeaux et grottes de cristal, chacun avec sa palette, ses monstres et ses règles d’éclairage.
- Un cambriolage à risque : il faut s’introduire dans un manoir perché sur une colline, éviter les gardes en patrouille, dérober un coffret verrouillé et repartir sans être vu. Repéré, le voleur doit fuir les mains vides.

Plusieurs capacités viennent enrichir la panoplie du voleur : Shadowmeld pour se fondre dans l’ombre, Shadowsight pour déceler les créatures elles-mêmes cachées, et un cri capable d’attirer les ennemis (et leur lumière) vers une position. La posture de riposte permet aussi de parer le prochain coup et de répliquer avec une attaque aux dégâts doublés. En face, les monstres ont leurs propres atouts : les Shadelings se fondent dans les ténèbres et le Grand Prêtre paralyse ses adversaires. Mieux vaut apprendre leurs particularités.
L’artisanat a lui aussi sa place : toutes les cinquante victimes, le voleur récupère des matériaux qui servent à fabriquer potions de soin, bombes fumigènes et kits de pièges, à un établi et uniquement lorsqu’aucun ennemi ne regarde. Le tout s’affiche dans un rendu ASCII soigné, avec murs en tuiles pleines, caméra défilante et palette chaude qui rend l’obscurité d’autant plus oppressante.

Prix et disponibilité
Shadowlight est vendu 5,19 € sur Steam. Édité par Rogue, il est également proposé dans un bundle à 9,07 € avec Dungeon Forge, autre roguelike du même éditeur. Le jeu se joue en solo et intègre les classements Steam.

