Avez-vous déjà entendu parler de Nox ? Sorti en janvier 2000, il a été développé pendant cinq ans par Westwood Studios, un studio appartenant à Electronic Arts. À son époque, il a connu un petit succès. Aujourd’hui, perdu dans la myriade de jeux sortis après lui, je vais vous faire découvrir cet opus et peut-être même vous donner envie de vous lancer dans cette aventure.
Un univers qui possède sa propre identité !
Le monde de Nox est une dimension parallèle à la Terre. Baigné dans un univers d’heroic fantasy classique, il abrite plusieurs factions, dont les principales sont les Chevaliers ardents, des guerriers résidant dans la citadelle entourée de lave de Dün Mir ; les Druides, établis au cœur du village d’Ix ; et les Magiciens, vivant au château de Galava.
Avant les événements du jeu, les trois communautés s’allièrent contre la faction des Nécromanciens. Une guerre eut lieu, et un homme nommé Jandor apporta la victoire aux forces coalisées grâce à une arme légendaire appelée le « Fauchard de l’Oubli ». Peu après ce triomphe, les alliés décidèrent de démanteler l’artefact par peur de sa puissance, et chaque peuple en obtint une partie. Des tensions apparurent ensuite entre les guerriers, qui rejetèrent vigoureusement toute forme de magie, et les magiciens, accusés d’être en partie responsables des horreurs de ce conflit.
Le héros qui avait sauvé le monde découvrit ensuite un nourrisson : une petite fille, seule survivante de l’assaut qu’il avait mené contre les pratiquants des ténèbres. Il la confia en secret à des ogres afin qu’elle soit élevée loin de ses origines. Lorsqu’elle découvrit la vérité, elle s’autoproclama « Hecubah, Reine des Nécromanciens » et devint la principale menace du royaume.
Bienvenue à Nox !
Le joueur incarne un homme ordinaire du nom de Jack Mower, vivant de nos jours sur Terre. Un soir, il se retrouve projeté dans une réalité parallèle après que l’antagoniste l’a attiré accidentellement en s’emparant d’une étrange orbe qui se trouvait chez lui. Il atterrit alors sur un dirigeable dont le capitaine, d’abord méfiant, l’aidera tout au long de cette épopée. Ce vieil homme semble d’ailleurs savoir beaucoup de choses…



Une histoire racontée trois fois !
La particularité de ce jeu réside dans sa narration liée aux classes. Nous avons le choix entre trois possibilités : guerrier, druide et magicien. Chacune d’elles nous fait commencer à un endroit précis. L’intrigue change selon la classe choisie : on traverse parfois les mêmes lieux, mais les événements peuvent varier.
Par exemple, en jouant un magicien, on ne peut pas se promener tranquillement à Dün Mir, puisque les guerriers nous détestent. Il faut alors se frayer un passage à l’aide de la magie. Prenez maintenant un druide : celui-ci sera bien reçu et devra défendre la citadelle aux côtés de ses habitants. C’est la même chose avec les guerriers : chez les magiciens, on sera très mal accueilli et il faudra tous les tuer. On peut même s’amuser à commettre un véritable massacre dans la ville avant d’atteindre le château, ça leur apprendra !










Un gameplay simple mais efficace !
Les compétences sont apprises via des livres que l’on trouve, ou bien auprès d’un instructeur qui, contre une modeste somme, nous enseigne son savoir. On se déplace avec le clic gauche de la souris et on utilise le clic droit pour attaquer avec son arme. Il faut faire attention à l’usure de l’équipement et l’entretenir régulièrement en le faisant réparer par des marchands.
Il est aussi possible de sauter, mais cette mécanique reste très peu exploitée. Elle sert surtout à éviter de rester bloqué par certains obstacles. Les énigmes, elles, reposent davantage sur la recherche de clés et l’activation de leviers, notamment pour des ascenseurs.
Pour la difficulté, elle n’est pas réglable. Des passages peuvent être tendus, surtout avec le magicien qui est celui qui peut vite se faire tuer. Les autres dangers sont les pièges, il y en a pas mal et des zones vous appâtent avec un beau butin dans une pièce et vous vous faites prendre en embuscade. C’est fourbe mais ça permet de nous garder attentif et de faire attention. Quand on meurt, on a un dessin qui apparaît où Hecubah commente en se moquant du héros.














Vous avez bien dit « illustrations » ?
Le scénario est découpé en plusieurs chapitres et, en plus des portraits de personnages, nous avons droit à de beaux visuels qui viennent les illustrer. Les trois dernières images donnent un aperçu de celles qui apparaissent lorsque le joueur se fait éliminer.









Pour qui est ce jeu ?
Nox est, à l’heure où j’écris ces lignes, un jeu vieux de 26 ans… Oui, ça ne nous rajeunit pas ! Il ne plaira pas à tous les profils : sans être austère, certains passages peuvent rebuter, surtout lorsque l’on se retrouve en manque de soins dans les premières heures. Il y a aussi des allers-retours qui peuvent être pénibles, certains chapitres nous demandant de revenir au point de départ. Sa rejouabilité est bonne : les trois voies ont chacune leurs variations, placent des ennemis différents à certains endroits et proposent des conclusions différentes.
Un test est disponible.
Où se le procurer ?
Vendue en exclusivité sur Gog, cette version est difficile à conseiller pour deux raisons : elle n’est pas en français et, en l’essayant, je me suis rendu compte que les musiques étaient absentes. Je vous conseille plutôt de vous tourner vers Abandonware France, où Nox est traduit et fonctionne parfaitement. Pour plus d’information sur ce site, jetez un œil à cet article : Abandonware France : Les archéologues et restaurateurs des reliques vidéoludiques.


Que de souvenirs avec ce titre ! UN vrai vent de fraîcheur. J’ai adoré. Merci Thunker.