Après sa sortie sur PC en 2006, Titan Quest eut une vie mouvementée, au gré des rachats de sociétés et des remakes de tous bords. Il sortit tout d’abord sur téléphones portables en 2016 grâce à un portage (de qualité) réalisé par les frenchies de @Dotemu (qui transforment en or tout ce qu’ils touchent). Puis, une version sur consoles remua un peu le monde très fermé des hack & slash qui ont eu quelque succès…
En 2018, donc, cette version sur consoles essaya de se frayer un chemin dans le cœur des jeunes. Peine perdue, les seuls capables de se souvenir de l’existence de la licence étaient grabataires (je me compte dans le lot). Bref, le jeu n’eut pas vraiment un succès fulgurant. Il faut dire qu’il était assez mal foutu.
Pour ne parler que de la version Switch que j’ai bien poncée à l’époque de sa sortie, elle était criblée de bugs monstrueux. Le plus ennuyeux étant bien entendu… le crash système / retour à l’accueil de la Switch, survenant toutes les demi-heures. Même avec une auto-save, c’est particulièrement énervant.
Une autre erreur de débutant : les infobulles n’ayant pas changé depuis la version PC, avec de merveilleux « appuyez sur le bouton gauche de la souris ». Sur Switch, ça fait tache. Et ne parlons même pas de la taille de la police des dialogues et des menus, totalement illisibles en mode nomade. Bref : ni fait, ni à faire.
Le jeu reste génial, prenant et addictif. Mais la réalisation à la louche et les crashs sauvages ont eu raison de ma patience. Il y a eu quelques correctifs depuis, mais je dois bien avouer que cela faisait déjà bien longtemps que je m’en était éloigné. Pour preuve : ma version PS4 est encore sous blister. Il faut croire que tout le monde a pensé la même chose que moi, car le jeu se trouve aisément d’occasion à… 5 euros. Un signe qui trompe rarement.
PS : Avis partagé avec l’aimable autorisation de Gérald Khayrhalt Mercey, rédacteur en chef de RPG Magazine.


