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Hellgate London

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Si je vous dis Bill Ropper, David Brevik ou les frères Schaefer, vous me répondez Diablo 2 et vous n’avez pas tort. Mais ces personnes ont quitté avec leur équipe, il y a déjà un petit moment, le nid « Blizzard » pour fonder leur propre studio de développement Flagship Studios. Ils ont alors commencé à mettre au monde leur nouvelle création : Hellgate London. Alors la suite de Diablo 2 ?

Un Lego-Like ?

Ce qui accroche en premier dans ce jeu, c’est le background. Pensez donc, Londres 2038 après une éradication totale de l’humanité. Seuls quelques survivants luttent pour la survie de l’espèce. Après une superbe vidéo d’intro, c’est donc dans une capitale anglaise détruite que va se passer votre aventure anachronique avec un univers gothique gore. Vous aurez donc à choisir votre faction entre les six proposées. On retrouve déjà de nombreuses similitudes avec Diablo 2, même si les factions sont orientées science fiction. Ensuite vous partez à l’assaut du monde d’Hellgate London. Et il est clair que le jeu n’est pas à mettre entre toutes les mains car il éclabousse : cela gicle, saigne, les chairs brûlent, explosent, fondent. Bienvenue dans ce hack’n slash des plus adultes.

Votre entrée dans l’univers se fait par des niveaux tout en 3D. Il y a du beau et du moins beau. La faute étant qu’ils sont générés aléatoirement et que leur agencement reste assez chaotique. Selon l’environnement, on se retrouve alors dans des couloirs exigus ou des rues en grand désordre : bidons, carcasses d’autos, goudrons dévastés et pans de bâtiments lézardés. L’atmosphère est bien rendue, même si les couleurs dans l’ensemble ne sont pas des plus terribles. Alors, bien sur, à chaque rechargement de partie, le niveau change de forme, mais les décors 3D sont souvent redondants ici et là, ce qui fait que l’on a l’impression d’un copier/coller. Pourtant, il y a très souvent des détails qui changent. Les environnements sont nombreux -une dizaine – ce qui rend le jeu bien moins monotone qu’il n’y paraît.

A noter que la démo ne rend absolument pas hommage au jeu : elle est ratée, car elle ne met pas en avant la qualité des niveaux avec ses graphismes grisâtres de démonstration et surtout étroits. Bien sur qu’il y a des niveaux linéaires, mais certains niveaux à ciel ouvert seront plus larges, comme certaines arènes qui vous laisseront une plus grande liberté de mouvement. Malheureusement, la plupart du temps, vous êtes dans des couloirs de plus ou moins grandes tailles avec peu de possibilités de mouvement. On apprécie donc ce phénomène aléatoire mais la redondance, la petitesse des couloirs (certains ne sont pas plus larges que les couloirs des vers de l’acte 2 sous l’oasis dans Diablo 2) et cette impression de linéarité des niveaux, fait que l’on a pas l’impression de changer d’environnement et la lassitude vous gagne.

Passez le premier niveau ridicule, vous arriverez dans une station de métro – il y en a environ une dizaine différente – dans laquelle vous allez pouvoir rencontrer les PNJ et les marchands. Ainsi chaque PNJ qui vous donnera une quête, vous enverra dans un niveau aléatoire pour les résoudre. Cela se résume souvent à des choses sommaires -chercher quelque chose, rapporter quelque chose- voir rudimentaires -tuer X bêtes- quêtes qui n’ont rien de sorcier. A votre retour, vous gagnerez un gain d’expérience, d’argent ou un objet et cela débloquera de nouvelles portes qui vous permettront d’accéder à une nouvelle station et ainsi de suite. Le cheminement du scénario principal est ainsi très linéaire, même si les niveaux de combats sont aléatoires.

Ces derniers d’ailleurs sont souvent trop unidirectionnels – aller d’un point A à un point B- ou trop petits. On trouvera parfois des extras : des niveaux où l’on peut trouver de l’or en abondance ou des objets plus rares. On reprochera aussi que lorsque l’on trouve une porte des enfers, le niveau présenté juste après et le même au niveau de sa forme. Vous aurez donc l’impression de refaire toujours les mêmes niveaux.

Malheureusement, ce ne sont pas les 5 actes qui composent le jeu et qui reprennent toujours les mêmes environnements, qui pourront vous dépayser. On pourra donc dire que la monotonie s’installe visuellement. Il aurait été bien de pouvoir discerner les actes par une touche visuelle différente pour bien sentir la progression dans l’histoire ce qui n’est pas le cas. Dommage. Parce que la plupart du temps les niveaux aléatoires sont « rikiki ». On a beau vous parler de sites de lieux et de places plus ou moins célèbres, ils sont parfois parcourus sur 200 mètres soit une grande ligne droite. Rageant pour un jeu qui se veut homologue de Diablo 2 avec ces pâturages et ces immenses étendues désertiques.

Vous trouverez tout de même quelques mini-jeux qui vous permettent de sortir du hack’n slash pur et dur. Il est pourtant dommage qu’il n’y en ait pas un peu plus disséminé le long du jeu : tir au canon, ou gestion d’une équipe vue de haut dans les dédales d’un niveau. Il existe même un jeu au niveau d’icône en bas à gauche de votre écran, mais il n’y a strictement aucune information dans le manuel pour arriver à réussir. Cela permet de faire apparaître des objets magiques si vous réussissez la combinaison, mais je ne vous en dis pas plus car il vous faudra chercher le mode d’emploi sur le net. Mais ces mini-jeux restent trop accessoire.

Un FPS-like ? Un Resident Evil-Like ?

Vous avez donc le choix entre six personnages différents : templier, guerrier, invocateur, mage, tireur d’élite et ingénieur. On retrouve ainsi des guerriers plutôt branchés armes médiévales, et des magiciens ou des soldats utilisant les armes technologiques. Il est intéressant de voir que ce jeu mélange habilement deux styles qui se démarquent selon l’arme en main. Ainsi pour les guerriers équipés d’armes blanches, vous aurez droit à la vue à la troisième personne, avec zoom plus ou moins large. Une caméra qui se gère bien et qui se place automatiquement derrière votre personnage dès que vous vous déplacez.

Mais si vous jouez avec une classe qui vous dote d’une arme à feu, il est possible de zoomer à fond et de pouvoir jouer à la première personne comme dans un FPS. Ce dernier se montre très nerveux et surtout immersif et bien jubilatoire. D’ailleurs durant les tests, j’ai préféré jouer dans ce mode de vue qui est très intensif. Les développeurs ont été encore plus loin dans l’utilisation des armes à feu, vu que le viseur est plus ou moins précis, selon si vous bougez ou vous positionnez. Autant dire que plus vous tirez, plus votre arme devient incontrôlable et vous ne toucherez que très peu les créatures au loin.

En parlant de cela, malheureusement, les armes ont une distance de tir très réduite : 30 mètres en visée normale, alors que le sniper pourra atteindre des créatures à 40 mètres. Quant on connaît les possibilités d’un fusil de sniper, cela fait sourire. Remarquez que cela ne dérange pas franchement, car les créatures ne s’occupent de vous qu’à partir du moment où vous les approchez -vous avez dit l’IA de Diablo 2 ?-. De toute manière, que vous jouiez à la première ou à la troisième personne, il faut savoir que le jeu est ultra bourrin. Bouton gauche de la souris pour la main gauche de votre personnage, bouton droit pour la main droite. Une bonne idée d’ailleurs que de pouvoir avoir une arme dans chaque main et en plus, tout est reconfigurable à volonté. Précisons aussi que votre personnage pourra avoir trois raccourcis d’armes, donc porter trois paires d’armes différentes au maximum -là ou Diablo 2 ne proposait que deux combinaisons possibles-.

Il y a bien sur des touches pour les compétences qui sont assez nombreuses, même si on prend souvent les mêmes pour jouer. Elles consommeront de l’énergie – du mana pour les puristes – et la gestion des combats se résume à une stratégie antédiluvienne : vous approchez et attaquez quelques créatures, puis vous reculez pour les attirer à vous. Après les avoir abattues, vous retournez en avant et cela à longueur de temps. Si les premiers niveaux se montrent extrêmement faciles avec des créatures lentes et malhabiles, se sera une autre paire de manches lorsque vous rencontrerez des créatures douées de la téléportation ou encore volantes qui vous coinceront dans des niveaux qui vous sembleront alors bien étroits. Heureusement, vous avez de quoi luttez contre ce bestiaire orienté chaotique infernal.

Car entre les zombis, les gremlins, les goules, il y a de quoi faire. Les monstres sont assez originaux et collent bien à l’univers proposé. Les attaques sont riches et variées et chaque créature possède sa propre spécificité, ce qui vous permettra de vous adapter. Sans parler des boss, des créatures rares bien plus costauds et des créatures qui apparaissent par portail chaotique ne vous laissant pas le temps de souffler. Comme les créatures sont autant aléatoires que la conjoncture des niveaux, il y a de quoi faire. Surtout qu’elles lâchent beaucoup de matériel chaque fois qu’elles meurent. Du pur bonheur pour équiper votre personnage.

Un mécano-like ?

Et de l’équipement, vous allez en avoir. Entre les objets normaux, particuliers, rares et légendaires, les armes affiliées à une classe. De plus, tout le matériel est démontable et les ressources obtenues peuvent être utilisées chez certains PNJ pour refaire d’autres armes rares voir légendaires. Il y a donc beaucoup d’équipements différents, même si on pourrait regretter l’absence de set à la Diablo 2. En plus, chaque arme peut être customisée avec des mods. Une arme peut ainsi en avoir plusieurs et donc augmenter sa puissance de feu ou sa portée. Quand on sait qu’il y a aussi des machines pour enlever les mods, transformer les armes normales en rares ou légendaires contre une certaine somme, on se dit qu’il y a de quoi faire. Et c’est là, toute la richesse du jeu.

Pour revenir aux armes à feu par exemple, je me suis surpris à toutes les apprécier car elles ont des fonctions et des effets visuels bien différents : prendre le fusil sniper et une balle suffira, le lance grenade et vous voyez vos ennemis danser sur les flammes ou encore le pose-mine qui vous permet de redécorer une pièce de mille et une lumières qui exploseront au passage de ennemis. Ou encore les armes d’acides ou électriques qui sucent la vie avec leur jet visible. un vrai régal. Et le jeu est tellement bourrin, qu’il est possible de tenir la gâchette appuyée surtout dans les premiers niveaux semant la mort et la désolation dans les rangs ennemis.

Ce côté grosbill pourra déranger certains joueurs. Mais en relançant une partie de Diablo 2, je me suis rendu compte qu’on est dans le même schéma, sauf que la vue de trois quart ne permettait pas de ressentir cette sensation de boucherie. Pour les armes de contact, c’est moins évident et visible du fait de votre vision à la troisième personne et de la lenteur des armes mêmes si leurs effets n’est pas à négliger.

L’équipement que l’on peut trouver est similaire à celui des autres hack’n slash : pièces d’armure, soin ou encore identificateur d’objet. Il y a aussi des « rappels » pour se téléporter dans la dernière base visitée. Malheureusement, cet objet est unidirectionnel, il ne permet que d’aller dans une base, pas de revenir au point initial. Ce qui fait qu’il faudra refaire le chemin à pied. Et on finit par ne ramasser que les objets autres que normaux, car l’inventaire se montre bien trop petit. De plus, il ne se range pas toujours correctement et vous devrez le faire manuellement pour en porter un maximum. Encore une fois, dommage.

Un oblivion-like ?

Le côté RPG n’est pas oublié, même s’il reste très sommaire. Vous me direz normal pour un hack’n slash et je vous répondrai qu’il y a une petite différence avec les autres jeux de ce type. Il existe quatre caractéristiques que vous pourrez augmenter, selon l’orientation de votre personnage à chaque montée de niveau. Mais il faut savoir que pour chaque pièce d’équipement que vous utiliserez, il vous faudra un certain nombre de points dans une caractéristique. Ainsi vous ne pourrez pas porter certains d’entre eux que si vous augmentez la caractéristique correspondante. Donc vous n’utiliserez pas forcément vos points d’expérience en fonction de vos compétences mais selon votre équipement.

Bien sur pour jouer, vous pouvez vous appuyer sur vos compétences qui sont nombreuses et intéressantes selon votre faction. Elles fonctionnent selon le même schéma que Diablo 2. Il vous faudra atteindre un certain niveau pour pouvoir les acquérir et on regrettera qu’elles soient limitées à un niveau de puissance. Du coup, on se retrouve à prendre les mêmes profils.

Il faut savoir que le niveau maximum d’un personnage est de 50 – deux fois moins que Diablo 2– et qu’il n’y a que deux niveaux de difficulté. En comptant qu’il vous faudra en solo entre 20 et 30 heures pour terminer le jeu une première fois, vous finirez le jeu en une cinquantaine d’heure de jeu. Ensuite vous vous orienterez vers le multijoueur qui reste difficile d’accès : il n’y a pas de salle d’attente dans lesquels les joueurs peuvent se trouver. Donc on invite un joueur et on espère qu’il arrivera à vous rejoindre. A noter aussi l’absence de Lan qui diminuent une fois de plus la durée de vie du jeu et les possibilités du multijoueur.

La quête principale est tout de même sympathique et originale même si elle ne sert que de fil conducteur au jeu. Il y a de nombreuses références à Diablo 2 au fil de l’histoire -trouvez une jambe par exemple-, mais aussi à des livres ou des films ce qui rend le jeu sympathique. L’ambiance musicale est convenables tout comme les bruitages et la localisation des dialogues de bonne qualité, même s’ils sont parfois douteux voir déplacés vu le contexte de l’histoire. Je vois mal des personnages vivants dans une station d’un monde holocauste vous faire du rentre dedans comme on peut en trouver dans Hellgate London, mais pourquoi pas.

Un bug-like ?

Tout cela est bien formidable, mais il reste encore beaucoup de chose à revoir dans la copie pour qu’elle soit parfaite et les patchs ne lui feront pas de mal. Remarquez que son ancêtre a eu les mêmes problèmes à l’époque, donc on se consolera en se disant que c’est la maladie du siècle -mais est ce une bonne raison ?-. Entre les collisions mal gérées avec certains obstacles ou les PNJ, entre les chutes de 10 mètres qui ne vous font pas plus de mal qu’un saut à l’élastique sachant que l’on a même pas l’impression de chuter mais plutôt de voler, les explosions de barils qui ne vous font aucun effet alors qu’elles blessent les adversaires, la liste est longue.

A moins que cela soit voulu et que les développeurs aient juste souhaité simplifier la vie du joueur en milieu hostile. Ils n’empêchent qu’un grésillement du son par moment vous obligeant à relancer le jeu, que les monstres bloqués en l’air ou vous ignorant totalement, que les retours Windows certes rares ne sont quand même pas désirés !! Enfin, il faut l’espérer. En tout cas, je n’ai pas eu de problème pour finir le jeu en solo, juste un problème durant une quête qu’il a fallu abandonner et refaire dans son intégralité.

Sur ma machine (Dual Core 6400, 2giga de ram, et HD2900XT), en 1200×1024 avec toutes les options au maximum cela tourne bien, à condition toutefois que toutes les créatures ne soient pas en train de me courir après. En effet, si vous vous mettez à traverser un niveau pour en rejoindre un autre, la poursuite de vos ennemis mettra à mal votre machine et le nombre d’images par seconde se comptera sur les doigts des deux mains. Cela risque d’ailleurs de vous coûter la vie à votre personnage.

Alors Un diablo-like ?

Alors digne successeur de Diablo 2 ? Oui et non. Etant créé par la même équipe, il est évident que l’on retrouve le fonctionnement d’un hack’n’slash avec un côté bourrin, répétitif à souhait, un équipement hyper varié et riche, des niveaux générés aléatoirement et une gestion du personnage minime à faire évoluer. Par contre, Hellgate London se différencie de son ancêtre de par son univers en vraie 3D, son immersion futuriste, de nouvelles idées comme la modularité des armes ou la gestion des deux mains. Oui, l’équipe fondatrice de Diablo 2 a réussi son pari en réalisant une suite à ce vénérable succès. Ils n’ont bien sur rien inventé et sont partis des bases solides qu’ils possédaient.

Malheureusement, Hellgate London n’a pas son envergure et il souffre actuellement de son côté commercial trop prononcé. En effet, il existe d’autres choses pour le jeu, mais il vous faudra prendre un abonnement de 10 euros par mois pour y avoir accès. Cette option offre la possibilité de jouer en hardcore – si le personnage meurt, il est perdu à jamais- mais de plus vous aurez des facilités de rentrer pour le multijoueur, des équipements supplémentaires. Ainsi peut on comparer ce jeu à World of Warcraft avec un abonnement certes moins cher, mais un peu vide à l’heure actuelle de quantité supplémentaire ? Du coup pour les fans, la pilule est difficile à avaler et cela se comprend.
Carton rouge-like !

D’abord il faut savoir que le jeu est vendu au prix le plus haut que l’on peut constater dans les jeux vidéo PC, ce qui annonce la couleur. Mais de plus, on sent bien que l’éditeur récupère un maximum d’argent partout : d’abord le mode d’emploi qui n’explique que le strict minimum et qui n’est absolument pas complet pour bien prendre le jeu en main. Heureusement, pour tous, vous vous appuierez sur vos connaissances ultérieures des hack’n’slash. Au dos de la boîte, il est précisé : « Combattez en ligne gratuitement et mettez votre compte à jour pour avoir accès à plus de contenus ».

Ce qui n’est pas précisé, c’est que le jeu revendique un abonnement de 10 euros par mois environ pour avoir accès à tout un tas d’attribut que l’on pouvait trouver logiquement dans tout hack’n’slah qui se respecte : ainsi il faudra repayer pour obtenir le mode hardcore. Ainsi je suis certain que de nouveaux environnements sortiront ce qui fait que le reproche de la redondance disparaîtra, mais à quel prix? Vu le prix, on aurait pu avoir un mois gratuit. Mais il semble que cela ne soit pas la tendance chez EA. On est donc en présence d’un éditeur qui, au travers de son produit, prend le consommateur pour une vache à lait, mais en plus lui ment …. et rien que pour cela je lui mets un carton rouge. 

Franchement, Hellgate London avait tout pour devenir le digne successeur de Diablo 2 de part son origine et son potentiel vidéoludique. Malheureusement, son éditeur trop gourmand l’a castré au point de lui enlever une part importante de son affiliation avec son « père » Diablo 2. Qui serait assez fou pour payer 10 euros par mois pour obtenir un mod en plus, un objet, une classe, d’avoir le droit de monter des guildes, ou d’être prioritaire sur des serveurs bondés alors que pour quelques deniers de plus on rentre dans la section des MMORPG.

Et pourquoi n’avoir pas utilisé l’option « une extension payante tous les 6 mois? » A vouloir être trop gourmand et même si Hellgate London est d’une « grande classe limitée toutefois », il risque de voir sa durée de vie bien plus courte que celle de Diablo 2. Donc pour son avenir, comme dirait monsieur Duke Nukem, Wait and See.

+ univers sympathique
+ niveaux aléatoires
+ mélange médiéval/technologique donne un FPS/hack’n’slash
+ équipement riche et conséquent

Note testeur 03 sur 10
Note testeur 07 sur 10

– une version payante pour l’avoir en entier.
– Décors grisâtres et répétitions des mêmes blocs
– Ralentissements et bugs
– Pas de Lan pour le multi

La vision d’Etienne Navarre :
Hellgate London est un objet-jouable-non-identifié ou OJNI. Entre hack & slash, RPG, aventure et beat’em all, le jeu de Flagship pose ses bases dans un univers unique et original et permet au joueur de découper des ennemis à la chaîne avec un certain brio. La gestion du personnage et de l’inventaire est un exemple de savoir-faire et la rejouabilité est plutôt bonne tant les classes sont variées.
Il faut tout de même souligner une certaine redondance dans les missions et les lieux visités bien que cela ne m’ait pas gêné outre mesure. Doté d’un design unique et archi-bourré de fun, Hellgate London est un vrai bon jeu dont les composantes originales lui donnent une vraie personnalité.
07/10

The Elder Scrolls IV : Oblivion : Shivering Isles

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Shivering Isles est le second addon pour Oblivion. Et il est vrai que l’on pourrait dire que c’est le premier vrai gros addon par rapport au maigrelet Knight of the nine sorti en 2006. On en attendait pas moins de Bethesda qui va peut être retrouvé les palmes avec cette extension.

Cet addon vous propose une campagne qui vous permettra de vous remettre dans l’univers des Elders Scrolls. Enfin plus ou moins, mais je reviendrai sur ce point à la fin. D’abord, il faut savoir que le jeu est enfin patché 1.2 pour nous autres français qui n’avions pas encore eu l’occasion de le faire. Le programme rajoute 1GO sur votre disque dur et on voit en entrant dans ce nouvel univers que Bethesda ne se moque pas de nous. D’abord Shivering Isles est une île qui se découpe en deux zones aux frontières invisibles avec deux styles différents : le nord de l’île possède une végétation plus proche de Morrowind avec quelques touches exotiques et automnales alors que le sud est plus tortueux et marécageux.

Et dans chaque région, vous allez découvrir un bestiaire et une faune tout à fait atypique et sympathique. Ce nouvel univers basé sur cette DUALITE est bien orchestré par un personnage – Shéogorath- un fou haut en couleur qui possède des répliques amusantes. Il vous confiera votre quête principal et vous dirigera une grande partie de l’aventure. Bien sûr, on trouvera aussi des quêtes annexes dans ce royaume qui a une taille bien plus petite que celle d’Oblivion. Si la quête principale vous prendra une dizaine d’heure, comptez le double avec les autres quêtes surtout que les donjons à explorer sont bien plus grands que ceux d’Oblivion.

A noter que les développeurs ont fait en sorte de ne pas intégrer le cheval dans ce monde ce qui vous obligera à le traverser au moins une fois de long en large pour accéder à tous les recoins.

On ne reviendra pas sur les graphismes qui sont de toute beauté, et on s’émerveille toujours autant. On en prend plein les yeux tout comme lors de la sortie d’Oblivion. Le travail est léché et propre même si la musique reste la même que le jeu d’origine. Les différentes voix des personnages sont bonnes et ne gâchent pas l’ensemble. Alors pouvons nous dire du mal de cet addon ?

Outre les défauts que l’on pouvait reprocher à Oblivion et que l’on retrouve dans cet addon, c’est à dire la gestion type console, la facilité du jeu avec l’aide omniprésente des cartes ou encore la difficulté évolutive, j’en ajouterai un nouveau qui est assez personnel : cette extension est totalement indépendante du jeu de base et même de son univers. En effet, à partir du moment ou vous allez passer la porte qui vous mène dans l’univers de Shivering Isles, il n’y a pas d’interaction entre les deux royaumes. Et c’est bien dommage…

Car personnellement, j’aurais préféré que les concepteurs se penchent sur un royaume voisin de l’univers d’Oblivion dans lequel on aurait pu avoir des incidences entre les deux avec de nouveaux personnages. Mais il n’en est rien. Vous faites ce que vous avez à faire dans cet univers puis ensuite vous reprendrait votre quête principal dans Oblivion. Ce qui renvoie à penser que Bethesda aurait très pu sortir cet addon en stand alone tellement les deux histoires sont étrangères. Pour vous donner une idée, j’ai créé mon personnage sous Oblivion et au bout d’une journée, je suis parti dans l’univers de Shivering Isles pour ne revenir dans Oblivion qu’à la fin de la quête terminée.

Bethesda s’est enfin penché sur une extension à l’égal de son image. Une aventure intéressante mais qui laisse quelques regrets sur sa relation avec l’univers d’Oblivion. Cet addon, même s’il demande le DVD d’Oblivion pour fonctionner est plus un Stand Alone. Comprenez que l’aventure que vous vivrez dans l’univers de Shivering Isles n’aura aucune incidence sur votre personnage d’Oblivion tout au plus sur son équipement.

Dommage car on aurait apprécié une campagne dans un royaume voisin d’Oblivion ce qui aurait pu être grandiose. Les concepteurs en ont décidé autrement et il faudra faire avec. Il n’empêche que la qualité de cet addon avec une quête originale, le renouvellement de la faune et de sa flore fait de Shivering Isles une extension obligatoire pour tous les fans d’Oblivion. Mais on est quand même bien loin de la centaine d’heures que nous offrait Oblivion.

Note RPG 4 sur 5
Note testeur 07 sur 10

Legend of Foresia – Avis

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D’abord sorti sur Playstation 1, Legend of Foresia surnommé aussi Blaze and blade est venu atterrir sur nos PC par on ne sait quel miracle. Enfin Miracle, faut pas exagérer quand même ! Car si cela peut paraître sympathique de retrouver ce titre sur le support PC, qu’en est-il réellement de ses qualités ? 

JDR à la nippone avec des personnages très enfantins, type Zelda en 3D mais en moins joli (cliquez sur les images pour agrandir). Les graphismes en 1024×768 maxi n’offrent pas une réel richesse (c’est un jeu de 1999 quand même) avec une caméra qui tourne autour de notre héros selon une vue à la Neverwinter Nights.

On sent le portage, que se soit au niveau du style de jeu, de l’interface console ou encore des points de sauvegarde placés à des points stratégiques dans le jeu. On vous propose de gérer un des 16 personnages disponibles et de faire du leveling avec une augmentation des caractéristiques automatique. Il suffira donc de taper sur tout ce qui bouge surtout en ce début de partie alors que vous n’aurez qu’une route possible à prendre. Chemin faisant, paraîtront des myriades de créatures que vous aurez le loisir de massacrer. Le scénario tient sur un mouchoir de poche et les sons sont ridicules.

La musique, elle aussi, sera bonne à couper au bout de peu de temps, à croire qu’elle sort tout droit de la Game Boy.Dans ce jeu, le seul plaisir que l’on aura, sera de batailler et d’augmenter les valeurs de son ou ses guerriers. Car il est possible de partir avec plusieurs guerriers et de laisser l’IA gérer ceux que l’on ne dirigera pas. Par la suite, le jeu devient plus ouvert avec différents lieux à visiter, mais qui ne seront « faisables » que si vous avez atteint un haut niveau.

Parfois il vous faudra posséder dans votre équipe un type de personnage précis ou avoir au minimum deux personnages pour réussir. Mais à tout moment vous pourrez adjoindre un nouveau personnage à votre équipe ou encore le supprimer. Les différents lieux à visiter sont simples avec quelques passages plates-formes et des énigmes qui ne vous retiendront même pas une seconde. Lorsque vous finirez une mission dans un endroit précis, vous pourrez toujours y retourner, les monstres apparaissant à l’infini.

Dans le jeu, l’auberge sera le seul bâtiment dans lequel vous pourrez vous rendre en dehors des contrées hostiles. Vous pourrez y rencontrer un personnage qui identifiera le matériel trouvé, un autre qui upgradera vos armes et un autre qui vous racontera des histoires…

Non il y a en d’autres, mais leur intérêt est minime. Mais alors, pourquoi vous parlez de ce pseudo JDR qui s’apparente plus à un Diablo pour gamin ? Tout simplement parce qu’il a l’originalité de permettre à quatre personnes de jouer sur le même PC si vous avez quatre manettes de jeu. Il n’y a pas d’autre option multijoueur de toute façon. Vous pourrez alors gérer chacun un personnage sur le même écran (et non en écran splitté). Du coup, mon fils a adoré partir à l’aventure avec moi et le jeu constitue une très bonne approche du JDR sur PC. 

Ce jeu me fait penser à Gauntlet où l’on peut jouer à 4 sur un même PC pour s’éclater 5 minutes entre amis avant de passer à quelque chose de plus sérieux. En tout cas, mon fils de 8 ans raffole de Legend of Foresia.

+ Jeu à 4
+ Leveling obligatoire
+ Défoulant 5 minutes

Note testeur 05 sur 10

– Portage console donc tout ce que cela comporte
– Système de menu
– Sons et musiques
– Scénario nullisime

Rage of mages

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Sorti en Russie sous le nom Allods : Sealed Mystery grâce à Nival interactive, Rage of mages fait son apparition dans le reste du monde grâce à Buka Entertainment. Et devant le succès de cet opus un second apparaîtra par la suite. Mais pour l’instant concentrons nous sur cet opus.

Pour commencer le jeu, vous choisissez un des quatre personnages prédéfinis qui sont soit féminin soit masculin. Il n’y a qu’une race : les humains et ils ont tous une classe qui présentent des avantages et des faiblesses. Ainsi on se retrouve avec le guerrier, le magicien ou l’archer. Chaque personnage a des caractéristiques qui vont pouvoir évoluer avec le temps. Il est aussi possible de fabriquer son propre personnage en redistribuant les points dans les caractéristiques. Mais il est plus simple de prendre ceux de base.

Ensuite, chacune des 3 classes peut se spécialiser avec l’une des 5 armes possibles : l’épée, la hache, le gourdin, la lance ou l’arc. De même que les magiciens peuvent se spécialiser selon 5 sphères de magie : l’eau, le feu, l’air, la terre, et l’Astral. Les magiciens commencent avec un nombre de sorts limités. Vous pourrez trouver des livres pour en apprendre de nouveaux ou les acheter chez le commerçant. A noter qu’il y a des limitations d’armure et d’arme. Le magicien ne pourra pas porter d’armure de plaques, et sera limité à la robe de sorcier. On retrouve donc toutes les règles limitatives des RPG papier.  


Le lancement du jeu propose une résolution de 640×480 allant jusqu’à 1024×768 en 65 536 couleurs. Jouable sur Windows XP (vista ?), il est facile d’utilisation (appuyez sur F1 et vous aurez la totalité des touches). Après avoir choisi son personnage et son niveau de difficulté, nous voici dans l’aventure : une petite vidéo nous explique que vous êtes envoyé par l’empereur de Kania sur une terre appelée L’Allod. Votre objectif est alors de comprendre le pourquoi du comment de l’Allod.

Vous arrivez seul sans compagnon. En fait, nous sommes dans une vue 3D isométrique, une vue de dessus avec un graphisme très proche de Warcraft 2 (normal jeu de 1998). La carte propose un objectif qui peut évoluer avec votre avancée sur celle-ci : De plus, on s’aperçoit que les types de terrain affectent votre mouvement, et votre angle de vue. On s’aperçoit aussi que la notion de jour/nuit est gérée, ainsi que les éclairages en temps réel.

Votre objectif premier est donc de vous balader sur la carte et d’explorer l’univers qui est composé de végétations, de relief ou de cours d’eau. Une mini-map vous montre où vous vous trouvez et vous permettra d’avancer. Un monstre apparaît sur lequel vous allez pouvoir cliquer pour que votre personnage aille le frapper. C’est simple, efficace et sympathique. On pourra apprécier qu’il est possible de se promener sur la carte car il y a toujours quelques objets secrets à découvrir. Cela permet de booster votre personnage et ses caractéristiques.

Après avoir réalisé la première mission, vous vous retrouvez dans la ville de Plagat. C’est un écran fixe avec quelques animations qui vous permet d’aller dans 3 endroits distincts :
– L’auberge dans laquelle les personnages secondaires viendront vous proposer des missions, ou encore dans laquelle vous allez pouvoir enrôler des gardes ou sorciers contre de l’argent. Ainsi lors de votre prochaine mission, ils seront avec vous. A noter que ces derniers évoluent et s’ils meurent lors d’une mission, vous ne pourrez plus y avoir accès. Par contre, ils gagnent de l’expérience tout comme vous. Les perosnnages viendront vous rejoindre dans cette auberge et très rapidement vous ne jouerez plus en solo mais avec une équipe de personnage.
– Le commerce dans lequel vous pouvez vendre et acheter du matériel, des sorts et des objets magiques.
– L’école d’apprentissage qui permet d’augmenter vos caractéristiques à condition de payer.  


Enfin, si vous ne souhaitez partir, il suffit de sortir par la herse de ville fortifiée et vous vous retrouvez sur la carte du monde qui vous propose les quelques missions, généralement de une ou trois, que vous avez pu débloquer dans la taverne. Le jeu se ramifie en une trentaine de missions et il vous faudra environ 15 heures voir beaucoup plus si vous prenez votre temps.

Lorsque vous avez choisi une mission, vous vous retrouvez donc sur une carte de plus ou moins grande taille dans laquelle vous allez devoir résoudre des objectifs. Votre petit groupe maintenant va se déplacer et va faire évoluer ses caractéristiques tout simplement en les utilisant. Ainsi plus vou slancerez le sort boule de feu, plus votre compétence feu augmentera, plus votre boule de feu sera puissante. Un système simple mais efficace. Il est possible de faire des groupes avec vos personnages avec des raccourcis claviers. Le jeu de rôle solo, laisse place à un RTS simple avec une demi-douzaine de personnage -selon l’enrôlement que vous avez réalisé à la taverne.

Le jeu se complexifie alors car étant en temps réel, il est difficile de tout manoeuvrer lorsque l’on fait face à un assaut d’ennemis. Il vous faudra souvent vous adapter et prendre des positions défensives plaçant les guerriers devant, puis les archers et enfin les sorciers au fond. Avec une bonne position, tout se passe bien. Sinon vous courrez à la catastrophe. De plus, selon l’ennemi et ses spécificités, vous aurez bien du mal à les vaincre : les dragons par exemple, ne peuvent être touchés que par des armes de jet ou magique. Il est donc important quand vous êtes au village de bien enrôler la bonne classe de perosnnage qui va vous suivre, sous peine de ne jamais réussir la mission.

C’est un peu le défaut du jeu : ne pas savoir à quoi s’attendre à la prochaine mission. Et donc partir avec une troupe qui ne réussira jamais. Il vous faudra donc reprendre une sauvegarde antérieure (au village) pour pouvoir changer et vaincre votre adversaire. Attention donc à bien conserver vos sauvegardes sous peine d’être obligé de recommencer la partie à 0 et cela même en mode facile.

Avec votre troupe, il est possible de n’envoyer qu’un sorcier avec une téléportation. Ainsi il est capable de visiter toute la carte et de voir où se situe tous les ennemis. Ennemis qui s’ils sont tués permettent de récupérer du matériel qui apparaît dans un inventaire infini. Seuls vos personnages pourront interagir avec les trésors, mais il faut savoir que si vous en perdez un, c’est la fin de la partie contrairement aux troupes que vous pouvez payer pour une mission.

Du point de vue du gameplay, Rage de Mages est facile à prendre en main. Les actions dans le jeu sont contrôlées en utilisant la souris, avec le mouvement, l’attaque, la défense, la retraite ainsi que d’autres options disponibles sur une barre d’icône.

La vitesse de jeu est réglable et son utilisation fait ralentir ou accélérer le jeu. Très utile lors d’affrontement nombreux. Les conversations sont scriptées et surviennent via des boîtes de texte qui imprègnent bien le joueur.  


Il peut être très difficile si vous ne choisissez pas les bonnes orientations dans l’évolution de vos personnages ou si les troupes enrôlables dans la taverne sont toutes décimés. Ainsi avec votre argent, si vous choisissez d’augmenter les valeurs de vos personnages et que vous vous retrouvez sur une carte avec un ennemi qui vous résiste, vous pouvez tout simplement revenir à la sauvegarde précédente pour verser votre argent dans l’achat de 4 guerriers ce qui vous permettra de passer le cap de la mission.

Il est parfois aussi difficile de cliquer sur les personnages, le scrolling étant assez poussif et lors d’affrontement contre des nuées d’ennemis il est difficile de voir ses propres personnages.

Les vidéos courtes sont de bonnes qualités et ponctuent raisonnablement chaque mission résolue, autrement dit presque à chaque fin de carte. Les paroles sont redondantes dès que l’on clique sur un personnage il répète toujours la même chose donc cela en devien tun peu énervant et la musique est correct sans plus. Rage de Mages inclut aussi un mode multijoueur jusqu’à 16 joueurs. Le multijoueur n’est pas basé sur les missions en solo, mais se compose de cartes de grandeurs différentes et la difficulté est basée sur la carte choisie. Le jeu peut alors être coopératif ou pas. Il est conseillé de jouer les cartes du plus faciel au plus difficile, vos personnages évoluant et sauvegardés à la fin de chaque map réussie.

Rage of Mages est un JDR mixant le RPG et le RTS en petite équipe -un peu comme Dawn of war 2 ou le mode RPG Warcraft 3. Personnellement, je l’ai bien apprécié même s’il reste assez basique et possède des graphismes qui ont bien mal vieilli aujourd’hui.

+ Mélange entre RPG et RTS
+ Evolution des personnages
+ Graphismes à la Warcraft 2
+ Pour hardcore gamers

Note testeur 07 sur 10

– Pour hardcore gamers
– Combats désordonnés
– Scrolling poussif 

Sacred – Avis

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Annoncé comme le « Diablo killer », Sacred a tenu le pari. Il reprend la représentation graphique de Diablo, avec une vue de haut isométrique de toute beauté, un système de combat simple (on clique sur le monstre à tuer), et une grande jouabilité. Soyons clairs, Sacred est avant tout un jeu d’arcade, teinté de rôle et très peu d’interaction sont possibles avec les objets du monde. Cela dit, le soin apporté à la réalisation joue en sa faveur. Seul petit bémol : le zoom n’est possible qu’en 3 positions. Soit une vue en gros plan ne servant à rien, sauf se rincer l’oeil sur les formes plantureuses de la Vampire ou de la Séraphine, soit une vue « moyenne » n’offrant qu’une vision très limitée des alentours, soit carrément trop éloignée (vue d’ensemble très utile, mais quel dommage pour les graphismes), mais on finit par s’y faire, et jouer en zoomant et dé-zoomant souvent avec la molette de la souris.

Question gameplay, le joueur aura le choix entre six classes de personnages à la jouabilité très différente:  gladiateur, battlemage, elf noir, elfe sylvestre, Séraphine, jusqu’à la paladin-vampire pour laquelle le style de combat variera en fonction du jour ou de la nuit. On regrette cependant un tout petit peu le choix imposé d’un sexe en fonction de la classe de personnage. Chaque classe de personnage dispose de certains pouvoirs ou mouvements spéciaux, de puissance variable en fonction des objets de pouvoirs. Le développement du personnage est intéressant, le joueur pouvant choisir à chaque niveau de privilégier certaines compétences et statistiques au détriment d’autres et faire évoluer le personnage en fonction de ses affinités. Question inventaire, une multitude d’objets et de caractéristique d’objets rendront le choix du joueur difficile quant au choix de l’équipement à garder ou à vendre. Faut il préférer l’armure rendant résistante contre le feu, le froid, ou contre les coups… ? Faut-il essayer de résister de manière plus générale à tous types de dommages ?

Autre point fort du jeu, la taille du monde et le nombre de ses quêtes non linéaires. Dès le début, 70 % du monde est directement accessible, et il suffit de se diriger vers une région pour aller la visiter… si vous réussissez à y survivre. Question taille, il m’a fallu près de 12 heures pour découvrir moins de 10 % du jeu…

Au final, même si, finalement, le jeu se résume en un carnage ininterrompu, il le fait bien, et tous ces petits détails en font un produit bien sympathique. La version british testée est gore à souhait, comme devrait l’être la VF et les effets sont très réussis. Les américains n’auront apparemment pas cette chance, puisque leur version sera censurée pour des raisons de marketing. Concernant la partie multijoueurs, trois options sont possibles: un jeu joueurs contre joueurs, le scénario en coopératif, ou l’option hack’n slash avec le monde entièrement accessible sans le scénario.

Pour conclure, on peut conseiller ce jeu à ceux qui recherchent le style Diablo. Ca reste un jeu d’arcade bourrin, assez répétitif, mais très sympa, notamment en multijoueur.
Graphismes et sons : 4/5
Interface de Combat : 3/5 (arcade)
Scénario : 3/5
Jouabilité (fun) : 3/5 (simple mais efficace)

The Fall – Avis

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Annoncé comme le successeur spirituel de Fallout, The Fall a été réalisé par un petit studio allemand, Silver Style. Pour la petite histoire, la société souhaitait même acheter la licence d’exploitation de Fallout 3 qui finalement a été accordée à Bethesda. Le jeu se déroule donc dans un mode post-apocalyptique, après une catastrophe techno-biologique ayant transformé la planète en désert en raison de l’effet de serre.

Graphiquement, le jeu est en vue de haut, en 3D totalement libre (on peut zoomer jusque derrière les protagonistes), et les décors sont assez jolis. La fluidité est correcte, en fonction des options graphiques choisies (à noter que les options graphiques par défaut sont loin d’être optimales, et que le programme de configuration, bizarrement appelé « installation de The Fall » doit se lancer manuellement depuis le menu démarrer). Il faut cependant tâtonner un peu avant d’arriver à un équilibre optimal entre graphisme et fluidité.

La gestion du personnage est très similaire à Fallout, avec les caractéristiques/compétences dorénavant caractéristiques à ce genre de jeu.Les combats sont gérés en temps réel avec pause, ce qui permet de donner les ordres de combat, puis de voir le déroulement des hostilités avant de le remettre en pause. Ce n’est pas aussi bon que le tour par tour, mais c’est puissant et assez agréable de constituer son équipe et de la diriger pendant les combats.

Tout cela ferait de ce jeu le digne successeur de Fallout, mais il faut rajouter quelques bémols. Certains choix de design ont été malheureux. Tout d’abord, le déroulement du scénario est terriblement scripté, et j’ai déploré une absence quasi-totale de liberté dans le monde. Non seulement on ne peut pas choisir son comportement, on joue un mercenaire à la solde du nouveau gouvernement et il faut agir en conséquence. À noter que les auteurs ont prévu l’exploration dans un ordre précis, et le joueur ne peut suivre que l’ordre prévu. D’autre part, le personnage doit parfois être à un endroit précis pour qu’une quête soit notée comme réussie… Parlons-en d’ailleurs des bugs. On constate d’abord des erreurs grossières d’interface assez énervantes (impossible de sélectionner un groupe dont certains personnages se déplacent, « perte » d’un objet lorsqu’une transaction est annulée sans remettre l’objet dans l’inventaire du vendeur par exemple…).

Il faut noter que la sortie allemande s’est accompagnée de critiques acerbes au vu de l’impossibilité de finir le jeu en raison de fautes flagrantes de programmation. Quatre mise-à-jour plus tard, le jeu est paraît-il presque finissable, mais la sortie française y rajoute quelques bugs en raison de la traduction. On constate également l’absence totale de dialogues français parlés en raison d’un « manque de temps », contrairement à la version originale allemande. Tout cela sent un manque flagrant de conscience professionnelle de la part des programmeurs de Silver Style, et une hâte compréhensible, mais inexcusable de la part de Pointsoft pour sortir le jeu avant Noël. À noter que Pointsoft a eu le courage de déléguer (sacrifier ?) un de leurs employés sur le forum officiel pour résoudre les problèmes des joueurs et tenir informé de la sortie de patchs de correction. Il me semble malheureusement évident que quelques patchs sont encore à attendre avant de pouvoir régler ces problèmes.

Pour conclure, ce jeu, attendu comme le Messie par les fans de Fallout, présente toutes les caractéristiques d’un excellent jeu, voire un chef-d’œuvre (on n’en est pas passé loin), mais a été malheureusement gâché par une sortie prématurée, loin des critères acceptables. J’avoue avoir été bien ennuyé quant à l’attribution de notes. Ce jeu est un sacré gâchis, et c’est assez énervant au vu de ce qu’il aurait pu être. Un jeu à conseiller… dès la sortie des patchs qui ne manqueront pas d’arriver.

Graphismes et sons : 3/5 (1 point de perdu pour les dialogues VF perdus)
Interface de Combat : 2/5 (1 point de perdu pour les bugs d’interface)
Scénario : 3/5 (peu de choix et trop scripté)
Jouabilité (fun) : 2/5 (2 points de perdus en raison des bugs et de décisions malheureuses de design)

Mage Knight Apocalypse

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Développé par Namco à qui l’on doit nombre de jeux console, Mage Knight Apocalypse se déroule dans un monde médiéval fantastique et vous met dans la peau d’un personnage surpuissant, un héro, chargé de détruire le mal avant qu’il détruise le monde (quelle originalité !).

Graphiquement le jeu se présente avec une 3D vue de haut, avec une caméra libre. Après la scène d’introduction, qui parait assez sympathique, le joueur se retrouve à choisir l’un des héros proposés (un « Nightblade », un Draconum, un elf, une amazone ou un nain) Chacun pourra évoluer dans sa profession, et pourra opter par la suite à un métier « avancé », tel que assassin, nécromant ou vampire pour le Nightblade,  par exemple.

Ce sera la manière de jouer votre personnage qui fera augmenter ses compétences, et qui déterminera sa puissance. Si vous n’attaquez qu’avec des armes de mêlée, votre personnage évoluera dans cette compétence et dans les statistiques y afférentes. Contrairement à d’autres jeux de rôle il n’y a pas de niveau, et ce sera l’évolution des compétences qui débloquera d’autres compétences plus élevées par la suite. Bref, un système innovant qui paraît sympathique… au premier abord.

Au niveau de la jouabilité, soyons clairs. Il s’agit plus d’un jeu d’action-rôle que d’un véritable jeu de rôle. De plus, le jeu est totalement linéaire, et l’impression d’avancer dans des « couloirs » est bien présente, même au coeur de la forêt…

Le gros problème est justement cette linéarité. Dans d’autres jeux, celle-ci est moins présente, et le joueur peut circuler plus librement, même s’il est obligé de suivre les chapitres. Ici, rien de tout ça. On progresse en abattant des hordes de monstres, quelques boss, puis on continue, en espérant que le scénario va décoller un peu, mais l’ennui se fait présent, de plus en plus présent.

D’autres choix de design, sont malheureux, l’interface est très moyenne, la programmation limite (j’ai été obligé de débrancher le joystick ou la caméra ne cessait de tourner), il n’y a pas de choix de dialogues, pas d’interaction avec le monde, bref, c’est un hack & slash pur, sans aucune inspiration.

Tout cela, malheureusement n’est guère rehaussé par les graphismes, les animations ou la musique…

Personnellement je n’ai tenu que quelques heures, avant de désinstaller le jeu. Non pas parce que le jeu présente de gros défauts, mais parce qu’il est ennuyeux, mortellement ennuyeux d’après mes critères, malgré quelques idées intéressantes… Un titre à éviter, à moins d’être en manque absolu de hack & slash, après avoir fini tous les autres.
Graphiques & sons : 2/5
Interface de Combat : 1/5 (arcade)
Scénario : 2/5
Jouabilité (fun) : 1/5 (mortellement ennuyeux)

Jade Empire : Special Edition – Test 2

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Après la sortie (et le succès) de Neverwinter Nights et de Starwars: Knights of the Old RepublicBioware s’est tourné, pour leur jeu suivant, vers le marché des consoles. Afin de satisfaire un public souvent plus jeune l’éditeur a, pour son jeu suivant, préféré une action plus soutenue ainsi qu’une jouabilité simplifiée. Ainsi, les possesseurs de console Xbox ont pu profiter dès 2005 d’un jeu de rôle action au scénario et au monde fascinant, puisqu’il s’agit de la Chine médiévale teintée de fantastique, fidèle au folklore et aux légendes de ce Pays. Après une annonce en fanfare comme étant une « exclusivité Xbox uniquement, qui ne sera au grand jamais adapté sur PC », celui-ci fait l’objet d’une sortie PC en édition spéciale, légèrement améliorée par rapport à la version console, avec une interface clavier/souris adaptée.

Au niveau graphique, le jeu propose une vue 3D de votre personnage, et les déplacements se feront au clavier, de manière très similaire aux nombreux jeux offrant cette perspective. Une mini carte en haut à droite de l’écran vous permettant de vous orienter, l’exploration, comme d’ailleurs de nombreux éléments du jeu que je développerai par la suite n’est pas sans rappeler Knights of the Old Republic. Visuellement, le jeu est très réussi… d’après les standards d’il y a 2 ans. C’est beau, les décors sont typés, les dessins sont lumineux, et le sentiment de dépaysement est bien rendu, encore accentué par une musique somptueuse. Il est clair que si le jeu n’atteint pas le niveau technologique des derniers jeux « next-gen », il n’en reste pas moins très agréable à regarder.

Le scénario vous met dans la peau d’un orphelin, élevé par un grand Maître d’une école d’Arts Martiaux, alors que vous terminez votre apprentissage. Bien entendu l’histoire ne s’arrête pas là et une série d’évènements vous amènera à vous interroger sur votre lignée, sur les évènements qui se déroulent dans l’Empire, et sur votre implication dans ceux-ci. Votre manière de jouer et de répondre aux dialogues déterminera la voie que vous choisirez, que ce soit vers la voie de « la paume ouverte » ou du « poing fermé ». Le premier étant tourné vers l’harmonie et le maintient de chacun à sa place dans la société, le second, bien plus mal perçu, se tourne vers le dépassement et l’accomplissement de l’individu au détriment de l’ordre établi. Au delà des clivages traditionnels de bien et de mal, cette orientation est assez intéressante et votre choix et votre progression vers l’une des voies permettra l’usage de pouvoirs des plus puissants.

Le début du jeu vous proposera de choisir entre quelques personnages pré-tirés, une grosse brute, un personnage moins fort mais plus rapide, et un personnage orienté « magie », les trois déclinés en version homme ou femme, cela fera un total de 6 personnages possibles. Pour ceux qui souhaitent personnaliser son choix, ses options se limiteront à changer leurs caractéristiques de base, ainsi que les techniques de combats possibles. A ce niveau, Bioware a choisi la simplicité. Trois caractéristiques:

– La force vitale, régissant points de vie, et fore d’attaque des arts martiaux
– le « chi », sorte de puissance magique servant également à ses soigner
– la concentration, pour l’usage des armes

Les arts martiaux, influencés par la force vitale, la puissance magique par le Chi, et les armes utilisant la concentration se déclineront en styles de combats,   respectivement offensifs (dégats directs), de support (pas de dégats, mais ralentissent, ou incapacitent vos adversaires), ou encore de maîtrise d’arme.

L’ensemble de ces caractéristiques et compétences disposeront à chaque niveau gagné de points à attribuer en fonction de vos choix. D’autre part, lors de vos voyages, vous pourrez vous faire accompagner par des personnages à recruter, mais vous n’aurez par contre pas accès à la gestion de ceux-ci.

Au niveau de la jouabilité, si le jeu développe certains éléments de jeu de rôle, tels que les dialogues, la voie que vous suivez, un scénario riche et des caractéristiques de personnage, celui-ci est très orienté action. Le jeu est avant tout linéaire, il vous faudra suivre le scénario sans en dévier, et cela impliquera de nombreux combats. Il vous faudra choisir votre style d’attaque par les touches numériques du clavier, matraquer le bouton gauche de la souris pour attaquer rapidement, ou le bouton droit pour attaquer avec puissance, parer avec la barre espace, et effectuer des roulades pour éviter les coups… On est bien en présence d’un jeu d’action-aventure console, légèrement teinté de jeu de rôle. Lorsqu’on rajoute l’absence de gestion d’inventaire (vous ne pouvez porter qu’une arme, que vous abandonnerez si vous en achetez une meilleure), et la répétitivité de l’ensemble au bout d’un certain temps, on ne peut que déplorer la faiblesse au final de la jouabilité de ce titre.

Dans les faits, en l’absence de gestion réelle de votre personnage, une partie de Jade Empire se résume à quoi ? Suivre un scénario, excellent au demeurant, qui vous mènera de combat en combat. Vos seuls choix seront ceux des dialogues, qui déterminera de ce fait la voie loyale ou chaotique que vous suivez, ainsi que les caractéristiques de votre personnage à améliorer lors des changements de niveau.

Au vu de la rareté de titres de ce genre, on ne peut qu’apprécier ce portage somme toute bien réalisé d’un jeu de rôle console. Il est clair qu’au vu de certains titres de la concurrence, on est loin du compte, notamment au niveau de la liberté et de la complexité. Jade Empire est avant tout un jeu alliant une jouabilité simple et très action, avec un excellent scénario sur une toile de fonds dépaysante. Bref, un titre sympathique, à la condition de chercher plus un jeu d’action-aventure Xbox qu’un véritable jeu de rôle PC.
Graphismes et sons : 3/5
Interface de combat : 3/5
Scénario : 4/5
Jouabilité (fun) : 3/5

Titan Quest

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Développé par Iron Lore, compagnie fondée par Brian Sullivan à qui l’on doit Age of EmpireTitan Quest est un jeu de rôle action qui part du postulat qu’on ne change pas une solution gagnante. Par principe donc, il reprend tout ce qui faisait de Diablo II un jeu à succès en le mettant à la sauce grecque mythologique. Son illustre prédécesseur n’ayant pas encore été égalé, Titan Quest a eu l’ambition de détrôner celui-ci en proposant une jouabilité sensiblement équivalente, mais avec des graphismes dignes des cartes 3D actuelles et un scénario radicalement différent.

En effet, Titan Quest vous met dans la peau d’un guerrier de la Grèce antique. Le monde est très nettement orienté vers la mythologie, puisque les Titans, enfermés par Zeus se sont libérés. Je salue au passage le courage des auteurs de se tourner vers la mythologie grecque, source intarrissable d’inspiration, pourtant méconnue dans le jeu video. Le jeu permet de visiter non seulement de grands sites historiques grecs, tels que le Parthénon, Delphe ou encore le labyrinthe de Knossos, mais au bout de quelques bonnes heures de jeu, le personnage quittera la Grèce et découvrira d’autres contrées, comme les Grandes Pyramides d’Egypte (Gizeh), ou encore les Jardins suspendus de Babylone, pour terminer en Chine…

Graphiquement, le jeu se présente en vue de haut, tel Diablo, mais zoomable à volonté. A ce sujet, les ecrans sont les plus beaux qui m’aient été donnés de voir sur un jeu de ce type. Les décors sont fantastiques, animés, les effets de lumières, de sorts, de personnages, tout cela donne un univers haut en couleurs, en un mot, somptueux. Au niveau de l’interface, le joueur pourra zoomer le personnage à volonté, mais on regrette un peu la limitation de l’éloignement du zoom, qui aurait pu permettre une vue synthétique plus pratique que la carte automatique.

La création du personnage sera assez sommaire, puisque mis à part le sexe du personnage, on ne choisira que la couleur de sa toge et son nom. Ce ne sera qu’après quelques minutes de jeu, au passage vers le niveau 2 du personnage que l’on choisira un des arbres de compétences à débloquer (guerre, défense, nature, tempête, esprit, terre, chasse ou encore ruse) et des points de caractéristiques à monter. Par la même occasion il s’agira de choisir les spécialités qu’il développera au détriment des autres. Il s’agira, bien entendu de se spécialiser au maximum vers certaines compétences et les caractéristiques y afférentes afin d’être assez fort pour venir à bout des hordes d’ennemis qui ne manqueront pas de se faire exploser par le joueur bienveillant.

Afin de briser la monotonie de la jouabilité d’une simple classe de personnage Iron Lore a eu l’heureuse idée de vous rendre un second arbre de compétence accessible au personnage après le niveau 8, un peu comme dans GuildWars pour ceux qui connaissent. De plus, il sera possible de transférer les points de compétence d’un talent vers un autre chez certains personnages rencontré, moyennant finance. Cela en est à peu près tout pour les inovations, d’autres emprunts à son prédécesseur ne seront que vaguement améliorés, tel le portail de téléportation de ville, invocable à volonté, les armes améliorables par des reliques au lieu et place des gemmes, et les fontaines de vie, qui constitueront les sauvegardes de progression.

Au niveau de la jouabilité, les adeptes de Diablo II ne seront pas dépaysés. On est dans un domaine connu, très connu, même… Il s’agira d’avancer en moissonnant les généreuses hordes de monstres rencontrées au passage. Au début assez supportables, celles-ci deviendront de plus en plus denses, et il sera peut être indiqué de ne pas utiliser votre souris haut de gamme au vu du nombre de clics de souris qu’il vous faudra effectuer pour avancer ne serai-ce que d’un niveau. Le jeu est relativement linéaire, tout en laissant le loisir d’effectuer quelques quêtes annexes. Point relativement décevant, le relatif manque de variété des ennemis, et la grande répétitivité inhérente à ce type de jeu. Autre petit détail, le jeu n’a pas été francisé dans son intégralité et nous sommes en présence d’une VOST.

Un mot encore pour le multijoueur, un mode collaboratif 6 joueurs existe et fonctionne bien, mais rien de similaire à Battle.net n’existe quant à la sauvegarde en ligne de votre personnage pour éviter la triche. Il reste à trouver des joueurs honnêtes pour éviter les personnages améliorés artificiellement.

Pour conclure, je dois dire que Titan Quest reprend avec succès le style de jeu initié par son illustre ancètre, sans pour autant l’améliorer vraiment, mis à part sa gestion des compétences. Mais qui aime bien châtie bien ! Ce jeu tient tête avec aisance face à son vénérable ancêtre. Et si de nombreux joueurs fans de jeu de rôle passeront leur chemin, il me parait évident que les amateurs du genre en recherche d’un défoulement pas trop cérébral seront comblés, notamment par la réalisation, et les graphismes somptueux de ce titre.
Graphiques & sons : 5/5
Interface de Combat : 3/5 (arcade)
Scénario : 4/5
Jouabilité (fun) : 3/5 (simple, efficace, répétitif)

Dawn of Magic

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Dawn of magic est sorti en 2006 chez nos amis russes et il arrive enfin dans notre contrée. Il offre déjà trois avantages non négligeables aujourd’hui : un prix attractif, un artbook intégré au manuel assez joli, mais aussi un jeu stable car sur les étals depuis un bon moment. Mais qu’en est il pour le reste car il est passé totalement inaperçu par chez nous ?

Histoire

A travers une vidéo à l’égal du meilleur de chez Blizzard, vous apprenez que Modo l’immortel a été déchu et a été condamné à l’exil sur la terre. C’est ainsi que l’histoire commence et vous amènera à gérer un personnage qui aura la possibilité d’aider, d’entraver ou de rester neutre à la puissance de Modo sur terre. Ainsi il vous sera possible de découvrir 3 fins possibles selon votre cheminement.

Vous allez donc débuter la partie avec au choix un personnage qui sort de l’ordinaire (une gitane, un curé la femme du boucher ou encore un érudit). Passé le niveau de difficulté et la possibilité de prendre un personnage immortel (vous mourrez, vous repartez d’un point de sauvegarde) ou mortel (vous mourrez, la partie s’arrête définitivement, c’est dans l’enceinte d’une école de magie que l’aventure commence.

Le jeu se veut axé sur la magie et vous aurez le choix entre 12 écoles de magie comprenant 96 sorts différents qu’il vous sera possible de combiner par deux pour en obtenir des uniques. Après que l’on vous est confié votre mission de diplôme, vous allez partir hors de l’enceinte du bâtiment pour chasser les monstres qui se promènent un peu partout dans des niveaux totalement libres et créez aléatoirement, genre Silverfall.

Autant vous dire que nous sommes dans un hack’n’slash qui offre beaucoup de possibilités du point de vue de l’évolution de votre personnage avec des compétences à booster comme le marchandage, la réparation des armes ou encore la création de runes. Même si on a du mal à se sentir dans la peau de la femme du boulanger, passez quelques heures de jeu, notre superbe armure nous fera oublier notre loook de départ. Car même si la magie est mis au premier plan, le côté bourrin n’est pas oublié avec possibilité de se faire un personnage guerrier plutôt que magicien.

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Graphisme

Le graphisme n’est pas forcément au top car il date déjà, mais il permet de faire tourner la bête sur des machines un peu plus anciennes. A noter aussi que la résolution peut être très élevée (je joue en 1600×1200) et que les effets de sorts sont tous bien rendus. Les créatures ont un look un peu carré, mais cela ne choque pas et la caméra à la Neverwinter nights permet d’avoir son personnage de dos de plus ou moins loin. Il est donc agréable de jouer et on n’est pas gêné par la visibilité limitée qui reste correcte tout de même.

Audio

Les voix sont en anglais et les bruitages manquent un peu de volume, mais cela passe plutôt bien. La musique elle aussi passe partout, et la traduction est correcte.

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Plaisir de jeu

On pourra lui reprocher sa linéarité car même si les niveaux restent aléatoires, les missions sont à l’identique et les découvertes de nouveaux lieux aussi. Il n’empêche que les niveaux visités sont variés, les créatures sympathiques et les villes sont gigantesques avec plein de sous-quêtes possibles même si elles ne sont pas forcément très évoluées. On reprochera donc l’effet de lassitude au jeu au bout d’un nombre d’heures tout de même assez élevées même si c’est le défaut de tout hack’n’slash qui se respecte.

Qualités et défauts

D’abord voyons les qualités, il faudra faire avec quelques défauts. Mais d’abord, il est très simple à prendre en main avec possibilité de tout géré à la souris : clic gauche pour taper, clic droit pour les sorts. Ensuite on retrouve les possibilités des autres Hack’n slah avec ramassage automatique des trésors, évolution du personnage, des créatures plus ou moins difficiles à vaincre etc… mais d’autres petites choses que lui donne un plus comme par exemple la gestion du poids et pas du tout de la place, une gestion du personnage par des compétences variées et riches ou encore un fiole de vie et de mana (chi dans le jeu) qui se vide et se remplit (au lieu des dizaines de fioles que vous pouvez avoir à votre ceinture).

Il est possible d’améliorer ses armes, de les réparer de fusionner certains sorts pour en avoir des particuliers à différentes fonctions. Les écoles de magie sont variés et les sorts sympas avec par exemple pour le sort d’invocation l’obligation de faire le sort à partir d’un corps. Si le corps utilisé est celui d’un guerrier avec un potentiel particulier (jet de flèche de glace par exemple), votre squelette que vous aurez créé aura cette particularité. De plus, l’univers est riche en PNJ avec lesquels vous pourrez marchander ou obtenir des quêtes, mais aussi d’objets divers disséminés ça et là dans les niveaux. Ainsi, il est possible de vous enrichir rien qu’en fouillant les différents récipients par centaine dans les villes sans forcément que l’on vous demande des comptes.

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Mais même si le jeu a un gros potentiel, il existe aussi des défauts : d’abord les villes sont énormes et on s’y perd facilement même si on se repère avec le plan. Parfois il vous faudra traverser une zone complète pour atteindre un niveau auquel vous souhaitez accéder. Ensuite les combats sont difficiles et peu lisibles à partir du moment ou plusieurs sorts sont lancés. On s’y perd un peu. De plus, vos ennemis bougent beaucoup et ils est parfois difficile de cliquer dessus tellement l’action est confuse. Mais cela fait aussi la force du jeu. Un ennemi en difficulté fuira au lieu de continuer à combattre et il vous sera difficile de les achever. Cela fait de Dawn of Magic un jeu difficile. Il est aussi difficile d’approche car le manuel manque d’information et est peu étayé sur les possibilités du jeu qu’il vous faudra découvrir un peu seul. Y at’il des objets uniques, comment apprendre les sorts, beaucoup de questions que vous apprendrez sur le tas.

On reprochera surtout au jeu, son ergonomie d’inventaire pourri. En effet, si le poids est limité et donc paraît sympathique sa lisibilité est très restreinte et les marchandages et vente avec les commerçants se montrent fort peu attrayants. On fait défiler les objets sur les côtés tout comme pour le PNJ et on doit déplacer les affaires voulues au milieu, ce qui fait que l’on passe du temps pour pas grand chose. Reste aussi quelques bugs, mais non majeurs qui ne vous gâcheront pas le plaisir du jeu.

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Durée de vie

Le jeu possède trois niveaux de difficulté qui sont déblocables au fur et à mesure de l’évolution de votre personnage. Sachant qu’il faut plus d’une vingtaine d’heure pour finir une première fois le jeu, vous en aurez pour au minimum 60 heures pour en voir le bout. Comme vous pourrez jouer en mode immortel ou mortel (comme hardcore à Diablo), le challenge est de poids. Rajoutez à cela le multijoueur avec plusieurs modes de jeu dont un qui ne sert qu’à s’échanger des affaires, vous aurez de quoi faire. De plus, avec ses trois fins possibles, vous pourrez le retenter plus d’une fois.

Si vous aimez incarner des personnages comme le curé, la gitane, l’apprenti sorcier ou encore la femme du boulanger, Dawn of Magic a un gros potentiel pour vous, amateur de hack’n’slash. Il vous faudra faire avec les défauts du jeu qui comporte de vieux graphismes et des combats bordéliques. Mais si vous y survivez, ce n’est que du bonheur. 

Note RPG 3 sur 5
Note testeur 06 sur 10

Spells of gold

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Spells of gold est un croisement entre un action-RPG et un jeu de gestion commercial. Est-ce une bonne ou une mauvaise idée de mettre l’économie au premier plan dans un RPG ? On va voir cela tout de suite.

Cela consiste en quoi alors cette partie commerciale ? Pas à grand chose, votre personnage errant de village en village devra pour faire de l’argent transporter des denrées de l’un à l’autre en tenant compte des demandes de chacun. Sachez qu’à vos débuts, vous ne ferez que le facteur en acceptant les quêtes des différents PNJ. Et elles sont toutes identiques. Vous allez à tel endroit voir tel personne pour lui donner telle chose pour vous faire payer telle somme. Quant au côté commercial, vous regardez ce que les autres villages importent et vous leur en apportez un maximum. Donc Peu de profondeur pour cette partie du jeu.


Tournons nous alors vers la partie RPG. Le jeu en 2D isométrique et peut s’afficher en 1200×1024. Les animations semblent hachées, elles m’ont fait penser aux personnages de Heroes of might and magic 4 durant les combats. Les PNJ sont tous identiques et n’apportent rien. Et le jeu est lent. Oui, lent dans le sens ou vous démarrez d’un village composé de 3 bicoques, vous en sortez pour vous retrouvez sur un niveau dans lequel 3 ou 4 bandits vous demanderont votre bourse (enfin une somme).

Vous les tuerez puis irez trouver un panneau qui vous permettra de passer sur la carte générale. Là, vous choisirez votre village d’arrivée. Vous vous retrouverez alors sur un niveau identique au précédent (sauf les coffres générés aléatoirement) dans lequel 3 ou 4 bandits vous demanderont votre bourse (enfin une somme), vous les tuerez puis rentrerez dans la ville. Vous visiterez les 3, 4 bicoques en achetant des denrées à revendre plus chers ailleurs, vous donnerez vos lettres, colis qui vous rapporteront de l’argent et qui constituent les quêtes et vous repartirez, etc……

Les villages sont jolis mais identiques, vos déplacements sont trop lents et on s’ennuie très rapidement à attendre que son personnage atteigne la maison dans laquelle il doit se rendre. Sur les niveaux, vous trouverez parfois des coffres qui vous permettront d’améliorer votre personnage. Personnage qui possède un inventaire comme dans Diablo. Sauf qu’ il n’est pas ergonomique, car si vous voulez boire une potion de soin, vous devrez ouvrir l’inventaire et transférer la potion sur votre personnage.


Le début du jeu est très dur, car il est axé sur l’argent. Vous devrez payer tout le temps (entrée dans les villes, taxes du maire, bandits si vous ne voulez pas combattre, auberge pour reprendre vos points de vie). C’est long, monotone, et sans grand intérêt car manquant de volume. Vous y jouerez comme moi 5 heures pour débloquez le passage pour aller dans un autre lot de villes (il y a 25 lots de villes), puis à force de rien, vous vous arrêterez de jouer. Peut être que la suite du jeu devient intéressante, mais le début est tellement lassant que vous abandonnerez très rapidement.

Je ne vous parlerais pas du développement du personnage qui dépend de vos actions. Si vous tuez, vous évoluerez en guerrier, si vous commercez vous évoluerez en commerçant. Et si vous faites de la magie …. Mais comme il faudra tuer pour ne pas vous faire piller votre argent, on en revient au même. Ni la musique, ni les sons anémiques ne viendront rattraper le peu d’intérêt du soft. Ce soft ne mérite pas que vous dépensiez votre argent. De plus, je suis certain que vous trouverez sur le net des RPG (ou même des démos de RPG) qui vous tiendront en haleine bien plus longtemps que Spells of Gold. A éviter.

Le côté commercial de Spells of gold ne viendra pas rattraper le peu d’intérêt du soft. On ne vous propose aucune quête de départ, juste le droit de faire du commerce et de mettre des baffes à des créatures saccadées. Cela s’améliorera par la suite, mais vous aurez pris de plein fouet tous les défauts du jeu. Et ils sont nombreux. Du coup, Spells of gold ne mérite pas votre intérêt et, si vous souhaitez faire appel à vos compétences commerciales, tournez-vous plutôt vers Recettear, qui est on ne peut plus dynamique et divertissant. 

+ bonne idée qu’un RPG basé sur le commerce

Note testeur 03 sur 10

– Lent et monotone
– Inintéressant
– Sons et musiques

Sabotain

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Sabotain est sorti depuis un petit moment (octobre 2004) et il n’avait pas encore eu droit à un test. Il était donc grand temps que l’on se penche sur ce jeu, distribué tout comme Metalheart, par Akella. Et comme vous allez le voir dans ce test, il lui sera fait les mêmes reproches que son acolyte, mais en pire !!

Sabotain

Qui peut sauver son Sabot, un volontaire ?

C’est sûr qu’après ce jeu de mots débile, je peux aller me cacher. Mais en fait c’est comme ce jeu. Pourquoi ? Vous allez comprendre : Sabotain propose d’incarner un personnage parmi deux choix possibles : un homme commando ou une femme assassin. Soit vous allez la jouer bourrin, soit plutôt infiltration. Après le choix, vous allez vivre une grande aventure dans une métropole composée de 19 quartiers totalement différents (c’est écrit sur la boîte). Le jeu vous dépose dans un des quartiers de la ville et vous vous retrouvez dans une vue à la première personne avec une première mission simple.

Autant vous dire que l’on est totalement dépaysé par ce monde futuriste et qu’à prime abord, cela donne envie. Mais pas très longtemps : car sachez que ce jeu est bourré de bugs et que vous en verrez de toutes les couleurs pour vous en sortir : certains seront mineurs (personnages passant à travers les murs ou placés à un mètre du sol), d’autres rédhibitoires (votre sauvegarde ne fonctionne plus, y a plus qu’à recommencer!!). Et il faut noter qu’il n’y a eu aucun patch salvateur, donc bon courage……

Sabotain

Ça beau ? ‘tain, vous rigolez !!!

Ha bah oui, je poursuis mes jeux de mots. Le moteur graphique en 3D est peu terrible même s’il n’est pas très lourd pour les machines actuelles. En tout cas, vous croiserez beaucoup de PNJ et cela comble la pauvreté des niveaux. Car de la pauvreté vous en trouverez tout au long du jeu : misère des objets affichés, des graphismes qui manquent de couleur mais aussi des fautes de goûts : le design des personnages et des bâtiments est hideux et anguleux.

Pour couronner le tout, il y a une limitation au niveau de l’affichage. La résolution du jeu gère bien du 640×480 au 1600×1200, mais même avec votre PC dernier né, l’affichage des objets 3D est limité à 20 mètres. Donc il n’y a pas de brouillard, vous voyez bien l’intégralité du lieu (avec les hauts murs de chaque quartier), mais tout objet n’apparaît qu’à 20 mètres de vous. Le reste est vide et invisible. Vous entendrez bien la sirène de la voiture de police sifflée mais vous ne la verrez qu’à la dernière minute.

Quant à parler des véhicules, ils sont hideux et pas du tout ergonomiques : je ne vois pas comment on fait rentrer un individu dans ce genre de véhicule car quand on les met côte à côte, le personnage est plus grand que le véhicule. De plus, le design, les couleurs, les effets de lumière sont ratés et moches (je me répète, je sais). Certains quartiers dans lesquels vous vous rendrez sont franchement ridicules (3 palmiers sur une grande place!!!) et on finit par ne plus croire du tout à cet univers qui n’est qu’un amoncellement de cubes aux couleurs criardes. De plus, tous les objets 3D semblent décalés par rapport aux niveaux dans lesquels ils sont présents, mal intégrés au décor car sans ombre mais aussi à cause de leurs formes ou/et leurs couleurs.Les bruitages sont minimalistes et ridicules pour la plupart et la musique, pas franchement idyllique. Reste le doublage des voix en anglais qui n’est pas mauvais.

Sabotain

Le scénario, ça botte, hein ?

Le scénario vous est expliqué dans le livret, pas dans l’intro. Vous êtes là, pour sauver le monde. On aurait pu espérer une histoire digne d’un Deus Ex ou encore d’un Nomad soul, avec qui, il a des liens de parenté (oui, quelque part!). Mais le scénario est à sens unique, le comble pour un RPG. Il n’y a pas de quête secondaire. En tout cas je ne les ai pas trouvées et quelque soit la réponse que vous donnerez dans les listes de phrases proposées, le résultat sera le même. Donc en clair, on parle, on fait ce que l’on nous dit et on avance dans cette histoire en flinguant les vilains, ce qui finira par lasser au bout d’un certain temps. Au dos de la boîte vous pourrez lire : « Sabotain est un jeu de rôles incluant des éléments de FPS ». Je dirais plutôt : C’est un FPS incluant des éléments de RPG. Pourtant il y a une carte de la ville pour voyager d’un quartier à l’autre et une carte de ces derniers avec les « beaux » bâtiments dans lesquels on vous indique les lieux où vous devez vous rendre pour poursuivre l’histoire. Il y avait sûrement moyen d’inclure plein de sous quêtes. Mais rien vous dis-je, le désert !!

Sabotain

Ça !! Beau teint ?

Allons, positivons!! Que peut on récupérer dans ce jeu : vous pourrez conduire des véhicules que vous aurez payés, pas franchement faciles à maîtriser mais au moins, l’idée est là. Mais attention, ne restez pas au milieu de la route, parce qu’un véhicule arrivant en sens inverse ne vous évitera pas!! Pas assez intelligent le conducteur. Vous serez alors propulser cinquante mètres plus loin sans aucun dégât, alors que le véhicule reprendra sa trajectoire.

Tous les PNJ avec lesquels vous pourrez avoir un semblant de communication « genre, casse toi boulet » ne vous apporteront rien, si ce n’est, si vous les tuez de pouvoir vider leurs poches et une descente de police pour vous exécuter. Certains quartiers deviennent interactifs : des gangs se battront entre eux et vous pourrez vous mêler à la bataille sans que la police ne vous tombe dessus. Puis, vous irez revendre vos trouvailles. Parfois vous trouverez un coffre dans un coin que vous pourrez dévaliser, mais c’est bien tout. On peut aussi dire qu’un ou deux endroits sont jolis, mais sur les 16 km² – que vante la boîte – cela fait peu.

Heureusement, vous pourrez faire évoluer votre personnage et atteindre le niveau 300 en l’ayant spécialisé dans ses 5 caractéristiques et dans les 14 compétences. De plus, votre héros pourra posséder des tatouages lui permettant d’avoir des bonus supplémentaires ou encore des implants, tel Deus Ex. Il faut savoir que la ville dans laquelle vous allez voyager est grande mais aurez vous la patience de la parcourir de long en large très longtemps ?

Alors on va se tourner vers l’I.A. des ennemis que l’on rencontre en se disant que là au moins cela va être le pied. Pensez-vous, même pas ! En restant à une assez bonne distance des adversaires, vous les descendrez comme des cibles qui de toutes manières ne réagiront pas à votre attaque. Et même pas la peine de croire que vous allez vous défouler sur vos petits camarades qui vous escorteront dans certaines missions : j’ai beau déchargé des montagnes de plomb sur eux, ils sont invulnérables tout comme certains PNJ utiles pour le scénario. Vous voyez même lorsque l’on veut être optimiste, on a peu de choses à proposer. 

Sauvé, plus de jeux de mots débiles, je redeviens sérieux et j’arrête le ridicule : personnellement, je fais parfois des efforts pour tester des JDR qui ne sont pas forcément terribles. Mais là, j’ai navigué entre la curiosité et l’inquiétude pour finir par le dégoût, la lassitude et le ridicule (qui ne tue pas dans ce jeu). Encore un jeu que je n’ai pas fini par manque de motivation.
Je vous conseillerai donc de le tester grâce à la démo que vous trouverez en fin d’article car il est critiquable sur bien des points. Vous pourrez ainsi vous faire votre propre opinion. Si les bugs ne vous gênent pas, si le graphisme 3D moche ne vous fait pas fuir et si vous avez envie d’une histoire linéaire au possible dans un monde futuriste, alors peut-être trouverez-vous chaussure à votre pied avec Sabotain !

+ Univers futuriste varié mais moche…..
+ Moteur 3D pour un JDR, c’est bien quand même !!

Note RPG 4 sur 5
Note testeur 02 sur 10

– Design limite
– Moteur 3D
– Linéarité scénaristique
– Sons ridicules
– Bugs, bugs et bugs…..