4 sur 5

The Elder Scrolls : Arena – Avis de Khayrhalt

Certaines dates ont marqué l’histoire du RPG mondial, et le 25 mars 1994 en est une. Certes, le petit jeu sorti par Bethesda Softworks reprend ce qui existe déjà… mais il le pousse au paroxysme de la folie, de la grandeur et du génie. Everything is bigger in Texas ? Pfff, t’as pas encore vu la carte de The Elder Scrolls : Arena !

Car ce titre donne dans la démesure. La carte est gigantesque. Mais quand je dis « gigantesque », je parle de plusieurs millions de kilomètres carrés. Comment est-ce possible ? C’est simple : tout est généré procéduralement. Sol, terrain, obstacles, donjons et même… villages. Tout. C’est à ce prix que le jeu tient sur 8 disquettes seulement (ou un CD-Rom qui contient des doublages vocaux et des vidéos, pour les plus fortunés qui possèdent un lecteur). À cause de cela, il est techniquement plutôt impossible de ne pas utiliser le voyage rapide pour se déplacer d’un lieu important pour le scénario à un autre (les seuls endroits générés avec une carte fixe). C’est de l’arnaque ? Certainement. C’est génial quand même ? Absolument.

Au départ, ce titre aurait dû être un simple jeu de combat de gladiateurs dans une arène. Le résultat final, après moult révisions, est bien différent. Et malgré ses erreurs de jeunesse, ce titre révolutionne la manière de jouer de bon nombre de fans de RPG. On cherche dorénavant des mondes dans lesquels on put évoluer sans limites, errer sans but, avancer juste pour le fun. Arena va en quelque sorte renverser la table et imposer à tous le concept de liberté. Biaisé, certes, mais bien là. Objectivement, il ne propose qu’un système simpliste et apparemment basique mâtiné d’une vacuité procédurale évidente. Mais son nombre ahurissant de quêtes, ses graphismes d’un profondeur rare et son action brute sauvent le titre de son scénario pas vraiment passionnant. Et très clairement, Bethesda va apprendre de cette expérience. Cela va vite se ressentir avec le second volet de la nouvelle saga…

Note : il est gratuit sur le site de Bethesda. Joie.

PS : Avis partagé avec l’aimable autorisation de Gérald Khayrhalt Mercey, rédacteur en chef de RPG Magazine.

Zemymy
Zemymy
Administratrice du site. Correctrice et rédactrice de news. The boss of the modération.
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