Développé à Tokyo presque intégralement par une seule personne et édité par Eastasiasoft, Starlight Legacy est sorti en 2025. Véritable hommage aux JRPG d’autrefois, il n’a malheureusement bénéficié que d’une visibilité limitée, faute d’une promotion suffisante. Mérite-t-il malgré tout que l’on s’y attarde ?
Une direction artistique résolument rétro
Créé avec le moteur GameMaker, le jeu adopte des graphismes et une vue de dessus qui rappellent immédiatement Dragon Quest I et Final Fantasy. Les paysages sont variés et colorés, tandis que les villes et les routes sont nommées à la manière de Pokémon, qui compte d’ailleurs parmi les inspirations du développeur.




L’histoire se veut très classique. Nous débutons avec Ignus, un jeune homme qui rêve de devenir mercenaire, qui sera ensuite rejoint par l’un d’eux, Teryl, et sans doute aussi son mentor. Le trio sera complété plus tard par Frida. Ils se lanceront alors dans une quête pour trouver quatre artefacts magiques appelés « Starlights », disséminés aux quatre coins du monde pour sauver le royaume d’Evaria. L’écriture est assez basique et l’univers n’est pas très développé. La plupart des personnages rencontrés raconteront une information sur le monde et ce sera tout. Il n’y a aucune quête secondaire : tout ce qu’on vous demandera sera nécessaire pour faire avancer l’intrigue.

À l’aventure, compagnons !
Une fois la capitale passée, la quête des quatre artefacts sera lancée. Le jeu aura alors le bon goût de laisser le joueur commencer par la région de son choix. De nouveaux équipements et sorts se débloqueront chaque fois que le boss d’un temple abritant l’un de ces MacGuffins aura été vaincu. Certains lieux proposeront également de petites épreuves ou des énigmes consistant à trouver le bon chemin.






L’aspect JRPG
Les affrontements se déroulent au tour par tour. L’expérience gagnée permet de monter de niveau, mais il n’est pas possible d’attribuer soi-même des points : tout se fait automatiquement.
Il n’y a pas de classes. À la place, le jeu propose un système d’éléments. Chacun des trois protagonistes peut se spécialiser dans l’un des trois éléments : feu, glace ou terre, ou rester de type « Normal » afin de ne pas avoir de faiblesse élémentaire. Cependant, cet alignement n’est pas contraignant : un héros affilié au feu peut tout aussi bien lancer un sort de glace. Celui-ci sera moins puissant, mais cette liberté permet d’éviter qu’un héros ne serve à rien lors d’un combat contre des adversaires résistant à son élément.
Il est également possible d’équiper différentes armes, voire d’en utiliser deux pour infliger davantage de dégâts, au prix d’une défense ou d’une vitesse réduite. Comme dans énormément de RPG, le début est un peu difficile : on découvre et on expérimente. Passé le premier temple, voire le deuxième, la difficulté chute drastiquement : certaines compétences sont tellement utiles qu’elles trivialisent beaucoup de situations. On peut saluer le fait qu’on ne tombe pas dans la facilité avec des monstres sacs à PV, « astuce » ô combien trop souvent employée !





Maintenant, examinons les fiches et les différentes options de notre groupe de valeureux guerriers.


L’écran des magies : on ne peut équiper que quatre sorts pour combattre, mais il est possible d’utiliser les autres à tout moment.



Le mot qui décrirait le mieux Starlight Legacy est « accessible ». Le début peut paraître très restreint, mais dès que l’on nous laisse commencer par le temple de notre choix, les possibilités s’élargissent, notamment grâce à la magie. L’absence de classes n’est pas vraiment un problème, puisqu’il est possible de créer assez librement sa propre équipe. Le triangle des éléments et les altérations d’état associées, comme le gel ou l’enfouissement, offrent un volet stratégique plutôt plaisant.
C’est toutefois un opus très court : je l’ai terminé en un peu plus de huit heures sans tout explorer. Je dirais qu’une dizaine d’heures est nécessaire pour tout faire, tandis que la Nouvelle Partie + permet de prolonger quelque peu la durée de vie. Je le conseille à tout le monde en particulier à ceux qui voudrait un jPRG simple et rétro !
– Old School
– Bande son de qualité
– Liberté dans l’exploration
– Système d’éléments et de status intéressant
– Sauvegarder quand on veut
– Facile d’accès et personnalisable
– Touche Échap qui nous fait quitter le jeu si on ne fait pas attention !
– Des ennemis manquant de variétés
– Difficulté trop peu élevée
– Pas de quêtes secondaires
– Manque les pièces d’équipement comme les armures ou les casques
Où se le procurer ?
Vous pouvez l’acquérir sur gog.com ou sur Steam.



