Shadows of the Dungeon est un dungeon crawler à la première personne en dark fantasy qui applique en temps réel les règles de la 5e édition du jeu de rôle sur table (SRD 5.2.1, compatible 5.5e). Développé par ZART Games, il n’a pas encore de date de sortie, mais une démo consacrée au prologue est déjà disponible sur Steam, et une campagne Kickstarter se prépare.
Dépouillés de leur nom, enchaînés et jetés dans les abîmes de pierre sous Torment Keep, vos personnages n’ont rien de héros légendaires partis pour une glorieuse quête : ce sont des parias condamnés qui se battent pour un souffle de vie supplémentaire. ZART Games entend marier le côté brut et tactile des dungeon crawlers des années 90 à la profondeur des règles de la 5e édition, le tout en temps réel.

Shadows of the Dungeon : déplacement sur grille ou en 3D libre
Le jeu propose deux façons de se déplacer, entre lesquelles il est possible de basculer instantanément. Le mode grille classique reprend le déplacement case par case et les rotations à 90 degrés, pensé pour les cartographes méthodiques, les chasseurs de secrets et les vétérans du genre. Le mode libre, plus moderne, offre un déplacement fluide en 3D à la première personne, avec la possibilité de se décaler latéralement, de tourner autour d’un adversaire et d’inspecter librement les arches et les plafonds.
Le studio revendique une approche old school, mais sans injustice : tout ce qui peut vous tuer doit pouvoir être repéré au préalable. Un piège laisse toujours un indice, une porte secrète a une raison d’être là où elle se trouve, et rien d’important ne dépend d’un jet de dés caché. Une minicarte circulaire et une carte automatique, révélée pas à pas, permettent de placer marqueurs et notes pour garder la trace des chemins, des pièges et des secrets. Les monstres, animés en 3D, patrouillent et vous prennent en chasse, tandis que de nombreux objets du décor peuvent être ramassés, lancés ou arrachés des murs.
Des combats tactiques en temps réel
Pas de barre de tour à attendre ici. Actions standard, actions bonus et réactions fonctionnent avec des temps de recharge, déterminés par la vitesse des armes et la récupération des sorts. Jets d’attaque contre la classe d’armure, jets de sauvegarde, emplacements de sorts, Métamagie et Forme sauvage (la capacité du druide à se métamorphoser) s’exécutent dynamiquement en temps réel. Le placement et la ligne de vue comptent : il faudra protéger les lanceurs de sorts fragiles en arrière-ligne, prendre à revers les brutes lourdement cuirassées et se servir des portes étroites comme goulets d’étranglement.
Les puristes du temps réel y trouveront leur compte, mais une pause tactique optionnelle peut être activée à tout moment pour planifier chaque action. Selon les développeurs, la plupart des combats se jouent avant même le premier coup : une embuscade menée discrètement, une ligne de vue sécurisée ou une réaction préparée au moment critique. Les ressources clés, comme les emplacements de sorts, les points de sorcellerie, les Formes sauvages ou les dés de vie, ne se rechargent pas au fil du temps : chaque repos au camp doit se mériter.

Des donjons piégés conçus à la main
Torment Keep est un ancien labyrinthe à plusieurs niveaux, conçu pour punir les imprudents. Il faudra fouiller les murs à la recherche de leviers dissimulés, résoudre des énigmes de runes au sol et franchir des plaques de pression au bon moment. Ponts branlants au-dessus de gouffres sans fond, aqueducs d’égouts troubles et fosses cachées sous de fausses dalles ajoutent une dimension verticale et dangereuse. Le son spatialisé en 3D permet de repérer les patrouilles ennemies, le cliquetis de mandibules d’insectes ou le sifflement d’une plaque de pression avant de tourner au prochain angle mort.

Un groupe à composer et un feu de camp à surveiller
La survie dépend entièrement de la composition et du moral de votre équipe. La création de personnages reprend le système d’achat de points pour répartir les caractéristiques, avec neuf races et douze classes classiques dotées de leurs traits issus du jeu de rôle sur table. L’aventure débute avec un groupe de quatre héros, mais il est possible de secourir des survivants pris au piège dans les profondeurs et d’aligner jusqu’à six aventuriers actifs, choisis parmi les membres de votre camp.
Les quatre héros de départ sont répartis sur trois rangs : les combattants robustes en première ligne, les armes à allonge au centre et les lanceurs de sorts à l’arrière. Les compagnons rencontrés dans les profondeurs, aventuriers perdus, mercenaires ou créatures inhabituelles, ont chacun leur passé et leur boussole morale. Leur loyauté dépendra de vos choix, qui détermineront qui vous suit sans hésiter, qui couvre vos arrières et qui finit par partir.
Le repos autour du feu de camp permet de récupérer points de vie et emplacements de sorts de haut niveau. Mais attention : installer son campement dans l’obscurité expose en permanence au risque d’une embuscade de monstres errants.

Shadows of the Dungeon bientôt sur Kickstarter
Pour financer la suite du développement, ZART Games prépare une campagne de financement participatif. La page de prélancement Kickstarter est déjà en ligne et permet d’être averti dès l’ouverture de la collecte, dont la date n’a pas encore été annoncée. Le studio italien, qui présente son jeu comme une lettre d’amour aux dungeon crawlers classiques, explique que ce soutien lui donnera les moyens de peaufiner chaque détail et de mener le projet à son terme.
Shadows of the Dungeon n’a pas encore de date de sortie et est attendu sur PC via Steam. Sa démo gratuite propose les deux premiers niveaux du donjon, la création de personnages et un affrontement final contre un boss. Elle a récemment été mise à jour en version 0.5.4, qui ajoute notamment une cinématique d’introduction en 3D.

