Hopetown, le cRPG narratif conçu par plusieurs anciens de Disco Elysium, aura bientôt sa pré-alpha jouable : Longdue la réserve aux contributeurs Kickstarter des paliers « Builder » et « Visionary », avec une mise à disposition sur Steam au plus tard en janvier 2027. Le studio dévoile dans le même temps une charte contre l’IA générative et un « Certificat de création humaine ».

Le studio londonien Longdue précise enfin le calendrier de la première version jouable de son jeu de rôle. Après une campagne participative couronnée de succès, toujours ouverte aux nouveaux contributeurs, l’équipe compte sur cette pré-alpha pour éprouver ses mécaniques auprès de sa communauté. Pour y accéder, il faut soutenir le projet sur Kickstarter à l’un des deux paliers les plus élevés, « Builder » ou « Visionary », avant le 1er novembre.
Cette version promet un contenu déjà conséquent : plus de 300 000 mots de dialogues, environ cinq heures de jeu, huit lieux intérieurs, une partie de la ville explorable en extérieur, deux compagnons à recruter, quarante PNJ (personnages non joueurs), huit minutes de musique et dix quêtes secondaires, en plus du prologue et du premier chapitre de la trame principale.

Deux nouveaux paliers Kickstarter pour Hopetown
Pour l’occasion, deux nouvelles contreparties font leur apparition jusqu’au 1er novembre. La « Quicksilver Edition », limitée à 500 nouveaux contributeurs, donne accès à la pré-alpha dans les 90 jours, inclut les avantages du palier « Builder », une tenue exclusive en jeu et l’inscription du nom du contributeur dans un journal du jeu. Plus confidentiel, le palier « Quicksilver Art Patron », réservé à 15 personnes, ajoute à tout cela un portrait personnalisé dessiné à la main par l’équipe artistique.
Les nouveaux soutiens des paliers « Builder » et « Visionary » recevront la pré-alpha via Steam dans les 90 jours suivant la fin de la campagne, soit en janvier 2027 au plus tard. Elle ne restera accessible que pendant une durée limitée, le temps de recueillir les retours. Les contributeurs qui disposaient déjà de l’un de ces deux paliers au 15 octobre 2026 l’obtiendront, eux, d’ici le 1er décembre 2026.

Les retours de la communauté au cœur du développement
La pré-alpha embarquera des versions préliminaires de plusieurs systèmes centraux, comme la publication d’articles, les interviews et la collecte de preuves, afin que les joueurs puissent directement contribuer à leur amélioration. Le choix du genre du personnage principal, prévu pour la version finale, n’y figurera pas encore.
Longdue mettra en place des outils de remontée d’informations détaillés, dont les résultats seront compilés pour faire évoluer les fondamentaux du jeu. Le studio a d’ailleurs déjà tenu compte des avis de sa communauté pour retravailler sa direction artistique, comme le montre la vidéo ci-dessous, et entend poursuivre dans cette voie avec les retours obtenus en jeu.
Une politique contre l’IA générative
En parallèle, le studio publie sur le site officiel du jeu une politique anti-IA générative. Longdue s’y engage à n’utiliser aucune IA générative pour créer les graphismes du jeu, et détaille plusieurs raccourcis auxquels recourent certaines productions du genre grâce à ces outils, en présentant à chaque fois l’équivalent réalisé par un humain.
Le document décrit également la manière dont des « preuves humaines » sont consignées à différentes étapes de la création des graphismes, de l’écriture et de la musique, pour documenter le travail itératif des équipes. Ces éléments sont réunis dans ce que le studio appelle un Certificat de création humaine (Certificate of Human Creation, ou CHC). Longdue prévoit de rendre public le modèle et la procédure de ce certificat afin que d’autres studios puissent l’adopter, et appelle à la création d’un organisme indépendant chargé d’en superviser l’application sur le long terme. Selon l’équipe, cette démarche vise à préserver les emplois et à tenir l’IA générative à l’écart de la création artistique.

Journaliste sur une île minière
Pour rappel, Hopetown se déroule sur Eastern Entre, une île minière fictive, plusieurs décennies après « The Flare », une éjection de masse coronale qui a grillé l’ensemble des appareils électroniques et de communication de la planète. C’est là que la De Luna Corporation a découvert le Quicksilver, une substance capable de reconnecter le monde. Nous incarnons Zola, jeune diplômée en journalisme, chargée d’enquêter sur les événements qui suivent une tempête ayant perturbé l’exploitation minière.
Trois approches du métier sont proposées : le Correspondant, enquêteur méthodique à l’œil aiguisé ; le Chroniqueur, arbitre des tendances et des modes ; et le Gonzo, adepte du sensationnalisme prêt à tout pour capter l’attention du lectorat. L’origine et le genre du personnage seront personnalisables dans la version finale. Les articles que nous publions, et la manière dont nous les rédigeons, influenceront nos relations, notre réputation auprès des différentes factions de l’île et le monde au-delà.

Le projet, qui approche les 100 000 ajouts en liste de souhaits, réunit plusieurs vétérans de Disco Elysium : Martin Luiga, cofondateur de ZA/UM et scénariste, qui occupe ici le poste de directeur narratif, la scénariste et éditrice Olga Moskvina, Veljo Hagu, premier développeur logiciel du jeu, ainsi que Lenval Brown, qui en était le narrateur. Hopetown n’a pas encore de date de sortie et peut être ajouté à la liste de souhaits sur Steam.
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