Children of Zodiarcs, un jeu de dés et de cartes

Captures d'écran réalisées par Moi-même.

Lancé sur Kickstarter en 2016 avec un objectif de 50 000 dollars, Children of Zodiarcs a bénéficié du soutien de 6 683 contributeurs et a récolté 259 593 dollars, soit plus de cinq fois la somme initialement demandée ! Le jeu est sorti en 2017. Véritable titre de niche, il mérite d’être connu. Je vais vous le présenter.

Les terres de Lumus

Dans cet univers, des reliques sont apparues il y a un millénaire. Ces mystérieux artefacts, appelés « Zodiarcs », confèrent des pouvoirs et des capacités à quiconque parvient à les maîtriser.

L’histoire commence dans la ville de Torus, une cité opulente où la classe aisée écrase totalement les classes les plus basses. C’est dans ce contexte qu’un petit groupe de voleurs s’introduit par effraction dans les appartements d’un noble. Parmi eux se trouve la protagoniste : Nahmi, une jeune fille, surnommée la « Flamme d’ébène »…

De superbes visuels et illustrations pour accompagner le récit

En plus de mettre en valeur ce monde et ses personnages, les images s’accompagnent d’une écriture mature. Bien qu’il mette en scène des adolescents, le scénario comporte des passages particulièrement sombres. C’est une véritable qualité : j’ai été très surpris par la tournure prise par l’histoire, surtout à partir du milieu de l’aventure. Il n’y a pas de « héros » au sens propre du terme, et certains individus se révèlent bien plus subtils qu’ils n’y paraissent.

Des combats entre dés et cartes

Les affrontements se déroulent au tour par tour, et les compétences classiques sont remplacées par un deck de cartes. Chaque membre du groupe possède ses propres cartes, qui se débloquent au fur et à mesure de la progression dans les niveaux. En plus d’être uniques, celles-ci contribuent à la narration.

Par exemple, Nahmi dispose de la capacité « Désir de vivre », qui lui permet de soigner une seule cible. Pester, quant à lui, peut aider plusieurs alliés situés sur différentes cases grâce à « Compassion ». Ces capacités reflètent ainsi la personnalité de chacun.

Il est possible de conserver un maximum de sept cartes en main. Lorsque cette limite est dépassée, les cartes situées le plus à gauche sont défaussées. Lors de l’utilisation d’une capacité, le joueur doit lancer manuellement des dés. Leur nombre est limité au début, mais jusqu’à six pourront être utilisés. Si le résultat obtenu ne convient pas, deux dés peuvent être relancés.

Ce système est très intéressant et autorise quelques manœuvres tactiques : les dés qui ne sont pas relancés peuvent malgré tout être affectés par le nouveau résultat, si bien que rien n’est totalement définitif. Chaque face a son importance, et obtenir plusieurs symboles identiques permet de bénéficier de bonus, comme une augmentation des dégâts ou une récupération de points de vie.

L’opus ne propose ni inventaire ni armes à équiper. Il est seulement possible de modifier les dés grâce à la forge. On peut remplacer l’une de leurs faces par le symbole de son choix, mais cette modification a un coût : il faut sacrifier d’autres faces de dés en réserve.

La dernière chose à savoir est que certains lieux peuvent être revisités sous la forme d’escarmouches. Celles-ci ne sont soumises à aucune limite : il est donc possible d’accumuler autant d’expérience que souhaité et de réduire considérablement la difficulté. Cela ne pose toutefois aucun problème, puisque rien n’oblige le joueur à en profiter. Cette option reste même parfaitement valable pour sécuriser et faciliter sa progression.

Que retenir ?

Children of Zodiarcs est un jeu tactique comportant une forte part d’aléatoire, mais il a la bonne idée d’abandonner les pourcentages de chance de toucher. Chaque attaque atteint obligatoirement sa cible ; en revanche, ce sont les dégâts infligés qui varient. On peut ainsi n’occasionner que le minimum de dégâts ou, au contraire, porter un coup capable d’éliminer un adversaire en une seule fois. Bien que la chance occupe une place importante, il est possible, en expérimentant avec la forge, de réduire son influence et de mieux contrôler ses actions sur le terrain.

Le jeu ne propose qu’une poignée de quêtes secondaires et aucune véritable exploration. Nous sommes sur des rails du début à la fin. Il n’y a ni marchand ni inventaire. La conclusion laisse présager une suite. Peut-être arrivera-t-elle un jour… En attendant, Lumus nous laisse avec de nombreuses questions !

Où se le procurer ?

Disponible sur gog.com ainsi que sur Steam.

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