The Witcher 3 : Blood & Wine – Test 2

Ce test a été écrit par Dagon et publié à l’origine sur le site Dagon's lair. Avec l'aimable autorisation de l'auteur.

Note de l'auteur
09.5/10
Note RPG
09/10

Seconde et dernière extension de l’excellent The Witcher 3, Blood & Wine se propose d’emmener le joueur dans la contrée de Toussaint, un décors très méditerranéen où la culture de la vigne et la production de vins sont les facteurs principaux de la prospérité de ses habitants.

Commençant comme la plupart des quêtes de Sorceleur, notre ami Geralt se trouve invité (certains diraient convoqué) par la duchesse locale afin de régler une histoire de monstre tueur de nobles. Ce sera alors l’occasion pour le joueur de découvrir cette toute nouvelle région dans laquelle se déroulera la totalité de l’aventure. On commencera par en prendre plein la rétine ! Fini les bourbiers sanglants, fini les sommets enneigés, Toussaint se composera de collines verdoyantes, de vignes à perte de vue sous un ciel bleu éclatant, alors que les rayons du soleil illuminent la campagne et joue dans les frondaisons (on se sentirait presque l’âme poétique).

L’ensemble de l’aventure se déroulera en effet sur fond de luxe, de noblesse et d’exploitation vinicole prospère, avec un ton résolument plus léger que dans le jeu de base et surtout par rapport au premier DLC. A Toussaint, princesses et preux chevaliers cherchant à briller et à conter fleurette seront le quotidien du Sorceleur, ce qui est un changement radical et plutôt bienvenu dans ce monde souvent très glauque. Rassurez-vous, The Witcher ne se transforme pas pour autant en jeu gentillet béni oui-oui. Si les sujets abordés sont souvent plus légers, le quota de pourritures, de manipulations et de comportements nauséabonds sera atteint sans problème.

Le scénario, comme de l’accoutumée avec CDProjekt Red sera de très haute volée, une fois de plus surprenante de réflexion, profondeur et de richesse, amenant des réflexions subtiles, notamment sur l’éducation et la part de l’expérience acquise par l’éducation dans le comportement des personnes. Par rapport au jeu principal, on perd peut-être un peu en implication personnelle du personnage, facteur de changements radicaux dans le monde, mais on gagne grandement en subtilité et en finesse dans la manière de traiter la quête principale. Le scénario est tout sauf manichéen, et les dialogues sont surprenants de non-dits et de choix, tout en nuances dont les méandres et la perception du joueur quant aux événements dépeints feront changer le comportement des protagonistes et l’issume de l’histoire.

Je crève d’envie de spoiler l’histoire, vous l’aurez compris, mais je vais arrêter-là les références au scénario. Sachez qu’outre un scénario de haute volée, le DLC Blood & Wine se payera le luxe, tout comme le premier DLC de proposer quelques nouveautés mis à part son aspect graphique et d’ambiance totalement inédit (et très réussi).

Tout d’abord il sera possible au joueur d’avoir une propriété, véritable propriété viticole qu’il sera possible de décorer et de restaurer moyennant finances (le housing est à la mode…). A côté, il y aura également une possibilité d’accéder à des armures de Grand Maître Sorceleur, ainsi que l’option de rechercher une toute nouvelle armure spéciale, la Manticore, avec toutes les quêtes qui vont avec.

Du côté des compétences, le déblocage de mutations, sortes de « super » pouvoirs, débloquera à l’aide de mutagènes certains effets de sorts ou de combat accrus, ainsi que la possibilité d’avoir quelques compétences supplémentaires. Enfin, avec ce dernier DLC, on voit l’apparition d’un nouveau type de cartes de Gwent propre à Toussaint, ajoutant encore des tactiques à cet excellent minijeu.

Voilà donc pour Blood & Wine, une seconde extension incontournable, clôturant avec brio la saga de The Witcher. Cette dernière réserve quelques toutes petites surprises sur la fin, et se permet même de briser subtilement le 4ème mur dans les dernières lignes de dialogues. On finit donc un an après son premier lancement, par désinstaller le jeu, non sans un petit pincement au cœur, mais avec une certitude : celle d’y revenir un jour afin de revivre cette fantastique aventure.

Graphismes et sons : 5/5 – De nouveaux décors magnifiques, non seulement pour la région de Toussaint, mais aussi un autre endroit « surprise », le tout entièrement au service de l’histoire.
Interface de combat : 4/5 – Pas de changement, c’est un peu plus traditionnel que le premier DLC, mais toujours aussi efficace.
Scénario : 5/5 – Une quête principale de très haute volée, toute en subtilité.
Jouabilité (fun) : 5/5 – Magique !

Dagon
Dagon
Joueur de RPG occidentaux, fondateur et responsable du site Dagon's Lair depuis 1998.
S’abonner
Notifier de
guest
0 Commentaires
Inline Feedbacks
View all comments

Articles récents

TESTS ALEATOIRES

Survive the Fall

MISE EN BOUCHE (Version fin du monde) « Trois copains qui s'avancent sur une ligne n'ont besoin de personne, ni de la nature, ni des dieux »....

Legends of Aethereus

On était complètement passé à côté de la campagne de Legends of Aethereus sur Kickstarter qui avait pourtant été validée il y a un an. Il...

Orcs and Elves – DS

La Nintendo DS n'est peut-être pas la première plateforme à laquelle on pense quand il s'agit de dungeon crawler. Pourtant la console portable a quelques...
Seconde et dernière extension de l’excellent The Witcher 3, Blood & Wine se propose d’emmener le joueur dans la contrée de Toussaint, un décors très méditerranéen où la culture de la vigne et la production de vins sont les facteurs principaux de la prospérité...The Witcher 3 : Blood & Wine - Test 2
0
Envie de laisser un commentaire ? x