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Hard to be a God

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Hard to be a god est la création des développeurs Burut qui ont déjà réalisé Kreed et Ubersoldier, softs qui n’ont pas révolutionné le monde du jeu vidéo. Ils ont aussi créé Golden land, un JDR qui n’est jamais arrivé jusqu’à chez nous. Edité par Akella qui se sont chargés aussi de Sabotain (non pas lui !!) et Metalheart (euh !) et distribué en France par Nobilis, Hard to be a god est-il le hack’n’slash ultime ? Hack’n’slash ? Ils ont fait une erreur sur la boîte ?

Parce que permettez moi d’en douter. Un hack’n’slash est un jeu dans lequel on tape des créatures par milliers et dans lequel on grobilise son personnage. Dans Hard to be a god – résumons par HTBAG– il n’y a rien de cela. Donc il faudra penser à revoir vos slogans messieurs les commerciaux parce que c’est tout faux. Mais reprenons depuis le début.

Forcez vous un peu ……

Après installation du jeu et lancement, on s’aperçoit que le moteur graphique date quand même par rapport aux ténors du moment. Du 1280×1024 maximum (ndlr : en trifouillant le fichier config.ini dans le dossier d’installation du jeu, vous pourrez augmenter la résolution) avec comme seules options le bloom, les ombres et le sang. Cela fait un peu léger, mais au moins cela permettra de faire tourner le jeu sur des petites configurations. Enfin petites, si on veut? parce que si vous regardez la configuration recommandée ci-dessus, il faut quand même une belle bête pour le faire tourner.

La partie lancée, on se frotte à l’angle de vision du jeu qui est du même style que Neverwinter nights. Une caméra bloquée avec un angle de vue de trois quart de haut. Du coup, le champ d’action de la vision est trop réduit. La caméra se positionne mal, surtout lorsque vous êtes entourés par des hauts reliefs : en ville, il arrive que vous ne voyez plus votre personnage mais le toit des maisons. Gênant, surtout en plein combat. Il est aussi impossible de zoomer très près pour voir le détail des visages. A noter que même avec un moteur poussiéreux et certaines textures moches ou peu adaptées, les décors sont riches et l’eau a un joli reflet, mais c’est bien tout.

Ensuite, il faut savoir qu’il n’y a pas d’introduction au jeu. La partie commence directement dans un fort dans lequel vous allez pouvoir faire vos débuts. Il faut se replier sur le manuel d’utilisation pour trouver une description d’une dizaine de lignes qui ne permet vraiment pas de se plonger dans l’univers des frères Strugatski dont est issu le scénario. Vous ne les connaissez pas ? Moi non plus. Alors après recherches, « Il est difficile d’être un dieu » est paru en France en 1964. Ils ont aussi écrit d’autres romans qui ont servi de base à d’autres jeux vidéo tel que Galactic Assault ou encore Stalker.

Mais reprenons la partie : Nous voici à gérer un avatar dont on ne connaît pas grand chose mais qui, d’après ce que l’on peut lire dans le manuel, vient d’obtenir son diplôme de l’Académie des Renseignements Généraux et qui va partir en mission pour l’empereur et découvrir ses origines et son destin. Il n’y a donc pas de création de personnage, ce qui limite encore plus votre immersion. Vous prendrez celui que l’on vous donne. Heureusement que durant l’aventure, grâce à l’expérience, vous pourrez le faire évoluer. Mais cela reste maigre : A chaque niveau on vous donnera 1 point à attribuer entre 3 catégories d’armes et quelques points à répartir dans les 5 compétences qu’ils possèdent – endurance, santé, diplomatie, guérison et arme de portée.

Sachant qu’au niveau 30 vous aurez 10 dans les trois catégories d’armes le maximum possible, pas la peine de réfléchir davantage dans votre stratégie d’évolution de personnage. Pareil pour les compétences. De toute manière sachez que vous n’atteindrez jamais ce niveau car le jeu sera fini avant. Il n’y a pas de magie ou d’incantation dans cet univers que l’on pourrait situé à l’époque de notre Moyen-âge. Et vous vous orienterez forcément vers les armes au corps à corps car les armes de portée sont inutilisables en courant et de plus il vous faut des munitions….


La partie est bien lancée et le didacticiel est très clair. On quitte le fort, on part à l’aventure pour se retrouver dans un univers hostile dans lequel sont disséminés des brigands et des loups souvent seul ou par deux. Le jeu est difficile car il offre très peu de potions de soin dans cette première région du monde. Alors vous finirez peut être comme moi, ivrogne :
Bah oui, à défaut de choux-fleurs ou de baies qu’il aurait été sympa de cueillir pour récupérer des points de vie, la seule solution est de rendre visite au tavernier pour qu’il vous propose une bière qui bien logiquement vous rend des points de vie. Et comme à chaque fois que vous lui parlez, il vous en propose une, vous êtes attiré par l’envie d’en récupérer tout un lot en prévision. Finir bourré ou mort, le choix sera vite fait. Pourtant des plantes, vous en trouverez sur les morts et en parcimonie dans certaines régions, mais pas au début de l’aventure.

En chemin, on rencontre un paysan qui s’est fait voler ses vaches. Alors on décide de l’aider pour une petite quête secondaire pas bien compliquée. De plus, en ouvrant la carte de la région, on s’aperçoit qu’un gros point bleu indique la quête des brigands et qu’un gros point rouge indique la quête principale. Dommage que l’on nous prenne par la main et qu’il n’y ait pas besoin de réfléchir. Ha, la nuit tombe. Le temps passe vite dans ce jeu. Alors on pense à se coucher. Malheureusement, on ne peut pas. Donc comme d’habitude, je râlerai envers les développeurs qui nous montrent que leur jeu gère la nuit, mais pas le sommeil. Quel intérêt ?

On pourrait se croire dans un hack’n slash car on croise des créatures. Mais déjà les combats sont longs et il faudra plus d’un coup pour tuer des ennemis. Ces derniers sont éparpillés et peu nombreux sur la carte. Alors on se ballade, en récupérant les trophées des morts pour les revendre au marchand et avoir un petit pécule pour acheter des équipements plus puissantes. Equipements variés, avec des bonus qui permettent d’augmenter la qualité de vos armes ou de vos armures. Mais on est loin des milliers de possibilités d’objet que l’on peut trouver dans les hack’n’slash, ce qui nous permet de conclure que HTBAG n’est définitivement pas de cette catégorie.

Et puis on continue de souffrir avec des temps de chargement ou de sauvegarde élevés, pas autant que The Witcher, je vous rassure. Cela reste dans les plus ou moins 10 secondes. Pire, lorsque vous cliquez sur un corps ou un commerçant, il y a un temps d’attente d’une ou deux secondes pour voir apparaître l’inventaire. Inventaire qui vous permet de porter un certain nombre d’objets mais qui se limite au bout d’un moment sans que vous ne sachiez pourquoi.

Alors vous irez voir le marchand du coin pour revendre vos surplus, avec un échange durant lequel vous devrez déplacer à la souris chaque objet de votre inventaire à celui du marchand (qui a dit Dungeon Lords ?). Archaïque et usant à force. L’interface est donc aussi très mal fichue et même s’il y a un bouton qui permet de ranger vos affaires ou encore de les voir classer par catégorie, les informations sur chaque objet apparaissent lentement en passant la souris dessus. De plus on vous parle de la force à avoir, mais il n’y a pas de caractéristiques force alors comment cela marche. Non, non le manuel ne vous aidera pas…..

On poursuit la mission pour s’apercevoir qu’en fait les dialogues avec les PNJ se résument à de simples phrases toutes faites durant lesquelles on va cliquer sur la barre espace pour avoir la suite. Votre personnage se cantonne à une seule réponse et les rares possibilités vous renverront à la même réponse. Pourtant, le discours peut varier selon votre déguisement, j’y reviendrai plus tard, ou selon votre valeur en diplomatie. Par exemple, si votre diplomatie est plus élevée, votre récompense pourra être plus élevée, mais cela reste minime.

La quête principale reste donc d’une linéarité affligeante, tout comme les quêtes secondaires sont basiques : tuer les bandits, ramener des bijoux, transporter des tableaux, éliminer une personne, accompagner des PNJ…. Alors on suit l’histoire en se concentrant sur les combats et où le scénario veut nous emmener. Lorsque vous allez quitter le faubourg d’Arkanar, vous vous retrouvez non pas sur une carte du monde mais sur une région nommé le débarcadère. S’il est possible de communiquer avec les PNJ, ici et là, sachez que dès votre départ sur le sentier, vous allez vous faire attraper par un groupe armé.

Le pire c’est que vous n’aurez même pas le choix du combat, vu que votre capture est automatique. Autant vous dire qu’ainsi, vous aurez des passages obligés et donc si cela propose des rebondissements dans l’histoire, vous ne vous sentirez pas forcément l’homme (ou la femme) de la situation. Et cela continue de bout en bout avec une jolie carte générale mais qui souvent n’est pas accessible comme cela. Ces nouveaux lieux se débloquent au fur et à mesure avec ces longueurs de dialogue sans que vous ne puissiez rien y changer.

De plus, il n’est pas rare que dans une même région vous soyez obligé de faire et refaire le même chemin car il existe des points d’entrée et de sortie. Alors les ballades à pied sont parfois longues. Il est même parfois impossible de quitter la région, tant que la quête principale ne s’est pas débloquée ou tant que ce n’est pas le moment voulu.

Enfin, la quête principale est courte. Il m’aura fallut 18 heures pour la finir sachant que j’ai très largement utilisé le destrier. Donc si vous prenez votre temps, effectuez les quêtes annexes, marchez à pieds pour tuer tout ce que vous trouvez, doublez, voir triplez la durée de vie. S’il existe plusieurs fins au jeu, elles n’apparaissent qu’à la dernière minute du jeu et correspondent à des textes à l’écran, donc elles n’ont aucun intérêt. Cela aurait été sympathique de pouvoir poursuivre un peu plus, mais il semble que les développeurs aient manqué de moyens.

Enfin, la fin du jeu signifie la fin de la partie, car il est totalement impossible de poursuivre avec son avatar à un niveau de difficulté supérieure sachant que cela n’existe pas. Dommage car j’aurai bien aimé faire les quêtes annexes. On oubliera pas un certains nombres de bugs qui existent : certains vous bloquent dans le décors empêchant des PNJ de vous suivre. Il vous faudra alors relancer une partie pour pouvoir poursuivre.

Vous verrez peut être la lumière ……

La facture est salée et passé ce cap difficile, il est bon de chercher les bons côtés du jeu et heureusement il y en a : d’abord ce jeu offre la possibilité de se déguiser. Ainsi vous pouvez trouver des vêtements de différentes catégories. Il y en a six au total en plus du costume de mercenaire par défaut. Si vous vous habillez avec au minimum 5 vêtements d’une même catégorie sur les six que vous pouvez porter, vous êtes rattaché à celle-ci et les PNJ agiront différemment avec vous.

Habillé en mercenaire dans un camp de bandits et c’est le combat assuré, habillé en voleur et vous n’avez plus rien à craindre. Les voleurs ne s’intéressent plus à vous, sauf si vous les agressez. Il est donc intéressant de pouvoir jongler avec les différents costumes selon votre entourage, même si les possibilités restent primaires. A noter aussi que vous ne pouvez pas changer de costume comme vous le souhaitez. Il faut absolument que personne ne vous voit.

Ce côté infiltration est intéressant et permet parfois de mener certaines quêtes sans user de violence. Si les créatures sauvages sont la plupart hostiles, les groupes de PNJ armés pourront s’attaquer entre eux lorsque vous les croiserez et vous pourrez aider l’un des deux camps. On a donc pas l’impression d’être le centre du monde sachant que vous croiserez moult rixes dans lesquelles vous ne serez pas obligés d’intervenir.

Tout comme Oblivion et Two Worlds, vous aurez l’occasion de trouver des chevaux. Il sera donc possible d’acheter un destrier et de combattre à cheval. La gestion de la monture est simple et il vous est même autorisé de sauter avec votre bête, saut qu’il réalise avec plus ou moins de succès par dessus certaines barrières. Malheureusement, comme ses confrères, la gestion du cheval n’est pas simple, surtout en combat monté. Il faudra tourner autour de votre adversaire et cela vous donnera parfois le tournis.

Sachez aussi que lorsque vous prenez des coups, vous partagez les dégâts avec votre monture. Le cheval, tout comme vous, a une endurance. S’il est trop fatigué, il marchera au pas, le temps de récupérer. En tout cas, il est conseillé d’avoir une monture, car le chemin à pied est parfois très long. En effet, les régions sont grandes et il n’y a qu’une entrée par région s’il existe plusieurs sorties possibles comme je l’ai dit précédemment.

Les combats sont sympathiques. Il y a une touche pour sortir votre épée et ensuite c’est très simple : clic gauche pour frapper, clic droit pour faire une attaque spéciale et clic du milieu pour empaler un adversaire à terre et le tuer d’un coup. Il faut rajouter à cela une touche parade, là même que celle du saut du cheval mais qui n’est pas précisée dans le jeu. Ainsi, il faudra vous placer face à vos adversaire en position de défense pour placer votre attaque au bon moment.

De même la position de défense ne protège pas des attaques dans le dos, ni des archers sauf avec un bouclier. Autant vous dire que si vous ne la jouez pas fine, vous risquez de mourir rapidement en explosant votre souris de clics incessants, ce qui ne sert à rien car il y a une autre donnée qu’il ne faut pas oublier : A chaque fois que vous frappez avec votre arme, vous perdez de l’endurance. Et si cette dernière tombe trop bas, votre avatar s’arrête et se repose, prenant alors tous les coups sans pouvoir réagir. Enfin, une barre d’assassinat augmente au fur et à mesure et lorsqu’elle passe à fond, vos dégâts sont multipliés par deux.

Mais cette barre diminue si vous ne frappez pas ou s’annule si vous rangez votre arme. Des combats donc, qui, même s’ils se montrent simples, se savourent avec prudence. Car s’ils sont faciles à gérer à un contre un, cela devient une autre paire de manche lorsque vos assaillants sont plus de deux, ce qui viendra au fur et à mesure que vous avancerez dans le jeu. Il est même parfois plus prudent de fuir pour éviter une attaque que de foncer dans le tas. Tout cela donne une autre dimension au jeu qui vous montre que vous êtes mortel. Heureusement les supers attaques permettent de s’en sortir plus facilement. Et on se plaît à tester telle ou telle technique, selon l’arme que l’on a en main. Sachez que le jeu est de plus en plus facile au fur et à mesure de votre périple.

Si le texte est traduit convenablement, les voix elles sont en anglais, ce qui n’est pas un mal lorsque l’on connaît la traduction CATASTROPHIQUE de Two Worlds. Notre héros n’est pas doué de la parole. On suppose donc qu’il est muet. On peut quand même l’entendre lors de cinématiques ingame et lorsqu’il parle avec un PNJ nommé l’Etranger. Il y a une tonne de dialogues de bonne qualité et la musique est tout à fait convenable.

L’histoire commence dans la campagne, vous passerez ensuite les cinq prochaines heures dans la ville d’Arkanar à suivre votre quête et là vous aurez très peu de combat. Un jeu qui se rapproche d’un Baldur’s Gate ou d’un Gothic dans le rythme des combats par moment et qui cause énormément. Le scénario est intéressant et riche en rebondissements, même si on a plus l’impression de le subir que de le vivre. Un combat automatique en cinématique durant lequel vous êtes fait prisonnier, ou tuer (?). Cela vous donne l’impression d’être dans un film interactif que vous ne maîtrisez pas.

Certains dialogues, ou plutôt lecture, durent près de cinq minutes pendant lesquelles on vous explique l’intrigue. En fait, on a l’impression d’être pris par la main tout le long du scénario principal, si on fait exception des quêtes annexes, mais cela permet aussi de ne pas se perdre. De plus, l’histoire même si elle démarre dans un environnement médiéval est futuriste, ce qui donne au jeu un air d’OVNI dans les RPG vidéos. Il n’y a donc pas de magie dans ce monde mais vous trouverez des armes, on va dire de science fiction. Elles sont bien présentes car c’est dans la logique, mais proposées au compte goutte donc presque là pour faire jolies.

Le moteur graphique a beau être poussif, l’environnement reste convenable. Il y a toujours des petits détails en plus partout sur les cartes et l’interaction avec l’univers est convenable. Les hameaux ressemblent à de vrais villages avec des PNJ invulnérables qui vaquent à leurs occupations tel des automates, mais aussi avec leur basse-cour et leur linge. Et les châteaux sont monstrueux et tous différents. Les régions ne se dévoilent à vous qu’au fur et à mesure que le scénario avance, mais au bout d’une dizaine d’heures vous aurez accès à pas mal de régions sur la carte principale et cela vous permettra de retourner dans des lieux que vous avez entrevu et que vous souhaitez explorer plus en profondeur.

De plus, dans les jardins il est possible de récupérer des légumes pour vous soigner quoique cette possibilité semble inachevée. Pourquoi ne pas avoir permis au joueur de ramasser sur le sol tout ce que l’on peut trouver chez le marchand ? Champignons, fleurs, légumes. Ou encore de pouvoir occire poulets, cochons et vaches pour récupérer victuailles et donc points de vie. En tout cas, ce côté là du jeu n’est pas assez exploité.

Au fond du couloir.

Pour tout vous dire, ce jeu, même avec toutes ses maladresses, je l’ai bien apprécié. Même sans introduction pour se mettre plus facilement dans le bain, même si le moteur graphique n’est pas au top et que la linéarité du scénario peut paraître lourde, passer les cinq premières heures de jeu qui sont ultra dirigistes, j’ai poursuivi l’aventure avec plaisir. Peut-être parce que ce jeu se montre simple et efficace : un jeu de rôle pour néophytes.

Peu de caractéristiques, un inventaire varié mais pas en abondance, un combat technique à quatre touches (c’est mieux qu’Oblivion ou Two words faut dire) et une histoire principale fléchée pour ne pas se perdre. Un jeu pas prise de tête, qui se joue comme on déguste un livre dont on suit le cheminement sans pouvoir s’écarter du sentier, même si pourtant il est possible de faire quelques écarts dans la forêt du coin. Dans tous les cas, on restera sur sa faim car il manque de consistance. Le combat contre le boss final est à l’image du jeu : trop simple, trop court et trop facile pour finir.

Hard to be a god n’est absolument pas un hack’n’slash comme précisé sur la boîte. C’est un RPG avec de l’action qui manque d’envergure et possède beaucoup trop de défauts. Il n’empêche que le scénario original des frères Strugatski tient la route, même si les développeurs ont suivi une linéarité affligeante qu’il vous faudra subir.

Il possède des atouts, mais noyés sous des tonnes de défauts. Un jeu qui, s’il peut vous attirer après tout ce qui a été dit, se boucle en une vingtaine d’heures, le temps d’attendre un RPG un peu plus consistant. Alors comment savoir si le jeu vous plaira ou non ? Le plus simple est encore d’installer la démo et de voir si le courant passe.

+ Scénario original
+ Univers original médiéval avec un soupçon de futuriste
+ Déguisement avec infiltration
+ Combat simple et efficace

Note testeur 06 sur 10

– Moteur graphique dépassé
– Scénarisation linéaire et passages obligatoires au début
– Quêtes annexes rares et trop simples
– Manque d’immersion au début du jeu
– Jeu difficile au début et trop facile à la fin
– On ne peut pas dormir !! mais le jeu gère le jour et la nuit
– Pas un hack’n’slash !!

Avant tout aller dans le répertoire d’installation et *:\Program Files\Nobilis\Hard to be a God\TBB par exemple pour trouver le HardToBeGod.ini rempli de petit caractères.
– Ensuite faite une copie et renommer la en HardToBeGod.ori.ini au cas ou.
– Chercher « alias game_camera » vers la fin du fichier.
– Remplacer par :
alias game_camera ( camera_angle_min 5 ) ( camera_angle_max 45 ) ( g_control_mod 1 ) ( g_camera_focused 1 ) ( camera_distance_min 3 ) ( camera_distance_max 27 ) ( g_select_leader_only 1 )

Vous aurez une camera qui se positionnera enfin face a votre visage mais pas complètement et un zoom arrière plus lointain.

Pour faire des changements, allez dans votre profil, votre nom, puis ouvrez le fichier local.
A la seconde ligne mettez :
g_width 1600
g_height 1200
vous aurez le jeu en 1600×1200 (j’espère que vous avez une bonne machine).

g_difficulty_level 3.000000
Vous pouvez changer le mode de difficulté en mettant 3 par exemple.

World of Warcraft – Avis

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Dire que World of Warcraft est un des jeux de rôles en ligne les plus attendus est un euphémisme. Après de nombreuses previews plus qu’élogieuses dans les journaux, des annonces tapageuses, la seule certitude pourtant était que Blizzard était passé maître dans l’art du marketing.

Autant le dire tout de suite, ce jeu n’est pas le titre entièrement révolutionnaire que certains annonçaient. Il n’est cependant pas dépourvu d’attraits, et sa réalisation sans faille en font un des meilleurs du genre.

Graphiquement, si la vue est l’habituelle vue 3D du dos du personnage, Blizzard a choisi d’orienter le style visuel du jeu assez « cartoon » et les personnages, ainsi que les décors, sont assez caricaturaux. Cette représentation graphique, inhabituelle, nuit à mon avis un peu à l’immersion dans le jeu et fait paraître les photos d’écran un peu dépassées graphiquement. Mis à part l’intro somptueuse, les décors, quoique variés et de toute beauté, laissent un peu dubitatifs au vu de la concurrence actuelle (Everquest 2).

Les choix lors de la création du personnage sont très vastes, et le joueur aura le choix de jouer toutes les races de cet excellent jeu de stratégie qu’est Warcraft 3, depuis l’humain jusqu’au mort-vivant, en passant par l’orc, le Tauren et j’en passe. Les professions, propres à chaque race, donneront un style particulier au jeu en fonction de la race/profession choisie.

Concernant les combats, toujours rien de révolutionnaire là-dessus. On attaque l’ennemi en cliquant une fois dessus, puis, pendant le combat, des pouvoirs ou coups spéciaux seront disponibles. Ce n’est pas extraordinaire, mais habituel dans ce style de jeu. C’est plutôt quant à la jouabilité, aux quêtes et à la finition du jeu que tient la grande qualité de World of Warcraft.

Dès l’arrivée dans le monde du jeu, le personnage sera confronté à une multitude de quêtes, au début simplistes (ramener mois 10 dents de tigres, …), puis plus complexes au fur et à mesure de l’avancement du personnage. On se sentira très vite impliqué au niveau de l’histoire et du scénario global. Un grand soin a été apporté afin que le joueur ait toujours des quêtes à effectuer et soit toujours guidé pendant sa progression pour découvrir le monde et son propre personnage. Ces quêtes pourront être partagées très simplement entre les membres du groupe si le joueur décide de s’allier avec d’autres joueurs, et il en a tout intérêt !

L’interface est intuitive et d’une grande simplicité de fonctionnement. C’est vraiment un exemple à suivre dans le genre. Question jouabilité il en est de même. Une foule de détails a été étudiée avec soin, et tout ce qui pouvait donner un côté répétitif aux jeux de rôles en ligne a été amendé. Pour l’artisanat par exemple, lorsqu’il s’agit de fabriquer 50 objets avec des matières premières, il suffit de lancer la fabrication en demandant d’en fabriquer le nombre désiré, et le personnage va s’affairer jusqu’à ce que la quantité désirée soit faite. Les voyages, fastidieux sur d’autres produits concurrents, ont été largement simplifiés, puisque des dirigeables gobelins parcourent le monde en tous sens, et vous permettent de rejoindre les destinations les plus éloignées en quelques minutes.

Je ne vais pas rentrer dans les détails, mais tout ce qui touche à la jouabilité, au fun, a visiblement été testée avec soin. Un joueur occasionnel pourra trouver son bonheur en effectuant les courtes quêtes disponibles aux environs du village où il se trouve. D’autre part, un joueur pouvant se permettre de longues sessions de jeu pourra goûter aux longues « instances privées », où il pourra vivre une aventure scénarisée entière, dans un donjon privé dédié uniquement à son groupe.

Bref, vous l’aurez compris, si World of Warcraft n’est peut-être pas la révolution annoncée, il s’agit d’un jeu peaufiné à l’extrême, afin que l’interface et les contraintes liées au jeu de rôle en ligne ne soient plus des obstacles au plaisir de jeu.

Pour conclure, je dois avouer avoir été très favorablement impressionné par le beta test. Le jeu me semble dès à présent bien plus finalisé que nombre de produits commercialisés à ce jour. C’est la première fois que j’accroche à nouveau autant pour un jeu de rôle en ligne depuis Ultima Online. … et pourtant j’en ai testé !!! Même s’il n’atteint pas la complexité de ce dernier, il est avant tout axé sur le fun et l’accessibilité, ce qui ne peut que plaire au plus grand nombre. Un jeu à conseiller sans risque de décevoir !

Graphismes et sons : 3/5 – Interface de combat : 3/5 – Scénario : 4/5 – Jouabilité (fun) : 5/5

Shadow Vault

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Annoncé comme le nouveau FalloutShadow Vault, réalisé par une petite société russe paraît au premier abord prometteur. En effet, celui-ci reprend une jouabilité tour par tour, dans un monde post apocalyptique.

L’introduction du jeu est bien sympathique et laisse présager le meilleur. D’un style légèrement rétro, avec une voix off bien sentie, celle-ci nous montre des extra-terrestres belliqueux déclenchant un holocauste afin d’asservir l’humanité. Le monde n’est qu’un champ de ruine radioactif, et c’est là que vous intervenez, général d’un groupuscule de la résistance.

L’inspiration de Fallout est évidente, et que ce soit le scénario ou l’interface, tout rappelle son illustre prédécesseur. Malheureusement la comparaison s’arrête là. Dès le lancement de l’interface et du jeu proprement dit, et après quelques tours de jeu la chose devient évidente. Il ne s’agit pas d’un jeu de rôle, contrairement à ce qui indiqué sur la boite ou sur le site Internet, mais plutôt d’un jeu tactique au tour par tour, avec des personnages aux caractéristiques évolutives. Visuellement très proche de Fallout, qui date tout de même de plus de 10 ans, le jeu se limite à des missions scénarisées tel Fallout Tactics.

Malheureusement, très rapidement on perçoit les limites du moteur de jeu et des choix de design que les auteurs ont fait. Le jeu reste constamment en tour par tour, même dans les moments où ce mode est inutile (pas très pratique pour déplacer de nombreux personnages lorsqu’il n’y a pas de combat) et les objectifs sont donnés au cours des missions, par les dialogues avec certains personnages disséminés sur un niveau.

Je ne vais pas m’étendre sur les problèmes d’interface, peu lisible et pas intuitive, sur le manque d’options dans les combats (impossible de se baisser, de ramper, de modes de combats agressif, défensif, etc…). Shadow Vault pourra éventuellement contenter des joueurs fanatiques du genre, en manque et ayant fini tous les autres jeux du même style. Il est clair que les jeu de combat en tour par tour se font très rares et Shadow Vault serait susceptible de combler ce vide. Pour les autres, passez votre chemin, ou préférez l’excellent Fallout Tactics ou encore d’autres jeux du genre, comme le très beau mais difficile Hammer & Sickle.

Graphismes & Sons : 1/5 (sauf l’intro)
Interface : 2/5
Scénario : 2/5
Jouabilité (fun) : 1/5

Omega Syndrome (avis)

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Je profite de la sortie de la version 2.0 d’Oméga Syndrome, afin d’écrire ce test de ce petit jeu de rôles sans prétention.

Inspiré de la mythologie inspirée par  » X-File « , le jeu se veut contemporain, et le scénario est un classique des œuvres de science fiction : Vous êtes agent spécial qui enquête sur un petit village dont les habitants sont devenus soudainement étranges et se sont coupés du monde. L’intérêt du gouvernement sur ce village est d’autant plus grand qu’à côté se situe une base militaire qui réalisait des expériences sur les extraterrestres. Malheureusement votre survol de la zone finira en crash et vous êtes alors livré à vous même…

omegasyndrome[1]

soyons clair, ce ne seront pas les graphismes qui feront date dans l’histoire du jeu vidéo. Sa représentation isométrique est correcte, sans plus et n’est pas sans rappeler le bon vieux Fallout qui remonte maintenant à quelques années. La jouabilité est elle aussi très similaire et les combats se déroulent tour par tour au fur et à mesure de l’exploration de la ville et de la base militaire. Il est un peu dommage que pour des raisons de programmation les zones de combat soient un peu petites et ne permettent pas vraiment de stratégie digne de ce nom.

Si le jeu est clairement orienté combats, le scénario ne sera pas en reste, et de combat en combat, d’exploration en exploration, le joueur découvrira petit à petit l’univers étriqué et malsain du jeu. Bref c’est pas mal du tout et assez accrocheur !

Si Oméga Syndrome reste inférieur à ses inspirateurs (Fallout 1 & 2), il reste néanmoins un excellent petit jeu sans prétention, bien agréable à jouer.

Bref, un jeu à essayer (la démo est en téléchargement libre sur le site officiel).
Graphiques & sons :
2/5
Interface de Combat : 3/5
Scénario : 4/5
Jouabilité (fun) : 3/5

Anito : Defend A Land Enraged – avis

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Peu de personnes ont entendu parler d’Anito, et pour cause ! Développé par un studio aux Philippines, le jeu n’est, pour l’instant, disponible à l’achat que sur Internet, depuis le site officiel des développeurs. C’est donc sans me faire d’illusion que j’ai installé ce jeu, à priori de toute petite envergure. Je me trompais totalement.

Le jeu est profondément ancré dans le folklore philippin et se déroule dans un pays d’Asie du 16ème siècle, sous le joug d’un empire colonial.Graphiquement les déplacements se font vu de haut, avec un moteur 3D isométrique de bonne facture. Les textures sont parfois de qualité inégales, mais une grande attention a été apportée aux détails, et certains paysages sont de toute beauté. Les musiques, différentes selon les endroits visités, sont très bonnes, quoique parfois un peu trop présentes lorsqu’on passe plusieures heures au même endroit. Le joueur aura la possibilité d’incarner un des deux enfants d’un ancien de la tribu des Mangatiwalas, partis à la recherche de leur père disparu. Et c’est là que le jeu trouve tout son intérêt.

A la quête principale se grefferont de nombreuses missions annexes, assez complexe, qui impliqueront nombre de protagonistes. De plus, l’histoire et surtout les quêtes annexes se dérouleront de manière totalement différente en fonction du personnage joué. On a l’impression de pouvoir jouer deux rôles différents d’une même histoire. Le côté innovant du jeu ne s’arrête pas là. La magie sera basée sur le principe des « chakras », points du corps pour lesquels certains pouvoirs seront attribués, ainsi qu’un certain niveau de pouvoir. C’est à la fois original et intéressant. Le développement du personnage se fera par l’attribution de points de caractéristiques et de compétence acquis à chaque niveau.

Les combats, quand à eux, sont en temps réel, sans pour autant être destructeurs du bouton de la souris (les attaques continuant tant que les boutons de la souris sont enfoncés). L’interface est parfois un peu embrouillée, mais on finit par s’y habituer. Les déplacements ne sont pas toujours très faciles, puisqu’ils se font à l’aide du clavier. On aurait préféré un système de déplacement à la souris avec un système de pathfinding. Mais bon… on passe facilement l’éponge sur ce petit problème d’ergonomie, lorsqu’on voit la grande qualité du scénario, et de ses quêtes secondaires. L’interaction avec le monde est, elle aussi fort sympathique. Tel un jeu d’aventure, certains objets pourront se combiner entre eux, puis être utilisés avec certains outils du décors. Cela passera de la recette de cuisine, à la confection d’objets de quêtes. La touche « tab » permettant d’identifier les éléments du décors avec lesquels le joueur pourra interagir.


Pour conclure, je dois dire qu’Anito est pour moi la véritable bonne surprise. Il s’agit vraiment d’un excellent jeu, qui gagne à être connu par tous les amateurs de jeux de rôles innovants, et qui offrira de nombreuses heures de plaisir pour un prix modique (20 $).


Graphismes et sons : 3/5
Interface de Combat : 2/5
Scénario : 4/5
Jouabilité (fun) : 4/5

Everquest : Ruins of Kurnac & Scars of Velious – Avis

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Everquest, depuis la sortie de ses deux add-ons et son énorme succès, méritait bien un nouveau test remis au goût du jour !

Techniquement, même si le jeu est assez joli, le moteur 3D commence sérieusement à vieillir et certains décors sont assez fades. Heureusement, les effets de sorts sont tout bonnement magnifiques. Par contre, Velious (le nouveau continent apporté par Scars of Velious) est plus joli que le reste du monde avec des cavernes de glace, des dragons…

La jouabilité est assez basique, plusieurs vues sont disponibles, mais la vue subjective est la meilleure. L’interface de base est complète, mais ne permet de jouer qu’en 640*480 (et c’est assez horrible), heureusement une vue en plein écran avec des menus transparents existe (jouable jusqu’à de très hautes résolutions), mais il faut connaître les raccourcis claviers de base !

Add-ons compris, le jeu comprend 13 races, 14 classes, 16 divinités. En montant de niveau, le personnage peut se spécialiser dans des « skills » pour le combat, la magie ou même l’artisanat.

Le jeu se déroule comme un jeu de rôle traditionnel : donjon, XP, trésors, donjon plus gros, … Mais la grande communauté de joueurs a servi à développer l’aspect roleplay et à faire vivre le monde de Norrath, même si certains joueurs ne connaissent pas encore le sens du mot « roleplay » !

Le système de magie bien que très simple est extrêmement efficace et les sorts assez beaux. Les combats sont gérés semi-automatiquement et un système permet d’évaluer ses ennemis (en se basant sur un code de couleurs, allant du vert au rouge) pour ne pas se lancer dans des attaques suicidaires quand on ne connaît pas encore bien le jeu.

Le monde est très grand, surtout depuis les 2 add-ons qui ont ajouté 2 continents gigantesques dont un (Velious) servant de zone de chasse pour les très hauts niveaux (dragons, géants des glaces…).

Même si les débuts du jeu sont assez laborieux (passage très lents de niveaux, peu d’équipement, obligation de rester près de la ville pour ne pas se faire tuer…), dès le niveau 6 vous commencez à totalement entrer dans le jeu, à pouvoir explorer les continents, faire des groupes (le groupe qui est d’ailleurs indispensable à la survie à haut niveau) et là, dur de décrocher !

Pour finir le réseau est parfait, très peu de lags même sur des serveurs parfois bondés de plus de 2500 joueurs et avec un ping très élevé. Plusieurs serveurs sont disponibles dont des serveurs entièrement PvP (player vs player) avec des guerres entre les races ou les factions.

Maintenant, il ne reste plus qu’à attendre le nouvel add-on « Shadow of Luclin » qui apportera 1 nouvelle race, 1 nouveau territoire (Luclin, la lune de Norrath) avec plus de 25 nouvelles zones, etc. et surtout un moteur 3D complètement refait, et le résultat à la hauteur des moteurs graphiques des concurrents (DAoC…) !

Graphismes (3D) : 2/5 – Technique Internet : 4/5 – Interface de Combat : 2/5 – Jouabilité (fun) : 3/5

Ultima Online : Age of Shadows – Avis

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 Je ne présenterai plus l’ancêtre du jeu de rôle online Ultima Online (voir le test), Après la réécriture du moteur de jeu en 3D avec Third Dawn, la soi-disante extension cyberpunk Blackthorn Revenge qui n’ajoutait rien au jeu, les graphismes d’AOS se sont bien améliorés et les modèles 3D ont été superbement refaits, surtout en ce qui concerne les personnages.


 Comme précédemment, le jeu reste en gros le même, avec, on peut le déplorer, la même introduction au jeu, le scrolling saccadé qui commence bien à dater (à quand la version 2.0 du moteur ?), et le manque chronique de quêtes dans le jeu. Cependant, Age of Shadows a donné accès à un nouveau monde, Malas, surtout destiné à recevoir de nombreuses maisons, dorénavant entièrement customisables, mais également au donjon Doom. Autre nouveauté, deux nouvelles classes de personnages, Paladin et Nécroman basés sur leurs compétences et leurs pouvoirs respectifs, les uns basés sur une magie nécromantique, avec ses composantes particulières et l’autre sur des pouvoirs basés sur les dons faits aux temples.

 Ces classes s’intègrent et complètent bien les personnages actuels. Autre nouveauté, les objets magiques sont entièrement redéfinis, ainsi que les critères de magie, basés sur les scores de résistance au feu, à l’électricité, au froid, qui apparaissent immédiatement lors de l’examen d’un objet… De même, des mouvements de combat spéciaux font leur apparition. Le système complexifie le jeu en le rendant également plus intéressant. A un tel point que les vétérans d’UO comme moi qui relancent leur abonnement se trouveront totalement perdus au début. Cela dit  Age of Shadows est une mise à jour qui révolutionne un peu Ultima Online pour ceux qui le connaissaient et le rend, à ce jour, bien plus complet et complexe que les concurrents du marché…. et pourtant j’ai testé tous les derniers du genre… de plus en plus beaux, mais de plus en plus « basiques ».


 J’espère voir un jour une sérieuse mise à jour du moteur de jeu. Celui-ci date vraiment ! Avec le système de faction, ainsi que les nombreuses possibilités de métiers, Ultima Online reste le jeu de rôle online le plus complet du marché, même s’il a tendance à oublier de plus en plus son héritage et son histoire basée sur la série des Ultima, et c’est dommage.

Graphismes et sons : 4/5 – Interface de Combat : 5/5 – Technique internet : 2/5 – Jouabilité (fun) : 4/5


Anito: Defend a Land Enraged

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👉 PRESENTATION : Voir ci-dessous
👉 SORTIE : 22 novembre 2003
👉 TEST
👉 NEWS

Anito : Defend a Land Enraged est un RPG basé sur la mythologie et le folklore philippins, développé par Anino Entertainment, une société de jeux vidéo indépendante basée à Manille , aux Philippines . Il est sorti le 22 novembre 2003 sur Microsoft Windows .

Anito : Defend a Land Enraged est le premier jeu vidéo entièrement conçu et produit par une équipe de développeurs philippins. Ce jeu a marqué un tournant et a donné naissance à l’ industrie du jeu vidéo aux Philippines.

Le gameplay d’ Anito : Defend a Land Enraged est axé sur le combat et l’exploration. Les joueurs parcourent le monde ouvert du jeu à l’aide du clavier et de la souris. Ils peuvent affronter différents types d’ennemis en utilisant un arsenal varié comprenant des épées, des boucliers et des armes à distance. Les joueurs peuvent également interagir avec des personnages non-joueurs et accomplir des quêtes pour progresser dans l’histoire et débloquer de nouvelles compétences et de l’équipement.

Outre les combats et l’exploration, Anito : Defend a Land Enraged propose divers autres éléments de gameplay, comme la résolution d’énigmes et la gestion des ressources. Les joueurs doivent collecter des ressources et fabriquer des objets pour survivre et progresser dans le jeu, et ils peuvent également améliorer les capacités et l’équipement de leur personnage au fil de leur progression.

Anito se déroule au XVIe siècle sur l’île de Maroka, en Asie. Maroka est ravagée par des conflits internes et par des envahisseurs en armure venus d’une contrée lointaine, qui transforment peu à peu l’île en colonie de leur monarque. Datu Maktan, chef de la tribu Mangatiwala et principal artisan de la paix, disparaît mystérieusement. Ses enfants, Agila et Maya, doivent le retrouver et rétablir la paix fragile que leur père a patiemment préservée avant que les forces antagonistes ne déchirent le pays.

Neverwinter Nights – Avis

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Réalisé par Bioware, Neverwinter Nights est un jeu de rôle bien particulier, qu’il est difficile de classer comme étant un jeu solo ou online, puisqu’il peut être les deux. Ce jeu a été clairement réalisé dans l’optique de parties multijoueur online, l’aventure solo proposée étant rajoutée au moteur de jeu multijoueur. Graphiquement en 3D vue de haut, le jeu est agréable à regarder, et la musique d’ambiance est prenante. L’interface et le système de combat, quoique basé sur la 3ème édition des règles d’AD&D est assez ressemblant à la série des Baldur’s Gate, à la différence que l’on ne gère qu’un seul personnage.

L’interface est très ouverte et permet de créer nombre de raccourcis. Disons le tout de suite, l’aventure solo fournie avec le jeu est intéressante, mais reste d’un intérêt un peu limitée comparée au mode multijoueur. Et là, c’est l’extase ! Le jeu est en effet fourni avec un éditeur de modules très puissant, qui permet de créer ses donjons avec une grande facilité, mais aussi avec un système permettant de gérer des aventures jusqu’à 64 joueurs simultanés.


On peut jouer en collaboratif, en compétition, mais également comme autour d’une table : un maître de jeu et les joueurs. Grâce aux outils fournis avec le jeu, une multitude de modules d’aventures ont fait leur apparition sur Internet. Il y en a pour tous les goûts : action, roleplay, modules de mondes persistants… On peut prendre son pied à construire des donjons immenses, ou tout simplement charger un des modules disponibles sur le net, et se faire une virée dans un scénario avec un copain.

Bref, un jeu sympathique pour les solitaires, mais surtout un incontournable pour les adeptes du vrai jeu de rôle multijoueur ! En plus, on n’a pas fini d’y jouer avec tous les modules qui sortent !!!

Graphismes et sons : 4/5 – Interface de combat : 5/5 – Scénario : 3/5 (module de base), ?/5 autres modules, selon le module ! – Jouabilité (fun) : 3/5 (solo) 5/5 (multi)

Note testeur 08 sur 10

Mistmare – Avis

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Une idée de scénario digne d’un bon livre : 1996 dans un monde alternatif, l’Europe est restée médiévale, et une partie du monde est couverte par une brume qui engendre des démons maléfiques… Avec une vue 3D du dos du personnage, des décors somptueux, Mistmare semblait très prometteur…

Jusqu’à ce que je commence à y jouer. La première chose qui frappe au premier abord, est la prise en main cataclysmique de l’interface du jeu. Le personnage se déplace mal, le contrôle de la caméra est médiocre et l’interface est aussi logique et intuitive qu’une machine gnome. Après quelques heures de combat avec la chose, j’ai pu juger du reste. La progression du personnage est assez originale, chaque chapitre du jeu permettant un certain nombre d’actions prédéfinies au personnage, qui permettront au joueur de le faire évoluer comme il l’entend. Ainsi, un chapitre permettant huit progressions permettra de lire cinq fois le même livre, faire trois entraînements à l’épée par exemple.

C’est original et… bizarre. Hmmm en toute franchise ce n’est pas génial. Les combats sont également très mal gérés. Pour finir, le scénario, qui parait excellent ne se manifeste que par des pages et des pages de texte donnant prétexte à l’exploration du monde. Bref, ce jeu aurait pu être grandiose au vu de son scénario et de sa qualité graphique, mais sa jouabilité d’un niveau abyssal en fait une horreur. Quel gâchis !


Graphismes et sons : 3/5
Interface de Combat : 1/5 (bof, bof, bof)
Scénario : 4/5 (sans doutes excellent mais bon…)
Jouabilité (fun) : 1/5 (…argh !)

Gothic 2 – Test 2

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Gothic 2

Deux ans… il aura fallu attendre deux ans après sa sortie en anglais pour que Gothic 2 fasse l’objet d’une sortie en France, et d’une traduction en français. On ne peut que remercier Bigben Interactive pour avoir cru au potentiel de ce jeu en France. La boite du jeu fait mention d’un jeu de rôle mythique, et c’est le cas. Pour ceux qui ne connaissent pas cet univers, il est un peu dommage de débarquer directement sur le second opus du jeu (Gothic 1 n’étant jamais sorti en France). Cela dit, même si le scénario du second est dans la continuation du premier, l’histoire qui se déroule reste totalement indépendante. Si vous avez l’opportunité de mettre la main sur Gothic 1 en version anglaise, sachez qu’un excellent patch de traduction en français est disponible sur le Dagon’s Lair. Vous pouvez d’ailleurs vous référer à mon test de l’époque, ce qui vous donnera une bonne idée de la bête.

Le premier opus était une surprise immense au vu de sa grande jouabilité, de la liberté offerte au joueur, de son scénario, bref, de sa grande qualité. Le second offre encore plus de liberté, plus de quêtes et un aspect non-linéaire fort appréciable.Le monde dans lequel le joueur évoluera est d’une richesse extraordinaire. La plupart des personnages ont leurs propres activités en fonction de l’heure, du jour ou de la nuit, le ciel se couvrira de temps en temps et des orages éclateront, mais plus impressionnant encore, certaines parties du mondes changeront au fur et à mesure du déroulement du scénario. On est loin du côté statique d’un Morrowind par exemple.

Graphiquement le jeu est en 3D, avec un moteur qui, selon les critères de 2005, datent un peu, mais qui restent très détaillés et très réussis. Il est clair qu’on est loin des prouesses graphiques des cartes vidéo de dernière génération, mais les graphistes sont loins d’être des amateurs et l’ambiance visuelle sera très prenante. Côté son, les musiques du jeu sont de toute beauté, et les bruitages adaptés.

L’interface du jeu reste, comme dans le premier, très déroutante au début, mais elle a été subtilement et intelligemment améliorée et finit par devenir, au bout de quelques heures de jeu une seconde nature. Le système de combat en temps réel reste simple, avec des combats basés sur le choix et la synchronisation des coups portés. La bonne dextérité du joueur est utile, mais pas fondamentale. Question difficulté, les combats proposent un challenge raisonnable, mais il appartiendra au joueur de savoir remettre à plus tard l’exploration d’un endroit et ne pas insister lors de la rencontre d’un monstre trop difficile à vaincre. Le monde de Gothic est impitoyable et le sentiment d’insécurité est grand, …surtout au début !

Le scénario quoique assez classique, est adulte et intéressant et, s’il suit un principe directeur, est principalement non linéaire et subira de sérieuses variations en fonction de la guilde et des décisions du joueur. Celui-ci, en fonction de la guilde qu’il rejoindra suivra une formation spécifique et aura le choix entre Paladin, Chasseur de Dragons (guerrier) ou Mage du feu. Côté gestion et évolution du personnage, la série Gothic propose un mélange de niveau et de points de compétences qui seront à utiliser pour apprendre certains mouvements de combats, artisanats ou autres.

Concernant la version française, il est peut être dommage que les voix n’aient pas été traduites, mais le sous-titrage est d’excellente qualité et cela permettra aux non anglophones de suivre cette aventure d’une richesse rare sans problèmes… ou presque. En effet, la version française distribuée en magasin ne gère pas la souris à la base, ce qui peut se révéler extrêmement frustrant et va sans aucun doute ternir la réputation en France de la série. Cependant l’activation de la souris pourra se faire par une petite manipulation (enableMouse=0 dans Gothic.ini)ou plus simplement par le patch officiel. D’autre part, au niveau des points négatifs, on peut déplorer que certaines parties du jeu aient été un peu bâclées : on constate la disparition des mages de l’eau présents dans Gothic 1… mais ceux-ci seront réintégrés par le pack d’extension « La Nuit des Corbeaux » attendu pour le 17 juin… 🙂

Enfin qui aime bien châtie bien ! Pour conclure, et vous l’aurez compris, j’ai adoré Gothic 2, même s’il est légèrement inférieur au premier du nom au niveau de son scénario. A l’époque de la sortie de Gothic 1, nombre de fans ont défini ce jeu comme étant « ce qu’aurait du être Ultima 9« . La série Gothic est devenu un véritable phénomène dans son Pays d’origine (l’Allemagne) et a eu une excellente presse sur les sites dédiés aux jeux de rôles d’outre-atlantique. C’est, pour tout amateur de jeu de rôle, un incontournable, un chef d’oeuvre dont l’éclat est d’autant plus grand au vu de la médiocrité des derniers jeux de rôles en solo sortis l’année passée. Pour moi, la série des Gothics est appelée à devenir une référence du genre tel Ultima.
Graphismes et sons : 4/5 (moteur ancien)
Interface de combat : 3/5
Scénario : 4/5
Jouabilité (fun) : 5/5

Asheron’s Call 2 – Avis

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Avec Asheron’s Call 2 c’est un peu le retour du Messie, à son époque Asheron’s Call 1 avait fait figure de proue du jeux Online, et son successeur semble vouloir prendre la relève…


Le monde de Asheron’s Call 2 n’a rien de très poétique, Dereth est effectivement un monde dévasté par une guerre sanglante. A l’issue de cette guerre le chaos se mit à régner, des créatures monstrueuses ont poussé les habitants de Dereth à se réfugier dans des abris magiques construits par Asheron. Désormais une nouvelle ère est venue, le monde est de nouveau habitable. Il est temps de le reconstruire et de le reconquérir en le protégeant des légions infernales menaçant quiconque ayant quitter les Refuges….

L’interface, très bien élaboré permet aux joueurs débutants de faire leur premier pas facilement, de nouvelles options apparaissent et d’autres déjà existantes sont simplifiées et complétées (ainsi la carte du monde indique désormais clairement les points de téléportation ). L’interface de combat peut un peu dérouter les débutants mais se révèle en faite très simple et bien pratique ( à la manière de certains jeux console des coups spéciaux apparaissent à certains moments du combat, nécessitant un bon timing…).

Au niveau des graphismes Asheron’s Call 2 se révèle être une petite merveille, les effets de sorts sont magnifiques, et surtout les animations de personnage sont quasi parfaites, les paysages chaotiques ne sont pas non plus bâclés et nous permettent de nous plonger encore plus dans l’ambiance (attention tout de même aux petites configurations qui risquent d’avoir bien des problèmes). L’ambiance sonore est quand à elle un peu « molle » les musiques souvent douces ne correspondent pas toujours à l’évènement actuel.

Pour ce qui est de son scénario il est bien difficile de se fixer: la trame évoluant tous les mois, les joueurs découvriront le scénario au fil des déroulements de leurs quêtes, le trouvant parfois prenant et d’autre fois ennuyant…. Ceci est dû en partie au fait que le jeux a été pensé en grande partie pour le PvP…

On peut aussi regretter parfois un temps de réponse un peu lent de la part des serveurs, mais ce petit problème est vite oublié lorsque que l’on sait que Asheron’s Call 2 propose des serveurs entièrement Français ( merci Microsoft ), les serveurs étant de grande capacité il n’y a pas des heures à attendre avant de pouvoir rejoindre un serveur auparavant plein. Le système de jeu est lui aussi bien pensé, le jeu simplifié semble pourtant parfois destiné uniquement aux débutants ( pas de classe à choisir, ni de points de compétence à répartir lors de la création de son personnage ), chose qui peut parfois rebuter les puristes des jeux de rôle.


Le bilan est tout de même satisfaisant, on a attendu Asheron’s Call 2, maintenant on l’a et on est loin d’être déçu, des graphisme magnifiques, une communauté de joueurs Français bien présente et un suivi de jeu parfait de la part de Microsoft. Le jeu n’est pas non plus exorbitant au niveau de son prix ( le prix d’achat du jeu reste standard et l’abonnement est de 12 € par mois plus un mois gratuit ).Quoi qu’il en soit, voici un MMORPG bien réalisé et très accessible qui ravira aussi bien les fans du premier que les nouveaux arrivants.

Graphismes et sons : 4/5 – Interface de Combat : 4/5 – Scénario : 3/5 – Jouabilité (fun) : 4/5