5 sur 5

Star Wars : Knights of the Old Republic II : The Sith Lords – Avis de Khayrhalt

VERSION SWITCH :

Vous vous en doutiez, je me devais de parler de la réédition de KOTOR II : The Sith Lords. On pourrait faire un peu la même chronique qu’il y a deux jours, d’ailleurs. Sauf que comme dans toute bonne série, il y a des rebondissements.

Tout d’abord, comme pour KOTOR I, ce KOTOR II n’a pas eu de sortie physique officielle. Il a fallu attendre des mois pour que Limited Run produise les cartes de jeu et les envoient chez les personnes qui, tout comme moi, l’avaient réservé. Heureusement, pendant cette attendte Aspyr – l’éditeur de cette version Switch -, a communiqué sur un DLC absolument bouleversant nommé mystérieusement « Restored Content » (contenu restauré). Il s’agissait en fait d’un DLC gratuit proposant de nouvelles missions, une fin améliorée, des dialogues remaniés…

Et ces ajouts auraient en fait été des éléments supprimés lors du développement original du jeu. Une sorte de director’s cut. Les fans étaient dingues et avaient enfin une raison suffisante pour acheter ce portage qui ne faisait sans cela que lisser les textures du jeu et rajouter des bugs. Je tiens à signaler en passant que les bugs de KOTOR I sur Switch ont en partie été résolus avec une mise à jour permettant… de tricher en fabriquant des objets de quête. Bon oublions ces choses fâcheuse et concentrons-nous sur KOTOR II et son DLC qui déchire. Ou pas, puisqu’il a été annulé abruptement par Aspyr. Youpi.

À part les bugs (à nouveaux corrigés en grande partie par des patches) et les graphismes améliorés, KOTOR II est KOTOR II, rien de plus. Il reste donc un grand jeu, qui mérite largement d’être fait, mais doit également supporter le poids des ans et les changements d’habitudes de gameplay des joueurs. À vous de voir si cela vous convient. Pour ma part, je suis rapidement repartis dans l’espace infini – ou presque.

VERSION PC, Xbox :

On ne prend pas les mêmes, mais on recommence. Un an et demi après la sortie de Star Wars : Knights of the Old Republic, sa directe suite arrive dans les bacs. Oui, c’est rapide, mais il faut battre le beurre tant qu’il est noisette (ou un truc du genre). Cette fois-ci, BioWare a laissé le bébé à un nouveau studio : Obsidian. Mais bon, vous les connaissez déjà puisqu’il s’agit d’anciens de chez Black Isle. Alors côté RPG, y’a du background…

Autant le dire tout net, il s’agit très clairement d’un KOTOR 2. Heu… Attendez… C’est bien ce qui est marqué sur la boîte, donc les gens devraient être contents, non ? Eh bien non. Les gens ont reproché à KOTOR 2 de trop ressembler à KOTOR. Et à vrai dire, c’est assez vrai. Tout est identique : narration, combats, menus, graphismes… Rien n’a bougé, et pourtant un an et demi s’est écoulé. Alors, est-ce à cause d’une production trop rapide ? Ou trop fainéante ? Ou tout bonnement parce que c’est une suite (qui se passe seulement cinq ans après les événements du premier opus) ?

Souffrez que je m’en cogne avec prestance et force, parce que ce Star Wars : Knights of the Old Republic II est un excellent titre. Il n’innove pas ? Je m’en tamponne. Bon, j’accorde à ses détracteurs le fait qu’il soit un peu répétitif au niveau de certaines quêtes, mais bon sang, la quête principale est grandiose. D’ailleurs, ces mêmes détracteurs l’ont en fait terminé en pleurant, cachés sous leur oreiller de plumes d’oie.

KOTOR II, c’est ce genre de titre que l’on veut détester parce qu’il représente tout ce que l’on reproche aux autres « 2 » : la copie du 1. Sauf que ça ne fonctionne pas, car KOTOR II est un excellent RPG qui ne demande qu’une chose : des bisous. Plein.
Je ne mets cependant pas plus de 18, car en toute objectivité j’aurais apprécié un sursaut graphique ou un je-ne-sais-quoi de fabuleux. Mais KOTOR II se contente d’être excellent, et c’est déjà pas mal.

PS : Avis partagé avec l’aimable autorisation de Gérald Khayrhalt Mercey, rédacteur en chef de RPG Magazine.

Zemymy
Zemymy
Administratrice du site. Correctrice et rédactrice de news. The boss of the modération.

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