Project Cloud Games, jeune studio coréen, et son éditeur Perp Games lancent aujourd’hui The Relic : First Guardian sur PC et PlayStation 5, après six ans de développement pour ce tout premier jeu du studio. Les versions Xbox Series et Nintendo Switch 2 suivront plus tard dans l’été.
The Relic : First Guardian est proposé au prix de 49,99 €, sans réduction de lancement. Les sous-titres sont disponibles en français, mais sans doublage ; seul l’anglais bénéficie d’un doublage complet. Aucune démo n’est proposée pour l’essayer avant l’achat.
Un souls-like inspiré du folklore coréen : Le jeu se déroule à Arsilthus, un royaume autrefois prospère transformé en terre dévastée après la destruction de la Grande Relique. Dans le silence qui a suivi, des murmures subsistent : ce sont les Reliques, des fragments chargés des émotions et des souvenirs de ceux qui ont vécu avant. En tant que dernier espoir d’Arsilthus, le joueur doit les retrouver pour honorer leur mémoire et raviver le monde.
Côté gameplay, le jeu se distingue par un système où l’endurance n’est jamais consommée par les attaques et reste réservée à la défense et à l’esquive, tandis que les sorts fonctionnent par temps de recharge. Plutôt que du loot aléatoire, chaque arme et armure du jeu est un exemplaire unique doté de sa propre histoire, à découvrir parmi cinq types d’armes et douze arbres de compétences exclusifs. Plus de 70 effets passifs liés aux Reliques permettent de façonner son propre style de combat, que les joueurs devront éprouver face à près de 80 boss, chacun porteur d’une tragédie personnelle.
Un accueil des joueurs très négatif : Le lancement se fait toutefois dans la douleur côté retours des joueurs : les évaluations Steam affichent un statut « très négatif », avec seulement autour de 30% d’avis positifs au moment de la publication de cet article. Les critiques professionnelles vont largement dans le même sens, entre Metacritic et OpenCritic très en dessous de la moyenne, certains testeurs allant même jusqu’à le citer parmi les pires jeux de l’année.
Les griefs les plus fréquemment relevés concernent l’optimisation : chutes de framerate, ralentissements et micro-freeze, y compris sur Steam Deck, options graphiques très limitées sur PC, et absence de reconfiguration des touches. Le design des boss est également pointé du doigt, beaucoup les décrivant comme de simples « éponges à dégâts » se ressemblant les uns les autres plutôt que de véritables affrontements mémorables. S’ajoutent des problèmes de caméra, des dialogues jugés sans vie qui interrompent les commandes du joueur à l’écran, et des PNJ jugés datés visuellement. Plusieurs joueurs indiquent d’ailleurs avoir demandé un remboursement après seulement quelques dizaines de minutes de jeu.
Un premier patch dès le lancement, un troisième prévu lundi : Face à ces retours, l’équipe a réagi rapidement : deux correctifs ont déjà été déployés depuis la sortie, avec notamment des améliorations sur la qualité des environnements, la densité d’exploration, la progression des événements, le combat, les monstres, l’implémentation des voix et la localisation. Un troisième correctif est d’ores et déjà annoncé pour lundi. Perp Games assure vouloir accompagner ce premier jeu du studio sur le long terme, avec des améliorations continues à venir.



