Oui, c’est un titre pompeux, on vous l’accorde. Oui, nous aurions pu être moins affirmatifs, mais nous revendiquons notre spécialité dans cette catégorie de jeux et nous l’affirmons : Nous allons traiter des meilleurs RPG occidentaux solos de tous les temps !
Sur Internet, on trouve moult articles du même style, basés sur la subjectivité de leurs auteurs qui proposent même des jeux qui ne sont pas des RPG, mais des dérivés, comme des action-RPG. Eh nous, on parle RPG toute l’année, alors il paraissait évident qu’avec le contenu de RPG que nous possédons sur le site, de vous proposer une liste ! Et contrairement aux autres, nous nous baserons sur un outil objectif unique que l’on a créé il y a plus de 10 ans et qui nous a permis de quantifier cette notion de RPG.
Mais attention, il ne s’agit pas des meilleurs jeux auquels vous avez joués, mais des meilleurs RPG ! Explications :
Posons d’abord les bases de ce Panthéon
C’est en 2012, chez Feu RPGFrance, que votre serviteur a eu l’idée d’une nouvelle grille de notations pour les jeux que nous testions. En effet, les rédacteurs de l’époque étaient accusés de manquer d’objectivité à chaque fois qu’ils sortaient un test avec une note reflétant leur goût. Mais peut-il en être autrement ? Un auteur donne une note à un titre selon son ressenti, mais aussi son vécu, son état d’esprit, ses goûts, sa psychologie, voire sa philosophie. Il est donc évident qu’il est difficile de donner une note universelle à un jeu qui conviendrait au monde entier. Et c’est pour cela que certains sites suppriment tout simplement cette valeur, pour ne pas se mouiller, ou éviter les conflits. Mais à partir de là, comment peut-on définir un palmarès des meilleurs RPG ?
La seule solution pour éviter cet écueil était tout simplement de ne plus définir la note d’un jeu par la subjectivité d’un testeur, mais de définir une note qui tiendrait compte du contenu RPG, et que l’on obtiendrait, quel que soit le testeur, à l’identique à partir de critères précis. Ainsi, les fonctionnalités et le contenu du RPG – comme la personnalisation de son héros, la réalisation des quêtes, ou l’évolution de l’équipement ou de l’avatar – seraient mises en avant au lieu de la qualité des graphismes, la durée de vie ou encore le plaisir de jouer du testeur.
Cette grille a été créée et discutée entre une dizaine de rédacteurs en se basant sur les RPG existants de 2012. Après plusieurs essais, entre testeurs, on obtenait la même note à 0.5 près. Parce qu’il est plus facile d’avoir la même réponse à la question objective : « Peut-on personnaliser son avatar ? » qu’à la question subjective : « Aimez-vous la direction artistique ? » C’était donc un outil viable.
Définir ce qu’est un « RPG »
C’est ainsi que depuis 2012, sur feu RPG France, puis sur RPG Jeux vidéo, sur de nouveaux ou d’anciens titres, nous proposons deux notes différentes : celle du testeur, note subjective, et celle du contenu de RPG (dont la grille est visible ici), note objective. Alors oui, comme vous le constaterez, un jeu qui a de 17 à 20 points dans cette grille obtient aujourd’hui 10/10 parce qu’on ne peut pas remettre à jour chaque titre sans pouvoir le tester de nouveau en entier en transformant les notes, qui étaient sur 5, puis sur 10. Mais honnêtement, doit-on tout refaire ? Y-a t’il vraiment beaucoup de différences entre un jeu qui dispose de 17 ou de 20 critères rôlistiques ?
Du coup, certains lecteurs vont nous poser une autre question : Un RPG qui a 9 ou 10/10 en notion de RPG est-il un bon RPG ? Eh bien non ! Certains joueurs l’encenseront, alors que d’autres le rejetteront. Donc les notes des testeurs peuvent être tout autres. Mais on retombe sur la subjectivité ce chacun. Et dans cet article, on n’en veut pas.
Le Panthéon des meilleurs RPG : La liste
Voilà, l’introduction était longue, mais elle était nécessaire pour comprendre la philosophie de cette liste de titres à retenir. Libre à vous de considérer que l’on se trompe, même si nombreux sont les rédacteurs qui ont validé cette notation, mais quand vous allez découvrir les titres de ce Panthéon, même si vous ne les appréciez pas, vous ne pourrez pas les répudier devant leur richesse rôlistique.
Voici donc, par ordre alphabétique, les jeux qui ont 9 ou 10/10 en note RPG :

Arcanum : Engrenages & Sortilèges
Arcanum : Engrenages et Sortilèges (Arcanum: Of Steamworks and Magick Obscura en version originale) a été développé par feu Troika Games et édité en août 2001 sur PC par Sierra Entertainment . C’est un RPG en vue isométrique jouable en temps réel ou au tour par tour. Arcanum est le croisement improbable de la magie et de la technologie, propre aux mondes steampunk. En effet, l’histoire prend place pendant la révolution industrielle, alors que l’utilisation de la magie est en régression.
Et s’il obtient une bonne note auprès des joueurs, ce n’est pas pour rien au vu de ses qualités rôlistiques. On retiendra par exemple des dialogues limités selon l’intelligence de votre avatar et des interactions accessibles complètement différentes selon vos caractéristiques. On pourrait se dire que ce jeu est injouable aujourd’hui. Détrompez-vous, des mods permettent de l’adapter à nos configurations modernes, et il existe des patchs correctifs réalisés par la communauté.

Baldur’s Gate,
Baldur’s Gate II,
Baldur’s Gate III
Lorsque j’ai acheté Baldur’s Gate en janvier 1999, je n’aurais pas parié un franc sur ce cRPG. En effet, il fallait plus de 20 minutes pour l’installer sur nos PC de l’époque, grâce aux 5 CD-rom inclus dans la boîte, et le titre était bourré de bugs. Il aura fallu attendre le siècle suivant avant que le titre devienne ce qu’il est devenu : un jeu stable et surtout avec un support adapté pour des machines plus performantes avec les DVD-rom, puis plus tard le numérique. Ce titre fondé sur la deuxième édition du jeu de rôle sur table ultra célèbre Donjons et Dragons, a connu une remasterisation plutôt légère qui a déçu les anciens : Baldur’s Gate Enhanced Edition. Et pourtant, elle était en quelque sorte parfaite pour tourner sur les PC d’aujourd’hui sans perdre en qualité.
Un RPG fantasy avec un univers gigantesque, avec des personnages secondaires charismatiques, qui offrait une grande liberté et une richesse peu égalée. Surtout qu’il était possible d’y jouer à six en coopératif avec de réels échanges entre joueurs. Le temps réel avec pause active amenait un vent de fraîcheur et les mécanismes issus du jeu de rôle sur table (furtivité, crochetage, piège …) étaient bien implantés.
Devant le succès du premier, Baldur’s Gate 2 arriva en septembre 2000. La principale préoccupation des développeurs était alors de créer une suite surpassant son prédécesseur dans tous les domaines et pouvant plaire aux fans tout en restant accessible aux nouveaux joueurs. Une version Enhanced Edition est sortie en 2013 grâce au moteur Infinity Engine, utilisé pour le premier. Et ce fut la même conclusion que pour le premier.
Baldur’s Gate III n’est sorti qu’en août 2023, grâce au studio Larian remarqué avec sa licence Divinity : Original Sin. Avec des combats au tour par tour tenant compte des environnements, des dialogues et des romances multiples, le jeu est un succès colossal qui a remporté moult prix et a conduit le studio au panthéon des développeurs de RPG. Même si les joueurs de la première heure ont pu grogner contre le système de combat, mettant de côté le temps réel avec pause active, cela fut vite balayé par la richesse des stratégies et des possibilités. Ce troisième opus est maintenant un exemple de ce qui se fait de mieux dans le monde des RPG… en attendant surement le prochain projet du studio.
Votre jeu de l’année 2023.

Cyberpunk 2077
Cyberpunk 2077 est un jeu de rôle futuriste développé et édité par CD Projekt RED, sorti le 10 décembre 2020 sur PC, PlayStation 4 et Xbox One. Se déroulant dans la mégalopole dystopique de Night City en 2077, le joueur incarne V, un mercenaire cybernétique cherchant l’immortalité digitale.
Le développement a été marqué par de nombreux reports (initialement prévu en 2019) et une sortie précipitée malgré des problèmes techniques. Le lancement fut catastrophique, particulièrement sur consoles, avec des bugs massifs, des crashs fréquents et des performances désastreuses qui ont provoqué le retrait du PlayStation Store.
Côté qualités, Cyberpunk 2077 brille par son univers immersif et détaillé, son excellente narration, ses personnages charismatiques (notamment Johnny Silverhand incarné par Keanu Reeves) et sa bande sonore remarquable. Les quêtes principales et secondaires sont particulièrement soignées.
Ses défauts incluent une IA défaillante, un monde ouvert moins vivant qu’annoncé, des mécaniques RPG simplifiées et des promesses marketing non tenues. Depuis, de nombreuses mises à jour ont considérablement amélioré l’expérience, culminant avec l’extension Phantom Liberty en 2023. Le développeur continue d’ailleurs de suivre son jeu encore aujourd’hui et prévoit un second opus.

Divinity : Original Sin 1,
Divinity : Original Sin 2
Divinity : Original Sin (2014) et Divinity : Original Sin 2 (2017) sont RPG développés et édités par Larian Studios. Le premier, financé par Kickstarter, suit deux Traque-Sources enquêtant sur un meurtre mystérieux. Le second se déroule mille ans plus tard, où le joueur incarne un Traque-Source persécuté.
Le développement du premier jeu a bénéficié d’un financement participatif réussi (près d’un million de dollars), permettant à Larian de créer le jeu de leurs rêves. Le second, fort du succès du premier, a eu un développement plus serein avec un budget plus conséquent et une sortie en accès anticipé bien accueillie.
Les deux jeux brillent par leur système de combat tactique au tour par tour exceptionnellement riche, leurs mécaniques environnementales innovantes (combinaisons d’éléments, surfaces), leur liberté d’approche totale, leur coopération jusqu’à 2/4 joueurs remarquable, et leur rejouabilité immense. Le second améliore considérablement la narration et les dialogues.
Leurs défauts incluent une courbe de difficulté parfois brutale, des quêtes occasionnellement obscures nécessitant des guides, une interface perfectible, et pour le premier, des dialogues parfois laborieux.
Le studio a su montrer toute son expérience en héritant du développement de Baldur’s Gate III qui fut aussi un succès (voir au dessus).

Drakensang : L’oeil Noir,
Drakensang : The River of Time
Drakensang : L’oeil Noir (2008) et Drakensang : The River of Time (2010) sont deux jeux de rôle développés par Radon Labs et édités par dtp entertainment. Basés sur l’univers du jeu de rôle sur table allemand « Das Schwarze Auge » (L’Œil Noir), ils se déroulent dans le monde d’Aventurie. Le premier suit un héros enquêtant sur une conspiration, tandis que le second est une préquelle explorant les origines de certains événements.
Le développement s’est relativement bien passé pour Radon Labs, cependant, le studio a fermé peu après la sortie du second jeu, mettant fin à la franchise malgré des ventes correctes en Europe, particulièrement en Allemagne où l’univers de L’Œil Noir est très populaire.
Les jeux excellent par leur fidélité remarquable aux règles du jeu de rôle papier, leur système de création de personnage très détaillé, leurs quêtes bien écrites respectant l’esprit de l’univers, et leur atmosphère médiévale-fantastique authentique. Les combats tactiques en temps réel avec pause sont également appréciables. Leurs défauts incluent des graphismes vieillissants même à l’époque, une interface parfois lourde, héritée du jeu de rôle papier, un rythme parfois lent, et une reconnaissance limitée hors d’Europe. La complexité du système peut aussi rebuter les nouveaux venus au genre.

Eschalon : Book 1,
Eschalon : Book 2,
Eschalon : Book 3
Eschalon : Book I (2007), Eschalon: Book II (2010) et Eschalon : Book III (2014) forment une trilogie de jeux de rôle old-school développée et éditée par Basilisk Games, un petit studio indépendant américain. La série suit les aventures d’un héros amnésique explorant le monde d’Eschalon, chaque épisode révélant progressivement les mystères de son passé et de l’univers.
Le développement s’est déroulé sans problème majeur, bien que l’équipe réduite de Basilisk Games ait pris son temps entre chaque épisode pour peaufiner l’expérience. Le studio a privilégié la qualité à la quantité, créant une série cohérente sur près de sept ans avec des moyens limités mais une vision claire.
Les jeux brillent par leur approche authentiquement rétro rappelant les RPG des années 90, leur système de progression libre sans classes, leur exploration récompensante, leur bande son excellente, et leur durée de vie conséquente. L’absence de DRM et la vente directe ont également séduit les joueurs nostalgiques.
Leurs défauts incluent des graphismes datés qui peuvent rebuter, une interface parfois rigide, un système de combat répétitif, et une narration parfois convenue. La série reste également de niche, s’adressant principalement aux amateurs de RPG classiques plutôt qu’au grand public.
Pas de version française pour le premier, mais le second et le troisième en ont une, faite par des bénévoles.

Fallout 2
Ce jeu de rôle post-apocalyptique développé par Black Isle Studios et édité par Interplay Entertainment, est sorti le 30 septembre 1998 sur PC. Suite directe du premier Fallout, le joueur incarne l’Élu du Village d’Arroyo en quête du G.E.C.K. (Garden of Eden Creation Kit) pour sauver sa communauté mourante dans un monde dévasté par la guerre nucléaire.
Le développement de Fallout 2 fut particulièrement tendu avec des délais très serrés imposés par Interplay Entertainment, forçant l’équipe à sortir le jeu avec de nombreux bugs et contenus inachevés. Malgré le talent de Black Isle Studios, le manque de temps a considérablement affecté la qualité initiale du produit, nécessitant plusieurs patchs communautaires non-officiels des années plus tard.
Le titre excelle par son univers riche et cohérent, son système SPECIAL profond, ses multiples solutions aux quêtes, son humour noir décapant et en même temps son ton mature, ses références pop-culturelles, et sa liberté totale d’approche morale. La bande sonore de Mark Morgan et les dialogues mémorables renforcent l’immersion exceptionnelle dans cet univers unique.
Ses défauts incluent une stabilité technique déplorable au lancement, une interface vieillissante, des combats parfois laborieux, et une difficulté mal équilibrée. Certaines quêtes restent buggées même aujourd’hui sans les patchs communautaires essentiels.

Kingdom Come : Deliverance,
Kingdom Come : Deliverance II
Kingdom Come : Deliverance (2018) et Kingdom Come : Deliverance II (2025) sont des RPG médiévaux développés par Warhorse Studios (studio tchèque dirigé par Daniel Vávra) et édités par Deep Silver. Les deux jeux se déroulent en Bohême au 15ème siècle, privilégiant un réalisme historique absolu sans magie ni fantastique.
Ils présentent de nombreuses qualités comme une reconstitution historique exceptionnelle et immersive, un système de progression authentique où Henri apprend réellement ses compétences, une narration mature et complexe, un monde ouvert magnifique, des quêtes narratives riches. Le roleplay est particulièrement réussi avec une approche unique du RPG réaliste.
Malheureusement, ils comprennent des défauts comme des système de sauvegarde contraignant dans les deux opus, de nombreux bugs techniques et problèmes de clipping, une courbe d’apprentissage très raide, des missions parfois pénibles avec des PNJ lents, un système de combat qui divisent les joueurs.
Le projet original fut financé via Kickstarter, permettant au studio indépendant de créer un RPG sans concessions commerciales. L’équipe a collaboré avec des historiens pour garantir l’authenticité, créant une singularité dans le genre RPG qui privilégie le réalisme sur l’accessibilité grand public.

Pathfinder : Kingmaker,
Pathfinder : Wrath of the Righteous
Pathfinder : Kingmaker (2018) et Pathfinder : Wrath of the Righteous (2021) sont deux jeux de rôle développés par Owlcat Games et édités par Deep Silver/Meta Publishing. Adaptations fidèles du jeu de rôle sur table Pathfinder, le premier suit un baron fondant son royaume, tandis que le second met le joueur aux commandes d’une croisade contre les démons dans les Plaies du Monde.
Le développement de Kingmaker fut chaotique, avec une sortie catastrophique marquée par d’innombrables bugs, des sauvegardes corrompues et un équilibrage défaillant. Wrath of the Righteous a bénéficié de l’expérience acquise mais a également souffert de problèmes techniques au lancement, bien que moins graves.
Les deux jeux excellent par leur fidélité exceptionnelle aux règles de Pathfinder, leur profondeur tactique immense, leurs histoires épiques bien écrites, leurs compagnons charismatiques aux quêtes personnelles développées, et leur rejouabilité énorme grâce aux multiples classes et chemins mythiques (pour le second). La gestion de royaume/croisade ajoute une dimension stratégique unique.
Leurs défauts incluent une complexité importante pour les novices, des interfaces surchargées, une courbe de difficulté brutale même en mode normal, des bugs persistants, et des mécaniques de gestion parfois fastidieuses. Les temps de chargement et l’optimisation restent également problématiques.

Space Rangers 2 : Reboot,
Space Rangers HD : A war Apart
Space Rangers 2 : Reboot (2004) et Space rangers HD : A War Apart (2013) sont deux jeux de stratégie/simulation spatiale développés par Elemental Games et édités par Fulqrum publishing. Ces jeux russes mélangent exploration spatiale, commerce, RPG, jeu de stratégie en temps réel, combat spatial et missions variées dans un univers de science-fiction où le joueur incarne un Space Ranger luttant contre l’invasion robotique des Dominateurs.
Le développement s’est déroulé sans difficultés majeures, Space Rangers 2 étant une version largement améliorée du premier épisode. HD : A War Apart est une réédition modernisée avec du contenu additionnel, développée près de dix ans plus tard pour raviver cette série culte principalement en Russie et Europe de l’Est.
Les jeux brillent par leur liberté totale d’approche (commerce, combat, exploration, diplomatie), leur rejouabilité infinie grâce à la génération procédurale des événements, leurs mini-jeux variés (RPG textuel, RTS), leur humour absurde typiquement russe, et leur univers riche et vivant. Le mélange unique de genres crée une expérience vraiment originale. Faut-il accepter la direction artistique !
Leurs défauts incluent une interface vieillotte et peu intuitive, une courbe d’apprentissage très raide, des graphismes datés, une localisation parfois approximative, et une complexité qui peut rebuter les joueurs occasionnels. De plus, le titre n’a jamais été traduit et il y a beaucoup de textes.

The Witcher,
The Witcher II,
The Witcher III
The Witcher (2007), The Witcher 2 : Assassins of Kings (2011) et The Witcher III (2015) forment une trilogie de jeux de rôle développée et éditée par CD Projekt RED. Basée sur les romans d’Andrzej Sapkowski, la série suit Geralt de Riv, un sorceleur chasseur de monstres, dans ses aventures à travers un monde médiéval-fantastique sombre et mature.
Le développement du premier jeu fut difficile pour ce studio polonais débutant, utilisant un moteur vieillissant (Aurora Engine) et souffrant de nombreux problèmes techniques. The Witcher 2 a bénéficié d’un nouveau moteur mais restait techniquement exigeant. The Witcher 3 a connu un développement plus serein, devenant l’un des plus grands succès du studio.
La série excelle par ses récits matures aux choix moraux complexes, ses personnages charismatiques et bien écrits, son folklore slave authentique, ses quêtes secondaires de grande qualité, et sa progression constante en termes de qualité technique et narrative. The Witcher III atteint des sommets avec son monde ouvert exceptionnel.
Les défauts incluent un premier épisode techniquement vieillot avec des combats répétitifs, une complexité narrative parfois rebutante pour les non-initiés à l’univers, et des mécaniques de jeu parfois datées. La série demande également un investissement conséquent pour être pleinement appréciée.
The Witcher III fut élu le jeu de l’année sur RPGFrance en 2015.

Warhammer 40 000 : Rogue Trader
Warhammer 40 000 : Rogue Trader est un cRPG avec combat au tour par tour, développé et édité par Owlcat Games, sorti le 7 décembre 2023 sur PC, PlayStation 5 et Xbox Series. Premier cRPG officiel dans l’univers de Warhammer 40K, le joueur incarne un Rogue Trader, capitaine marchand disposant d’une licence impériale pour explorer les secteurs inconnus de la galaxie avec son propre vaisseau et équipage.
Le développement s’est globalement bien déroulé, Owlcat bénéficiant de l’expérience acquise avec les Pathfinder (voir au-dessus). Cependant, comme à leur habitude, le jeu a souffert de nombreux bugs au lancement et d’un équilibrage perfectible, nécessitant plusieurs patchs post-sortie pour corriger les problèmes les plus critiques.
Le jeu excelle par sa fidélité remarquable à l’univers dark de Warhammer 40K, ses combats tactiques profonds, son système de réputation/conviction original, ses compagnons bien caractérisés, et sa gestion de vaisseau immersive. L’atmosphère sombre et l’exploration spatiale sont particulièrement réussies.
Ses défauts incluent une interface surchargée typique d’Owlcat, des bugs persistants, une optimisation technique moyenne, une courbe de difficulté parfois brutale, et une complexité qui peut intimider les novices de l’univers de Warhammer 40K. Les temps de chargement restent également problématiques.
Comme vous le constater, les RPG qui ont un contenu rolistique impostants sont peu nombreux. On imagine que vous les connaissiez tous et si ce n’est pas le cas, nous sommes heureux de savoir que vous avez découvert une pépite rôlistique. Mais peut-être que certains jeux ne vous plaisent pas. C’est le côté subjectif qui est de retour et que nous avions laisser à la porte.
Maintenant, dites-vous que les RPG qui ont une note de 7 à 8/10 sur le site, grâce à la grille des notations RPG, ne sont pas à dénigrer non plus. Ils restent de bons RPG. Mais ici, nous avons choisi de ne mettre en lumière que ceux qui possèdent le plus de critères RPG.
Retrouvez d’ailleurs la liste en constante évolution des RPG testés avec leur notation ici.
Post-Panthéon :
– Sachez également que cet article évoluera dans le temps, avec des RPG d’antan ou des nouveaux qui viendront compléter cette liste, car ne sont proposés que les jeux testés dans nos colonnes. D’ailleurs, si certains d’entre vous veulent donner une note RPG d’un jeu ancien qui a un test ou pas – vous savez depuis longtemps que le site est ouvert à la participation de tous – nous sommes preneurs, si vous tenez compte de la grille proposée bien sûr. On est ouvert à toute proposition. Un titre qui aura 9 ou 10 en note RPG sera rajouté à cette liste. A vous de jouer.
– On ne tient pas compte non plus des mods qui peuvent totalement transformer un jeu.
– Il y aura des corrections ! Car depuis 15 ans, des erreurs peuvent s’être invitées – surtout avec la refonte légère de la grille en 2025, mais cela se résume au 0.5 point près. Du coup, un RPG qui a 10 sur 10 en note RPG peut avoir en fait entre 9 et 10/10. Donc nous nous excusons par avance si cela arrive, mais comme dans un classement des records, ils peuvent changer dans le temps. Tenez-le vous pour dit. La question ne se posera pas par contre pour ceux qui ont déjà 9/10.


Super article. Par contre je ne comprend pas comment Dico Elysium a eu une note aussi haute… Certes le jeu est excellent mais il n’a pas d’inventaire , pas de cycle jour/nuit , pas de quêtes cachés , pas de monde qui change avec nos actes …
Comme je l’ai dit, il risque d’y avoir des changements dans ce classement. Si tu veux en faire la note dis-moi. Ce n’est pas moi qui l’aie évalué donc il a peut-être que 9/10. S’il a moins, on le sortira de ce classement.
Noble Archiviste , si j’aurais du le noter avec la grille j’aurais mis :
NOTE RPG : GRILLE DE NOTATION 11 / 20 – Disco Elysium
– Personnaliser physiquement son avatar 0 pt
– Personnaliser son personnage (classe) 0.5 pt
– Avoir des compétences 1 pt + qui évoluent (ou en avoir plus) 0 pt
– Avoir des caractéristiques 0.5 pt + qui évoluent ou diminuent 0 pt
– Avoir des points d’expérience 0 pt
– Avoir un ou des familier/ compagnons 0.5 pt + romance ou relations évolutives avec les PNJ ou compagnons 0.5 pt
– Système d’alignement 0.5 pt + Un système qui peut évoluer ou qui est géré 0.5 pt
– Système géré par les caractéristiques et les compétences 0.5 pt
– Equipement pour le héros 0.5 pt (armure, arme, bouclier …) + plus de 3 catégories d’affaire (bijoux, pièce d’armure,…) 0 pt
– Inventaire 0 pt + Inventaire limité par le poids 0 pt
– Héros affecté par les choses -maladie, état 0.5 pt
– Faim, soif 0 pt
– Sommeil et lit pour dormir 0.5 pt
– Plusieurs solutions pour résoudre les quêtes 1 pt
– Plusieurs fins possibles dans le jeu 1 pt
– Des quêtes secondaires basiques 0.5 pt + quêtes secondaires complexes 0 pt
– Usure de l’équipement 0 pt
– Artisanat du matériel 0 pt
– Commerce (vente) 0 pt + Commerce (achat) 0.5 pt
– Activités complétant le gameplay (crochetage, vol, …) 0 pt
– Mini-jeux ou jeux annexes 0 pt
– Monde vivant qui évolue sans vous 1 pt
– PNJ qui ont une vie sans vous (pas inerte ou en attente) 0.5 pt
– Monde interactif (contenant du loot) 0 pt (environnement qui se détruit pour trouver des choses 0 pt
– Cohérence du monde (météo, jour) incidence sur le joueur 0 pt
– Background du personnage avec incidence dans le jeu 0.5 pt
– Passages secrets ou autres fonctionnalités innovantes rolistes 0 pt
Par contre en note perso , sur 10 j’aurais mis 8. Le jeu est incroyable mais non dénué de défauts et à mon sens , trop bavard. Et sur les deux fins que j’ai eu , une est d’une nullité sans non. Même le dernier tiers est mauvais à mes yeux.
Alors il nous quitte et on va réparer l’erreur. Merci chef ! J’ai mis à jour les tests de disco Elysium.
Article super intéressant et très parlant !! Ça remet un peu en place le système des notes, qui parfois certains sont dans l’excès. Le 10/10 n’existe pas et heureusement (21/20 🤣)
Bonne continuation à tous!
Inscription difficile pour pouvoir apporter ma pierre à l’édifice :p Un tel classement sans un jeu Bethesda et pire, sans aucun jeu Gothic, c’est bizarre non ?
Bonsoir Anton,
il n’y a rien de bizarre. Vous n’apportez pas votre pierre à l’édifice, vous ne faites qu’énumérer deux licences qui sont reconnues par bon nombre de joueurs (dont je fais partie, car j’adore les deux licences – d’ailleurs les deux ont eu des notes très élevées d’un point de vue testeur sur le site).
Seulement voilà, reprenez la grille de notation, relisez le début et vous comprendrez que nous ne mettons que les meilleurs d’un point de vue ROLISTIQUE, pas ceux que l’on a envie de voir d’un point de VUE SUBJECTIF. Je crois que l’article explique bien le procédé.
Cet article n’est pas de moi en quelque sorte, qui n’ait fait que commenter ces RPG, mais tient compte du travail de plus de 20 testeurs durant 13 ans. Car si je devais faire un article sur MES RPG préférés, je vous rejoindrai sur certains points et seraient loin de cette liste.
Regardez dans les commentaires ci-dessous/dessus, vous verrez Dafalgan démontrer par A+B que Disco ne mérite pas sa place. Pourtant Disco a eu 10/10 en note de testeur.
Comme je l’ai aussi dit dans le Post-panthéon de cet article, il y aura des corrections. Donc comme les notations sur certains RPG ont été faîtes, il y a plus de 10 ans, je vous propose de recompter les points qu’ils ont obtenus. Des erreurs peuvent s’y être glissées. Et si vous obtenez un 9 ou un 10 sur la grille sur les licences que vous énoncez, je serai le plus heureux des joueurs de les rajouter dans cet article. Ne vous gênez pas pour le refaire, et ainsi l’article sera encore plus solide.
Je vais le répéter encore et encore : ce site est bénévole, et vous donne la parole, et vous pouvez même écrire en toute liberté, et si vous souhaitez exprimer votre joie sur tel ou tel jeu avec votre plume, nous serons très heureux de vous mettre en lumière.
Quant à la connexion, je vous l’ai expliqué : 15 bots par jour à virer, cela crée parfois des erreurs (et surtout de l’énervement). J’en suis le premier désolé et le premier à penser qu’il ne faut donner l’accès au site que selon des procédés extrêmement drastiques.
En attendant, la bienvenue parmi nous.