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World of Warcraft – Avis de Khayrhalt

Bon, il est assez évident que je n’aurai pas trop de mal à vous présenter World of Warcraft, celui-ci étant pour le commun des mortels LE modèle de MMORPG dépassant pour les autres. Bon, pour les vrais joueurs c’est un tout autre débat (nous parlerons de DAoC un autre jour, promis), mais là n’est pas le sujet.

Pourquoi WoW a si bien fonctionné ? Oui, car on peut dire « si bien fonctionné » quand le nombre de personnes jouant à ton jeu avec abonnement dépassent les 12 millions à un moment donné de son existence. Eh bien tout bonnement parce qu’il prend largement le joueur par la main dès les premiers instants, et rend l’avancée dans le monde d’Azeroth très amusante pour le joueur néophyte. Et puis il est sorti à la bonne époque, aussi.

En 2012, le jeu se met à perdre ses joueurs (mais qui le lui reprocherait ?). Forcément, au bout de huit ans les gens ont eu le temps de grandir et de perdre le temps qu’il pouvaient lui allouer, sans que ce cheptel perdu pour Blizzard ne se renouvelle tout à fait.

Mais WoW, c’est surtout une aventure personnelle et sociale, qui au-delà des pixels a contribué à former et défaire des couples ou des amitiés, parfois au-delà de limites géographiques raisonnables. Qui ne faisait pas son « IRL » en 2006 ? Allez, avouez que ça vous est arrivé…

Je note World of Warcraft, mais uniquement par rapport à ses qualités : facile à installer, permettant de se connecter aisément avec ses anciens amis ou ses nouveaux potes, mis à jour très régulièrement… WoW est avant tout une machine extrêmement bien huilée. Du farm de sangliers aux raids sauvages en groupes hétéroclites légendaires, chacun y a un jour ou l’autre trouvé son compte. Ce n’est pas le meilleur, mais c’est celui qui est resté. Un peu comme le Frigidaire qui a donné son nom au réfrigérateur, WoW a personnifié le MMORPG pendant tellement de temps qu’il serait indécent de minimiser son impact sur l’histoire du jeu vidéo.

The Burning Crusade
Développeur : Blizzard Entertainment
Éditeur : Blizzard Entertainment
Date de sortie : 16 janvier 2007

Deux ans et demi après la sortie de World of Warcraft et le raz-de-marée qui a suivi, Blizzard se fend enfin d’une extension afin de fédérer encore plus de joueurs. Le modèle proposé par cette extension nommée « The Burning Crusade » va par la suite devenir une sorte de mètre-étalon de ce que seront les extensions de presque tous les autres MMORPG du marché. C’est dire son importance…

En effet, Burning Crusade offre la possibilité de parcourir un nouveau continent composé de 7 régions (avec des montures volantes !), d’incarner deux races supplémentaires à incarner et de visiter de nouveaux donjons très retors. Les personnages peuvent en outre atteindre à présent le niveau 70 (60 était la limite précédente). Ces améliorations en « package » liées à une extension – nouveau territoire, cap de level, nouveaux donjons et nouvelles classes ou races -, voici ce qui va marquer durablement le monde des MMORPG. À partir de ce moment-là, toute extension de MMORPG se devait de ne pas offrir moins, afin de ne pas passer pour une extension au rabais. Problème : cela demande beaucoup d’investissement de la part des développeurs. Bénéfice : les joueurs en ont pour leur argent. Ce qui dans le milieu est assez rare.

Blizzard a largement communiqué à l’époque sur le succès de cette extension, vendue à – selon leurs dires – plus de 2,4 millions d’exemplaires en une seule journée. Il semblerait qu’il s’agisse de chiffres de livraisons en magasins, mais assez proches de la réalité tant le titre fut plébiscité. En un mois, ce chiffre a atteint environ 3,5 millions d’unités. Record absolu pour un « gros patch sur 4 CD » qui nécessite tout de même l’installation de la version de base de WoW.

Redéfinissant les standards des extensions de MMORPG Burning Crusade est un jalon important de l’histoire du jeu vidéo. Le travail produit sur ce titre est à signaler, puisque malgré quelques ajustements subséquents tout y est quasiment parfait. Et n’oublions pas la bande-son, d’une qualité rare.

PS : Avis partagé avec l’aimable autorisation de Gérald Khayrhalt Mercey, rédacteur en chef de RPG Magazine.

Zemymy
Zemymy
Administratrice du site. Correctrice et rédactrice de news. The boss of the modération.

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