Un peu plus d’un an après la sortie de Drakensang : L’oeil Noir, Radon Labs remet le couvert avec cette suite intitulé : River of Time (Le fleuve du temps) ! L’occasion de replonger dans cet univers inspiré du jeu de rôle papier l’Œil Noir. Par ailleurs, si vous bouquiniez vous aussi votre Livre dont vous êtes le Héros, armé de votre feuille de papier et votre stylo, vous aviez même quelques chances de tomber dessus.
 

Bienvenue en Aventurie

River of Time s’ouvre sur les toits d’une ville  où un chat se ballade nonchalamment avant d’atterrir aux côtés d’une jolie rouquine occupée à regarder les étoiles, celle-ci n’a pas le temps d’errer dans ses pensées qu’elle est demandée à l’étage inférieur par Forgrimm, un nain presque sans barbe (oooh) mais avec une choppe à la main (aaah). Celui-ci semble nostalgique devant un tableau le représentant avec ce qui semble être la jeune rousse encore bébé dans ses bras.

Derrière lui sur cette même peinture, on aperçoit deux hommes, tous semblent être très absorbés par la petite chose que tient le nain dans ses bras. La jeune demoiselle, joliment nommée Gladys, demande alors à son vieil ami, pourquoi tant de nostalgie.
Celui-ci lui répond qu’il s’agissait d’un secret mais que finalement, elle était sans doute en mesure de l’entendre et le comprendre, et c’est ici qu’on commence…

Votre personnage

On nous emmène donc à l’étape clé de cette aventure, à savoir la création du personnage. Si pour le physique, nos choix sont limités (tout au plus trois ou quatre coiffures / visages et deux choix pour la stature de notre personnage), on a quand même pas mal de choix concernant sa classe. On a le choix entre beaucoup de classes « lambda » (à savoir guerrier, archer, guérisseur…) mais quelques classes moins communes viennent s’y ajouter, comme par exemple le Charlatan, l’Amazone, le Métamage et j’en passe. Malgré tout on retombe souvent dans la triade « Magicien – Bourrin – Voleur ». Une fois votre personnage créé, votre histoire commence, vous devez faire un arrêt pour la nuit avant d’arriver en ville, où on vous glissera toute sortes de tutoriels concernant le maniement de votre avatar et la fiche de personnage… D’ailleurs à ce propos…


Sur cette fiche personnage, vous trouvez beaucoup de trucs utiles, sur le côté gauche par exemple, vous apercevez vos points d’expérience grâce auxquels vous pourrez augmenter moult statistiques ou autres aptitudes et sorts. Les onglets vous proposent l’indémodable inventaire réparti entre trois sacs (dont un réservé aux objets de quête), le second onglet concerne les différents talents comme le crochetage, la détection des pièges, mais aussi l’humanité ou la répartie qui peuvent vous être d’une grande aide dans les dialogues.

Le troisième onglet est en fait un récapitulatif des sortes d’armes du jeu – vous pourrez apprendre à les manier ou parfaire votre entraînement dans le domaine grâce à vos points d’expérience – le quatrième comporte lui-même 3 sous-onglets (mêlée, distance ou défense), chacun contient un arbre à compétences que vous pourrez débloquer, le cinquième répertorie vos sorts et enfin le dernier concerne les aptitudes en forge, alchimie et (que vous pouvez apprendre auprès de vendeurs qualifiés) vous permettant de créer des objets à partir de ressources trouvées sur les ennemis ou achetées en boutique.

L’affichage à l’écran

L’affichage en jeu lui, vous propose sur la droite différentes option telles que les différents modes de marche (dont la course, la marche normale et la furtivité très pratique pour éviter les pièges), dégainer votre arme, et la très importante pause qui vous permet de prendre tout votre temps en combat afin de prendre des décisions ; à noter d’ailleurs qu’il est possible d’activer une pause automatique au début des combats, bien pratique pour éviter de se faire prendre en traître.

Sur le milieu de votre écran, la très pratique barre de raccourcis que vous aurez vite fait de remplir avec vos sorts ou coups spéciaux (les sorts utilisant l’Energie Astrale, barre bleu sous votre personnage et les attaques physiques l’Endurance, qui est quant à elle la barre verte). Viennent ensuite sur la gauche la Fiche de Personnage dont nous parlions plus tôt, ainsi que le livre de quêtes, puis les messages de combat et le menu principal.

Sur la droite de votre écran, vous pourrez voir la vie / énergie astrale / endurance des personnages que vous contrôlez (ou pas s’il s’agit d’invités qui se greffent au groupe), et sur la gauche, vous pouvez choisir ou non de montrer la mini carte qui comportera des indicateurs de quête, les portails (vous pouvez vous téléporter d’un portail à l’autre sans aucune contrepartie, il faut juste vous trouver sur l’un d’eux pour procéder au voyage), les artisans, les ennemis symbolisés par des flèches rouges, mais aussi, très utile pour les alchimistes en herbe, de petits points verts pour avertir de la présence de plantes que vous pouvez récolter.

Les combats

Lors de vos voyages destinés à vous rapporter quelques baies, vous pourrez éventuellement tomber sur des ennemis, tous plus sympathiques les uns que les autres à votre égard, comme s’ils s’étaient donné le mot. Mais comme vous n’êtes pas un pleutre (je l’espère), vous dégainerez fièrement votre arme et défendrez coûte que coûte la vie de vos compagnons (et la vôtre aussi un peu). Sachez que vous pouvez au moyen d’un simple clic régler vos compagnons en mode défensif (qui restent lâchement gentiment derrière) ou offensif (qui foncent dans le tas par simple distraction).

A partir de là, vous pouvez heureusement user de la touche Pause aussi souvent que vous le voudrez, soit pour peaufiner votre stratégie et prévoir les sorts et attaques à lancer, soit parce que ça fait la troisième fois que vous êtes en voie de perdre le fichu même combat et que vous préférez insulter votre mobilier plutôt que de frapper votre ordinateur qui finalement n’y est pour pas grand-chose.

Le temps de chargement des sorts et attaques est variable, vous pouvez en avoir une petite idée juste en cliquant dessus : vous verrez des icônes similaires apparaître a côté de votre personnage, plus il y en a plus le sort est long à charger.

L’histoire

Le scénario en soi n’est pas évident à cerner dès le début de la partie, mais c’est loin d’être une faiblesse du jeu. Au contraire, on est rapidement curieux de savoir dans quelle aventure nous nous embarquons avec nos compagnons de fortune. Si votre personnage a l’air sorti de nulle part, ce n’est pas le cas d’Ardo, Cano et Forgrimm (le même nain conteur que l’on aperçoit au début du jeu, mais avec un bonus barbe +5) qui ont l’air embarqué dans une quête aussi importante que secrète. Votre rencontre fortuite autour d’un feu de camp se transformera très vite en une étroite collaboration afin de comprendre pourquoi les pirates du coin sont si nerveux par les temps qui courent, et n’ayant rien d’autre à faire, c’est avec plaisir que vous les accompagnerez, n’est ce pas ?

Pour conclure

Parlons brièvement de l’aspect général du jeu : Les graphismes premièrement, ne cherchent visiblement pas la perfection, peu de détails certes, mais l’ensemble reste très agréable à regarder, rien à dire de ce côté-là, a part peut être quelques légers bugs de collision à noter avec les cadavres. Les musiques sont sympathiques, bien réalisées, pas lassantes pour un sou, par ailleurs, certaines sont tirées du premier opus.

Le jeu est en français dans le texte, et les dialogues sont doublés en anglais, mais que ça ne vous rebute pas pour acheter le jeu, ce serait trop bête de passer à côté pour si peu, d’autant que la durée de vie est de pas moins de 40 heures pour la quête principale, les quêtes secondaires rajoutant une quinzaine d’heures en plus.

Finalement, de tout ce dont j’ai pu parler, il résulte un Drakensang : The River of Time très attrayant, agréable à jouer et à regarder. On a toujours envie d’en savoir plus sur ce qui arrive à notre héros (impliqué par pur hasard et c’est tant mieux) et à ses compagnons de route. Une fois embarqué, les actions et quêtes s’enchaînent et il devient très dur de décrocher du jeu. On sera malgré tout un peu frustré par le doublage anglais (tandis que le jeu a été intégralement doublé dans d’autres pays) et le sous-titrage français plus que bancal qui viennent entacher ce très bon RPG.
Heureusement, un premier patch est déjà disponible, corrigeant déjà une majorité de problème et d’incohérence au niveau des dialogues ! Le jeu reste cependant très plaisant, même sans avoir touché au premier opus !

+ Diversité des jobs
+ Graphismes agréables
+ De très belles musiques
+ L’amélioration des talents des personnages

Note RPG 5 sur 5
Note testeur 08 sur 10

– Traduction parfois approximative (l’enfer dans le village des elfes)
– La caméra parfois capricieuse (surtout en intérieur en fait)

L’avis de Lughan : Si vous avez aimé le premier opus, vous allez adorer The River of Time. L’intrigue a gagné en maturité et en profondeur, les protagonistes et pnj sont toujours aussi charismatiques et l’univers de L’Oeil Noir toujours aussi riche et intéressant.
Concernant les graphismes, le jeu est de toute beauté, bien optimisé distillant la même atmosphère naïve si savoureuse. On se croirait vraiment dans un conte de fées allemand! Sans compter les musiques oniriques aussi agréables que dans le premier opus.
The River of Time mériterait donc un 10 car il excelle dans son genre et dans son style. Cependant on peut lui reprocher le manque de nouveauté dans le gameplay par rapport au premier opus et surtout une très mauvaise localisation qui a substitué l’anglais à la langue allemande d’origine pour les voix et qui nous a fourni une traduction textuelle française bourrée de contre-sens et de fautes. 8/10

L’avis de Megamat : Comme cela a déjà été dit, la quête principale et les secondaires sont vraiment très très réussies, pas du tout répétitives ni classiques : on a vraiment envie de se retaper des kilomètres pour les finir. Niveau graphismes, c’est super beau, certains diront qu’ils y trop de blur, mais moi j’adore, que ce soit au niveau des paysages, donjons, grottes et même au niveau des personnes. Bien que les balades soient un peu longues, si vous cherchez un peu vous trouverez des objets super intéressants et rares ! Niveau musiques, RAS, du bonheur en barre sucré de marque, “Oksébon” ! Le système reste le même pour les combats que le 1, à part quelques sorts et compétences nouvelles, que je ne saurais dévoiler ici, tellement elles me sont passées au dessus, et parce que je ne suis pas un adepte viscéral de l’Oeil noir, donc… 8/10

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