Serpent in the Staglands, jeu annoncé super old-school. Tient-il ses promesses ?
Eh bien oui. Oui et oui. Voilà un bon résumé !
Détaillons… Tout d’abord, SITS ne vous prend pas par la main. Pas de livre de quêtes ici, pas de marqueur de quête, de carte annotable, pas de carte du monde en dehors du voyage rapide, pas d’indices hormis les lettres que vous trouvez et qui sont souvent sybillines.
Old-school il l’est aussi par la présence très importante de puzzles, surtout pour ce qui a été la fin de ma partie. Et des puzzles pas des plus simples, vous pouvez me croire. Sur ce jeu, il sera utile d’utiliser votre cerveau, et d’être patient. Et le souci, c’est que sur internet vous ne trouverez aucune solution à ces puzzles, sauf pour ceux faisant partie de la quête principale. Pour les autres, bienvenue dans les années 90, quand internet ne vous donnait pas les réponses. Parfois SITS aura sa dose de frustration, mais oui c’est old-school.
Old-school aussi, les déséquilibres dans le jeu. Les dégâts physiques me semblent nettement plus forts que les dégâts magiques, et de toute façons vos casters auront intérêt à soigner/buffer à fond sans quoi vous tombez très très vite. De la même façon, les skills ne sont pas tous aussi utiles et comme vous allez généralement jouer avec peu de skills en combat (3 skills utilisés en même temps au max), vous allez prendre ben les plus efficaces…
Old-school le positionnement en entrée de map avec toujours vos persos les plus fragiles en première ligne (même si vous changez l’ordre de vos personnages) et du coup, quand il y a agro directe, ben vous la jouez en mode Benny Hill, ben oui les mobs défoncent vos persos à la vitesse de l’éclair, si vous n’avez pas une armure et un bouclier impénétrables.
Par contre, quid de la difficulté ? Honnêtement, les premières heures m’ont paru difficiles car vous n’avez aucune idée d’où aller et vous allez donc en chier partout. Mais arrivés vers le niveau 4, et en route vers la bonne direction, vous allez trouver que tout va commencer à s’enchaîner et à partir de là, le jeu devient beaucoup plus facile. Oh bien sûr il y aura toujours des combats qui tourneront au vinaigre, mais ça sera généralement dû à un pull raté ou à un groupe d’ennemis qui décide de focus vos mages en se moquant totalement de vos tanks. Mais si vous pullez avec précaution, avec 1 max 2 mobs à la fois, et que vous les clouez avec vos CaC, ça devrait tourner très tranquillement.
Je ne vais pas spoiler l’histoire du jeu, qui est tout à fait intéressante, bien que vous n’entriez dedans que vers la fin du jeu.
Je concluerai en disant que SITS est, à mon sens, un mix parfait de Baldur’s Gate 1 et de Fallout 1/2. BG car c’est essentiellement de l’exploration de zones avec peu de quêtes (qui rapportent peu d’xp), et F1/2 car c’est un jeu où les gens ne mâchent pas leurs mots et où règne une certaine violence, et où vous pouvez faire des choses vraiment pas sympas.
Verdict ? Serpent in the Staglands est un excellent jeu, il m’a pris environ 40 heures et je m’y suis plongé avec un immense plaisir. Si vous aimez les jeux de rôle « à l’ancienne », vous DEVEZ y jouer. En ayant fait un Let’s Play intégral sur Youtube, je vous invite à le découvrir et ensuite à l’acheter car croyez-moi il le vaut.

