Accueil Blog Page 1743

Dawn of magic 2

0

A l’origine, prévu comme un addon de Dawn of Magic, le hack’n’slash de Sky Fallen, Dawn of magic 2 est devenu un stand alone à par entière …. Nous retrouverons les mêmes défauts que dans son prédécesseur, malheureusement. Ayant déjà réalisé le test de Dawn of Magic 1, il y aura pas mal de redondance avec son prédécesseur car les deux jeux sont extrêmement similaires. En fait, on pourrait vraiment le traiter d’addon s’il ne marchait pas tout seul.

On prend le 1 et on recommence …

Dawn of magic 2 est un jeu très difficile à appréhender. En effet, en ouvrant la boîte, ce n’est pas le maigre livret d’instructions qui va permettre de se faire une idée sur ses possibilités. Les 12 écoles de magie comprenant chacune 8 sorts sont présentées tellement succinctement que l’on préférera aller directement jouer pour voir de quoi il en retourne. Il y a un manque d’informations qui nuit au plaisir de jeu. Par exemple, c’est au bout de 10 heures de jeu que je suis tombé sur un premier objet magique rare (on va l’appeler ainsi car il n’y en a aucun mot dans le livret) indestructible, alors que je m’évertuais à augmenter ma compétence réparation depuis le début pour pallier à la casse de mon matériel. Rageant en fin de compte…..

uw7KsyW1nFLuccqC1CPKESHnu8w | RPG Jeuxvidéo

Au lancement de la partie, il donne encore moins envie. Vous avez le choix entre quatre héros totalement atypiques : l’érudit maladroit est un gringalet binoclard, la gitane mystérieuse une femme pas très glamour, le frère joufflu est un gros gars avec une tonsure blanche et la femme du boulanger, une mégère à surcharge pondérale. Franchement, qui n’a pas rêvé d’interpréter ce type de personnage dans sa vie. On pourra donc se demander ce qu’ont fumé les développeurs en remplaçant les archétypes héroïques des hack’n’slash habituels genre paladin, barbare et belle amazone par des pseudos loosers.

Enfin, vient la partie. Et là, même si le jeu offre moult réglages, les graphismes sont les mêmes que ceux de son prédécesseur de 2007, qui nous proposaient déjà des graphismes dépassés. Alors en 2010, vous imaginez la catastrophe. Il n’empêche que l’on peut monter la résolution assez haut et que si ce n’est pas forcément joli, c’est assez fin… vu de loin. Le jeu en 3D propose une vue de 3/4 avec possibilité de tourner autour de son personnage et si on zoome la vue passe à la troisième personne avec un brouillard persistant à longue distance. L’avantage c’est qu’il tournera sur des configurations plus anciennes. Pensez donc, il fonctionne sur Windows 2000…. Quant au contenu, il y a pas mal de détails dans les bâtiments dans lesquels on peut rentrer, mais les cartes que l’ont videra de ces monstres manquent cruellement de variété. En effet, on a l’impression de faune et flore redondante alors qu’ils sont variés. Cela est peut être dû à la répétitivité des bjets sur la carte.

On passe alors à l’interface qui est un bordel sans nom, avec au lieu de copier sur le ténor du style, Diablo pour le ne pas le nommé, propose sa propre configuration. On appuiera donc sur W, pour se soigner et X pour récupérer du CHI (même le mana change de nom pour bien perdre le joueur). Tout ceci est reconfigurable mais il y a tellement de touche à gérer qu’à moins d’avoir des origines chez les calamars et ses nombreuses tentacules, le cerveau en plus, vous risquez de vous mélangez les pinceaux. Les traductions françaises des termes de jeu restent les mêmes que le jeu précédent : l’énergie c’est la vie. Une traduction des termes qui auraient donc pu être pensée comme les hack’n’slash au lieu de se dénoter des autres et de perdre le joueur une nouvelle fois.

Je ne vous parlerai pas de l’inventaire horripilant fonctionnant comme une fenêtre coulissante horizontalement qui permet de visualiser jusqu’à 500 objets différents mais seulement une demi-douzaine à la fois et qui manque cruellement de maniabilité. On rajoute à cela les fenêtres d’alchimie, de réparation, le livre des quêtes comprenant aussi les tatouages possibles, l’encyclopédie des 1500 objets ou encore les différents sorts possibles et on se rend compte qu’avec une interface mieux pensée cela aurait été super….

Enfin, lâcher dans le même univers que Dawn of Magic (se sont pas foulés les développeurs) le nouveau joueur aura bien du mal à choisir sa voie : bah oui, 12 écoles de magie avec peu d’information sur chaque, c’est bien difficile à prendre en main. Alors on tâtonne, on teste pour se rendre compte que l’on n’a pas fait le bon choix et on recommence (ou pas) en optimisant son personnage.

Enfin, le plus pénible : il vous faudra une bonne dose de courage pour affronter les défauts récurrents du jeu avec son bordel visuel lorsque plus de 2 créatures viennent vous compter fleurette. La difficulté de cibler est exponentielle au nombre de créatures à l’écran. En effet, il est très difficile de cliquer sur l’élément que vous souhaitez ou encore de faire un sort à un endroit voulu…. A partir de cette remarque, le jeu ne sera pas aussi difficile selon votre choix de magie et donc de personnage. Avec un invocateur, vos familiers feront un carnage pendant que vous vous promènerez alors qu’en prenant un guerrier vous risquez d’y passer vos nerfs.

m2QMqb6Csq9IEUt0s51rDYaYj38 | RPG Jeuxvidéo

Ram it Dawn, Ram it dawn…. (Judas Priest)

Si avec tout cela vous persévérez et vous surpassez ces défauts, vous allez découvrir un univers riche en couleurs et en possibilités. Premièrement, si le design des 4 personnages possibles restent discutables (surtout que se sont les mêmes que le jeu éponyme 1), l’évolution de votre héros reste libre et il n’y a pas de limitation. Ainsi vous avez accès à toutes les écoles de magie et tous les sorts dès le début de la partie. Bien sur, il faudra trouver les parchemins correspondants avoir les points de sorts nécessaires pour les apprendre mais la liberté est là.

Votre personnage possède 3 caractéristiques qui évoluent d’un point par niveau : l’énergie qui joue sur les points de vie, l’intelligence qui joue sur le mana et la force qui joue sur les attaques physiques. A cela on rajoute dans chaque niveau des paliers qui permettent d’obtenir des points de sorts pour apprendre les parchemins qu’il vous faudra trouver ou acheter vers les marchands, et les points de compétences qui permettent d’améliorer les compétences artisanales tel que la réparation de ses armes, l’alchimie pour fabriquer des potions ou encore l’enchantement. Même si le jeu s’oriente vers la magie, il est possible de se faire un gros bourrin. Qui n’a d’ailleurs jamais rêvé d’incarner une femme de boulanger en armure de plaque avec une épée de la mort qui tue ? Avec l’évolution de votre personnage, des modifications visuelles et réelles l’affecteront. Des espèces de mutations qui apparaîtront selon votre façon de jouer votre héros. On peut augmenter ses caractéristiques à l’infini tout comme ses compétences et ses sorts. Alors entre augmenter plusieurs compétences pour être multifonction ou se spécialiser dans seulement une ou deux, se sera un des multiples choix.

Rajoutez à cela, une galerie d’objets très importante qui permettra d’habiller votre héros. Il est dommage que cette partie soit mise au second plan et qu’on se retrouve avec un jeu prioritairement basé sur les sorts. Alors qu’on peut se retrouver avec un équipement intéressant. Mais tout cela ne s’acquiert pas dès le début et il faudra persévérer et jouer énormément car pour les objets de haut niveau il vous faudra un haut niveau d’artisanat.

1rH4ENJOcIhGPcq4OOyLtTtu43w | RPG Jeuxvidéo

Deuxièmement, la durée de vie du jeu est très importante. J’ai fini une partie en 10 heures environ mais en courant après les objectifs sans m’attarder. Vous pouvez déjà doubler ce temps si vous prenez votre temps. De plus, il existe 3 niveaux de difficulté que vous débloquerez au fur et à mesure. Ainsi on peut estimer à 60 heures avant d’atteindre le plus haut niveau de difficulté. La campagne principale est linéaire, même si elle propose de se promener sur des cartes ouvertes délimitées par des barrières invisibles, elles se dévoilent au fur et à mesure et il y a pas mal d’aller retour un peu soulant. Il existe bien des quêtes secondaires sur chacune d’elles, mais elles restent redondantes et souvent primaires : tuez, cherchez, ramenez.

La personnalisation des personnages est très importante car les 12 écoles de magie se montrent très différentes. La rejouabilité pour développer des personnages totalement différents est donc possible. De plus, selon votre personnage de départ, vous ne démarrez pas votre histoire au même endroit mais en plus, vous n’aurez pas les mêmes réactions des PNJ qui vous confierez des quêtes différentes. Ce ne sera pas un grand écart par rapport à la campagne principale prévue.

Dawn of Magic 2 : Down ou pas ?

A noter, contrairement à de nombreux hack’n’slash, la possibilité de jouer en mode Hardcore, ce qui veut dire que si vous mourrez, la partie est définitivement terminée et vous devrez recomencer. Un vrai challenge pour les plus hardcore gamer.

Le mode Multi-joueurs en lan ou sur internet propose 5 modes de jeu : du standard deathmatch, deathmatch en équipe, au capture du drapeau, au plus original marché dans lequel on échange ses affaires ou encore le mode survie où des hordes de monstres envahissent la carte. Tout cela sur des cartes spéciales plus ou moins nombreuses selon le mode de 1 à 16 joueurs. Il est dommage qu’un mode coopératif pour jouer la campagne ne soit pas inclus.

Enfin il y a plein de bonnes idées dans ce jeu : la personnalisation automatique du personnage selon son orientation, la possibilité d’upgrader ses objets, le devoir de les réparer, la possibilité d’invoquer un marchand qui sert de coffre aussi. Mais on peut aussi ajouter la chance de faire apparaître un vendeur qui si vous le tuez vous donne un objet magique. Ou encore des bonus visualisés par un icône qui apparaissent aléatoirement un instant dans certains contenants dans vos environs. Si vous les découvrez avant la fin d’un temps limité, cela vous rapporte plus. Les contenants sont légions et s’il n’y a aucune carte de type « couloir » Il y a aussi des mini-boss montrés sur la carte d’une autre couleur qui donnent des bonus à leur congénère et qu’il faudra tuer rapidement sous peine de se retrouver avec le game over familier.

NlD | RPG Jeuxvidéo

Le jeu n’est pas compliqué en soi tant que vous ne jouez pas en mode hardcore, et on pourrait se demander si l’implantation de « tonneaux » de vie et de mana est un réel plus à votre personnage. En fin de compte, cela prend moins de place qu’une myriade de potions et cela marche pareil. Juste deux fioles pouvant contenir une certaine quantité de vie et de mana qui font remonter vos deux valeurs automatiquement en appuyant sur les touches susnommés précédemment. Ainsi avec une vie de 500 et une fiole de réserve de 3000, on se dit que l’on ne craint pas grand chose. Et bien détrompez vous car certains passages vous coûtent très chers en vie et il faudra souvent puiser dans vos réserves.

Face au boss par exemple, au nombre de 12, il faudra avant tout réfléchir à la méthode adéquat pour les tuer. Et contrairement aux autres hack’n’slash, il ne s’agit pas de taper dessus. Ils sont toujours sur une mini carte personnalisée sur laquelle il faut trouver le moyen de les éliminer. Et si certains font sourire de leur simplicité, d’autres offrent un réel challenge au joueur.

Enfin le design du jeu est tout à fait correct : entre les menus très léchés comme cette page d’accueil sympathique, les musiques d’ambiance de bonne qualité, les traductions sont convenables les bruitages convenables. A noter que les passages vidéos sauf un restent en russe (?) avec un sous titrage en anglais (??) ce qui casse quand même la compréhension de l’histoire.

Sky Fallen devait nous proposer un addon, ils ont sortis un stand alone, clone de son prédécesseur avec les mêmes défauts : une interface brouillonne, des graphismes dépassés, un jeu très difficile à manier si on ne fait pas un gros effort d’adaptation. Si vous allez au delà, vous trouverez un hack’n slash riche et prenant, proposant une aventure intéressante, même si l’univers reste presque identique à son prédécesseur. Pour les amateurs du 1, ils peuvent foncer, ils sont en terrain connu. En attendant un Dawn of Magic 3 un peu plus sérieux parce que franchement me taper 15 millions de monstres dans la peau d’un curé rondouillard, ça ne le fait pas !!!

Note RPG 3 sur 5
Note testeur 06 sur 10

Daemon Vector

0

Daemon Vector semble être sorti sur l’archipel nippon en juin 2004 pour la Xbox première du nom. C’est dire si sortir ce hack’n’slash 3 ans plus tard, montre un certain manque de respect pour le consommateur que nous sommes. A moins que ce jeu soit tellement bien, que sa notoriété lui a permis d’arriver jusque chez nous. Tient-il la dragée haute devant les ténors du moment ?


C’est l’histoire d’un explorateur du 14ème siècle qui revient du nouveau monde en ramenant dans ses valises la peste ainsi qu’un mal qui transforme la population en zombi à découper. Devant le mal, va donc se proposer deux personnages atypiques au choix : la blonde à gros seins ou le beau gosse. Et ensuite on part à l’aventure. Visuellement 3 ans de retard, cela se sent et cela ne va pas à l’avantage du jeu. Ainsi il y a de très nombreuses vidéos avec le moteur du jeu, mais elles sont très moches. Jeu avec textures fades et dépassées, on est dans le portage direct avec une résolution maximale de 800×600. Il est tellement moche que je ne vous mets pas d’image.

Votre personnage est vu de dos et vous allez partir à la reconquête du monde avec une vue de votre personnage de dos. Si la maniabilité est bonne, le jeu est lent et il vous faudra 4 ou 5 coups minimum à chaque fois pour découper des vilains pas beaux. On se croirait dans un beat them all (taper, taper et taper). Les niveaux sont de simples couloirs dans lesquels on avance et on massacre en bonne et du forme pour acquérir la clé qui vous permettra de passer dans la section suivante.


L’IA des méchants est faible et il n’est pas rare de voir les créatures bloquées par le décors. Ils sont par paquets et peu différenciés. Autrement dit, à part quelques bosses au goût douteux, la lassitude vous prendra très rapidement. Pourtant votre personnage possède un certain nombre de coups intéressant bien utilisable au gamepad. Car pour le clavier, à moins d’être de la famille des poulpes, vous aurez bien du mal à gérer.

Bien entendu si la musique est convenable et les bruitages présents, console oblige, les points de sauvegarde se font entre chaque niveau, durant lesquels vous pourrez aller au magasin, vous acheter des nouveaux coups spéciaux, ou encore revendre les quelques objets trouvés sur les cadavres ou dans les récipients. Puis vous retournez dans les niveaux avec tout de même la possibilités entre 2 ou 3 voies différentes. Le jeu est facile et les boss ne vous retiendront pas très longtemps, mais la rejouabilité est possible car vous pourrez faire une aventure un peu différente bien que s’entrecroisant avec l’autre personnage. Faut-il que vous souhaitiez aller plus loin.

Daemon Vector est un hack’n slash/beath’em all qui cumule les tares : graphismes vieillots et cubique, adaptation console et linéarité auront vite fait d’anéantir votre envie de jouer. Il possède de bonnes idées, malheureusement pas développé pour nos PC d’aujourd’hui.

+ On cherche encore !

Note RPG 2 sur 5
Note testeur 03 sur 10

– Graphismes
– Portage console
– Linéarité
– Points de sauvegarde

Neverend

0

Neverend vous immerge donc dans un univers enchanteur, dans lequel vous aurez de nombreuses quêtes à effectuer et une bonne interaction avec l’environnement. Dès que vous rencontrez un personnage, il vous est possible de parler avec lui et vous choisirez une phrase parmi un certain nombre. Il y a semble t-il de vraie différence selon le choix de vos discours (pas plus tard que dans les 5 premières minutes du jeu, si vous parlez convenablement avec le personnage, il rejoindra votre équipe, ou vous laissera seul).

Outre les quêtes secondaires, vous trouverez aussi des mini-jeux qui sont toujours très simples mais qui font office d’un plus non négligeable. Ainsi, vous rencontrerez un aubergiste qui vous proposera de gagner de l’argent en jouant au dé. Il vous suffira alors de regarder la scène et de voir si vous avez remporter la partie.

La magie est simple et efficace. Vous souhaitez apprendre un sort : vous cliquez sur un parchemin de magie, il apparaît ensuite dans votre livre de sort en indiquant les pierres qu’il vous faut pour le crér. Ainsi si vous possédez les pierres correspondantes (2 bleues par exemple) vous pourrez mémoriser le sort de manière définitive. Agavaern fera alors un petit gestuel avec des effets et elle possèdera le sort, qu’elle pourra lancer une fois par jour. Mais si vous possédez 10 pierres bleues et que vous créez la séquence magique alors vous pourrez alors lancer le sort 5 fois par jour. Il existe de très nombreuses pierres différentes, ce qui permet de créer de multiples combinaisons.

Ce RPG est un jeu purement solo, mais vous aurez de quoi faire avec les nombreuses missions, les mini-jeux, les combats aléatoires très importants, et les 3 niveaux de difficulté. Sur le site officiel, il parle d’une durée de vie de 30 heures et je veux bien le croire.

Si Neverend semble fabuleux au premier abord, il faut quand même voir les différents défauts du jeu Et il y en a un rédhibitoire à l’heure actuelle : son instabilité permanente avec des gels sous Windows. Même s’il existe une touche sauvegarde rapide, vous risquez très rapidement d’abandonner face au gel incessant du jeu. Donc il faut espérer que Mayhem Studios sorte rapidement un patch avant que leur jeu ne subisse le même sort que le regretté The fall. Il y aussi de nombreux bugs, mais aucun ne semble vous empêcher d’avancer dans le jeu. 

Comme je vous l’ai dit, vous voyagez à travers un monde en vue de dessus dont l’échelle est peu grande (15 grands arbres pourraient occuper la totalité d’un écran pour vous donner une idée), et il n’y a aucune carte générale du milieu dans lequel vous errez pour vous situer. Ainsi il est très facile de se perdre même si le monde que vous pourrez explorer au début du jeu n’est pas si vaste. Heureusement, vous trouverez dans la boite (au demeurant fort agréable à l’oeil) une carte du monde avec assez de détails pour vous repérer.

Comme dans Final Fantasy, lorsque votre personnage se promène sur la carte, vous rencontrerez de nombreux ennemis de manière aléatoire, et vos combats risquent de devenir rapidement répétitif. Surtout que l’on vous demandera souvent de faire des allers retours d’une ville à l’autre pour réaliser vos quêtes. Alors lorsque durant un aller, vous êtes contraint de faire une dizaine de combats, il faut bien penser qu’au retour,vous en ferez autant.

Personnellement, j’apprécie, surtout qu’il n’y a pas de fioriture (pas de perte de temps durant les combats), et que cela va assez vite, vous permettant de trouver et de l’argent, et de l’équipement mais aussi de faire monter votre personnage en niveau. A noter que durant un combat, si votre personnage principal se retrouve paralysé ou tué, il faudra attendre la fin du combat pour vous apercevoir que vous avez perdu quelque soit la résolution du combat avec vos coéquipiers. Il est vrai que les combats aléatoires peuvent être rébarbatifs pour certains joueurs.

Les bruitages durant le déplacement ou encore durant les combats sont assez pauvres mais la musique de fond est de bonne qualité. La voix de votre héroïne lorsque vous l’entendrez est incarnée par une personne en vogue actuellement, c’est à dire Claire Guyot la doubleuse officielle de Buffy de la série éponyme. Pour vous déplacer, il faudra avoir recours au clavier avec un très faible nombre de touches et la souris est très peu utilisée.

De même, même si la boite est belle et assez épaisse, j’ai été désagréablement surpris par son contenu : un petit livret de 24 pages, 2 CD sous pochette et une publicité pour les produits Micro application. j’aurais préféré un livret un peu plus conséquent, surtout avec plus d’informations sur les sorts par exemple. Que nenni, on a le minimum. Cela dénote aussi avec le site du jeu qui est très agréable mais dans lequel il manque encore des rubriques. 

Neverend possède donc un potentiel important pour les amateurs de RPG à la sauce Final Fantasy, et surtout il est très simple d’accès si on ne cherche pas à réfléchir. Mais il a pas mal de défauts. La musique est sympathique ainsi que le doublage du personnage principale, mais les bruitages durant les combats ou sur la carte sont pauvres. Le livret du jeu est trop succinct, même si le jeu comporte une aide au début de la partie. Et surtout, il faut aimer les très nombreux combats aléatoires qui risquent à la longue de vous excéder. Et puis il reste des bugs majeurs pour certains qui risquent de tuer le jeu. 

Note testeur 05 sur 10

Dungeon Siege II – Avis

0

En son temps, Dungeon Siege avait fait sensation, en raison de ses graphismes très en avance sur leur temps, et au vu de son monde dans lequel le joueur pouvait s’aventurer sans aucun coupure ou chargement. Au niveau de la jouabilité, le jeu avait un peu déçu, celui-ci n’étant en fait qu’un clone très répétitif de Diablo. Seul son « toolkit », outil de création de jeu sur le moteur de Dungeon Siege l’a sauvé de l’oubli, …et notamment en raison de la sortie d’Ultima 5 : Lazarus.

Dungeon Siege II prend la suite du premier du nom, mais se situe bien après un grand cataclysme qui a fait table rase du passé. Un mage s’est emparé d’une épée maléfique, et nous assistons au sempiternel combat entre le bien et le mal. En tant que joueur, vous avez le choix entre plusieurs races de personnages (humain, elf, demi-géant, …) ayant chacune certains bonus de caractéristiques, mais ce choix n’aura pas d’incidence sur le scénario de départ :
vous êtes un mercenaire combattant pour le puissant maître démoniaque, qui rétribuera vos services à coup d’épées. Laissé pour mort, Ce sera prisonnier aux mains des dryades que vous ferez vos premières armes. Le scénario est sympathique, et, à la quête principale très linéaire, s’ajouteront des quêtes secondaires totalement non linéaires.

Dungeon Siege 2

Au niveau graphique, le jeu est assez joli, mais il ne faut pas s’attendre à la claque prise lors de la sortie du premier du nom. Si les décors sont assez réussis, les personnages sont anguleux et les animations assez moyennes comparés aux critères actuels. Les musiques de Jeremy Soule sont, comme d’habitude, de très bonne facture. Au niveau de la jouabilité, malgré une gestion de caméra parfois douteuse, le jeu a été bien amélioré, et offre des options assez intéressantes.

La progression du personnage reste la même que dans le premier Dungeon Siege. L’utilisation d’un type d’arme ou de magie déterminant la montée en puissance du joueur, il vous faudra choisir une compétence/profession à développer et éviter de vous disperser, le jeu devenant vite injouable pour les « touche à tout ». A la gestion des combats, il a été rajouté un « talent » que l’on peut activer de temps à autre, pouvant changer le tour que prends un combat. Le familier, également est géré de manière originale, puisque le joueur dispose d’un large choix, et que la créature pourra voir ses compétences modifiées en fonction des choix du joueur.

 Au final, Dungeon Siege 2 est un jeu d’action-rôle très bourrin, avec quelques idées originales, qui, sans révolutionner le genre, le fait évoluer quelque peu. Le jeu est cependant assez répétitif, non seulement en raison des incessants combats propres au type, mais également en raison de l’obligation qu’aura le joueur d’utiliser toujours le même type d’armes ou de magie afin de progresser suffisamment dans ses compétences pour continuer le jeu de manière viable. Une fois encore, le « toolkit » sera un élément déterminant sur la longévité de ce titre. Cela dit, c’est un bon titre pour les amateurs du genre.

Note testeur 07 sur 10

Neverwinter nights 2

0

Créé en 2002 par Bioware Inc, Neverwinter nights –NWN1– a connu un grand succès grâce à un multi joueurs génial permettant de faire de vraies parties de JDR. Grâce à l’éditeur, la communauté a créé une pléiade de niveaux et lui a ainsi donné une très grande durée de vie. Il a connu 2 addons et un certain nombre de mods officiels jusqu’à aujourd’hui. Ce n’est donc pas un euphémisme de dire que le second opus était attendu par les fans avec beaucoup d’enthousiasme et Atari a mis les petits plats dans les grands jusque dans le packaging.

Ainsi, vous avez le choix entre une version simple du jeu ou 2 versions collectors à contenus différents selon si vous préférez le côté du bien ou celui du mal. Si certains diront que cela n’est qu’une affaire purement commerciale à la vue de la qualité des boîtes collectors qui auraient pu être bien meilleure, on pourra quand même dire que l’effort est louable. Mais pour ceux qui achèteront juste la version simple, qu’en est-il ?

Une nouvelle histoire commence ….

C’est Obsidian Entertainement qui est à la barre et qui reprend les rennes après Bioware Inc, tout comme ils l’avaient fait pour Knight of the Old Republic. Autrement dit, nous n’avons pas à faire à des débutants et on retrouve dans l’équipe quelques personnes qui ont travaillé sur Baldur’s Gate ou encore Icewind Dale. A l’instar de son aîné, se sont les règles de ADD qui régissent le jeu. Lors de la création de votre personnage, il vous sera possible de choisir entre 8 races des deux sexes et 12 professions de base. Vous aurez à choisir votre alignement qui aura un enjeu considérable sur votre approche de la campagne. Ensuite vous pourrez vous spécialiser dans votre métier ce qui augmente encore plus le nombre de possibilités avec orientation vers des classes de prestige. Vous concluez par le choix de la déité et les traits de caractère ce qui nous fait un nombre assez important de combinaisons comme vous pouvez le constater. Ensuite vous commencez la partie.

Le plus gros défaut redondant à NWN1 était sa campagne solo bateau et ennuyeuse. Il avait été dit que la partie solo avait été rajoutée in extremis alors qu’Atari avait tablé sur un jeu orienté multi joueurs. Cette fois-ci, Neverwinter nights 2 – NWN2– revient avec une histoire solo qui se veut haute en couleur. Vous êtes l’enfant adopté de Daeghun Farlong et vous vivez à Port-Nuit dans la joie et l’harmonie. Vous participez à la fête de la moisson lorsque, durant la nuit, votre village est attaqué par une bande d’extraplanaires qui sont à la recherche d’un fragment d’argent. Autant dire qu’après avoir défendu vaillamment votre village et en être sorti indemne, on vous confie la mission de retrouver l’objet que recherchaient les envahisseurs. Bon, bah pour le scénario original, c’est un peu raté : vous l’enfant adopté au passé inconnu vous allez partir à l’aventure pour sauver le monde. C’est du déjà vu. Heureusement, que la campagne vous apportera son lot de nouveautés. Par exemple, une gestion de château au bout d’un certain nombre d’heures de jeu.

Et puis, au début, vous allez partir à l’aventure avec l’un de vos amis …. Et oui. Fini la gestion de son seul personnage. Là, ce n’est pas un, mais 3 camarades au maximum qui vont vous suivre dans votre escapade et qui sauront donner du sens à la notion d’équipe.  Chaque compagnon a ses propres objectifs et les interactions avec les autres vont bon train, ce qui fait plaisir. De voir vivre son petit groupe. On se retrouve donc plus proche d’un jeu tel que Baldur’s gate que Neverwinter Nights. De très nombreuses vidéos entrecouperont votre partie directement in game pour montrer la réaction de vos compagnons ce qui donnent un peu plus de vie à votre groupe et vous permet de vous attacher à chacun. On se retrouve donc avec des personnages tout à fait dans l’archétype tel le nain dont le message est très souvent je tape d’abord et je cause ensuite.

S’il est possible de gérer leur inventaire et leur évolution, sachez que la gestion des déplacements du groupe n’est pas possible : ainsi vous ne pourrez contrôler qu’un personnage à la fois et les autres suivront. On se sent moins seul à vivre, à guerroyer contre une multitude de créatures. Et des combats, vous en rencontrerez de très nombreux. Pour combattre, il suffit de cliquer sur un ennemi et votre personnage l’attaquera selon ses moyens jusqu’à ce que mort s’ensuive. Je n’apprécie pas particulièrement ce système de jeu car cela paraît peu interactif : chaque belligérant donne son coup comme dans un jeu au mode tour par tour. Au début de l’histoire, étant assez faible, vous allez rater souvent, ce qui donne des combats mollassons. De plus, le système semble plus lent que celui de NWN1.

Avec la présence des compagnons, c’est un peu le bazar car chacun va à l’attaque et vous avez bien du mal à avoir un œil partout. Heureusement il existe la pause active : en appuyant sur la barre espace, le jeu se fige et vous pourrez donner vos ordres. Comme dit précédemment, le mode marionnette vous permet de gérer intégralement vos personnages mais cela devient très lord lorsque l’on a 3 ou 4 personnages. Donc on s’en remet à l’IA qui fait parfois n’importe quoi. Par exemple, au début de l’histoire durant laquelle on vous demande de mettre des coups de matraque sur un mannequin, Emie la magicienne vous sort le grand jeu en invoquant un loup. C’est ainsi que la brave bête me regarde frapper mollement la poupée, parce que mon magicien n’est franchement pas doué pour le combat au corps à corps, mais que le loup ne mord pas le mannequin !!

Après l’effort, le réconfort et là je mets un carton rouge. On retrouve toujours ce système ridicule détestable : pour récupérer vos points de vie tout comme vos sorts, il faut selon les règles de AD&D vous reposer. Donc ni une, ni deux, vous appuyez sur la touche repos et votre équipe s’assied par terre et récupère ses points de vie et ses sorts en moins de 5 secondes, à condition qu’il n’y ait pas d’ennemi à proximité. Franchement, il y aurait eu d’autres méthodes bien plus intéressantes pour le jeu : par exemple, allez dormir dans une auberge ? Du coup, le jeu se montre plutôt facile. De plus, j’ai même eu droit à une résurrection de mon personnage principal pour continuer l’aventure car mes compagnons ont gagné le combat !!! On peut comprendre qu’en multi joueurs, ce mode soit important, mais en solo…..

Un autre défaut que j’ai pu constater c’est le changement de personnage automatique pour aller discuter avec les PNJ. Je voulais laisser mon magicien au loin et venir provoquer des gardes avec mon nain, et bien figurez vous que mon mago est apparu à sa place, lorsque j’ai cliqué sur l’interlocuteur. En clair, c’est obligatoirement votre personnage qui parle avec les PNJ, même si vous ne le contrôlez pas. 

Pour aller plus loin….

Vous retrouverez bien sur l’éditeur de niveaux qui vous permettra de créer vos propres histoires ou encore votre propre campagne de jeu. Le jeu est très joli et mis au goût du jour en gérant les derniers effets que vos cartes vidéos vont pouvoir traiter comme le blur – qui soit dit en passant commence à me lasser car on a jamais l’impression de netteté-. En plus, les développeurs ont laissé 4 types de caméra différente contrairement à NWN1 dont l’utilisation était assez limitée. On retrouve bien sur la caméra libre qui permet d’avoir une vue à la troisième personne et donc une vision de ce qui vous entoure bien plus importante. Mais attention de posséder une machine puissante, si vous mettez toutes les options à fond. Je n’ai pas eu de soucis en 1200×1024 sans les ombres avec un Pentium 4 3ghz, 1 go de ram, et une carte vidéo 1900GT tant que mon champ de vision restait limité. Mais dès que j’ai voulu l’élargir, le framerate a diminué méchamment, à défaut de planter le jeu –version review-. Du coup il faudra faire des choix judicieux : à savoir, soit on a un angle de vision élevé, mais on diminue la qualité graphique, soit on limite l’angle de vision, mais on augmente la qualité. A noter aussi que Securom, la protection du jeu, tue le framerate et lèse terriblement son fonctionnement. On attend donc une réaction d’Atari sur le sujet car actuellement cela gène beaucoup.

En tout cas, on apprécie les nouveaux graphismes bien plus matures avec des personnages détaillés et bien mieux modélisés. Les développeurs ont travaillé sur le contenu et apporté une multitude de petits détails dans les différents éléments de décors : il suffira de visiter la maison de votre enfance dès le départ pour vous en rendre compte. L’interface graphique est à l’image du jeu et comporte elle aussi de jolis détails, mais la lisibilité n’est pas toujours au rendez vous.

Il suffit d’ouvrir l’inventaire pour voir les différents objets que porte votre avatar qui sont visualisés par des images 2D, qui ne sont pas très lisibles. Tout comme la feuille de personnage qui donne beaucoup d’informations mais qui reste difficile à exploiter. Sinon, on se fait très vite à l’interface. On clique sur le bouton droit et un menu des actions possibles apparaît. De plus, le début de l’histoire fait office de didacticiel et tout est très bien expliqué.

Pour la musique, on retrouve certains morceaux de NWN1 et d’autres nouveaux d’aussi bonne qualité. De ce côté-là, on nous gâte. Tout comme le doublage des voix françaises qui sont de bonnes qualités même s’il y a des perles –voir forum- ou encore des oublis de traduction. Pour les bruitages, même chose. 

Alors mieux ou mieux ?

Mais alors, si on a juste une refonte globale du jeu qu’apporte t’il de nouveau ? D’abord une mise à jour graphique, une campagne sympathique mais linéaire vous permettant de gérer un château, et des règles AD&D toutes neuves. Le jeu dans son approche s’apparente un peu plus à Baldur’s Gate : le choix et même l’obligation de gérer plusieurs personnages en plus de votre héros, mais aussi l’accès dans les différents niveaux. Dans NWN1, vous traversiez les niveaux pour découvrir des points d’entrée vers de nouvelles zones, ce qui amenait son lot de lassitude. Dans NWN2, on retrouve ce côté linéaire surtout au début de l’aventure durant laquelle il faut suivre l’histoire scriptée au possible même si divers choix vous sont proposés, selon votre alignement.

Mais par la suite, pour poursuivre aucune nouvelle zone n’apparaît sur la carte du monde. C’est en discutant avec les PNJ du coin qu’elles se débloqueront. Mais il semble que les niveaux sont encore moins libres que NWN1. Je m’explique : j’ai en mémoire un niveau dans lequel vous vous rendez dans une ferme. Le lieu de découverte se limite à un chemin entouré de deux hauts talus que vous ne pourrez pas escalader. Ainsi vous avancez jusqu’à la ferme, parler à la fermière et regardez la vidéo scriptée. Puis vous repartez sans avoir la moindre possibilité de vous promener sur le reste de la carte. De toute façon vous n’y avez pas accès. Dommage quand même….. 

Neverwinter nights 2 est une suite honorable parce que le bon vieux NWN1 mérite bien de tirer sa révérence après 4 ans de bons et loyaux services. Il possède tout en mieux et une campagne un peu plus élaborée, mais juste un peu plus. On retrouve ainsi les mêmes défauts et les mêmes qualités que son prédécesseur. En clair une refonte haute en couleur, plus qu’un nouveau jeu. Mais on était en droit d’attendre un peu plus de cet opus qu’une vulgaire mise à jour …. Surtout depuis la sortie d’Oblivion et de Gothic 3 qui le surpassent sans problème pour le côté solo. Peut-être est il bon de dire que ce système de jeu ne se prête pas à une aventure solo tout simplement et qu’il faudra se tourner vers le multijoueur pour vraiment l’apprécier comme se fut le cas pour son prédécesseur.

Note testeur 08 sur 10

Dark Messiah of Might and Magic – Test 2

0

Précisons le tout de suite, si Dark Messiah of Might and Magic a été réalisé par les français d’Arkane Studios, les réalisateurs de l’excellent Arx Fatalis, celui-ci n’est pas un jeu de rôle, mais un jeu de bourrinage en vue subjective. Alors pourquoi parler de lui sur le site ? Tout bonnement parce que celui-ci utilise l’univers des Might & Magic, mais aussi parce qu’il se montre exceptionnel, et propose une jouabilité hors du commun, dans un contexte assez proche d’un jeu de rôle.

Graphiquement, le jeu est en vue subjective et utilise une version améliorée du moteur « Source » de la société Valve à qui l’on doit la série des Half Life. Ce terme technique se résume en un seul mot : magnifique. Les ombres et les lumières sont superbes, tout comme les effets visuels et sonores.

C’est surtout au niveau de l’exceptionnelle interaction avec le décors et la construction des niveaux que Dark Messiah est particulier. En effet, on ne peut pas qualifier ce jeu de FPS pur et dur. Cela tout d’abord parce que son univers est médiéval fantastique, ce qui est peu courant dans ce style de jeu, mais aussi en raison de son inventaire, qui, s’il est réduit, est bien présent. A cela se rajoute un petit coté jeu de rôle, puisqu’il comprend certaines compétences qui se débloqueront selon les choix du joueur, lorsqu’il recevra des points de talents au fur et à mesure de l’avancée du jeu. Celles-ci se déclineront selon trois schémas : le combat corps à corps, la magie ou encore la furtivité.

En fait, le joueur incarne un élève d’un mage initié aux techniques susdites, envoyé à la recherche d’un artéfact de puissance depuis longtemps disparu. Bien entendu, quelques rebondissements seront le prétexte à une aventure haute en couleur, et surtout en combats contre des êtres en supériorité numérique, mais aussi contre des êtres gigantesques, tel les cyclopes.

C’est au niveau de la jouabilité que le jeu brille, puisque Arkane a tenté de rendre le système de combat par nature répétitif du jeu de combat plus intéressant et attractif. Les combats, très sanglants, se dérouleront via la dague, l’épée ou la magie, des coups rapides ou puissants, des parades ou de grands coup de pieds qui permettront d’envoyer les adversaires sur les épieux disposés « par hasard » dans les décors, ou encore dans les flammes d’une cheminée… De nombreux objets pourront servir pour se débarrasser des adversaires, qui supporteront très mal le passage dans des endroits enflammés, ou encore le fait de se prendre en pleine figure une caisse, un tonneau une chaise, ou tout autre objet qui se trouvera à la portée de la main. Il est assez jouissif aussi de faire s’écrouler un lustre sur un groupe d’ennemis en coupant la corde qui le retient. De même il est agréable de pouvoir enflammer une flèche sur un feu avant de la tirer sur les ennemis…

Les combats étant assez sanglants, et le personnage réussissant des « fatalities » bien gores sur les ennemis, le jeu reste assez jouissif.

Au niveau des points négatifs, on pourra lui reprocher qu’après la première bonne surprise passée des combats en utilisant le décors, le jeu devient rapidement répétitif, et le joueur sera plus enclin à donner des coups de botte pour empaler les adversaires ou les faire tomber de falaises que d’utiliser les armes ou sorts qu’il aura pris le soin de collecter. La puissance d’une chaise lancée contre un adversaire laisse pensif par rapport au coup d’épée bien placé. D’autre part, on regrette la faiblesse du mode furtif (on est loin d’un Thief), le coté très scripté et un peu linéaire, et surtout le manque de liberté & de développement du personnage. Mais après tout, c’est bien ce qui fait la faiblesse de ce genre de jeu.

On note également une partie multijoueur, qui permet de se mesurer à 32 joueurs, qui, outre les combats d’arène ou de capture de drapeau classiques aux FPS, permet de se mesurer à une équipe adverse sur 5 cartes successives pour garder des forteresse en maîtrisant des points stratégiques. A noter la possibilité de garder ses points de compétence, d’une partie à l’autre. Une idée sympathique, même si une véritable aventure coopérative aurait été un concept, je pense, plus amusant.

Quoiqu’il en soit, il s’agit d’un bon jeu, qui a le mérite d’apporter quelque chose de neuf à un genre ultra-conventionnel. Celui-ci est à recommander vivement aux amateurs de jeux de bourrinage en vue subjective, et à ceux qui, fans de jeux de rôles, souhaitent tenter l’expérience. Ceux qui cherchent un jeu de rôle passeront leur chemin, celui-ci étant bien trop léger à ce niveau.

Mon seul véritable regret d’ailleurs reste de voir le talent d’Arkane Studio utilisé pour ce type de jeu, et d’imaginer avec nostalgie ce qu’aurait pu donner Arx Fatalis II

Graphiques & sons : 5/5
Interface de Combat en tant que FPS : 4/5
Scénario : 3/5 (totalement linéaire)
Jouabilité (fun) en tant que FPS : 4/5

Note testeur 08 sur 10

Sudeki

0

Sudeki est un jeu sorti au mois de juin de cette année, mais qui est passé complètement inaperçu sur le PC, alors qu’il a eu un peu plus de pub sur la Xbox. Et oui, c’est un RPG console adapté au support PC.

sudeki1

Sudeki commence par une vidéo très alléchante (on se croirait dans un Final Fantasy), pour laisser place à un jeu en 3D. Avec une vue à la troisième personne, vous dirigez votre personnage et allez commencer à visiter la ville et les différents personnages qui l’a constitue. On apprécie le graphisme sympathiques et les couleurs chaudes qui lorgnent vers Zelda 3D (ou se rapproche de Fate, voir le test). De plus, les décors sont assez réussis en ville ou dans les lieux, hors champs de bataille (ces derniers étant assez pauvres).

Malheureusement on déchante vite ensuite : le jeu se montre très linéaire, exit la liberté absolu à la Morrowind : vous arrivez sur des aires de jeu limitées (on pourrait dire des grands couloirs) que vous allez traverser pour continuer l’aventure. Certaines sont des grands champs vides, dont les ouvertures se bloqueront derrière vous et vous affronterez les ennemis qui apparaîtront dans l’aire. Il vous sera impossible de sortir ou de fuir le champs de bataille tant que tous les ennemis ne seront pas tués.

sudeki2

Pour combattre, vous devez cliquer sur le bouton gauche et droit de votre souris en un temps précis pour réaliser des figures ce qui est une bonne idée. Si vous appuyez trop vite, le geste n’est pas pris en compte et la technique n’est pas faite. Ensuite il existe des combos qui ne sont réalisables qu’en passant par le menu (!!). Ainsi alors que vous êtes en pleine bataille contre une dizaine d’ennemis, vous appuyez sur Echap et allez dans votre menu choisir le combo.

Autant dire que cela est peu pratique et casse totalement votre imprégnation dans le jeu. De plus le nombre important d’ennemis apparaissant fait que vous finissez par cliquer dans tous les sens pour vous en sortir sans aucune technique (on se croirait dans Dungeon Lords, voir le test).
Lorsque les ennemis seront éliminés, les sorties du champ de bataille s’ouvriront et vous pourrez repartir dans une autre aire de jeu. De plus, une carte sur le côté haut de l’écran vous indique la direction à suivre pour continuer l’aventure. Autant dire que l’on vous prend par la main tout du long et que le challenge ne sera pas bien compliqué. Sur certaines aires de jeu toujours limitées, dans lesquelles il n’y a pas de combat, il suffira de placer le curseur sur les coffres, les portes pour que l’action puisse être faite.

Vous trouverez un peu plus de liberté dans les villages, dans lesquels vous pourrez faire vos petites emplettes auprès des PNJ et améliorer votre équipement grâce à des runes. Puis vous retournerez dans les zones pour poursuivre un scénario sympathique mais sans plus. On pourra reprocher à ce jeu son manque de profondeur (plus jeu d’aventure que jeu de rôles ?) et le manque de caractères des différents héros du jeu qui ont une apparence figée à l’écran. A noter aussi que d’autres personnages viendront vous rejoindre et que vous n’en dirigerez qu’un à la fois, les autres obéissant à des ordres très simples (Attaque, défense…).

On retrouve le style des jeux adaptés du support console avec des points de sauvegarde précis, pas de multiplayer, et une obligation de repasser par Echap pour aller dans votre inventaire ou voir votre équipement. Un RPG américain lorgnant du côté du soleil levant qui pourra vous divertir pendant vingt heures environ, si vous vous laissez tenter…..

Note testeur 06 sur 10

The Elder Scrolls IV : Oblivion : Knights of the nine

0

Knights of the Nine est le premier addon pour Oblivion. venant de Bethesda qui nous a habitué à du grandiose on aurait pu s’attendre à une nouvelle région de l’univers des Elder scrolls ou encore une injection d’un des univers existant comme Daggerfall ou Morrowind. Que nenni, juste une compilation de ce qu’il propose sur Internet à 2 euros pièces et quand même une nouvelle quête dont la durée devrait vous prendre entre 10 et 15 heures.

Déjà, c’est Ubisoft qui distribue le produit à environ 25 euros et pour l’installation il faudra vous y mettre vous même : d’abord il s’agit de patcher le jeu, ce que Bethesda n’avait pas encore proposé depuis la sortie d’Oblivion – sauf en béta – puis ensuite vous installer chacun des 8 modules que proposent le DVD. Il n’y a même pas de livret avec le produit, c’est le strict minimum.

Ensuite c’est partie : vous lancez une ancienne ou une nouvelle partie et 10 heures plus tard, si vous prenez votre temps, tout est fini. La nouvelle quête ne vous aura pas tenu longtemps en haleine et le reste des modules, même s’il est de qualité est très moyen du côté commercial. On en attendait plus de leur part, surtout lorsque l’on sait que des amateurs font des mods de folie et qu’ils ne coûtent rien à télécharger sur la toile. Pensez donc : une quête principale banale, une armure pour son cheval, deux ou trois équipements supplémentaires, deux ou trois lieux supplémentaires dont vous pourrez en avoir les clés, un planétarium et c’est à peu près tout……

Franchement, il est temps de poser un carton rouge à Bethesda qui rentabilise sa licence mais qui va devoir nous montrer autre chose que cela pour se faire pardonner. Surtout que les principaux défauts que l’on trouvera dans l’original – c’est à dire le côté consolesque et les niveaux qui s’adaptent à votre personnage- restent présents.

Bethesda se fiche de notre figure avec ce contenu minimaliste qui ne fera plaisir qu’aux fans et à ceux qui n’ont plus rien à se mettre sous la dent (pourtant, il y a en a du matériel sur le net). Je crois qu’il est temps de faire un blocus sur les modules officiels si c’est juste pour faire de l’argent. Bien sur la note est bonne car le graphisme et l’audio est toujours de qualité, mais si on tient compte de la maigreur du contenu, cet addon seul ne mérite pas votre attention.

Note RPG 4 sur 5
Note testeur 02 sur 10

Fate

1

Nous vous avions déjà parlé de Fate dans les nouvelles et du coup, nous avons testé ce jeu qui n’est vendu que sur la toile, mais qui est un jeu uniquement solo. Fate, qu’est ce que c’est ? Tout simplement un jeu dont l’architecture ressemble énormément à Diablo (premier du nom) : un village avec de nombreux PNJ qui vous donneront des quêtes, des marchands qui vous permettront d’acheter et de vendre des objets plus ou moins puissants, rares, ou magiques et un donjon où il faudra affronter des hordes de créatures jusqu’à arriver jusqu’au boss final que vous devrez terrasser pour finir le jeu, enfin presque….

Fate1

Mais reprenons depuis le début : Vous commencez par choisir entre un personnage féminin ou masculin à l’air enfantin. Après avoir choisi son apparence et son nom (caractéristiques identiques au départ), on vous demandera aussi de choisir un compagnon : soit un chat, soit un chien. Ce familier vous suivra partout et vous servira comme vous allez pouvoir le voir par la suite.

Puis la partie commence. La configuration à l’écran ne vous sera pas étrangère si vous avez déjà joué à un diablo-like. D’un côté la vie en rouge, de l’autre la mana en bleu. Au centre les objets que vous pouvez utiliser directement grâce à des raccourcis simples. on est tout de suite séduit par la qualité graphique : tout en 3D et pouvant être configuré en très haute résolution, on dirait un croisement entre Zelda et World of warcraft.

Vous commencez par vadrouiller dans le village avec une vue à la Diablo. La caméra est fixe centrée sur votre personnage principal, mais elle autorise de la déplacer de quelques degrés dans le cas ou un couloir du donjon serait mal orienté pour la visibilité. Il est possible de dézoomer et de zoomer sur votre personnage principal ce qui permet d’être au plus près de l’action.

Il y a différents PNJ qui vous donneront des quêtes en vous indiquant la récompense en compensation. Il est possible de choisir celles qui correspondent le mieux à vos attentes. Il sera même possible d’annuler la quête si l’objet que vous deviez ramener vous plaît et que vous souhaitez le garder. A noter que votre personnage ne pourra pas avoir plus de 3 quêtes en même temps. Outre ces quêtes annexes, le scénario est simple : le sorcier du village vous ordonnera de descendre à un certain niveau et de tuer le boss final pour ensuite revenir le voir. Il existe d’autres PNJ spécialisés dans le village : un PNJ vous permettra d’augmenter aléatoirement le nombre d’enchantements sur votre équipement (parfois il se rate et c’est le drame!!), un autre propose d’enlever les gemmes que vous avez mis sur vos affaires. ou encore un autre qui vous permettra de changer de rang ou de niveau contre monnaie. Il y a bien sur les PNJ obligatoires tel que le marchand, l’armurier, le vendeur d’affaire magique.

Dans ce village, vous trouverez aussi un petit coin de pêche. Le résultat de la pêche est principalement différent types de poissons mais aussi des objets magiques. Les poissons que vous pêcherez vous serviront à transformer votre compagnon en différentes créatures qui le rendront plus fort durant un temps limité ou de manière permanente, pour vous aider à combattre les monstres. A noter que votre compagnon peut lui aussi porter une amulette et deux bagues dont vous l’équiperez vous même. Même s’il vous est possible de le soigner et de lui faire des sorts, son évolution sera automatique.

Ensuite c’est la descente dans le donjon. Les niveaux étant générés aléatoirement, vous ne risquez pas d’avoir la sensation de déjà vu au niveau architectural. Vous commencez donc le grand nettoyage à la rencontre d’une centaine de monstres différents. Chaque monstre pouvant être de différente puissance selon à le niveau du donjon dans lequel vous vous situez. Il y a aussi de nombreux boss par niveaux. Vous détruisez aussi le mobilier et les caisses et ramassez tout ce qui apparaît. Certains niveaux sont assez jolis, même si la plupart du temps vous voyagerez dans des couloirs dénudés et vides. Lorsque votre inventaire est plein, il vous est possible de confier vos trouvailles à votre compagnon et de le renvoyer au ville pour qu’il vende à votre place.

Au bout d’un temps déterminé par votre situation dans le donjon, il reviendra, vous ramenant l’argent des ventes. Les créatures sont bien modélisées et leur apparition en grand nombre (10 plus les effets) ne posent pas de problème graphique et j’ai pu joué sans difficulté en 1600×1200 avec ma 9800 pro sans aucun ralentissement. Dans le donjon, il n’y pas que des monstres : vous y trouverez des marchands ambulant vendant équipement mais aussi poissons variés pour votre familier. Vous pouvez aussi trouver des items qui vous permettront d’augmenter vos valeurs définitivement, mais aussi de gonfler vos affaires magiques.

Grâce aux points d’expérience, vous allez d’un côté augmenter vos 4 caractéristiques principales (Vie, force, dextérité et magie) et avoir des points de spécialisation (une dizaine de compétences orientées dans les armes et la magie). Ainsi vous pourrez devenir un guerrier spécialisé dans la hache, l’arc ou l’épée, ou un magicien spécialisé dans la magie de bataille de défense ou d’invocation. Mais vous pourrez aussi faire évoluer votre spécialisation de coups critiques ou votre technique de combats à deux mains. Outre votre évolution, vous possédez un rang qui évolue lui aussi et qui servira à utiliser certains objets magiques que vous trouverez. Cette évolution de votre personnage est simple et elle est très efficace.

Bien sur, la mort existe et vous aurez plusieurs possibilités au choix lorsqu’elle vous aura saisi. Vous aurez le choix entre être remis au même endroit ou dans un niveau au dessus ou en dessous duquel vous vous trouviez contre de l’expérience, de l’or, ou la perte de rang. A vous de voir ce qui vous conviendra le mieux.

Lorsque vous tuerez le boss final, vous n’aurez plus qu’à retourner voir le sorcier du village et vous aurez deux possibilités : Soit vous continuez à faire évoluer votre personnage et continuez l’exploration du donjon avec toujours des quêtes annexes proposés par les PNJ du village, car il semble que le donjon s’enfonce à l’infini (sur le forum du jeu, on parle de plus de 65000 niveaux – à vérifier- je vous laisse la place!!), donc une durée de jeu pharaonique.

De plus vous trouverez des affaires magiques de plus en plus monstrueuses si vous continuez votre descente. Soit le sorcier vous proposera de vous retirer définitivement en donnant l’un de vos objets à votre descendance. Ainsi vous recommencez le jeu avec un nouveau personnage dont la quête principale sera ostensiblement la même, mais il démarrera la vie avec l’une des affaires magiques que vous lui aurez transmis sachant qu’elle a été boostée elle-même par le sorcier. Du coup, l’aventure se poursuit avec un nouveau personnage (et un nouveau compagnon) un peu mieux équipé. Attention toutefois, car le choix de jouer avec votre descendance fait que votre premier personnage ne sera plus utilisable. J’ai battu le boss final en moins de 15 heures, et je recommence une nouvelle partie avec ma descendance.

Il existe quand même quelques défauts à ce jeu, mais rien de bien méchant : l’installation est automatique (pas de choix de répertoire), il est impossible de jouer à plusieurs, ce qui aurait pu être sympathique, mais surtout il vous faudra payer en dollars à partir d’internet ce qui risque de rebuter un grand nombre d’entre vous. De plus, même s’il existe 4 modes de difficultés, il n’y a pas de mode où la mort du personnage est irréversible. Et comme d’habitude on retrouve les bugs des jeux 3D (qui n’ont aucune incidence sur le jeu, c’est à dire des personnages qui s’entremêlent ou qui s’enfoncent dans les murs).

Ce jeu peut, à la longue, entraîner une certaine lassitude (comme tout Diablo-like qui se respecte), il n’empêche que j’ai bien accroché à ce graphisme sympathique, à ce jeu auquel vous pourrez jouer 5 minutes ou 1 heure sans vous prendre la tête, vous aurez la possibilité de recommencer avec votre descendance équipée d’une affaire venant d’un personnage précédent et j’ai bien aimé la présence du compagnon. Pour vous faire une idée du jeu, télécharger ici, la démo limitée aux trois premiers niveaux du donjon, vous verrez bien si vous êtes convaincu et sachez que la société Wildtangent prépare une suite. 

+ Diablo-like assumé
+ Donjon infini
+ Notion de descendance
+ Graphisme ?

Note RPG 3 sur 5
Note testeur 07 sur 10

– Solo et uniquement solo
– Graphismes

Neuro Hunter

0

Quand on pense à FPS satiné de RPG dans un monde futuriste, le premier jeu qui nous vient en tête est Deus Ex. Pourtant Neuro Hunter fait partie de cette catégorie aussi. Sortie totalement inaperçue en cette fin d’année 2005, Neuro Hunter est un jeu de rôle développé par Media Art, à l’époque, nouvelle société qui sortait son premier jeu et qui depuis s’est diversifié vers d’autres produits. Alors Neuro Hunter a t’il été une réussite ? Voyons cela maintenant.

Neurohunter

LE MONDE SELON MEDIA ART

Au XXIème siècle, la terre est devenue un immense monde futuriste technologique dominé par de grandes multinationales où les bénéfices et le progrès rongent les piliers des principes moraux. Vous, spécialiste informaticien, êtes engagé pour contrôler sur place les ouvertures d’une mine déserte. Malheureusement, une explosion fait que vous vous retrouvez dans la dite mine. C’est ainsi que vous vous apercevez que celle-ci est habitée par multiple personnages et créatures et qu’un certain hacker la contrôle. Votre employé vous demande alors d’éliminer ce personnage pour vous sortir de ce trou. C’est dans cet environnement glauque et inhumain que commence votre aventure.

Vous voici donc dans un niveau labyrinthique constitué de couloirs, de salles et de grottes avec un décors très « kistch ». En effet, le design fait peur à voir et les raccords entre textures, pas folichons, manquent de naturel. Rien n’est beau, et il y a une faute de goût évidente dans cette univers : couleur trop criante alors que nous sommes sous terre et que l’obscurité devrait être de mise. On est bien loin de l’atmosphère oppressante d’Arx Fatalis avec ses ombre et pénombres. Les plantes dans les grottes sont vertes fluo, les fleurs oranges flashy. Les textures sont redondantes et des motifs reviennent tous les 2 mètres dans les couloirs. Cela manque cruellement de cohésion.

Ensuite, il y a une très grande pauvreté des décors et des objets dans les pièces. Les décors sont rachitiques. Pour vous donner une idée, une cantine est constituée de table et de trois plateaux disséminés ça et là. Une cellule a quatre lits, un conteneur. Le bar comprend des tables avec des bols dessus. Et je pourrais continuer comme cela jusqu’au bout.

Neurohunter

UNE LIBERTE, SANS LIBERTE

Si au début, vous pouvez penser que vous êtes libre d’aller où bon vous semble dans ce labyrinthe, vous vous apercevrez rapidement que des portes fermées, des ascenseurs scellés vous empêchent de sortir de la colonnie, le premier niveau. Il vous faudra donc trouver les clés, et c’est ainsi que l’on se tourne vers les PNJ pour comprendre comment sortir d’ici. Malheureusement les dialogues se résument à une ou deux phrases sans forcément beaucoup d’incidence selon l’une ou l’autre. A cela se rajoute la limitation de leur parole en fonction de votre situation : en clair, tant que vous n’avez pas trouvé tel ou tel objet, parler à tel ou tel personne, les dialogues des pnj ne bougeront pas d’un iota.

Il vous faudra donc faire des aller-retours dans la colonnie pour trouver tel ou tel PNJ qui va débloquer la suite du scénario. Cela a le don d’éxaspérer, car si vous passez à côté de l’information, vous n’avancerez jamais dans le jeu et j’imagine que vous abandonnerez rapidement. J’ai moi-même failli flancher plus d’une fois, après avoir perdu ma motivation de la première heure. Surtout que le premier niveau des colons n’est pas des plus réussi : on y trouvera quelques PNJ et il faudra de nombreux aller-retours entre eux pour ouvrir des portes et accéder à des niveaux un peu différents, mais pas forcément plus intéressants.

Donc vous trouverez des PNJ, qui vous proposeront des quêtes, qui vous rapporteront des points d’expérience tout comme les créatures que vous tuerez. A partir de là, il sera possible d’upgrader au choix vos 7 caractéristiques : votre constitution pour avoir plus de points de vie et porter plus de chose, votre compétence vol, votre compétence programmation qui augmente votre chance de réussites des tentatives de cybervol et les points de santé de l’unité de combat virtuelle Instiller -j’y reviendrai plus bas-, votre compétence intuition qui permet de détecter les objets, votre compétence arme pour utiliser des armes plus évoluées, votre compétence conception d’objets pour fabriquer certains objets grâce à des plans et enfin votre compétence crochetage pour être capable d’accéder à certains contenants plus complexes. 

Neurohunter

PERSONNE NE VOUS ENTENDRA CRIER

Pour les combats, le jeu se déroule comme un FPS. Vous êtes en vue à la première personne et vous vous battez en temps réel avec une configuration de FPS. Seulement voilà, il y a peu d’armes à se mettre sous la dent et les combats se résument à tourner autour d’un ennemi en lui assénant un nombre important de coups, un seul ne suffisant pas. Les créatures sont variées et leur attaque vous obligera à vous adapter. Par contre l’I.A. ne vole pas haut. Tant que vous ne passez pas à côté et que vous ne les attaquer pas, elle tourne en rond. Et même si elles sont deux, la première touchée ne fait pas réagir celle à côté.

Pour vous aider dans votre combat, vous trouverez quelques armes. Un petit tir de loin avec votre arbalète, sachant que les munitions sont comptées, et des coups de couteaux au contact. Un dynamisme des combats qui reste aussi très mou car lorsque votre arme touche, on n’a pas l’impression d’impact. Pire encore avec le bruitage qui fait croire que vous taper sur une casserole. Pour poursuivre sur ce sujet, les sons sont miséreux. Ils restent minimalistes. Vous mourrez sans un bruit, pire vous n’avez aucune impression vu que lorsque vous prenez des coups, rien ne se passe à part votre barre de vie qui descend et l’écran qui passe un instant rouge. Et totalement rouge, si vous êtes mort.

Ainsi il m’est arrivé de me faire agresser par des tourelles de surveillance ou des créatures sans que je ne m’en aperçoive. Le silence est donc mortel dans ce jeu. Mais peut-être pas tant que cela, si on se réfère au bruitage qui est pire : le bruit d’un saut que vous effectué est ridicule, on dirait du papier froissé. Quant à la musique, elle est tout à fait anecdotique et pourrait très bien convenir à un film de John Carpenter lorsqu’il faisait lui-même ses compositions avec trois notes au synthétiseur.

Neurohunter

NEURO TRANSMETTEUR AU DEMARRAGE… AVANT LA PANNE

Tout n’est pas noir dans ce jeu, mais tout ce qui précède casse complêtement les idées qui suivent. QUi dit Neuro Hunter, dit découverte d’implants permettant d’upgrader vos 7 compétences. Ils vous apporteront un bonus dans une caractéristique, mais pourront aussi vous donnez un malus dans une autre. Pas de problème, elles s’enlèvent en un clic et se remplace selon l’action que je veux mener.

Les contenants que vous trouvez sont ouvrables en devinant un code de 4 signes que l’on tapote dans un ordre précis. Si au début du jeu,c’est assez sympa, par la suite, on aurait aimer que certains soient accessibles sans avoir besoin de taper du code. Certains contenants ne s’ouvriront que grâce au combat tactique dans le cyberespace. Vous y aurez accès aussi lorsque vous piraterez des ordinateurs car je vous rappelle que vous cous battez contre un hacker.

Cela vous amène alors sur un plateau de jeu au graphisme bleuté filaire évolué de type TRON. Vous aurez donc soit un jeu de type mineur – amener votre machine,dit instiller, d’une base A vers une base B sans exploser – soit du combat en temps réel avec diverses unités,pour prendre possession d’une base adverse qui vous permet de débloquer le système de sécurité des tourelles ou des robots de surveillance. Un système intéressant qui n’est pas assez développé malheureusement. De plus, cette phase de jeu n’est pas accessible immédiatement au début du jeu, ce qui aurait été un plus dans le manque de richesse du jeu.

A partir de l’inventaire, qui n’est pas vraiment ergonomique – pour vendre ou acheter il faut faire glisser les achats du vendeur à l’acheteur et vice-versa-, on pourra fabriquer divers objets si on en possède les ingrédients et le plan. Fabriquer une armure sera donc intéressant, mais on regrettera de la voir s’user avec le temps. Car les ingrédients ne sont pas infinis et les boîtes à outils ou chimiques se consumment dans la fabrication. En fouillant un peu partout, on trouvera des plans, des notes qui nous permettront de mieux comprendre ou de se diriger dans l’aventure. Donc il faudra se servir un petit peu de ses neurones. Enfin, le jeu ne présente pas de bugs majeurs qui risqueraient de mettre le jeu en vrac.

Neurohunter

Le menu carte permet de mettre des annotations et cela sera essentiel pour ne pas se perdre dans des environnements moches et redondants. Ainsi en plaçant le nom des personnages sur la carte, on avancera bien plus vite dans l’histoire. Malheureusement, en changeant de niveaux, vous perdez tout ce que vous avez noté. Et comme il y a pas mal d’aller-retours, dîtes vous bien que serez vite perdu. Le système de poids ne vous limite en rien. Même surchargé vous pourrez avancer, mais sans plus courir. On peut aussi voler une choses à un PNJ qui nous tourne le dos, mais leurs réactions sont idiotes quand on est pris et je ne vous parle même pas de donner un coup de couteau à un PNJ. C’est soit la mort assurée par le droïde volant qui passait par là, comme par hasard, Soit il vous dit de ne pas continuer sous peine de se fâcher.

Enfin l’aventure est uniquement solo et vous prendra une quinzaine d’heure pour rencontrer les 69 PNJ et les 129 objets à utiliser ; ce n’est pas moi qui le dit parce que je n’ai pas fait les comptes, c’est la boîte CDrom. Et on se rend compte qu’avec ce contenu, on ne pouvait pas s’attendre au nirvana. Du coup, la rejouabilité est minime, vu que l’histoire est super cadrée et n’offre aucune liberté.

Neuro Hunter pourrait être considéré comme le Deus Ex du pauvre. Mais même pas. Il est bien en deçà du maître en tout point de vue. Il n’offre aucun challenge, se montre très fade et manque de punch. Il n’a pas grand chose pour lui, à part des idées intéressantes qui ne sont pas assez abouties. Plus proche d’un jeu d’aventure que d’un RPG, trop scripté pour pouvoir jouer librement, il vous découragera, voir vous dégoûtera rapidement. Il est évident qu’il vaut mieux retourner vers Deus Ex qui, même plus vieux, offre une jouabilité plus intense. Et puis le 3 vient de sortir alors … Oui Neuro Hunter est passé inaperçu à sa sortie et on comprend pourquoi.

+ Moteur graphique

Note testeur 03 sur 10

– Kitsch à souhait
– Pauvre, pauvre et pauvre
– Scripts et ennuis sont le lot de chacun

Fastcrawl

0

Fastcrawl est un RPG qui a gagné le prix du RPG game of the year dans la catégorie RPG amateur chez gametunnel. Il se présente comme un petit jeu apéritif. Proposé en démo sur ce site et vendu pour 15 euros environ, vaut il vraiment le coup ?

Fastcrawl présente un thème classique. Vous allez gérer aléatoirement de deux à cinq personnages et descendre dans un donjon pour tuer le vilain dragon qui y vit. Le jeu propose donc lors de la création d’une partie, de choisir le niveau de difficulté mais aussi la durée de la partie qui peut aller de 15 minutes à une heure. Ainsi, les donjons créés aléatoirement sont sous forme de labyrinthe. Dans chaque niveau, vos personnages vont devoir rechercher la clé et l’escalier qui leur permettra de descendre plus en profondeur.

Lorsque vous lancez la partie, on vous donne automatiquement de 3 à 4 personnages au hasard et si votre équipe ne vous plaît pas, vous pouvez relancer une partie. Il existe 4 classes de personnages possibles : guerrier (le bourrin), sorcier (les sorts), moine (combattant et soigneur) et le voleur (découvrir les pièges et les pièces cachées). L’équipe étant aléatoire vous pourrez vous retrouver avec deux personnages de même classe et il faudra envisager votre partie sous un angle de progression différent pour vous en sortir.


La partie graphique est peu développée et elle a l’avantage de tourner sur de petite configuration. En effet, il n’y a que des images 2D fixes avec à l’écran de jeu l’inventaire du personnage sélectionné, les portraits de vos personnages et le niveau visité. On déplace alors un pion sur des cases de différentes formes représentant le donjon. Grâce à la classe de vos personnages, vous pourrez voir ou non les occupants ou les objets des cases proches et donc attaquer ou non.

Le jeu passe alors en mode combat en tour par tour. On a donc un cadre de 2 fois 3 cases dans lequel vous allez placer votre équipe alors qu’en face on retrouve les ennemis dans la même position (les archers et les sorciers en arrière, les attaquants en avant). Lorsque votre équipe est positionnée vous lancez le combat et cela fonctionne par ordre de rapidité. On retrouve donc le même fonctionnement que Gods : lands of Infinity ou encore toute la série des Disciples. 

A la fin de la bataille, vous récupérez de l’équipement et de la nourriture qui vous permet de survivre dans le donjon. D’ailleurs si vos réserves de nourriture s’épuisent – vous perdez un point de nourriture par case traversée ou plus si vous laisser votre équipe récupérer après un dur combat – ou si votre équipe perd un combat, c’est le game over avec aucun point de sauvegarde pour relancer la partie. Il vous faudra recommencer à zéro. Il est donc dommage de ne pas avoir d’option de sauvegarde. La seule existante est que vous pouvez sortir du jeu à tout moment pour le reprendre au même endroit une prochaine fois.

La musique est la même que Mount and Blade donc libre de droits et les bruitages sont un peu trop simplistes, mais l’ambiance est bien présente. Chacun de vos personnages a un inventaire particulier limité à sa classe qui évoluera grâce au découverte de coffre dans les couloirs du donjon ou sur les cadavres des monstres. De plus, vous ne pourrez que transporter qu’un certain poids.


A chaque changement d’étage, vos personnages montent de niveau et leurs compétences/caractéristiques augmentent. Donc plus vous descendez en profondeur, plus les combats se compliquent. A noter que de nouveaux personnages peuvent rejoindre votre équipe durant votre périple. Au bout d’un certain temps – temps fixé dans vos options de départ – vous trouverez le boss du niveau tout en bas et après sa mort, la partie s’arrêtera. On ne s’attache donc pas complètement à ses personnages car lorsque la partie est finie, on ne peut plus y toucher.

Ce jeu offre une rejouabilité importante même si les créatures restent peu variés tout comme les objets pour équiper vos personnages (on parle d’une centaine sur le forum officiel). Il est donc dommage de ne pas avoir un peu plus de contenu, mais n’oublions pas non plus, que c’est un jeu amateur.

Fastcrawl est donc un RPG qui vous permettra une petite partie rapide entre deux activités pour votre plus grand plaisir. On retrouve ses marques dans cet univers dungeonesque et si la qualité graphique et auditive du soft laisse à désirer, il est suffisant pour s’immerger dans l’aventure. Reste une question essentiel : même si la rejouabilité du soft est très grande, au bout de combien de temps allez-vous vous lasser de ce petit jeu apéro?

Note testeur 07 sur 10

Hard truck Apocalypse

0

Nival s’illustre par des hits tel que Etherlords, Silent Storm, ou encore le cultissime Heroes of might and magic 5 dont ils ont repris le flambeau grâce à la licence d’Ubisoft. Mais pour une fois, on va s’intéresser à un jeu outsider de la société, c’est à dire inconnu : Hard Truck Apocalypse. Un jeu dans lequel on conduit des camions dans un monde futuriste post-apocalyptique : Mad Max autrement dit … peut être bien.

La petite maison dans la prairie

C’est l’histoire d’un garçon qui vit avec son papa à la ferme dans un monde futuriste qui a été ravagé par la guerre atomique. Le jeune homme est parti faire ses courses et c’est sous forme de tutorial que vous prendrez non pas le contrôle du personnage mais de sa fourgonnette. La souris permet de gérer la cible de vos armes alors que les touches permettent de faire bouger votre véhicule. Rien de plus simple et tout cela se montre très fonctionnel.

Malheureusement, pendant votre absence, une bande de méchants mercenaires attaque la ferme. Lorsque vous revenez chez vous, la ferme est détruite et votre père est mourant. Votre quête sera alors très simple : venger sa mort. Mais très rapidement, l’intrigue principale se compliquera comme vous pourrez vous en rendre compte par la suite.

Vous partez donc dans votre camion grâce à une vue à la troisième personne, dans un univers tout en 3D qui variera entre la toundra, la taïga, la jungle ou encore le désert. Le moteur graphique est de bonne qualité et est tout à fait adapté à ce type de jeu avec une profondeur de champ tout à fait correct qui permet d’afficher une météo différente tout comme la nuit ou le jour.

Hard truck Apocalypse affiche

De plus, les développeurs ont mis plein de petits détails sur votre véhicule qui montrent bien qu’ils ont peaufiner leur jeu : les pots dont sort une fumée noire, les phares fonctionnels et bien utiles lors de mauvais temps, des ventilateurs qui tournent, ou encore les traces de balle et la déformation selon l’état de votre véhicule. Sans parler des gerbes de flamme et des explosions des véhicules après leur destruction qui s’avère être très réussies.

Si le paysage qui vous entoure se montre rapidement monotone et tourne autour de la végétation et des montagnes avec quelques restes de civilisation, il ne tombera jamais dans la répétitivité et chaque lieu sera unique. La région dans laquelle vous vous situez est assez grande – comptez au moins 10 minutes pour la traverser de long en large- et contient un certain nombre d’habitations dont l’intérêt est multiple.

Les stations d’essence pour faire le plein ou réparer votre machine parsèment harmonieusement la zone, et les villes, sorte de grosse forteresse protégée par des canons, dans lesquelles vous pourrez pénétrer après un petit coup de klaxon sont bien présentes. Dans ces dernières, Il s’agira alors de rencontrer les habitants avec des écrans figés à la Fallout, qui vous permettront de récupérer des missions de routine (transport d’une ville à l’autre, escorte de camions ou encore recherche de bandits) ou encore de poursuivre votre mission principale.

C’est aussi dans les villes que l’on peut acheter et vendre des marchandises, faire évoluer son camion et sa remorque et l’armer. On peut aussi acheter un autre véhicule en remplacement de son ancien car dans tous les cas, vous n’aurez qu’un seul véhicule tout au long de l’aventure. Et oui, nous sommes dans un jeu de violence routière avec armement lourd et varié. Et on s’en donne à coeur-joie.

C’est Hard, ton truc ? Non Apocalyptique !!!

Si en début de partie, vous n’avez qu’un camion poussif avec une petite mitrailleuse, par la suite, vous pourrez vous acheter des monstres roulant, surarmés de laser et gadgets en tout genre, qui roulent à des vitesses bien plus raisonnables. Et oui, car le jeu en se début de partie se montre lent même la maniabilité est bonne : il vous faudra donc prendre patience. En effet, les ennemis, autres que ceux prévus par le scénario principal, arrivent par groupe à intervalle régulier de manière aléatoire et il peut se passer cinq bonnes minutes sans action.

Juste vous, roulant dans votre petite fourgonnette entre les arbres et les collines, d’une région à une autre. De plus, L’I.A. ennemi n’est pas très développée, et souvent cela se résume par une charge des ennemis sans aucune réflexion de leur part. Selon ses paramètres, en début de partie, vous aurez bien du mal à accumuler un petit pécule pour changer votre matériel, alors qu’en fin de jeu, vous deviendrez millionnaire. Une rééquilibre aurait été le bienvenu, peut être ?

Pour le scénario principal, il va vous en falloir de la patience pour progresser, car il n’est pas rare de devoir retraverser certaines zones déjà visitées ce qui est un tantinet -très- lassant. Ainsi la durée de vie du soft est augmentée artificiellement et je vous avouerai que j’ai fait plusieurs pauses (de plusieurs jours) avant de le terminer. Des zones de terrain, il y en a une bonne dizaine qui ne sont accessibles qu’au fur et à mesure de votre progression. Le jeu s’adresse donc aux hardcores gamers qui aiment les jeux de caisses bastons mais et ont de la patience.

Ce qui est fabuleux dans ce jeu, c’est la liberté d’action dans les régions. Ces dernières sont entièrement ouvertes et vous pouvez aller d’un point A à un point B comme vous le souhaitez. Rares sont les lieux bloqués qui ne sont accessibles que par un endroit précis. Et attention, c’est bien de prendre un raccourci par la montagne, mais la moindre mauvaise chute de votre véhicule et c’est la destruction assurée !

On ne dirige jamais de personnage à pied, on en croise parfois dans les villes et on peut même les écraser sans aucune réaction de ces dernières. Les zones sont longues à traverser, et il n’y a que très peu d’animation : tout juste des voleurs qui vous agressent et qui, après des explosions fort réussies lors de leur destruction, laissent tomber des paquets que vous pourrez récupérer pour les revendre ou les utiliser. C’est ainsi qu’apparaît le côté RPG du soft : vous allez pouvoir faire évoluer votre véhicule, en achetez un plus puissant, varier vos armement.

Selon la charpente de votre véhicule, vous ne pourrez pas monter le même armement. Par contre, on peut coupler les armes entre elles de manière à avoir une cadence de feu infernale. Les concepteurs ont poussé la simulation très loin avec de nombreux paramètres à gérer pour les armes, comme la distance maximale de tir ou encore son usure. Il vous faudra donc souvent passer à la caisse pour réparer ou upgrader votre bête de course. 

Si les musiques et les voix sont corrects, les bruitages ne sont pas forcément très variés : souvent vous aurez juste le bruit de votre moteur qui vous tiendra compagnie durant de nombreuses minutes. Mais que voulez vous entendre d’autres, dans un monde mort sans animal ou oiseau.

L’apocalypse Selon Nival

Il vous faudra une bonne vingtaine d’heures pour finir le jeu une première fois. Et oui, dès le début de l’aventure, il est possible de prendre un autre chemin et l’histoire peut en fait être vécue de deux façons différentes. Reste qu’il n’y a pas de mode multijoueur et qu’une fois terminé, vous n’aurez que le choix d’y retourner à un niveau plus difficile. Surtout que l’aventure fini, il n’est plus possible de poursuivre l’évolution de son véhicule dans cet univers apocalyptique. Dommage.

Enfin un point noir dont Nival n’est pas responsable : le jeu n’est pas – encore? – distribué en France et vous devrez passer par Internet pour l’acquérir. Sachez enfin qu’une suite/addon va sortir en 2007 et comprendra une nouvelle aventure solo d’une vingtaine d’heure mais surtout un mode multijoueur pour jouer en deathmatch. Peut être aurons nous l’occasion d’avoir une version complète avec jeu de base et addon, pour le coup….

Hard Truck Apocalypse fait figure de remplaçant au très célèbre Interstate 76. Il offre une très bonne jouabilité, de bons graphismes, une bonne durée de vie, et de bonnes idées. Mais il lui manque quand même un mode multijoueur et l’obligation pour le scénario principal de traverser plusieurs fois les mêmes régions causant la lassitude fera fuir de nombreux joueurs. Il n’empêche que ce jeu est sympathique et offre un univers hors norme pour les mad maxiens que nous sommes. Au pire, tester la démo du jeu….

+ Univers mad max
+ Originalité de l’univers
+ Baston de voitures

Note testeur 07 sur 10

– RPG plus que light
– Boss final costaud
– Des allers-retours incessants
– Pas de multijoueur pour un jeu qui s’y prête