| Cet article a été réalisé en août 2026. Depuis, des mises à jour ont pu être faites et le titre peut avoir évolué. Vérifiez la version du titre pour vous fier à ce bilan. |
Nicktoons & The Dice of Destiny est un action-RPG crossover développé par Petit Fabrik et Fair Play Labs (les créateurs de Nickelodeon All-Star Brawl 2) et édité par GameMill Entertainment. Sorti le 30 septembre 2025 sur Steam, PS5, Xbox Series X|S, Nintendo Switch et Switch 2, le jeu réunit neuf héros issus de huit dessins animés Nickelodeon (SpongeBob, Timmy Turner, Danny Phantom, Katara, Jimmy Neutron, les Tortues Ninja et compagnie) dans un même monde de fantasy inspiré du jeu de rôle sur table. Le prétexte scénaristique : une partie de « Creatures and Chasms » imaginée par Timmy Turner qui dérape et fusionne tous les univers Nickelodeon en une seule aventure.
Le ton est celui d’un action-RPG familial et coloré, pensé pour être partagé : jusqu’à quatre joueurs peuvent affronter la campagne ensemble en coopération locale, chaque personnage reprenant les codes visuels et l’humour de sa série d’origine tout en héritant d’une classe de RPG (guerrier, mage, tank, etc.).
La partie RPG du titre
Sur le papier, Dice of Destiny coche les cases classiques de l’action-RPG accessible : combat en temps réel, butin à ramasser, arbres de compétences propres à chaque héros et montée en puissance de l’équipement. Chaque personnage joue sur un archétype différent, ce qui permet une vraie diversité de styles de jeu en coopération, un peu à la manière d’un « Baby’s First Diablo » comme l’ont résumé plusieurs testeurs anglophones.
Le revers de la médaille, largement pointé par la presse, est la faible profondeur du système : les arbres de compétences restent sommaires, la difficulté chute rapidement une fois passées les premières heures, et le butin obéit à une logique parfois jugée confuse. La boucle de jeu (explorer, combattre, looter, recommencer) reste efficace en petites sessions mais montre ses limites sur la durée, en particulier pour un joueur adulte habitué au genre.
La vraie force du titre reste ailleurs : l’écriture et le doublage, jugés fidèles à l’esprit de chaque licence, ainsi que la direction artistique en 2D très saturée qui recrée l’énergie d’un dessin animé du samedi matin. C’est un jeu qui mise sur la nostalgie et le fan-service plus que sur la mécanique pure.
Moyenne de la presse internationale
OpenCritic recense une quarantaine de tests et place le jeu dans la catégorie « Fair », avec une moyenne autour de 72/100 et seulement 45 % des critiques qui le recommandent. Metacritic oscille pour sa part entre 74 et 76 selon les plateformes. Le consensus qui ressort est assez homogène : un hommage sincère et généreux à l’univers Nickelodeon, desservi par un gameplay répétitif, une carte du monde peu inspirée et quelques soucis techniques (chutes de framerate, temps de chargement) notamment sur Switch.
Certains testeurs plus indulgents, notamment ceux venus du jeu de rôle sur table ou déjà familiers de Diablo, saluent une surprenante adaptation en Action-RPG et une coopération locale particulièrement réussie. D’autres, à l’inverse, regrettent une écriture inégale, une difficulté trop clémente et un sentiment de précipitation sur le dernier tiers du jeu.
En synthèse, la tendance presse ressemble à un 7/10 : un jeu sympathique et généreux en fan-service, mais qui ne transforme jamais vraiment son potentiel de licence en profondeur ludique.
Moyenne des joueurs
Côté boutiques, le PlayStation Store affiche une moyenne d’environ 3,7/5 sur plus de 200 avis, ce qui traduit un accueil honnête sans enthousiasme unanime : autour de 46 % des votants attribuent la note maximale, mais une frange non négligeable descend à 1 ou 2 étoiles, généralement pour des raisons de performance ou de contenu jugé trop léger.
Sur les forums et réseaux communautaires, les retours suivent la même ligne de fracture que la presse : les joueurs venus chercher un moment de nostalgie à partager en famille ou entre amis en ressortent généralement conquis, en particulier grâce au mode coopératif jusqu’à quatre joueurs. Les joueurs plus exigeants sur la profondeur RPG, eux, pointent la simplicité des affrontements, la faible rejouabilité une fois la campagne terminée et des personnalisations de personnage qui restent artificielles.
La moyenne ressentie côté joueurs tourne donc, comme pour la presse, autour d’un assez bien : un jeu qui remplit son contrat de nostalgie familiale, sans convaincre les amateurs d’action-RPG plus pointus.
Zim’s Tower of Doom
Près d’un an après la sortie, GameMill a publié le DLC Zim’s Tower of Doom, disponible sur toutes les plateformes. Il ajoute Invader Zim comme personnage jouable, avec ses inventions et sa technologie extraterrestre chaotique bien à lui, ainsi qu’un tout nouveau mode de survie à vagues baptisé « Pillar of Lost Possibilities », pensé pour la rejouabilité plutôt que pour prolonger la campagne principale.
C’est une extension bienvenue plutôt qu’un bouleversement : elle donne deux bonnes raisons concrètes de relancer le jeu (un nouveau héros et un nouveau mode), sans pour autant corriger les limites déjà pointées à la sortie (profondeur RPG limitée, difficulté clémente). Les retours sur ce DLC restent d’ailleurs mesurés, entre curiosité pour Zim et scepticisme sur la capacité du contenu à retenir les joueurs sur la durée.
C’est donc une amélioration ponctuelle et ciblée, qui ne change pas la note d’ensemble mais confirme que le titre continue d’être suivi par son éditeur.
En clair, Nicktoons & The Dice of Destiny n’est pas le grand action-RPG qui impressionne par sa hauteur, c’est plutôt la fête foraine du quartier : les manèges sont familiers, les couleurs vives, et on y retrouve avec plaisir des visages connus, mais on en fait vite le tour une fois les stands visités. Pour ceux qui veulent partager un peu de nostalgie Nickelodeon avec leurs enfants ou leurs amis autour d’un canapé, la promesse est tenue. Pour qui cherche un vrai action-RPG avec de la profondeur, c’est la douche froide.
Pour un lecteur de RPGJeuxVideo, Nicktoons & The Dice of Destiny apparaît donc comme un bon jeu familial à réserver au coop : à recommander en solde ou en session partagée, plutôt qu’en achat plein tarif pour son seul potentiel de rôle.
+ Casting et doublage fidèles
+ Direction artistique et ambiance
+ Coopération locale à 4
+ Suivi post-lancement (DLC Zim)
– Profondeur RPG limitée
– Difficulté trop clémente
– Répétitivité sur la durée
– Finitions techniques inégales

