Jeu indépendant créé par J. R. Hudepohl, un développeur néo-zélandais, et publié en mai 2025 par Top Hat Studios, Labyrinth of the Demon King est un mélange d’horreur et d’éléments RPG légers. Voyons d’un peu plus près cette curiosité vidéoludique. Mais avant de commencer, je tiens à vous avertir : il n’est pas à mettre entre toutes les mains ! Certains visuels sont réellement dérangeants !
Un Japon féodal cauchemardesque
Dans un univers mourant, fortement inspiré du bouddhisme et miné par les guerres et les démons, l’histoire débute par le réveil du protagoniste, un ashigaru, terme qui désigne un fantassin. Un être étrange va lui apprendre les bases afin qu’il puisse accomplir son objectif : éliminer le roi-démon qui a trahi et détruit son seigneur ainsi que son armée.
La première chose qui saute aux yeux est sa direction artistique, qui rappelle celle des anciens jeux en low poly. Ce titre a été développé avec, en tête, le format 4:3, proposé par défaut avec des bandes noires sur les côtés. L’ambiance qui s’en dégage est unique : à la fois sombre et extrêmement poisseuse.




Le manque de visibilité rend les créatures et les personnages que l’on rencontre extrêmement perturbants. Parfois, on reste simplement là à les observer et à se demander : « Mais qu’est-ce que je regarde ? »






Des inspirations multiples
L’atmosphère rappelle immédiatement celle des jeux Silent Hill, avec des ennemis aux corps déformés de manière grotesque. Le début de l’aventure pourrait également rappeler les premières minutes de Silent Hill 2, durant lesquelles le joueur traverse une forêt plongée dans le brouillard.
Le gros de la partie sera consacré à l’exploration de donjons, et les références à la licence King’s Field sont nombreuses : vue à la première personne, combats lents, secrets, etc.
Enfin, la dernière source d’inspiration est la plus évidente : Resident Evil ! On ne peut sauvegarder que dans des sanctuaires, plusieurs énigmes reposent sur des objets à trouver et même les transitions entre les zones constituent clairement un hommage très appuyé !




De l’action et une touche de RPG
Le cœur du gameplay réside dans les affrontements contre les diverses abominations qui peuplent les lieux. En tant que guerrier, le personnage principal est versé dans l’art du combat : il peut esquiver ou parer pour ensuite contre-attaquer. L’endurance doit être gérée, car chaque coup porté la draine. Il existe toutefois une petite subtilité : la première esquive est gratuite. Elle ne coûte rien et se recharge en quelques secondes. Il faudra bien garder cela en tête pour ne pas se retrouver totalement démuni !




Plusieurs armes sont disponibles et chacune d’entre elles possède ses propres avantages et inconvénients. Certains ennemis peuvent être vulnérables à un type d’attaque particulier, comme les squelettes, qui craignent les attaques contondantes. En parcourant le labyrinthe, il faudra rester attentif afin de ramasser des shirikodama, qui permettent d’améliorer l’équipement auprès du forgeron.



Les niveaux sont découpés en tours, elles-mêmes divisées en zones. Le but est de traquer et d’éliminer le boss de chaque lieu afin de pouvoir affronter votre némésis ! À votre arrivée, beaucoup de portes seront fermées. En fouillant bien, vous pourrez les déverrouiller en arrivant de l’autre côté et ainsi obtenir des raccourcis.



Labyrinth of the Demon King est principalement un dungeon crawler tourné vers les combats. Son ambiance macabre est une franche réussite et offre une expérience à la fois immersive et originale. Grâce à sa vue à la première personne et à la présence du corps du personnage lorsque l’on baisse la caméra, l’immersion est renforcée. Les armures bénéficient même d’un léger effet physique particulièrement bienvenu.
Une dizaine d’heures est nécessaire pour venir à bout de l’aventure, et il ne faut pas hésiter à repasser plusieurs fois par les mêmes endroits. La durée de vie est prolongée par plusieurs cycles de New Game Plus, qui débloquent de nouveaux équipements et monstres, tout en ajoutant quelques éléments narratifs.
- Une direction artistique singulière
- Une ambiance macabre et des visuels horrifiques réussis
- Un gameplay dynamique et exigeant
- Beaucoup de symbolismes en rapport avec la culture nippone
- Le joueur n’est pas pris par la main
- Une Nouvelle Partie + qui apporte un peu contenu supplémentaire
- La réapparition des ennemis lorsque l’on quitte une zone et que l’on y revient tout de suite après même si c’est aléatoire
- L’absence de raccourcis pour changer rapidement d’équipement, obligeant à passer beaucoup de temps dans les menus
- Certains textes ne sont pas traduits
- Pas de quêtes secondaires
- Un aspect RPG assez « léger » : pas de points d’expérience ni de feuille de personnage
Où se le procurer ?
Disponible sur gog.com et Steam.



