Après deux ans et demi d’exclusivité sur Xbox Series X|S et PC, Starfield débarque enfin sur PS5. Et il arrive en très bonne compagnie, puisque vous ne recevrez pas un simple port, mais un jeu enrichi d’améliorations techniques, de contenu additionnel payant et d’une mise à jour gratuite qui apporte plusieurs ajouts attendus depuis le lancement.
Cela dit, comme on pouvait s’y attendre dans cette review du port PS5, on ne reviendra pas sur l’histoire ou les mécaniques. Si vous voulez en savoir plus sur le jeu, vous trouverez ici toute notre couverture. La seule question à se poser maintenant est « vaut-il la peine de traverser à nouveau l’univers ? »
Comme chaque nouvelle sortie sur PlayStation 5, l’intégration avec le DualSense est l’une des caractéristiques les plus importantes, et Starfield en tire plutôt bien parti. On a droit à la vibration haptique lors de la conduite des vaisseaux ou des tirs, et les messages ou enregistrements audio peuvent être écoutés directement depuis la manette.
La barre lumineuse évolue également en fonction de votre état de santé. Et bien que l’usage des gâchettes adaptatives nous ait été promis, leur implémentation reste très légère. N’attendez pas une grande résistance en visant ou en tirant : le retour de force est si discret qu’il se confond avec la vibration.

En matière de performances, la version PS5 standard propose les mêmes modes que la Xbox Series X : un mode visuel en 4K à 30 FPS ou un mode performance ciblant les 60 FPS stables. Sur PS5 Pro, où nous avons réalisé cette review, la différence est nette grâce au PSSR, le système de mise à l’échelle propre à Sony. Sur cette console, le jeu se montre plus fluide et plus défini.
Bethesda a d’ailleurs activé un mode exclusif baptisé Amélioré, réservé à la PS5 Pro, qui pousse le hardware à fond, et ça se ressent vraiment. Certes, les forums et les réseaux sociaux ont fait état de crashs fréquents et d’alertes de surchauffe, mais en plus de 40 heures de jeu, je n’ai eu qu’un seul arrêt inattendu et la console ne m’a jamais signalé de températures excessives.





Free Lanes
Avec le port, est également arrivée la mise à jour gratuite Free Lanes qui, sans fonctionner comme une véritable extension, apporte tout de même plusieurs changements notables. Le plus important est sans doute le Mode Croisière. Vous pouvez désormais voyager entre planètes et lunes à l’intérieur d’un système stellaire en temps réel, sans écrans de chargement ni sauts gravitationnels.
Et pourquoi voyager ainsi quand on peut se « téléporter » sans perdre de temps ? Parce que le Mode Croisière intègre un pilote automatique, ce qui vous permet de quitter le siège du capitaine pendant que le vaisseau poursuit sa route. Vous pouvez alors discuter avec votre équipage, parcourir les coursives ou profiter du trajet pour faire le tri dans votre inventaire.

Cela ne veut pas dire que le voyage est de tout repos : des rencontres aléatoires appelées Incursions ont été ajoutées, et elles surviennent encore plus fréquemment pendant le Mode Croisière. Certaines sont facultatives et vous laissent choisir d’intervenir ou de passer votre chemin, mais d’autres ne vous donnent pas cette liberté et vous forcent à agir.
L’exploration bénéficie aussi de quelques améliorations avec un nouveau véhicule, le Moon Jumper, qui contrairement au REV-8, dispose d’un mode de saut idéal pour couvrir de grandes distances. Attention cependant : vous ne le trouverez dans aucun chantier naval, il faudra l’explorer pour mettre la main dessus. Et si comme moi vous préférez avoir votre propre chez-vous plutôt que de vivre à bord d’un vaisseau, le Chateau Des Étoiles est désormais disponible : une demeure construite sur la surface d’un astéroïde qui, en plus de proposer d’excellentes options de personnalisation, est livrée avec sa propre mascotte baptisée Milliballena.

Terran Armada
Le port inclut également un DLC payant, mais Terran Armada et son histoire de soldats disparus revenus sous forme d’armée robotique n’est pas conçu pour les nouveaux joueurs PS5.
Je vous le dis clairement : bien que la mission puisse être déclenchée dès votre arrivée à Nouvelle Atlantide, le niveau recommandé pour se lancer est le niveau 50, ce qui demande énormément d’heures de jeu. Si par hasard vous vous êtes approché d’un des kiosques de la NSC et avez entendu la transmission, je vous déconseille de vous y aventurer.

De toutes façons, vous ne pourrez pas le faire tout de suite, puisqu’il vous faudra d’abord améliorer votre vaisseau et son moteur pour atteindre le système Nirvana où se déroule cette extension. Ce que je peux vous révéler, c’est que Delta, le nouveau compagnon robotique propre à l’extension, est l’un des personnages les plus attachants du jeu.
Par ailleurs, les nouvelles Incursions de Free Lanes s’intègrent plutôt bien à l’histoire de Terran Armada, même si au bout de quelques heures elles commencent à peser et rendent les voyages spatiaux un peu lourds. Dans le même ordre d’idées, les ennemis robotiques manquent cruellement de variété et la monotonie peut s’installer assez vite.
Pour finir, Starfield sur PS5 est bien plus qu’un simple port : c’est sans doute la version définitive du jeu, avec des améliorations qui se voient et se ressentent vraiment. Les crashs empêchent Starfield d’atteindre la perfection, mais il n’en a jamais été aussi proche.




Merci Relict King. il faut que je relance une partie PC en espérant que Bethesda ait amélioré l’optimisation. Parce que la dernière fois, c’était pas gagné.
Et surtout relancer l’intêret parce que passé 20h … que c’est chiand à crever comme jeu