Titan Quest II – Aperçu

Fiche technique utilisée pour cet aperçu :
Studio : Grimlore Games
Genre : Hack and Slash dans la mythologie de la Grèce Antique
Langues disponibles : Anglais uniquement, texte et voix
Plateforme : PC – distribution via Steam et Epic Game Store
Démo disponible : Non
Sortie : 2026 à minima

Titan Quest II a été annoncé en août 2023 par le développeur Grimlore Games et l’éditeur THQ Nordic. Depuis, le titre est arrivé en accès anticipé sur Steam et sur l’Epic Games Store, en août 2025 précisément, et les retours sont très positifs. Il était donc important que nous vous fassions un retour sur cet hack’n slash, qui, attention spoiler, semble bien parti.

L’HISTOIRE / L’UNIVERS

« Celui qui sème le meurtre et la douleur ne peut récolter la joie et l’amour. »
Pythagore

Pas besoin de redéfinir ici le principe d’un hack’n’slash : depuis Diablo et consorts, tout joueur et/ou lecteur de RPGJeuxvidéo connaît le genre. Pour les autres, un petit détour par Wikipédia fera l’affaire. Ce qui nous intéresse, c’est comment Titan Quest II s’inscrit dans cette tradition… et surtout, comment il la dépoussière.

Le jeu nous emmène dans un monde qui lutte, de façon pour le moins inégale, contre Némésis, déesse entre autres de la vengeance. L’intro nous offre une digne représentation de la colère divine et de la vengeance féminine en action. En gros, l’Homme avec un grand H en prend plein les dents. Le jeu nous place juste après un combat qui redéfinit le sens même du destin. Après avoir déchaîné son courroux, Némésis condamne à un châtiment éternel tous ceux qui s’opposent à elle.

En l’occurrence, notre héros… pour une raison que vous découvrirez par vous-même.

LE JEU / LES PERSONNAGES

« Soyez gentil, car chaque personne que vous rencontrez mène une bataille difficile. » Socrate 

Dixit Steam, Titan Quest II promet une aventure où mythes, action, ambiance travaillée et personnalisation s’entremêlent dans une véritable épopée grecque. Un rêve pour tout fan d’Heroic Fantasy en mode hack’n’slash.
Et le moins que l’on puisse dire, c’est que c’est assez vrai. L’aventure est là avec un grand A, tant le dépaysement est incroyable. Des plages idylliques aux temples sacrés, en passant par des ruines hantées ou même le royaume des Moires qui tissent les fils du destin… en presque 20H de jeu, je me suis éclaté !

Visuellement, c’est juste à pleurer. Chaque recoin du monde peut cacher un trésor, un secret ou un monstre oublié. Voire même un boss… L’exploration est vraiment récompensée, d’autant plus que le jeu intègre un système d’escalade et de saut (merci Diablo IV), qui nous amène parfois à des panoramas incroyables, sur fond de calanques et de criques. Bravo !

Et contrairement à ce que j’ai pu lire ici et là, le jeu, en tout cas chez moi, tourne impeccablement avec tous les détails à fond… et je n’ai pas une machine de 2025. Ni de 2024. Ni de… Bref. Le jeu est superbe et tourne très bien.

Dixit les développeurs, « le jeu propose déjà environ 15 heures de contenu et une feuille de route annoncée comme ambitieuse : mises à jour majeures tous les trois mois, ajout de nouveaux chapitres, de nouvelles maîtrises, et d’un système de création de personnage complet ».

Pour ma part, j’ai bouclé un premier run en près de 10 heures de jeu, et “la sorte d’acte 1” (j’imagine) nous amène à affronter quatre boss et se termine sur un excellent cliffhanger. Hâte ! Et c’est un très bon point : Pour un jeu de cette catégorie, l’histoire est prenante, elle se vit, elle bouge autour de nous, et surtout… elle est « divinement » bien écrite et superbement mise en scène. Re-bravo !

ATTENTION : En anglais uniquement pour l’instant.

De plus, nous ne jouons pas un simple soldat, mais un “héros en devenir”, capable de s’allier aux dieux… ou de s’en affranchir. Le jeu semble promettre un choix à venir. Tout le visuel nous invite à cette culture du parcours initiatique du héros. Les PNJ ne sont pas que des mannequins : Ceux sont des civils paniqués qui peuvent courir et parler pendant qu’un griffon crie dans le ciel. Les bandits attaquent, les loups guettent aux abords des villes, un rocher peut tomber sans prévenir.

Il est évident que des jeux comme Path of Exile, Diablo, ou encore Grim Dawn sont passés par là. Tout est vivant, fluide, beau et immersif. Le futur promet du grand jeu, sincèrement… à mon sens du moins.

COMBATS / MÉCANISMES

Côté personnalisation, pour l’instant, ce n’est pas implémenté. Le jeu n’est pas un RPG pur non plus… Homme ou femme, et on est parti. On commence près d’une hutte, avec un couteau. Rapidement, il va nous être imposé un premier, puis très vite un deuxième choix de spécialisation.

Les joueurs peuvent combiner deux “classes” pour créer une classe unique : Guerrier-mage feu, archer-mage foudre, combattant-archer…
Pour ma part, j’ai fait deux persos : Un double mage et un archer-mage foudre. Même s’il n’y a pas encore foison de sorts et de techniques, mes deux persos sont radicalement différents en termes de gameplay, alors qu’ils sont tous deux orientés “combat à distance”.

Les animations sont fluides. Les combats ne se résument plus à des frappes répétitives : Il faut esquiver, contre-attaquer et utiliser les compétences de manière réfléchie. Un système de barrière est là, ainsi qu’un tas de sorts et compétences pour “dash”, contrer, parer, se soigner… Les boss demandent d’être appris (classique aujourd’hui), il faut anticiper, réfléchir.

En fin d’accès anticipé, un mécanisme permet de modifier à volonté le niveau de difficulté des monstres, et l’on peut, moyennant finance, refaire apparaître les boss juste à côté. Jouissif !

Pas de réparation, ni de durabilité. Code couleur classique des items : Blanc, bleu, vert et mauve. L’inventaire est le classique système Tetris (que je déteste), et oui, il se remplit à vitesse grand V, ce qui multiplie les allers-retours chez le vendeur… Mouais

UN PEU DE NÉGATIF QUAND MÊME

Il y a plusieurs points négatifs à relever. J’ai déjà parlé de la non-personnalisation. Un autre gros point est la non-traduction. Et c’est un gros problème, car si le scénario et les quêtes sont relativement compréhensibles, concernant les compétences, les « arbres » de compétences, c’est un autre débat. Il y a les sorts/compétences, mais chaque sort/compétence est multipersonnalisable. Or, beaucoup de termes sont techniques comme « flow », « ailment » … Et comme énormément de techniques fonctionnent en combo, souvent, c’est compliqué de s’y retrouver.

Même en français ça doit l’être alors en anglais…

Il manque beaucoup d’ergonomie. En effet, impossible de tout vendre d’un coup chez les marchands. Il faut MAJ+CLICK DROIT sur chaque article. Il n’y a pas de filtre, le tri automatique est mauvais…

Enfin, il y a à mon sens un gros manque de densité de monstres. Si les combats sont super fun, durs en difficulté max, il manque un je-ne-sais-quoi de « j’en prends plein la tronche et je rigole ». Ce qui a été reproché aussi à Diablo IV. Comme quoi …

CONCLUSION

« Jusqu’ici, j’ai survécu à Némésis… mais dans la Grèce antique, même les héros finissent par nourrir les corbeaux. Donc si les dieux m’accordent un répit, je verrai peut-être la suite… sinon, on se retrouvera tous au banquet funèbre d’Hadès. »
Dafalgan 

Titan Quest 1 était déjà bien vivant dans son monde et son lore. Cette suite conserve l’ADN mythologique et la structure hack’n’slash qui ont fait le succès du premier opus, mais modernise de nombreux points. Les environnements gagnent en verticalité et en détails visuels, là où le premier se contentait de vastes plaines et donjons plus linéaires. Le système de compétences est plus flexible et encourage les combinaisons hybrides, alors que le Titan Quest de 2006 restait plus figé dans ses classes. Enfin, la narration bénéficie d’une mise en scène plus vivante, avec des dialogues doublés et des quêtes secondaires mieux intégrées, là où l’original misait surtout sur la découverte pure et le loot.

En l’état, Titan Quest II réussit ce que beaucoup de suites ratent : respecter son aîné tout en insufflant du sang neuf. Oui, tout n’est pas encore en place — la personnalisation est limitée, le contenu se construit — mais l’univers est déjà envoûtant, l’histoire se suit comme une fresque antique, et le plaisir de jeu est là. Grimlore Games a posé une base solide et si la feuille de route est tenue, on pourrait avoir dans quelques mois un hack’n’slash qui trône fièrement aux côtés des références du genre.

Comme dirait l’autre : vivement la suite !

Dafalgan
Dafalgan
Un seul mot d'ordre : se faire plaisir, même si cela fait en réalité 5 mots. Qu'importe, entre deux bières et un jet de dé foireux, je me console en castant tout un tas de sorts pourris sur fond de Naheulband en attendant de me plonger dans un bon Gemmel :)

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L'archiviste

Merci Dafalgan du retour. Je te rejoins sur tous les points.

Juste une remarque sur un truc qui m’a surpris : le loot. La particularité de Titan Quest 1 était un loot défini par la créature que l’on attaquait. C’était une marque de fabrique du titre.

Pour avoir un objet magique, il fallait affronter un mini-boss ou un boss qui avait l’objet et qui s’en servait. Un animal n’aurait jamais donné d’arme ou d’équipement, mais plus de la peau ou des restes dudit animal.

C’était en même temps très logique, mais pas franchement fun pour un sou (si on aime le RNG, et c’est mon cas). Je trouve dommage que dans ce second opus, il n’est pas gardé cette logique qui fait l’une de ses particularités.

thimic51

Salut! Pour ma part je l’ai acheté dès dispo sur Steam … Mais comme beaucoup de jeux que je possède j’attends les sorties « Release » pour vraiment m’investir… Généralement Il y a tellement de changement entre les versions que je préfère attendre l’aboutissement.

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