Il y a deux cents ans éclatait la Guerre de la Rupture, un conflit qui a fracturé le monde en trois : le Royaume d’Azuria, le Royaume de Vermeil, et tout ce qui se trouve au-delà du Seuil Wyvérien, une terre interdite. Malgré les tensions, une paix relative a tenu pendant tout ce temps.
Mais avec l’arrivée de la Désolation Cristalline, un phénomène naturel qui cristallise les terres et rend les monstres franchement agressifs, cette accalmie semble toucher à sa fin. Le Royaume de Vermeil marche désormais sur Azuria avec l’intention de franchir le Seuil pour fuir la Désolation — sauf que, d’après d’anciens traités, franchir cette frontière est considéré comme une trahison pure et simple.

Le Roi d’Azuria, arc-bouté sur ses traditions, préfère le conflit plutôt que de tendre la main au royaume voisin et, du même coup, sauver le sien — parce que la Désolation Cristalline commence aussi à gagner ses terres. Suite à certains événements que je ne vous révèlerai pas pour ne rien gâcher, Eleanor, la princesse de Vermeil, et le prince d’Azuria se lancent dans un voyage à la recherche des origines de la Désolation pour éviter la guerre.
Avec cette histoire de guerre, de trahisons, de Rathalos jumeaux et d’un passé qui menace de se répéter, commence Monster Hunter Stories 3, un nouvel épisode qui cherche à prolonger le style narratif guidé de la saga, sans jamais oublier que la chasse aux monstres reste le cœur du jeu.

Combattre, élever, et prier pour que le jeu ne plante pas.
Côté gameplay, on a affaire à un monde ouvert découpé en régions où le combat est clairement la priorité. À tel point que suivre l’histoire sans se disperser transforme le jeu en quelque chose qui ressemble à un boss rush, puisque chaque objectif vous force tôt ou tard à en découdre avec un monstre.
Ça donne au combat une importance centrale, et une profondeur qu’on voit rarement dans les RPG au tour par tour. Pour commencer, en plus de leur barre de vie, les ennemis disposent d’une jauge d’Âme Indomptable. Tant que cette jauge est active, le monstre attaque avec toutes ses techniques et capacités.

Pour la vider et n’avoir face à vous qu’un monstre aux attaques basiques, il faudra frapper des parties spécifiques de son corps. Il suffit de viser la zone souhaitée, et le jeu vous indique si vous amputez l’Âme Indomptable ou si vous pouvez déclencher une mise à terre.
Ce n’est pas tout, parce qu’avec les boss ou les monstres féroces — ceux qui commencent à se cristalliser sous l’effet de la Désolation — frapper là où les cristaux se sont formés déclenche un contre-attaque. Le monstre change aussi de position au fil du combat, cachant ou exposant différentes parties de son corps.

Pour les attaques de base, un mini-jeu façon pierre-papier-ciseaux entre en scène, rebaptisé ici Puissant, Agile et Technique. En choisissant l’une des trois options, vous affrontez directement le monstre : victoire, vous doublez vos dégâts ; défaite, vous prenez une sacrée raclée ; et en cas d’égalité, les deux camps en prennent pour leur grade.
Et ça ne s’arrête pas là, puisque vous pouvez monter sur votre monstie pour lancer une attaque spéciale qui fait fondre la vie et l’Âme Indomptable comme neige au soleil. Et comme vous serez presque toujours accompagné en combat, si vous et votre compagnon êtes tous les deux en selle, vous pouvez déclencher une attaque combinée encore plus dévastatrice.

Il faut savoir, cependant, que vous ne contrôlez pas directement votre compagnon — donc la chance entre aussi dans l’équation. Les combats relèvent d’une vraie stratégie, avec peu de marge pour les erreurs, car la difficulté est nettement au-dessus de la moyenne des autres jRPG.
En dehors des combats, en tant que Ranger, vous devrez faire éclore des œufs pour obtenir de nouveaux monsties et restaurer les habitats des monstres. Pour dénicher des œufs, il suffit d’explorer les nombreux terriers dispersés sur les cartes.

Une fois à l’intérieur, vous aurez très peu de temps pour trouver le nid et récupérer un œuf. Inutile de foncer sur le premier venu : vous pouvez retourner fouiller le nid pour tenter d’en trouver un plus puissant, même si vous ne pouvez pas chercher indéfiniment.

Le monstre du terrier peut débarquer à n’importe quel moment, et si il vous attrape, il faudra en découdre. Ces ennemis-là sont bien plus costauds que les autres, alors mieux vaut prendre vos jambes à votre cou si vous n’êtes pas prêt.
Pour souffler un peu, vous pouvez monter un campement pour cuisiner toutes sortes de plats qui vous donneront plus de points de vie, d’endurance, de puissance, ou multiplieront l’expérience gagnée. Vous pourrez aussi y envoyer vos monsties en excursion pour leur faire apprendre des capacités spéciales.

Plus votre rang de restauration d’habitat est élevé, meilleures sont les capacités obtenues. Trouver des œufs, les faire éclore, puis libérer les monstres dans leur environnement naturel devient donc un pilier du jeu pour constituer une équipe solide.
Sur le plan visuel, et comme vous pourrez le constater dans les captures d’écran, le jeu adopte un style animé assumé, avec des personnages et des monstres pleins de détails et de couleurs. Les décors sont vraiment bien travaillés, avec des biomes variés : montagnes, vallées, marécages et bien d’autres.





Les villages que l’on traverse sont vivants et bien conçus, même si les PNJ manquent franchement de vie à mon goût — ils restent cloués sur place. Cette review a été réalisée sur PC, et les crashs ont été constants, vraiment galère, car ils surviennent souvent en plein combat, surtout lors des attaques spéciales. Résultat : des boss fights de trente minutes qui se terminent brusquement sans crier gare.
Finalement, Monster Hunter Stories 3 représente une vraie évolution de la franchise et un pas de plus vers une identité distincte de la série principale. Si vous préférez une expérience guidée, axée sur l’élevage, l’amélioration et le recrutement de monstres, ce jeu est clairement fait pour vous. Pour finir, rappelons que Monster Hunter Stories 3 est désormais disponible sur Xbox Series X|S, PS5, Nintendo Switch 2 et PC via Steam. Une démo gratuite est également disponible sur toutes les plateformes.




Merci Relict King, pour ce retour, même si ce n’est pas ma tasse de thé. D’autres y trouveront surement chaussures à leurs pieds.