Un vœu exaucé, à trois ou quatre détails majeurs près, voilà ce qu’est le dernier jeu d’Owlcat à mes yeux, une consécration et un flagrant manque de soin dont le studio est désormais coutumier.
Warhammer 40.000 : Rogue Trader est un cRPG, pour sûr, tout ou presque y est soumis au sacro saint jet de dés, jusque votre capacité à finir le jeu sans rencontrer de bugs majeurs qui viendront au choix, corrompre votre sauvegarde, bloquer une quête principale, vous faire perdre un équipement… la liste est aussi longue que détestable et en prime, il n’y a déjà pas grand chose de plus buggé qu’un jeu Owlcat… si ce n’est un jeu Owlcat sur console, plateforme sur laquelle le fringant Marcheur a eu la bonne idée de jeter son dévolu.
Vous devrez donc composer avec le tearing, les textures plus baveuses, les chutes de framerate, et les divers problèmes techniques qui s’ajoutent au tableau d’une finition assez scandaleuse. Fort heureusement pour Owlcat, ils ont une qualité qui arrive presque à compenser leurs errements persistants de finitions, à se demander s’il n’y a pas une volonté chez eux de créer une relation toxique avec leurs ien-clits : c’est simple, Rogue Trader est un fantasme réalisé.
Artistiquement réussi, musicalement aussi, l’ambiance, l’écriture, l’atmosphère y sont, on est bien dans le quarante et unième millénaire et on y est pour un bout de temps. En plus d’être réalisé avec amour, mécaniquement, le tour par tour y fonctionne bien, et les possibilités de personnalisation sont nombreuses. Pour ne rien arranger, les compagnons sont attachants et bien écrits. On navigue en terrain connu, s’en est presque émouvant tant nous avons priés pour qu’un jour un jeu Warhammer 40K adapte bien l’esprit de son univers, et ce dans un RPG aussi velu.
Que faire, que dire ? Entre le crachat de haine et le sexe passionné, les deux ont bien envie de se mêler le temps qu’Owlcat se bouge le cul pour enfin corriger ce qui aurait dû l’être durant la bêta. On y revient pourtant comme un camé en plein craving, qui accepte de se piquer même si la substance est coupé au pneu, même si on risque d’y laisser un membre et sa santé mentale, parce que c’est à ce niveau de faim que l’on se trouve lorsqu’on a toujours follement aimé Warhammer 40K ainsi que le C-RPG, et quand vient le si divin enfant, on se dit qu’il ne peut venir qu’avec un prix à payer. Si pour vous l’Empereur est digne de tous les sacrifices comme il se doit pour tous ses enfants, Rogue Trader sera l’objet de bien des ivresses. Mais si il n’y a en vous que l’étincelle d’une passion pour notre Seigneur à tous, restez quelques temps à l’écart de sa sainteté, avant d’y revenir lorsque le temps et les efforts d’Owlcat l’auront encore sublimé.




Merci Marcheur pour ce test clair et concis.
On espère que tu nous feras un complément « d’enquête » quand cela marchera mieux.😉 Merci pour l’avis.
Cela ne tient qu’à Owlcat (ou à l’achat de la version Steam, au choix, tout dépend de mon niveau de masochisme !) et ça sera avec plaisir, l’empereur est grand, l’empereur est sublime, et son oeuvre mérite parfait hommage !
Perso, sur PC, aucun soucis technique. Je prends un pied monstre sur ce crpg de mes rêves.