Présenté dans ma news du 8 mai 2018, Iron Danger vient d’apparaître dans le catalogue Steam avec une date de sortie approximative en 2019. Dans leurs explications, les développeurs nous proposent un sacré challenge, en espérant que celui-ci vaille le coup !
Iron Danger est un RPG tactique avec des combats au tour par tour avec des tours simultanés et la possibilité de manipuler le temps. Une combinaison inédite, qui apporte un nouveau niveau de profondeur dans les combats tactiques. Jeu solo, bourré d’actions, dans lequel le leveling est éviter au maximum et le joueur fait avancer l’histoire. Dans ce monde fantastique de chamans guerriers et de machines fumantes, vous incarnez Kipuna, une simple villageoise, qui s’empare d’un pouvoir cosmique qui lui confère la domination sur le temps et la mort. Ainsi vous pourrez revenir en arrière dans le temps durant un combat et éviter la mort de votre personnage ou de votre compagnon en changeant votre action et en esquivant une attaque mortelle par exemple. Vous devrez réfléchir autrement pour résoudre les combats et les puzzles proposés. vous pouvez être un joueur expérimenté, qui connaît plein d’astuces, mais vous n’avez jamais joué à un jeu comme celui-ci.
Je vous avais détaillé le jeu ultérieurement dans cette news, et bien sachez que, surSteam, la sortie de Grimshade a été avancée au 14 septembre 2018 au lieu de novembre (peut être pour éviter la déferlante « Fallout 76 » prévue en novembre….). Je vous laisse avec l’intro-vidéo du jeu.
Niffelheim, le rpg 2D en scrolling horizontal d’influence fantaisie nordique, se voit accoutré d’une update beta, la 0.9.023. Attention tout de même, car les sauvegardes de l’ancienne version ne seront pas prises en compte, donc oubliez-la si vous souhaitez finir le jeu sous peu. Si cette update ne contient pas de bug majeur, elle devrait sortir officiellement aujourd’hui. Pour ce qu’elle apporte, il faudra attendre la définitive.
Je ne sais pas si vous connaissez Niffelheim, mais s’il est bon de vous rafraîchir la mémoire, je vous renvoie sur la page Steam du jeu, toute en français. Je vous tiens au courant si dans la journée, j’en apprends plus…..
A défaut de test, parce que la presse semble avoir oublié ou blacklisté (!) le jeu, voici une vidéo de présentation de l’alpha qui date d’avril 2018, expliquant bien le fonctionnement de Warhammer 40 000 Inquisitor Martyr. Plus de 45 mn en français.
Black Geyser, le RPG isométrique inspiré des Baldur’s Gate et confrères, dont je vous ai parlé un peu plus en détails dans cette news, est présenté par Retcon Raider. Pour ceux qui veulent en voir un peu plus, ci-dessous la vidéo de 10 mn en anglais :
A propos de la démo, allez au cœur du Mordor pour conquérir la région boisée de Nurn. Construisez une armée de disciples orques et menez-les ensuite à l’assaut de la forteresse pour abattre son Overlord et le remplacer par un adepte fidèle. Votre nouvel Overlord vous suivra dans le jeu complet une fois que vous l’aurez acheté. Toute la région de Nurn et ses quêtes sont débloquées dans cette démo.
Alors que la beta a connu une mise à jour le 19 juillet dernier, la 1.1 dont le détail est développé ici,Hammeh l’a testée et nous propose une vidéo de plus de 15 minutes en anglais. Appréciez… ou pas.
Une nouvelle campagne participative sur Kickstarter est lancée pour un « RPG narratif » 2D au doux nom d’ Alien Shakespeare.
Playwrights Haven demande 40 000 $ pour ce projet qui se passera sur une planète abritant un parc à thèmes abandonné et 7 races dont 6 d’origine animale. Pour en avoir une vision, les développeurs nous demandent d’imaginer un film de Disney dans une atmosphère post-apocalyptique…
Ce jeu sera du même style narratif que ceux deTelltale Games, mais avec une incidence plus importante pour le joueur et des graphismes proches de ceux deWhere the Water Tastes like Wine.
Les développeurs pointent du doigt 2 points importants : selon votre race, vos compétences, et votre sexe, les options de dialogue possibles avec les PNJ que vous rencontrerez seront influencées. De plus, lors de la création de votre personnage, vous pourrez opter pour plus de compétences et de capacités, mais cela baissera le nombre de vos points de santé et de vos actions possibles. Il sera donc important de trouver un équilibre lors de la création si on ne veut pas mourir avant même d’avoir commencé : to be or not to be, that is the question !!
Je vous traduits la présentation du jeu :
Après avoir été attaqué par des pirates, vous êtes sauvé de l’épave de votre navire et amené à la ville de Doorwell pour un interrogatoire. Étant l’unique survivant, on vous donne une petite pièce et on vous permet d’errer dans les rues de Doorwell jusqu’à nouvel ordre.
Doorwell est une colonie de rongeurs construite sur les restes d’un parc aquatique. Récemment, le prince de Doorwell est mort lors d’une épidémie. Alors que le roi pleure, les factions de la famille royale se disputent le contrôle de la cité, tandis que l’armada de la reine des pirates se prépare à envahir la ville.
Au fur et à mesure que le jeu progresse, vous allez vous construire une réputation parmi les différentes factions. Une réputation positive avec un groupe peut parfois vous donner une réputation négative avec un autre. La conclusion de l’histoire sera construite sur les choix que vous avez faits au cours du jeu, mais les résultats de ces derniers pourraient ne pas être ce que vous attendez.
En raison des restrictions budgétaires et narratives, seulement trois ou quatre des 7 espèces seront jouables. Les bailleurs de fonds de 25 $ ou plus seront en mesure de voter pour les espèces jouables d’Alien Shakespeare. Le nombre limité de race nous permettra d’élaborer des interactions plus approfondies avec les PNJ en fonction des espèces qui auront été choisies.
La campagne participative sur Kickstarter de Xenonauts 2 est terminée et l’objectif visé est atteint. 50 000 £ était demandé pour aider à développer le jeu et les développeurs ont amassé un total de 191 107 £ auprès de 6 827 donateurs, soit près de 400% de l’objectif initial ! A noter que les développeurs ont décidé de débloquer un palier non atteint, celui des 200 000£, permettant le support de modding. Sont-y pas sympathiques les gars !?
Il faudra maintenant attendre septembre 2018 pour pouvoir jouer à la version finale, mais je vous rappelle que l’on peut tester le mode combat viaGog.
GOG propose une interview en anglais de Matthieu Richez, fondateur de la société CCCP(un studio de développement français indépendant), sur leur RPG Dead in Vinland.
Pour rappel, Dead In Vinland, sorti en avril 2018, est un jeu de gestion/survie mêlé à des éléments de RPG et d’aventure, autour d’une famille de Vikings essayant de survivre sur une île mystérieuse.
Et puis, voici une news précisant la roadmap qui attend le jeu pour les prochains mois, car les développeurs ont prévu au minimum 3 nouveaux DLC. Durant cet été, un nouveau compagnon va être rajouté dans le jeu. En automne, un nouveau mode de jeu sera proposé, mais là, les développeurs restent très évasifs, et pour le premier trimestre 2019, ils rajouteront d’autres choses, mais là encore, cela reste très flou même s’ils nous parlent de dialogues. Enfin, ils finissent en parlant des mises à jour :
Chaque DLC sera accompagné d’un important correctif 1.X, avec de nouvelles fonctionnalités qui seront disponibles gratuitement pour tout le monde, ainsi que des améliorations sur le jeu. Nous allons montrer quelques aperçus sur notre Twitter à partir de la semaine prochaine!
Le premier titre du studio russe AurumDust, le « jeu de rôle de stratégie sur rail » Ash of Gods : Redemption, présente des similitudes troublantes avec la série des Banner Saga. C’est un choix étrange, car imiter un jeu aussi original peut friser le plagiat. La promesse de thèmes matures, de profondeur philosophique et d’un univers particulier, issue de leur campagne de financement participatif, a-t-elle été respectée ?
Dès le trailer et au début du jeu, Ash of Gods : Redemption se distingue par sa ressemblance frappante avec la trilogie Banner Saga. Pire encore, Ash of Gods hérite également des défauts de son modèle. Malgré nos efforts pour trouver une explication, un moteur ou un lien donnant sens à cette imitation si évidente, nous restons bredouilles. Il est difficile de croire que ces jeux proviennent de deux entités différentes. Et oui, soyons lucides, si vous avez aimé ou détesté Banner Saga, il est très probable que vous ressentiez la même chose pour Ash of Gods : Redemption. Votre humble critique, le Bee Holder, est convaincu qu’une plainte pour plagiat, si elle était portée devant un tribunal, aboutirait à une condamnation sévère. Cependant, comme ce test n’est pas celui de Banner Saga, nous allons tenter d’adopter un regard neuf et d’éviter de le mentionner. Ce ne sera pas une tâche facile.
Il était une fois, dans un royaume lointain
Dans un pays qui évoque fortement le Tibet et le Bhoutan, un père de famille à la retraite de la milice se balade en ville avec sa fille. Ignorant tout, il ne sait pas que plus de 700 ans auparavant, une bataille avait opposé les hommes à des entités spirituelles démoniaques (ré)incarnées. Et l’heure de l’apocalypse est désormais arrivée. Le moment de fuir la ville est venu, et notre duo se retrouve sur les routes, échappant à une peste que seule une pierre magique peut contrer. Par la suite, un immortel captif dans un corps humain et un psychopathe tueur à gages couvert de tatouages vivront également leurs propres péripéties dans trois arcs narratifs entrelacés.
Certains caracter design sont clairement inspirés d’acteurs, ici une copie de Lance Henriksen, qui joue dans Alien. Vous croiserez aussi un presque Klaus Kinsky et un type qui pourrait être Madds Mikelsen de retour fracassé de boite.
Il était une fois il y a bien longtemps
La plupart de vos personnages combattront à un moment où un autre blessés et avec des malus, à 4 blessures la mort est définitive.
Un bon point pour la diversité des personnages. Le potentiel pour développer une histoire captivante est bien présent. La thématique adulte est également au rendez-vous : meurtres, enfants décédés, sacrifices humains, intrigues…
À ce contexte dense s’ajoute une méta-intrigue difficile à digérer qui risque rapidement de vous endormir tout en vous perdant. On pourrait dire qu’il est parfois désagréable de plonger dans Ash of Gods comme si l’on commençait Le Seigneur des Anneaux par Les Deux Tours. Bien que les méta-intrigues soient un moyen traditionnel d’apporter de la profondeur à une œuvre littéraire en lui conférant un historique, elles doivent rester accessibles pour éviter de compliquer inutilement l’intrigue.
L’exode, c’est la galère
Les classes de personnages sont assez équilibrées, et induisent des stratégies très différentes
Toujours sur le fil du rasoir, Ash of God aborde le thème du sacrifice permanent : votre moralité fluctue entre faible et moyenne, et les ressources limitées en pierres magiques vous contraignent à sacrifier certains personnages pour en sauver d’autres. Les combats, bien que difficiles (sans être impossibles), requièrent une stratégie soignée.
Préparez-vous à adopter une approche un peu radine, ce qui va à l’encontre de l’évolution habituelle des jeux de rôle, mais qui semble être à la mode dernièrement avec Kingdom Come. Les combats se déroulent au tour par tour sur une grille, avec un système de tours semblable à celui du mode « deathmatch ». Cela signifie que même en étant en désavantage numérique (5 contre 1, par exemple), chaque camp joue alternativement, peu importe le nombre de personnages impliqués (un peu comme aux échecs), ce qui fait que le dernier adversaire en lice effectuera cinq tours s’il fait face à cinq personnages.
Cela nécessite de repenser certaines doctrines d’engagement au tour par tour, tout en étant fondamentalement irréaliste et mesquin : un puissant ennemi restant seul sur la carte vous éliminera beaucoup plus rapidement que s’il était accompagné de ses subordonnés. La pauvreté absolue des types d’adversaires (disons une dizaine d’unités) est quelque peu rédhibitoire. Sur le plan stratégique, les possibilités de buff sont intéressantes, et la ressource énergie limite votre champ d’action ; tout adversaire dépourvu d’énergie voit ses dégâts physiques doublés. Enfin, des cartes magiques servent de sorts déblocables après un certain nombre de tours, et peuvent influencer le cours de la bataille, tout comme quelques objets. La prise en main est rapide, tout comme la courbe d’apprentissage.
Une exploration sur rail
Chaque pas vous affaibli, ce qui risque de vous dissuader de trop vous balader.
De bataille en bataille, vous progresserez sur des rails (je préfère utiliser le terme rail-RPG à celui de visual novel-RPG). En général, vous aurez le choix entre un et trois chemins sur la carte à chaque étape, mais vous finirez essentiellement par emprunter les mêmes goulets d’étranglement. Cela pourrait être une bonne idée, si les ressources limitées ne vous contraignaient pas à atteindre rapidement les destinations en prenant le chemin le plus court.
Des événements aléatoires un peu sombres surviennent de temps en temps, sans avoir de conséquences significatives sur l’histoire principale. Il est à noter que le système de sauvegarde automatique m’a vraiment empêché d’explorer l’arbre des choix possibles, et à moins de recommencer depuis le début, j’ai eu beaucoup de mal à évaluer l’impact des décisions sur l’intrigue. Je soupçonne que le poids de ces choix a été VRAIMENT exagéré.
Des bons points cependant
À noter, la musique très « orientalisante » est excellente, avec ses chants de gorge mongols et son ambiance plutôt sombre, presque occulte. On s’attache aux personnages typiques : esclaves sexuelles en fuite, tueur impitoyable découvrant une conscience fragile, père prêt à tout pour sa fille, alcoolique en peine de cœur et sage cynique et humaniste.
Tous semblent en quête d’une raison de continuer à vivre, aimer et se battre dans un monde qui plonge lentement dans la folie furieuse. Pendant une dizaine d’heures, vous partagerez leur fuite désespérée et le désir de découvrir comment tout cela se termine vous poussera à avancer bien davantage que les combats répétitifs et les dialogues.
Les dialogues sont assez dirigistes, au point que le jeux vous fait remarquer quand votre réponse aura un impact significatifs. Les PNJ ont des histoires intéressantes et des personnalités variées.
Je considère qu’Ash of Gods : Redemption est divertissant sans être innovant et j’apprécie l’intention de proposer une histoire mature et originale, même si cela s’inspire sans hésitation d’un autre jeu mature et original. Cependant, il doit faire face à la concurrence de la référence actuelle dans ce créneau du rail-rpg pour adultes : Blackguard 2. Mon avis : Patientez jusqu’à ce qu’il atteigne 10 € si l’expérience (d’une vingtaine d’heures) vous intéresse.
Graphismes & sons : 3/5 Interface de combat : 3,5/5 Scenario : 3/5 Fun/Jouabilité : 3/5