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Risen

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👉 PRESENTATION : voir ci-dessous
👉 SORTIE : 30 octobre 2009
👉 TEST
👉 TEST 2
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👉 NEWS

Une mystérieuse île volcanique.
Les violents tremblements qui la secouent ne présagent rien de bon pour ses habitants. Des temples antiques ont surgi du sol ces derniers temps et d’étranges créatures sèment la terreur dans la région. La peur gagne peu à peu la population.

Serait-ce la fin de tout espoir ?
Un groupe d’hommes puissants se faisant appeler « les Inquisiteurs » entreprennent de mettre un terme à ces événements. Ils montent une expédition vers l’île, mais une tempête fracasse leur navire en pleine mer.

Un héros viendra.
Comme par miracle, vous survivez au naufrage et échouez sur l’île volcanique, seul. Un tourbillon d’événements vous emporte : rébellions, répressions et rituels mystiques. À vous de décider quel sera le sort de l’île.

Explorez un univers fantastique sans compromis et à l’atmosphère oppressante dans lequel chacun de vos actes est lourd de conséquences. Frayez-vous un chemin à coups d’épée, apprenez à vous battre au bâton ou devenez un puissant mage dans le monde épique de Risen, marqué par de mystérieux séismes, des monstres terrifiants et regorgeant de trésors incommensurables.
– Changez le destin de l’île en fonction de vos actions.
– D’innombrables quêtes annexes et de créatures à découvrir.
– Plus de 60 heures de jeu dans un monde ouvert passionnant.

Divine Divinity – Test 2

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Lorsque la suite d’un jeu mythique sort des années plus tard, avec un gameplay et un nouveau design, on oublie bien souvent les premiers opus qui ont donné naissance à la série. Pour savourer pleinement Divinity II Ego Draconis sorti récemment , il faut revenir en l’an 2002. Le timide Divine Divinity est sorti, ne se doutant point du vent rafraîchissant qu’il soufflerait sur les RPG de l’époque. Aujourd’hui, il revient remasterisé pour notre plus grand plaisir. Fans des RPG old school en 2D, c’est par ici que ça se passe…

Remettons-nous dans le contexte de l’époque. Nous sommes en 2002. Les rpgistes de tous poils sont encore sur Baldur’s gate 2 et les fans d’action sur Diablo 2. Dans quel genre investir alors pour une jeune boite de développeurs comme Larian Studios ? L’équipe belge de Swen Vincke a alors une idée de génie: créer un mélange de RPG et de Hack & Slash, le tout dans un univers médiéval fantastique original. Le projet est donc ambitieux. Il s’agit de fusionner la profondeur et la maturité d’un RPG avec le dynamisme d’un H&S. Autant dire que le jeu s’annonçait comme un succès ! Pourtant Divine Divinity n’ a pas eu le succès escompté et fut souvent jugé comme un semi-échec. Toutefois, de nombreux amateurs ne s’y sont pas trompés et le jeu a remporté, au fil des années, un succès mérité.


Le scénario de l’aventure démarre de façon assez classique. Vous commencez dans un village de guérisseurs après vous être remis d’une attaque d’orques. Au fil de vos quêtes vous vous rendez compte qu’un mal s’est réveillé dans le pays de Rivellon. L’alliance des Ténèbres étend à nouveau son emprise sur le pays et cherche à réveiller le Damné, un démon ancestral. Une étrange prophétie annonce cependant l’arrivée d’un Elu divin, doté de pouvoirs pouvant contrecarrer l’expansion de l’alliance. Cet Elu, vous l’aurez compris, c’est vous. Bien sûr, vous êtes loin de savoir disposer de tels pouvoirs.

Cela vous sera révélé en temps voulu au fur et à mesure de vos péripéties. L’intrigue s’avère donc plus intéressante dans son traitement que dans son contenu. Elle vous fera évoluer dans un univers certes classique, hérité des modèles traditionnels (régions, bestiaires, races…) de l’ heroic fantasy mais l’ensemble demeure riche, vaste et surprenant. Avec un cycle jour/nuit, des PNJ ayant leur rythme de vie, réagissant à vos actes et à vos paroles… Vous aurez d’ailleurs un score de réputation à prendre en compte. Tout est conçu avec goût et humour, faisant de Divine Divinity un RPG de qualité qui n’a rien à envier à Baldur’s Gate. Le pays de Rivellon vous réserves des heures et des heures de jeu intense et riche en émotions. Préparez votre thermos de café !!


Divine Divinity part d’un concept : offrir au joueur la possibilité d’évoluer et de faire des choix dans un univers sans manichéisme. Rien n’est jamais absolument bon ou mauvais, tout est toujours confus, emmêlé et plein de nuances subtiles. C’est à vous, héros, de prendre des décisions en temps réel en pesant le pour et le contre de chacune d’elles. Ne vous empressez pas par exemple de répondre au secours d’un brave paysan criant au vol de ses vaches, examinez d’abord la situation, voyiez qui est dans son bon droit. Le voleur a peut être une famille à nourrir, etc. Les conséquences de vos actes sont variables et imprévisibles, certaines seront légères, d’autres lourdes. Pour rendre ce système possible, les développeurs ont donc créé des centaines de PNJ charismatiques avec des destins différents. Ils ont édité des lignes et des lignes de dialogues. Bien écrit et regorgeant d’humour fin, ces derniers ont toujours un bon choix d’options de réponses dans le ton.


Niveau création de personnage, le jeu vous propose trois classes de personnages classiques (guerrier, voleur, survivant) déclinés aux deux sexes. Vous avez quelques options de visages différents mais cela reste très limité. Pour les stats, vous possédez quatre caractéristiques : force (dégâts de mêlée, capacité à porter plus de poids), dextérité (dégâts à distance, esquive, coups critiques), intelligence (mana) et constitution (vitalité et endurance). Le plus pertinent sera de toutes les monter en accentuant par dosage subtils celles de votre classe. Ajoutez à cela une bonne cinquantaine de compétences réparties dans les trois classes.

Certaines sont très utiles, d’autres moins ; mais le plus important, c’est que votre classe de départ ne vous limite pas dans votre choix de compétences. Les arbres de compétences sont complètement ouverts, ce qui permet de créer l’avatar qui vous convient le mieux. Ainsi, vous pouvez très bien avoir un guerrier jetant des boules de feu ou un mage donnant des coups d’épée. A vous d’établir votre propre technique. Le choix de classe au départ vous donnera cependant un bonus de stat intéressant et une compétence unique essentielle. On reprochera néanmoins au jeu certaines compétences inutiles alors que d’autres sont quasi-nécessaires (alchimie, sort de soins, aura de garde…)

Concernant le gameplay, les combats sont de type H&S en temps réel avec cependant le mode pause très utile pour boire une potion ou changer de sort. Le clic gauche sert d’attaque de base, le clic droit à l’attaque spéciale. Vous pouvez aussi attribuer des sorts ou objets aux touches numériques et visez les ennemis avec la touche ctrl. La difficulté du jeu est quant à elle plutôt élevée mais bien dosée. Les régions sont souvent adaptées à votre niveau probable mais il n’y a pas pour autant d’autoleveling et si vous grillez des étapes, vous vous prendrez de sérieuses raclées. Le jeu est donc bien technique et il vous faudra toujours bien analyser les attaques ennemis avant de foncer dans le tas.


En bon hack’n slash, le jeu vous permettra de trouver de nombreuses armes et armures avec des noms rocambolesques comme « Epée du sanglier de fer de l’espoir… » que l’on peut enchanter et surtout entretenir. On regrettera ici l’absence de réalisme avec des armes moins nombreuses mais plus cohérentes et précieuses. Dans ce jeu en effet vous passerez votre temps à revendre un tas de d’équipement obsolète, ce qui deviendra vite pénible d’autant plus que l’inventaire est bien fouilli et manque de visibilité. Les stocks des vendeurs sont aléatoires et souvent peu intéressants, ce qui est bien pénible. On n’a pas le plaisir d’économiser ses pièces d’or pour s’acheter une bonne arme. Les meilleures armes seront donc celles découvertes et arriveront souvent très tôt dans le jeu et de façon souvent inopportune. Dommage. Malgré ce défaut, le gameplay est très bon et vous promet de bons combats bien jouissifs contre un bestiaire varié et féroce.

Techniquement, et en restant dans le contexte de l’époque (souvenez-vous nos sommes en 2002), les graphismes sont en 2D isométrique classique. Les décors et le désign des régions sont fort jolis, mais les PNJ et monstres sont plus grossiers et pixellisés, et auraient mérité un peaufinage supplémentaire. Le jeu était assez gourmand à l’époque, ce qui bien entendu, aujourd’hui, n’est plus le cas. En revanche les ambiances sont vraiment bien construites et vous serez vite absorbés par l’atmosphère enchanteresse de Divine Divinity. Côté son, mention spéciale à l’excellente musique du jeu qui évolue en fonction des zones.

En conclusion, vous l’aurez compris, Divine Divinity est plus un RPG qu’un hack’n slash. Il s’efforce cependant de réunir les qualités des deux genres, malgré quelques mauvaises incompatibilités (inventaires, objets…) et vous procurera une sensation de jeu fraîche et inédite. Ce RPG n’a pas eu le succès mérité à l’époque de sa sortie, succès qui arriva toutefois plus tard avec Beyond Divinity. Nul doute que les joueurs actuels passionnés par Divinity II Ego draconis lui feront honneur. Je ne peux donc que vous conseiller de vous le procurer, aujourd’hui, à un prix ridicule. Vous ne le regretterez pas et vous vous constituerez ainsi une bonne culture des RPG classiques.

+ Un mixte innovateur
+ Une bonne durée de vie
+ Bourré de second degré

Note testeur 08 sur 10

– Vite répétitif
– Des donjons trop longs
– Parfois un poil trop dur

La vision de Dagon :
(avis écrit et publié sur le site Dagon’s Lair. Avec l’aimable autorisation de son auteur).
Développé par une petite société assez méconnue, Divine Divinity était annoncé comme un jeu de rôle à la richesse d’Ultima 7, tout en ayant un système de combat se rapprochant de Diablo, mais avec une intelligence artificielle des ennemis très intelligents. Eh bien, c’est plus ou moins ce qu’il est… Mais commençons par le début. Divine utilise une représentation en vue isométrique, similaire à Diablo.

Ce qui frappe tout de suite, c’est la richesse incroyable du monde. On peut déplacer chaque objet, en allant jusqu’au moindre couvert. Les dialogues sont intéressants et les quêtes sont multiples. Au bout de quelques heures de jeu, le joueur se retrouve avec un livre de quêtes impressionnant, digne de Morrowind ou d’Ultima. L’interface de jeu est efficace, les objets se mettant en surbrillance lorsqu’on peut agir dessus ou les déplacer. Les personnages quand à eux sont souvent statiques, mais quelques uns semblent avoir le programme dans la journée. C’est assez sympathique, et de ce côté ci, le jeu est d’une richesse fantastique. Concernant le gameplay, eh bien ce n’est pas aussi positif. Le système de combat, c’est du bourrin, c’est du Diablo.

Et du pur et dur… On passe de très nombreuses heures à tuer des hordes de squelettes, orques, … La fameuse « intelligence artificielle » exceptionnelle annoncée, je ne l’ai pas vue. Les ennemis se contentent de charger le joueur ou de lui tourner autour. Rien d’exceptionnel (ni de mauvais non plus d’ailleurs).  Personnellement j’ai vraiment trouvé dommage qu’un monde aussi riche, plein de quêtes, avec un gameplay aussi peu linéaire finit par se réduire à une succession ininterrompue de combats, pendant des heures et des heures, entrecoupées par de (trop) courtes séquences qui permettent au joueur de s’intéresser au scénario et de souffler un peu jusqu’au prochain interminable carnage.

C’est du pur hack & slash. Au bout de 2 heures de jeu, en regardant mes statistiques, j’ai détruit plus de 200 squelettes…. bourrin, bourrin bourrin… quel dommage. En plus, l’option multijoueur, qui rajoute un intérêt certain à ce type de gameplay n’est pas prévue.

Divine Divinity est un logiciel à réserver aux fans de Diablo souhaitant jouer seuls, et avoir un scénario solide derrière et un jeu non linéaire. Personnellement, ma déception fut grande de voir un jeu d’une telle richesse, et d’un tel potentiel gâché et ne se résumer finalement qu’en un Diablo en solo amélioré.

Graphismes et sons : 3/5 – Interface de Combat : 2/5 (Un jeu arcade bourrin. Peu adapté au style) – Scénario : 4/5 (Je n’en ai pas vraiment profité, vu le nombre de combats qui ont fini par me décourager) – Jouabilité (fun) : 2/5 (5/5 uniquement pour les adeptes de Diablo en solo. Pour moi un vrai gâchis)
06.5/10

Gothic 3 : Enhanced Edition

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N’hésitez surtout pas à prendre au pied de la lettre ce sous-titre enchanteur, ajouté après la sacrée mise à jour 1.7, « Enhanced Edition ». Après plusieurs ajouts de la communauté Gothic 3 jamais reconnus par l’éditeur, JoWooD, ce dernier se rattrape en officialisant tout ça ainsi qu’en rajoutant du contenu maison. Délivré de ses nombreux bugs majeurs, Gothic 3 est enfin jouable comme il se doit, et c’est pour notre plus grand plaisir.

Rédemption

Un jour naquit The Elder Scrolls IV : Oblivion. Adulé par les critiques et les joueurs, amateurs ou pas de jeux de rôle PC, il fut un peu le signe d’une nouvelle ère d’un genre qui commençait à sérieusement manquer d’air frais. Avec une barre placée si haut, difficile pour quelconque concurrent d’espérer égaler et encore moins surpasser le maître, un peu comme les myriades de MMORPG qui aujourd’hui tentent de bouter World of Warcraft hors de son trône.

Mais Gothic 3 a voulu relever ce défi. Pourtant, la version « pré-1.7 », aussi riche qu’elle pouvait l’être, péchait beaucoup de par ses sempiternels bugs à l’image de la saga Gothic toute entière, à savoir d’interminables saccades voire des freezes de plusieurs secondes, même sur les PC les plus puissants. Heureusement, l’éponge est passée avec cette Enhanced Edition – « Version Améliorée », et c’est la richesse première du jeu que nous allons juger.

Lok’Tar

L’histoire se déroule après les deux premiers volets, et nous incarnons toujours ce héros sans nom dans un univers médiéval-fantastique. Après avoir vaincu le Dormeur, une infâme créature, il se retrouve enterré et ne doit sa survie qu’à un mystérieux mage du nom de Xardas, qu’il n’aura de cesse de rechercher tout au long de ce troisième opus.

Accostant à Myrtana, la région centrale du monde de Gothic 3 située entre le Nordmar au Nord et le Varant au Sud, et accompagné de quelques frères d’armes rencontrés lors des précédents Gothic, le héros est plongé in medias res dans la guerre opposant Humains et Orcs, alors qu’il débarque dans un village d’esclaves Morras – nom donné aux Humains par les Orcs. La bataille vous oblige alors à prendre parti avec votre race, mais elle sera bien la dernière. Car là est la force de Gothic 3 : vous aidez et tuez qui vous souhaitez. Rien ne vous empêchera plus tard de vous mettre entièrement au service des Orcs.

D’ailleurs, la libération de ce premier village nommé Ardéa compte peu : comme la libération de ce premier village est imposée, elle ne comptera donc pas comme un réel choix de votre part, même si elle vous fera gagner quelques points de réputation envers les rebelles.

Il faudra d’ailleurs faire très attention à ces différentes réputations, d’abord envers les rebelles (des Humains au service du roi Rhobar, réfugié dans son château assiégé par les Orcs, protégé par un bouclier magique) et les Orcs, ensuite envers d’autres peuples plus ou moins neutres, comme les Hashishins. Le joueur doit jouer la carte de la prudence et ne pas tomber dans le piège des libérations excessives de cités.

En effet, si le héros a une réputation jugée trop élevée avec les rebelles, les chefs orcs de chaque cité, que l’on peut rencontrer après avoir durement acquis la confiance des habitants de ladite cité, attaqueront à vue. Puis, si cette réputation augmente davantage, ce seront tous les Orcs que l’on se mettra à dos. Adieu donc les quêtes, l’or et l’expérience qu’ils auraient pu offrir. Une conséquence qui n’est pas ou peu expliquée et qu’il aurait mieux valu connaître le plus tôt possible, à moins bien sûr d’avoir une réelle volonté d’exterminer au plus tôt la faction adverse.

Les réputations sont donc très importantes, influençant en outre les relations, mais aussi les achats. Pas question pour un marchand de vendre telle armure à un mercenaire qui n’a pas une réputation assez élevée envers son clan.

Garçon, une potion !

En plus des armures en « kit » – buste, bras, pantalon ensemble, sans possibilité d’acheter un par un les composants, sauf le casque – pouvant être acquises, il existe pléthore d’objets à conserver dans son inventaire, sans limite de quantité et de poids (pratique mais sacrilège du point de vue du réalisme). Armes bien sûr, mais aussi pendentifs, boucliers, anneaux, parchemins, potions, plantes servant à concocter des potions, éléments de quêtes et d’innombrables objets récupérés un peu partout, servant parfois aussi à accomplir des quêtes, mais pouvant également être vendus ou encore servir à fabriquer des armes.

Car il existe plusieurs compétences intéressantes dans Gothic 3, appelées aussi arts. La chasse vous permet, en plus de devenir un bon archer, de dépecer les animaux et de leur enlever crocs, griffes et langues se revendant à bon prix. On peut également conserver ces butins pour fabriquer des armes grâce à la forge, sans toutefois pouvoir créer sa propre armure. L’alchimie, très utile, se fournit parmi un nombre incalculable de plantes nécessaires à la confection de potions, temporaires ou permanentes, ou sert par exemple à fabriquer des flèches acérées.

Vous pourrez également apprendre les ficelles du métier de voleur, vous orienter vers le combat à l’épée ou l’art d’être un puissant mage, ainsi que quelques compétences diverses comme l’acrobatie, la résistance au poison et aux maladies, la résistance au froid, etc..

Depuis la grosse mise à jour 1.7, il existe également une possibilité de jouer le jeu de rôle à fond, c’est-à-dire que si l’on s’oriente vers la magie, on reste un magicien, vers le combat, on demeure combattant, ce mode étant appelé « Alternative Balancing » (n’influant pas sur les trois modes de difficulté facile, moyen ou difficile, même si activer cette option rend forcément le jeu plus ardu). Sans cela, le héros finit par se spécialiser en tout au fil du jeu, ce qui n’est pas forcément au goût des puristes du genre.

Lupus ? Quid ?

Quelle que soit la voie que le joueur choisit, il devra affronter bon nombre d’ennemis durant ses aventures. Parmi les peuples que l’on peut combattre selon le parti que l’on préfère défendre, on trouve des rebelles humains et des Orcs, mais également des mercenaires humains travaillant pour le compte des Orcs, ou bien encore le peuple nomade des Hassissins, ainsi que différents clans du Nordmar. Outre ces espèces intelligentes, on rencontrera loups, gobelins, écorcheurs, sangliers, bêtes de l’ombre, trolls, les terribles ogres, ainsi que des bestioles inoffensives comme les lièvres, les poulets ou les porcs.

Mais voilà un point où le jeu pèche énormément : le combat au corps à corps. En effet, il suffit souvent de coincer un ennemi et de cliquer compulsivement sur sa souris pour parvenir à l’occire à coups d’épée plus ou moins puissants et rapides. Si cela peut s’avérer pratique, ce système est complètement inabouti. Car si la chance tourne, il suffira à un pauvre loup de quelques morsures répétées pour tuer le héros, alors que ce dernier vient d’assassiner une vingtaine d’Orcs à la suite.

Les combats se rattrapent un peu grâce au tir à l’arc et aux lancers de sorts, mais là encore, le premier n’est pas suffisant et l’incantation des magies prend parfois un temps trop précieux alors qu’une hache s’abat sur le héros. Aussi, les sorts sont assez peu efficaces face à un grand nombre d’ennemis. Un bien grand mal donc pour un jeu où combattre est une des principales activités.

On peut constater les dégâts en prêtant attention à trois barres en bas à droite de l’écran : une rouge pour la « force vitale » (les points de vie), une bleue pour le mana et enfin une jaunâtre pour l’endurance. Cette dernière est déterminante pour frapper plus efficacement ou encore pour courir (une compétence permet d’ailleurs de courir deux fois plus longtemps). On peut également, en dehors des combats, passer en mode furtif ; rien de bien impressionnant si ce n’est que le héros fléchit les genoux et fait mine d’avancer prudemment. Pratique pour assommer voire tuer par derrière, ou bien s’approcher sans bruit des animaux sauvages, si toutefois l’on possède les compétences requises.

Dans tous les cas, si le joueur tue automatiquement les monstres ou les ennemis dont le nom s’affiche en rouge, il devra faire l’acte de tuer les gens avec qui il est neutre ou amical. Mettre KO un adversaire de ce type ne suffit pas à le tuer, il faut presser le clic droit puis le clic gauche pour l’achever lorsqu’il est à terre. Si ses amis ou collègues assistent au meurtre, leur nom s’affichera alors en rouge et seront ainsi automatiquement tués et non simplement assommés.

Si personne ne voit rien, le héros aura plus de chances de passer inaperçu. Dans une cité, il se verra néanmoins apostropher par un garde, de même que pour le vol. Entrer dans les habitations devant les citoyens n’est pas vu d’un bon oeil, et prendre sans vergogne le contenu d’un coffre devant son propriétaire vous mènera à des duels non mortels (mais vous y perdrez de l’argent si vous tombez).

A défaut de femmes, de jolies musiques

Il existe d’ailleurs de nombreux PNJ, parmi lesquels les indispensables donneurs de quêtes. A ce propos, et surtout depuis la mise à jour 1.7, les dialogues oraux sont mieux traduits et de très bonne facture à l’écoute, les doublages français sont réussis même si deux ou trois voix supplémentaires n’auraient pas été du luxe. En revanche, un élément que beaucoup de joueurs auront remarqué : il n’y a quasiment aucune femme dans le jeu.

On peut en apercevoir deux ou trois, rebelles ou esclaves, mais c’est vraiment histoire de dire que ce n’est ni Innos, ni Béliar, ni Adanos, les trois dieux vénérés, qui accouchent des hommes peuplant ces terres. Aucune femme ne donnant de quêtes donc, et en réalité, aucune femme d’une quelconque importance, une faute de goût importante pour un jeu de cette trempe.

A défaut de femmes, ce sont néanmoins de bien jolies mélodies qui accompagneront le joueur. Toutes orchestrées, ces musiques sont proprement somptueuses, d’une qualité rarement entendue pour un jeu vidéo, car si les jeux sur consoles s’en sortent bien pour la plupart, notamment pour le genre du RPG, les OST des jeux PC, il faut l’avouer, marquent moins les esprits.

Mélodie conquérante lors des combats, oppressante dans les vastes contrées enneigées du Nordmar, paisible dans les villages, victorieuse lorsqu’une cité est libérée, mystérieuse dans les grottes… Les instruments sont variés et les notes sonnent toujours juste pour un résultat magistral. C’est réellement l’élément du jeu qui ne souffre d’aucun défaut. Car même si le scénario n’est pas de la même facture que la jouabilité, il n’en demeure pas très original non plus : une guerre Humains/Orcs, un roi assiégé, des mages du feu, un héros sans nom, aussi nommé le Décideur ou l’Elu, à la recherche de celui qui semble tirer toutes les ficelles, Xardas…

En ce qui concernent les graphismes, ils ne sont pas parfaits avec quelques traits parfois grossiers et des PNJs assez peu variés (surtout quand il n’y a que des hommes…), mais si l’on pousse les options au maximum sur un solide PC, le tout reste un réel plaisir pour les yeux. Peu d’aliasing constaté, de beaux et variés paysages : vastes déserts, vivantes forêts contrastant avec l’opacité de l’horizon du Nordmar.

Les personnages, même s’ils n’ont pas beaucoup d’expressions faciales, arrivent néanmoins à exprimer leur sentiment avec des gestes et des attitudes lorsqu’ils parlent, en plus d’un doublage très bien nuancé. On retrouve beaucoup moins le côté robotique des PNJs d’Oblivion, pour sûr. Se déroulant en temps réel, on pourra admirer la journée dans son ensemble, de l’aube au crépuscule, la nuit noire étant d’ailleurs bien pratique pour tuer ou voler à l’abri des regards.

Malgré ses défauts et quelques bugs mineurs persistants, force est de constater que Gothic 3 est un bon jeu, certes inférieur à son concurrent direct, Oblivion, mais doté d’un univers riche et prenant qui sans être totalement captivant, a le mérite d’offrir une enivrante liberté.

+ Un monde ouvert
+ Un très bon scénario
+ Variété des environnements
+ Gestion du temps réel
+ Musiques somptueuses

Note RPG 4 sur 5
Note testeur 08 sur 10

– Toujours des bugs persistants
– Graphismes perfectibles
– Pas de femme

La vision de Killpower :
La saga Gothic est beaucoup plus « simulation » que la série des Elder Scroll penchant du côté « arcade ». Les développeurs sont des fanatiques du RPG et sont restés fidèles au PC. Gothic 3 est le plus grand, le plus riche, le plus immersif de la série, mais aussi le plus catastrophique à cause de sa sortie précipitée. Grâce aux fans et à cette version améliorée, il offre une expérience de jeu unique qui mérite d’être tenté une fois dans sa vie avec à la clé une centaine d’heures de plaisir. Ce n’est vraiment que du bonheur.
10/10

Paradise Cracked

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Paradise Cracked, jeu d’origine russe, est sorti en novembre 2003 dans le plus parfait anonymat et a disparu des étales tellement rapidement que je ne l’ai pas trouvé à l’époque. Peu importe, car d’après tous les retours que j’en avais, cela ne valait pas la peine de dépenser ses deniers. Il y a deux semaines, j’ai trouvé un exemplaire du jeu sur un site de vente d’occasion et j’ai donc tenté l’expérience. Je m’attendais donc au pire et il est vrai que mes premières impressions ont été dans ce sens, mais par la suite, tout a changé.

La vie en rose

De ce côté là, au premier coup d’oeil, j’ai eu du mal : si la page des menus est rouge écarlate, le pire reste quand même l’interface rose durant le jeu. Oui, rose bonbon ce qui dénote pas mal de l’univers assez oppressant et futuriste que vous allez parcourir. Je ne sais pas pourquoi les concepteurs ont choisi cette couleur, mais j’aurai plutôt opté pour une couleur passe-partout que ce rose fluo qui vous suivra tout le long de votre périple. Surtout que le jeu est très sombre et il faudra que vous augmentiez le gamma. Le jeu débute donc après une vidéo pas franchement à la hauteur pour 2003 sur une vue de trois quart de votre personnage sur une carte qui correspond à China Town. La résolution maximum est de 1280×1024, les décors ne sont pas très beaux même s’il y a pas mal de possibilités graphiques pour rendre le jeu acceptable visuellement (quoiqu’il n’y a pas d’option contre le rose!!).

Même s’il vous sera possible de faire tourner la caméra dans tous les sens, vous ne pourrez pas vous approcher très près de vos personnages, qui resteront donc un peu flou. Il n’empêche que si les objets ne sont pas hyper détaillés et restent esthétiquement cubiques et moches, cela est jouable, n’est ce pas l’essentiel d’un jeu? Malheureusement, j’ai du faire face à de (très) nombreux retours Windows XP inexpliqués qui se produisaient à des intervalles irréguliers. Il faudra donc que vous fassiez avec, car il n’existe pas de patch, mais en plus il se peut que vous ne les rencontriez pas, car j’ai aussi passé de nombreuses heures sans soucis. C’est donc au petit bonheur la chance.

Le jour et la nuit ne sont pas gérés, par contre, le jeu étant très sombre on se croirait tout le temps dans un monde envahit par l’obscurité, surtout que les réverbères sont toujours allumés. Les niveaux, pas très beaux, sont riches et variés. 

Histoire à l’eau de rose ou à l’eau de boudin ?

Paradise Cracked est jouable, oui, mais difficile d’accès. Parce que l’on a affaire à un RPG futuriste avec une histoire compliquée entre le virtuel et la réalité (les développeurs reconnaissent que leur inspiration vient de Bladerunner, Matrix et Ghost in the shell mais aussi d’écrivains comme William Gibson, Philip K. Dick. Il y a peu d’explications au début, et on se sent perdu. En clair, vous jouez le rôle d’un jeune hacker. Vous venez de cracker les données des systèmes de sécurité de Cyberspace et vous êtes immédiatement recherché par la police et les terroristes.

Vous vous retrouvez dans le quartier de China Town, mais vous ne connaissez pas le but de votre quête. Dès le premier tour, un personnage se propose de vous rejoindre pour effectuer le travail. Le problème c’est que vous ne connaissez pas votre tâche! Alors du coup, vous fouinez dans l’interface de votre personnage et vous cherchez quel est votre rôle dans cette univers. Ainsi vous vous rendez compte après lecture du fichier PDF inclus sur l’un des CD qu’il y a bien une explication mais elle reste évasive.

De même pour la prise en main, il faudrait connaître toutes les touches pour vous en sortir. Et malheureusement, la notice d’utilisation reste austère et manque d’informations. En tout cas, sachez que votre personnage possède des compétences et que notre jeune héros est spécialisé en informatique. Il semble que vous soyez dans le monde virtuel et que votre tâche soit de retourner dans le monde normal (il semble j’ai bien dit). Je me dépêche d’accepter l’offre de ce PNJ qui rejoint mes rangs et qui se trouve être une grosse brute.

En parlant de la médiocrité de la notice, une chose qui m’a fait hurler de rire : le texte de la seconde colonne du verso de la boîte d’emballage correspond au jeu Fair Strike un simulateur d’hélicoptère. Autrement dit, Poinsoft qui a distribué ce jeu en gamme budget a fait une jolie bourde. Du coup, je ne sais pas si sur la boîte d’origine sortie avec Buka entertainement, le texte était le même. Dommage que cela desserve Mist Land, les créateurs du jeu, qui sont aussi à l’origine de Cops 2170, et qui prépare actuellement Jagged alliance 3D.

Pour revenir au jeu, après un essai à un niveau trop élevé, j’ai recommencé avec un niveau de difficulté plus facile et j’ai pu mieux apprécier les possibilités du soft. En effet, à chaque fois que l’on vous propose des quêtes, les deux belligérants qui se font face vous ordonnent souvent d’éliminer l’autre. C’est là que cela devient intéressant, car selon si vous tuez l’un ou l’autre, le scénario et les quêtes ne seront pas les mêmes. Vous pourrez donc recommencer le jeu en variant vos choix de quêtes qui sont optionnelles. Et même si vous ne voulez que vous balader dans les niveaux sans suivre aucune quête, c’est totalement possible.

Reste le scénario principal que j’essaye de comprendre, mais il n’avancera que très loin dans la partie. Au début, durant au moins les cinq premières heures, vous ne pourrez circuler que dans un monde restreint constitué d’une dizaine de niveaux. Puis, vous aurez accès à une autre partie de la ville sans retour possible et on commencera à vous parlez de la réalité. 

Moteur craqué ?

Paradise Cracked est un RPG tactique 100% tour par tour. Ce qui veut dire que vous déplacez vos personnages selon des hexagones et un certain nombre de points d’action (pour simplifier PA). Ainsi, lorsque vos personnages auront usé tous leurs points d’action, se sera au tour de l’IA de jouer. Ce système de jeu en fait sa force et sa faiblesse. Sa force, car cela permet une stratégie pointue et posée. Sa faiblesse, car lorsque l’on a fini de faire ce que l’on voulait faire, on passe alors à un écran d’attente. L’ordinateur déplace en secret tous les ennemis qui se trouvent sur la map. Et cela peut prendre un temps plus ou moins long dépendant du nombre de personnages à gérer mais aussi de la puissance de votre machine. Avec mon Pentium 3 ghz, en début de niveau, il faut cinq secondes. Si un ennemi se trouve dans l’angle de vision de votre personnage, vous verrez son déplacement ou encore son tir : bonne idée, on ne voit que ce qui est visible. Lorsque cet écran des mouvements cachés est fini, un second écran des mouvements cachés apparaît pour tous les PNJ sur la carte. Et là aussi, il faut du temps pour que chaque PNJ se déplace, même si vous n’en avez rien à faire et que cela se passe à l’autre bout de la carte. Ce temps tient compte aussi du déplacement de différentes choses comme les robots publicitaires ou encore le métro qui passe et qu’il vous sera possible d’emprunter.

Si Paradise Cracked permet d’élaborer des tactiques très riches, l’attente est longue et il est dommage que les développeurs n’aient pas opté pour une technique comme dans Fallout : bouger en temps réel les personnages et lorsqu’un ennemi apparaît , passer au tour par tour. Là, non. Vous resterez indéfiniment au mode tour par tour. Vous arrivez dans une zone et si les ennemis sont dans des habitations, il faudra vous coltiner l’attente de leurs déplacements cachés ainsi que de tous les PNJ. Et cela peut paraître long en ce début de partie, mais aussi à chaque fois que vous arriverez dans un nouveau niveau. Bien sûr, après avoir éliminé tous les ennemis d’un niveau, on négligera leur mouvement mais il restera toujours celui des PNJ.

A cause de ce système de jeu, le jeu est très lourd et très long. Surtout lorsque vous vous retrouvez avec une équipe de 6 personnages à déplacer sur des cartes assez grandes où parfois il n’y a rien d’autre à faire que d’aller d’un point A à un point B. Il faut alors les gérer à l’essentiel. Si vous savez que vous devez rencontrer un personnage qui vous renverra à votre point d’arrivée, il suffit d’envoyer votre personnage le plus rapide et de laisser les autres sur place, puis de revenir. A condition bien sûr, qu’il n’y ait pas d’ennemi dans le coin.

Après avoir massacré tous les ennemis, vous pourrez ramasser leur équipement, mais il faudra compter là aussi avec vos PA. Il est vrai que c’est énervant de se rendre compte que l’on est limité par ses PA. Alors que l’on a flingué tout le monde et que l’on a plus assez de PA pour prendre le paquet de balles sur le sol. Et encore je ne vous parle même pas de la diminution des PA si vous êtes trop chargé. Alors du coup, vaut-il mieux courir sans protection avec 60 PA et le flingue à la main, ou vous couvrir d’une armure hyper résistante mais avancer comme un escargot avec 30 PA ?

Il y a une très grande interactivité avec l’environnement. Vous pouvez fouiller les très nombreux objets tous destructibles disséminés ça et là dans les extérieurs mais aussi les intérieurs des bâtiments tous « visitables ». Il est possible de discuter avec des PNJ qui vous proposent des quêtes, qui vous feront voyager entre les différents niveaux, ou encore vous proposent de faire du commerce ou juste de parler de la pluie et du beau temps. Certains PNJ vous demandent de réaliser une mission pour eux et vous rejoignent par la suite.

Noter que souvent les quêtes, même si elles ne sont pas forcément une éradication de l’ennemi, finissent souvent par des fusillades, car il y a toujours des ennemis dans les parages. Et même si vous avez nettoyé un niveau, dès votre retour, il y en aura d’autres. Oui, un jeu fastidieux et lourd. N’empêche que cela permet de vous faire de l’argent avec les commerçants en revendant ce que vous trouvez sur les corps des morts. Mais se sera long, car l’inventaire étant limité, il faudra faire plusieurs allers retours. Dès lors, cela rajoute de la durée de vie artificiel au jeu, ce dernier se montrant assez difficile. Car les personnages ne sont pas immortels et s’ils sont tués vous n’aurez plus qu’à recharger votre dernière sauvegarde, à moins que vous souhaitiez jouer sans. Quant à votre personnage principal, s’il meurt, c’est la fin du jeu.

Chaque personnage ayant des compétences variés aura une raison d’être dans l’équipe. Votre héros est spécialisé dans le vol et pourra forcer les systèmes de sécurité, retirer de l’argent dans les distributeurs de billets, ouvrir des portes fermées à clé, ou encore des coffres. Mais de plus, il pourra pirater les robots policiers qui viendront rejoindre votre équipe tant que vous resterez dans le même niveau. Quant à vos co-équipiers, l’un sera tireur d’élite, l’autre marchera vite et servira d’éclaireur. Ou encore l’un avec un bon angle de vision, dont la portée est définie par une compétence, vous permettra de surveiller le niveau, ou l’autre de piloter les véhicules. En parlant des moyens de locomotion, il sera possible de prendre le métro qui vous amènera directement dans les terminaux, ou encore de conduire des véhicules qui s’apparentent à des voitures.

L’ambiance musicale est bonne et change selon les lieux, les bruitages sont sympas et vous mettent dans l’ambiance du niveau visité. Vos personnages parlent lorsque vous les sélectionnez. On est donc bien immergé avec le son. 

Enfin un coin de ciel bleu !
Après avoir passé la première heure à me plaindre du manque de contraste du jeu, de l’horrible rose de l’interface, du manque d’informations pour jouer, du temps d’attente entre chaque tour, le jeu m’a plu. Pas, parce que le scénario principal m’a accroché, mais parce que Paradise Cracked est bien foutu sur bien des points.

Vos personnages ont du caractère, l’interactivité est importante, les différentes cartes sont vivantes et possèdent une grande liberté d’action. Les stratégies sont nombreuses et les angles de vision sont hyper bien développés. Il est possible de choisir où l’on souhaite aller en prenant ou non les moyens de transport pour aller plus vite. Pour chaque carte, vous aurez un plan avec les nombreux liens permettant de passer de l’un à l’autre.

De plus, tactiquement il a une bonne prise en main. Si vous placez le curseur sur un adversaire, il apparaît le pourcentage de réussite de tir et le nombre de PA dépensé. Si vous n’avez que 20% pour toucher, en vous appliquant et en vous agenouillant, vous dépenserez plus de PA, mais vous passerez peut être à 70%. L’angle de vision est tout aussi important car si vous tournez le dos à un adversaire, il ne sera pas visible. Et c’est lors du mouvement caché que vous le verrez apparaître.

De même, l’inventaire de vos personnages n’est pas extensible et il vous faudra beaucoup de temps pour ramasser le butin sur le sol et l’amener au commerçant du coin pour le revendre. Cela peut gêner certains joueurs, mais personnellement, cela rajoute du réalisme au système. Et puis pirater un robot de la police pour s’en servir comme allié est jouissif. Les PNJ vous proposent des quêtes en vous obligeant à choisir un camp et donc ne pas avoir la même évolution dans le jeu. Rajoutez à cela, les implants, les armes variées, les compétences claires et ….. Vous voyez j’ai un petit faible pour ce jeu. Même s’il pêche par bien des côtés, je le trouve très séduisant.

Alors le paradis ou l’enfer ? Si vous arrivez à dépasser la première heure de jeu qui correspond à la prise en main du jeu et sa lourdeur avec ses écrans de mouvements cachés, durant lesquels vous allez ramer – tout autant que votre machine – vous aurez peut être plaisir à jouer à ce jeu de rôle très lent. Paradise Cracked n’est donc pas à mettre en toutes les mains, car il n’est pas grand public. Si vous avez apprécié Silent storm ou si vous aimez les jeux tactiques au tour par tour, vous aurez une chance d’être attiré par ce jeu.

En tout cas, il vous faudra de nombreuses heures de jeu pour parvenir à le maîtriser, mais il est vrai qu’ensuite, ce n’est que du bonheur avec quand même beaucoup de retours Windows. Par contre, si vous aimez la vitesse d’exécution dans un JDR et la simplicité d’utilisation, fuyez le.

+ Univers futuriste interactif
+ Système du tour à tour sympathique avec beaucoup de possibilité
+ Nombreuses bonnes idées (piratage, transport, matériel cybernétiques…)
+ Longue durée de vie

Note RPG 3 sur 5
Note testeur 07 sur 10

– Interface difficile à gérer et de couleur rose!!
– Lenteur du tour par tour
– Graphismes sombres et pas folichons
– Difficile de maîtriser toutes les possibilités sans notice claire
– Pas de multijoueurs, uniquement en solo

Dragon Age : Origins

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Après la Chine impériale et les confins de l’espace, après les sabres lasers et les arts martiaux, les Canadiens de Bioware renouent avec leur premier amour : L’héroïc-fantasy. Attendu comme le Messie par des milliers de fans de la série Baldur’s Gate, Dragon Age Origins est enfin disponible. L’attente fut longue pour les joueurs depuis Neverwinter Nights et la dernière incursion des développeurs dans cet univers. Cette attente était-elle justifiée ? La magie opérera-t-elle à nouveau ? Nous allons essayer de répondre à ces questions.

Le retour du roi

Ferelden vit des heures sombres. Les engeances, des êtres maléfiques, au sang impur, vomies par les entrailles de la terre, déferlent sur le royaume. Ces créatures sont les descendants de mages ténébreux de l’ancien royaume Tevintide, punis par le Créateur pour avoir souillé sa cité noire de leurs vilenies. Du moins est-ce la version du cantique de la lumière prôné par la Chantrie, la religion locale. La réapparition des engeances, anciennement chassées dans les tréfonds du royaume nain, laisse présager un changement. Certains murmurent qu’un archi démon pourrait être à l’origine du mal.

Le roi Cailan, fils de Maric, a donc levé son armée avec son Tiern Loghain et attend de pied ferme l’armée des engeances à Ostagar. Aux côtés de l’armée du roi se tiennent les Gardiens des Ombres, un ordre de guerriers rompus à la lutte contre les engeances. Duncan, le commandant actuel de l’ordre, vous a recruté en tant que gardien des ombres. A vous à présent de combattre la souillure qui s’étend sur le royaume, en démêlant de sombres intrigues l’arme au poing.


Dragon Age Origins vous place donc dans la peau d’un novice des Gardiens des Ombres, mais avant votre intronisation dans l’ordre, vous devrez choisir vos origines et votre lignage. L’aventure démarre par la création de votre personnage. Plusieurs races sont représentées : Les hommes, les elfes, et les nains (hommes ou femmes). Chaque race permet de démarrer selon une origine sociale différente, ainsi vous pourrez débuter votre périple sous les traits d’un prince nain aux prises avec les intrigues de la cour d’Orzammar, ou comme un noble humain dont le fief est détruit par la trahison, ou encore en tant qu’apprenti magicien reclus dans la tour des mages.

Ces quelques heures de jeux permettent une approche différente de la quête principale et une indéniable rejouabilité. Les classes traditionnelles de guerrier, mage ou voleur sont présentes au début, puis d’autres classes pourront être découvertes au fur et à mesure de votre progression.

Emancipé des règles parfois lourdes et pompeuses d’AD&D, la montée en puissance de votre avatar se fait en douceur, seuls quelques points de compétences et de caractéristiques sont à appliquer. Les compétences ne sont finalement pas très nombreuses mais complètes, et chacun devrait y trouver son compte. Au grand dam des puristes, le jeu se veut plus accessible et grand public que son ainé Baldur’s gate ; mais voir Dragon Age comme un Baldur’s Gate 3 serait une erreur. En effet les habitués de Baldur’s Gate ne seront pas dépaysés tant le gameplay est équivalent, pourtant pour ce dernier c’est surtout à la série Knight of the Old Republic que le jeu emprunte la plupart de ses ficelles.

DAO vs KOTOR

En effet comment ne pas comparer le funeste destin des chevaliers Jedi avec celui des gardiens des ombres. Les mécaniques de gameplay et les déplacements sont également similaires. Ici point de monde ouvert, mais une multitude de zones accessibles via une carte. Les amoureux des grands espaces seront certes déçus mais cela à l’avantage de tout recentrer sur le scénario et les différentes quêtes. Malgré cela, à aucun moment on ne se sent à l’étroit dans le monde de Ferelden. Le scénario justement, celui-ci est sombre et mature à souhait. Ici point de place aux frivolités, le danger guette et tout est fait pour vous le rappeler. Les dialogues, superbement écrits, vous plongent dans une histoire tragique et ténébreuse. Le manichéisme n’est pas de mise et de nombreux choix se poseront à vous tout au long de l’aventure.

Quoi que vous fassiez, certaines quêtes n’auront pas forcement une fin heureuse ; il faut simplement essayer de tirer le meilleur parti de chaque situation. Pour sauver une contrée sacrifieriez- vous un enfant ou sa mère ? Empêcheriez-vous un homme de poursuivre sa vengeance contre les assassins de sa famille ? Tant de choix cornéliens auxquels vous n’échapperez pas. Ces choix vous les ferez parfois au détriment des sentiments de vos compagnons.

Oui, car vous ne serez pas seul dans cette aventure, de nombreux compagnons se joindront à vous. Tous ont un background riche et fouillé, vous devrez discutez avec eux afin de découvrir leurs aspirations et leur motivations. Certains d’entre eux tendront à vous forcer la main vers telle ou telle décision en fonction de leurs orientations. En effet votre groupe sera hétéroclite, l’assassin côtoiera la sœur de la Chantrie, le chevalier droit et valeureux côtoiera la sorcière lubrique, chacun ayant leur propre histoire tragique ou non, et donc leur propre vision du monde et de sa destinée face aux engeances.


Bien que le jeu emprunte à ses illustres ainés tels que Baldur’s gate ou KotorDragon Age possède sa propre identité. Celle-ci est riche et intéressante, même les poncifs de l’heroic fantasy sont secoués par le scénario. Les elfes sont les esclaves des humains ou des parias cachés dans les bois. Les fiers nains ont perdus de leur superbe, occupés par des querelles intestines et politiques. Enfin les mages sont considérés comme des erreurs de la nature et cloîtrés dans une tour sous la garde des templiers de la Chantrie. De nombreuses informations pourront d’ailleurs être découvertes afin d’alimenter votre codex, ce dernier regroupe toutes vos connaissances sur le monde qui vous entoure. Cette approche inattendue fait souffler un vent de renouveau sur le genre, extrêmement agréable.

Un tour de magie

La mise en scène a bénéficié d’un soin tout particulier. Chaque cut scene est un moment de plaisir. Les dialogues ont bénéficié du même traitement, et l’ensemble est aussi intéressant à regarder qu’à jouer. Les combats, en temps réel, ont bien entendu la part belle dans Dragon Age. Ces derniers sont assez techniques et demandent un peu de stratégie. Foncer dans le tas tête baissée est rarement la bonne solution. La pause tactique vous permet de suspendre le combat pour distribuer des ordres à votre groupe de quatre compagnons maximum.

De nombreuses macros sont disponibles afin de définir les actions de vos compagnons face à certaines situations, hélas certaines ne se déclenchent pas toujours à temps. La gestion manuelle restant alors la meilleure des solutions. A noter que la caméra est entièrement libre sur PC et permet toutes les vues possibles. Les combats sont vraiment jouissifs, l’animation des personnages et la violence des coups portés n’y sont pas étrangères. L’hémoglobine coule à flot et le poids des impacts est très bien retranscrit à l’écran. La magie donne droit à de splendides effets et la puissance des sorts n’a d’égale que leur beauté.


Côté son, c’est du grand art. Les dialogues français sont dans le ton dans l’ensemble, servi par de grands noms du doublage. Les musiques orchestrales nous offrent de magnifiques envolées lyriques mais savent se faire discrètes ou augmenter la tension quand il le faut. Les sons en général permettent une immersion immédiate. Le cliquetis des armures ou le froissement du cuir durant les déplacements, le rugissement du vent dans les hauteurs : Bioware a, à nouveau, fait un travail remarquable de ce côté-là.

Graphiquement le jeu ne vous décrochera pas la mâchoire. Certaines textures sont fades et manquent de relief, et le magnifique côtoie parfois le médiocre. Toutefois l’ensemble possède un charme indéniable, les personnages et les créatures ayant, eux, subis un traitement de qualité. L’interface est simple à utiliser et plaira aux néophytes comme aux habitués du genre. Tout est clair et bien expliqué, mettant le jeu à la portée de tous.


Tout n’est bien entendu pas parfait. On pourra regretter que le héros ne parle pas durant les dialogues. L’inventaire aurait mérité quelques onglets de plus afin d’éviter les mélanges des genres. Certaines macros mises en place ne se déclenchent pas ou mal, ou parfois vos compagnons restent pantelants en pleine action. Il faut donc leur redonner l’ordre d’attaquer. Les PNJ ont également tendance à être passifs, entendez par là qu’ils sont souvent plantés à un endroit en attendant notre intervention. On ne ressent pas cette impression de vie que l’on rencontre dans The Witcher ou le récent Risen par exemple. Quelques petits détails, mais vraiment rien de rédhibitoire au plaisir de jeu.

En conclusion, Bioware nous offre là un grand RPG, immersif et accessible. Participer au destin épique de Ferelden est une aventure passionnante et de longue haleine. La durée de vie très longue et les différents scénarios de départ permettant de recommencer l’aventure avec un regard différent, vous procureront de nombreuses heures de distraction. Dragon Age Origins est un RPG riche et mature qui ravira tous les joueurs en mal d’aventure épique.
Complet et accessible, il conviendra aussi bien aux experts qu’aux profanes. Bioware était attendu avec cette suite spirituelle de Baldur’s Gate. L’attente aura-t-elle été justifiée ? Oui, absolument. Les puristes y trouveront sans doute à redire, mais Dragon Age Origins est sans doute l’un des meilleur RPG de ces dernières années. Bioware est revenu à ses premiers amours pour notre plus grand plaisir.

+ Scénario épique et prenant.
+ Excellents doublage FR et mise en scène.
+ Editeur de personnages intéressant grâce aux différentes origines.
+ Feuille de personnage alliant richesse et simplicité.
+ Très bonne durée de vie et rejouabilité.

Note RPG 4 sur 5
Note testeur 09 sur 10

– Quelques bugs d’affichage.
– Assez linéaire au final.
– Des textures assez grossières.

Borderlands

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Sur une planète dévastée et dangereuse, une ruée vers l’or fait rage. Pandore, terre d’accueil de nombreux chasseurs de reliques, est au centre de cette chasse au trésor. D’après la légende, une arche extra-terrestre, offrant richesse, pouvoir et femmes, serait cachée quelque part sur les terres de ce monde en ruines. Vous, héros, élu, êtes un de ces chasseurs, un chasseur de l’arche.

​Héros de Pandore

Borderlands est un jeu que l’on pourrait définir comme un hack & slash en vue subjective. C’est un savant mélange de jeu de rôle, de jeu de tir et de MMO. Mais à la différence d’un Fallout 3, vos compétences de visée à la souris sont réellement mises à contribution, et il faudra faire évoluer ses skills de joueur autant que ceux de votre personnage pour vous faire une place dans cet univers post-apocalyptique.

Le jeu vous place dans la peau de l’un des quatre héros jouables du jeu, comparable à quatre classes de personnages. Le spécialiste de l’infiltration, le sniper, le soldat polyvalent qui fait aussi office de classe de support et le gros bourrin seront représentés chacun par des protagonistes aussi ravagés que l’univers dans lequel ils évoluent.

Chacun d’eux possède des affinités propres avec un certain type d’armes que l’on trouve dans le monde de Pandore, ainsi qu’un pouvoir spécifique évolutif suivant un arbre de compétence permettant de diversifier une même classe de personnage en trois déclinaisons. La sexy Lilith pourra ainsi se rendre invisible et éviter un squad de monstre, où réapparaître dans une explosion au centre d’un groupe d’ennemis. Elle aura en outre une affinité avec les armes dîtes élémentaires.

It’s raining weapon

Des armes, c’est bien ce que l’on trouve à profusion dans le monde de Pandore. Aléatoires qui plus est. Pour ceux qui ne connaissent pas le principe, c’est extrêmement simple : chaque arme que vous trouverez, mise à part quelques armes « nommées » propre à un boss, est générée aléatoirement par le jeu. Son nom, ses caractéristiques, tout est créé à la volée. Cette feature du jeu apporte plusieurs choses au gameplay, à commencer par la profusion d’armes que l’on trouve. Mais cela permet aussi et surtout de rendre chaque partie différente, même entre plusieurs sauvegardes. Il en existe aussi plusieurs types, du flingue de base au gros sniper à visée thermique, en passant par le shotgun aux balles explosives. Chacune ayant ses forces et ses faiblesses évidentes. Le shotgun est inefficace à distance et le sniper n’est pas d’un grand secours au corps à corps, pour ne citer qu’eux.

Vous trouverez aussi en Pandore d’autres objets : des potions, des modules à installer sur vos armes, des grenades et j’en passe. Borderlands fait de chaque instant un Noël avant l’heure avec des geysers d’items qui tombent à chaque tuerie. Sur ce point, il est a noter un point qui en fera jaser certains : les objets tombent de manière aussi aléatoires qu’ils sont générés. Ne vous étonnez donc pas si une petite bestiole à plume laisse derrière elle un fusil d’assaut haut de gamme.

Répartition des tâches

Comme énoncé plus haut, Borderlands est un mélange entre histoire farfelue mais immersive, gameplay de hack & slash en vue subjective et collecte à la MMO. Il est inutile de tourner en rond sur la question : le jeu est répétitif, très. Mais c’est un peu le gameplay qui l’impose et les amoureux de la pêche aux objets et du charcutage en série seront aux anges. Cependant, les aficionados de grandes histoires, de choix cornéliens ou encore de longues quêtes passionnantes s’ennuieront très vite. Les quêtes se ressemblent souvent, les ennemis aussi d’ailleurs. La narration n’est pas des plus épiques mais se on se surprend souvent à esquisser un sourire devant la dégaine des personnages ou leurs délires à l’image du monde.

De la technique

J’ai parcouru le jeu sur la version PC. Je ne me prononcerai donc que sur celle-ci. Et de ce coté-là, aucun problème : le jeu tourne en 1920 * 1200, toutes options au maximum à plus de 30-40 FPS sur une machine basée sur une 8800 GTX et une processeur 2.5 Ghz. La patte graphique du jeu est très originale, proposant un cell-shading prononcé, renforçant l’aspect « déjanté » de l’univers.

Au niveau sonore, ce n’est pas Byzance, bien que le feeling des armes soit bien présent. Les voix sont légèrement sur-jouées à mon goût, même en VO, mais c’est là un avis très personnel.

Gros bémol au niveau des menus, pensés pour console et donc inadaptés au possible sur PC. C’est littéralement énervant et fatiguant de vendre son matériel ou de parcourir les quêtes dans le journal. On ne peut même pas scroller avec la molette ou la souris dans certains menus, il faut passer par les touches « pageup » et « pagedown ».

Exploration familiale

Bien que le jeu soit intéressant malgré ses défauts en solo, c’est en coopération qu’il prend toute sa saveur. Le jeu propose en effet de faire tout le jeu à plusieurs (jusqu’à quatre). J’ai personnellement fait le jeu à deux, avec un ami et c’est sincèrement bien plus fun qu’en solo. On s’ennuie moins, le challenge est de taille, le jeu adaptant le niveau et le nombre des ennemis au nombre de joueur. Pour agrémenter un peu l’exploration du monde, en solo ou à plusieurs, on notera aussi la présence de véhicule, chaque joueur pouvant avoir le sien, et deux joueurs pouvant partager un seul véhicule.

Et le scénario ?

Si je n’ai pour le moment pas abordé le scénario plus en profondeur, c’est tout simplement parce que l’intro de ce test le résume à lui seul. Comme je le dis plusieurs fois dans ces lignes, l’histoire est relativement basique, même si les plus explorateurs d’entre vous trouveront des quêtes permettant d’en apprendre plus sur le monde de Borderlands, et particulièrement sur la planète Pandore, terrain de jeu de nos Héros.

Borderlands est un jeu « frais » qui bouscule les standards actuels avec un mélange des genres très intéressant. Malgré cela, le mélange est bien plus pensé pour les fanatiques de FPS et de hack’n slash que pour les rôlistes, étant donné la linéarité du scénario et l’absence de choix dans les dialogues. L’histoire n’est cependant pas totalement mauvaise, notamment grâce à l’ambiance de ce monde cinglé et violent mais elle n’offrira qu’un piètre divertissement aux joueurs qui recherchent un jeu de rôle à part entière. A vous de voir donc si vous souhaitez faire l’impasse sur l’immersion au profit d’un gameplay nouveau. Si nous étions sur un site généraliste, ou traitant de FPS, Borderlands mériterait un 7 ou un 8 sur 10. Mais la répétitivité, la linéarité et la faiblesse du scénario et des dialogues en font un RPG somme toute assez moyen.

+ L’originalité du titre
+ Mélange des genres intéressant
+ L’humour
+ L’ambiance générale
+ Mode coopératif

Note testeur 06 sur 10

– Bien plus FPS et hack’n slash que RPG
– Absence quasi-totale de choix
– Légère répétitivité après quelques heures

La vision de Killpower :
A plusieurs, du fun à l’état pur. Superbe direction artistique, level design, gameplay, loot, ambiance, durée de vie, joli Goty Enhanced …., croisement hybride entre le FPS et le hack’n slash Borderlands se démarque de ses concurrents par une patte graphique unique et un humour omniprésent. A plusieurs, l’aventure se dévore d’une traite et on a très envie d’y retourner avec plaisir.
08/10

Mais en solo, c’est plutôt cela :
MAIS, moi j’aime quand c’est hardcore et là ça ne l’est pas comme tous ces jeux qui s’adressent à un large public. Vous mourrez, vous repartez du dernier checkpoint en perdant un peu d’argent.

Donc aucun challenge, car il suffit d’avoir le level des ennemis pour réussir à passer le niveau. Et si vous ne l’avez pas, attendez-vous à souffrir et à recommencer. C’est très dommage. Car en clair, vous pouvez faire n’importe quoi, cela n’a aucune incidence sur votre destinée. Vous monterez et finirez par l’avoir de level pour vaincre.

Les aller-retours du premier niveau avec créatures qui reloadent à chaque passage sont extrêmement pénibles durant les premiers niveaux, alors qu’il y aurait tant à faire avec le contenu qui est si riche par la suite. Je m’y suis ennuyé et après je me suis promené mais sans ressentir l’adrénaline des FPS sans pitié.

De plus, les coffres avec clés en or, donc des dons d’objets ultimes, sont des hérésies. m’enfin, comme je l’ai dit un jeu fait pour console et public familial.

Dommage, il y a tant de bonnes choses.
06/10

Risen – Test 2

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 La tempête fait rage, le navire tangue, secoué par les vagues furieuses de la mer. Un Titan surgit de l’océan, prêt à défier le monde. Un homme avec un oeil 24 carats, sur le pont de l’embarcation, lui fait face. Son bras droit lance un éclair vers le géant, sans succès. Après un regard de défi à la créature, le magicien disparaît. La mer déchaînée continue sa danse macabre. Une lame de fond terrifiante occulte le ciel, s’abat sur le bateau et brise la coque. Vous, passager clandestin et témoin des combats contre les éléments, coulez alors dans les ténèbres salées de l’océan.

L’île fantastique

Vous n’êtes pas mort, la mer vous a rejeté sur une plage jonchée de cadavres et d’objets de toutes sortes. Vous vous levez péniblement et observez les débris de votre embarcation que les vagues charrient sur le sable. Le sol se met alors à trembler, vous vous retournez vers la jungle et observez le volcan qui domine les lieux. Vous n’êtes pas seul, plus loin sur la plage une jeune femme semble avoir eu autant de chance que vous. Whaou ! Qu’elle est moche ! Le bain d’eau de mer ne semble pas lui avoir réussi. Pour le remake du « Lagon Bleu » c’est raté, tant pis.

L’amour n’étant plus une option, vous commencez à explorer les lieux. Vous découvrez un couteau et, surtout, vos premiers adversaires, des vautours marins. Une fois ces derniers transformés en nuggets, vous entamez l’exploration de ce qui semble être une île, suivi par la femme mal foutue. Vous ne tardez pas à découvrir une maison abandonnée. La beauté fatale qui vous accompagne décide de jouer les épouses, et exige, en plus du toit que vous lui avez dégoté, que vous lui prépariez un barbecue. Après avoir trouvé une poêle, vous nourrissez ce tendre ange, qui, repus, décide de rester sur zone. Vous en profitez pour partir à l’aventure à l’intérieur des terres.


Le sol gronde encore alors que vous rencontrez le premier autochtone, et non, ce n’est pas Tattoo avec un collier de fleurs, criant « l’avion ! l’avion ! ». Ce dernier vous met au parfum des dernières nouvelles de l’île. Il vous raconte donc que le sol s’est ouvert suite à de nombreux tremblements de terres. Des crevasses ont jailli des temples de pierres et une multitude de démons s’abattant sur les terres et les habitants. Il vous explique que les habitants sont divisés entre deux factions: l’inquisition de l’ordre de la flamme éternelle et le Don (Diego de la Vega ?).

L’inquisition est dirigée par Mendoza, le gars à l’oeil 24 carats, qui était avec vous sur le bateau. L’inquisition, suite aux derniers événements, a déclaré la loi martiale sur l’île. Tous les habitants sont sous la garde de l’ordre. Les contrevenants à la loi sont expatriés vers le monastère, bastion de l’inquisition, pour être enrôlé de force dans les troupes de l’ordre. De son côté, le Don, s’est réfugié dans les marais avec ses hommes, entassant de l’or afin de déclarer la guerre à l’inquisition. La seule ville habitée est Port Faranga, servant de zone franche entre le Don et Mendoza. A vous maintenant de prendre parti pour l’un des deux camps, et de découvrir l’origine du mal qui s’abat sur cette île mystérieuse et fantastique.

Un semblant d’art gothique

Né du divorce consommé entre Piranha Bytes et Jowood studioRisen est un action-RPG en vue à la troisième personne. Ce qui frappe d’emblé lorsqu’on démarre l’aventure, c’est la filiation assumée du titre avec la série Gothic, notamment le troisième opus. Hormis quelques textures et des effets de lumière retravaillés, on a l’impression de se retrouver devant un add-on de Gothic III.

Les ficelles du jeu sont exactement les mêmes, comme le fait de pouvoir cuire des aliments, les maîtres qu’il faut trouver pour apprendre de nouvelles capacités, même le scénario rappelle bizarrement la lutte entre les rebelles (les hommes du Don) et les orcs (l’inquisition). Toutefois pour ceux qui n’auraient pas eu l’occasion de pratiquer Gothic III, nous allons détailler les possibilités offertes par le dernier né de Piranha Bytes.


Vous incarnez donc un naufragé échoué sur une île subissant une douloureuse malédiction. Deux factions sont présentes, vous pouvez vous joindre à celle qui vous intéresse en fonction de votre caractère. Il n’y a pas d’éditeur de personnage et devez donc vous coltiner un avatar au charisme de chien écrasé, heureusement que 99% de l’aventure se déroule de dos. Les PNJ masculins ont eu droit à plus de soins , par contre les PNJ féminins, c’est affaire de goût, mais les ‘tits gars de Piranha Bytes doivent tous être misogynes et célibataires.

Les différentes créatures que vous croiserez font parti du bestiaire traditionnel des RPG médiévaux : Squelettes en armes, gnomes, loups, goules, vers géants, etc. Le bestiaire est riche et les monstres sont bien modélisés et font preuve d’intelligence, mais je reviendrai sur ce dernier point plus tard.

Les combats sont en temps réel. Vous pouvez utiliser toutes sortes d’armes, allant de l’épée à la lance, en passant par les arcs et autres arbalètes. Vous pouvez vous protéger grâce à des boucliers, ce qui est vivement recommandé car les combats sont assez ardus. Un simple sanglier peut vous éradiquer en un instant, cela rappellera des souvenirs à certains d’entre vous. Il faut donc faire preuve de prudence, et frapper ou parer au bon moment si l’on veut survivre aux dangers de l’île de Faranga et engranger de l’expérience. La sauvegarde rapide est heureusement présente et devient vite une alliée de choix.


Le développement de votre personnage se fait grâce à des maîtres disséminés sur l’île. A chaque fois que gagnerez un niveau vous empocherez 10 points d’apprentissage que vous pourrez dépenser auprès d’eux, avec un peu de sous tout de même. Les capacités sont nombreuses et surtout utiles. Ainsi vous pourrez devenir voleur en apprenant l’art du vol à la tire et la discrétion, barbare en apprenant l’art du combat à la hache, ou encore chasseur grâce à l’art du dépeçage. De nombreuses combinaisons sont possibles, de manière à se façonner un personnage aux petits oignons. Certaines capacités sont indispensables toutefois, comme le crochetage de serrure, car les coffres sont nombreux et recèlent des objets bien utiles.

Le crochetage déclenche d’ailleurs un mini jeu où il faut découvrir la combinaison du coffre en utilisant les touches « gauche » et « droite », sympathique. Une fiche de personnage est disponible mais ne permet aucune interaction, tout se passe auprès des maîtres. L’inventaire est, quant à lui, d’une utilisation basique et ne s’embarrasse pas de fioritures, on apprécie d’ailleurs qu’il soit divisé en plusieurs onglets pour faciliter le choix et le rangement des objets. Le scénario et les quêtes associées sont intéressants et addictifs. On évite l’écueil du cherche-moi ci ou ça, et dans l’ensemble les dialogues sont matures et dans le ton. Concernant la durée de vie, il faut compter entre 30 et 40 heures de jeu, avec une possibilité de le rejouer avec l’autre faction.

Au coeur du volcan !

Techniquement Piranha Bytes a fait un travail soigné. Les extérieurs sont de toute beauté. Les effets de lumières et le cycle jour/nuit finissent de magnifier l’ensemble; on regrettera toutefois qu’il n’y ait pas de version Dx10 dispo. Certes on est loin du Cry engine 2 ou de l’unreal engine 3, mais ça tient la route. Port Faranga, la seule ville du jeu, est agréable à visiter. Le port face au coucher de soleil est superbe. Toutefois se retrouver avec de nombreuses textures, voir les même meshes, que dans Gothic III montre un léger manque d’ambition de la part de Piranha Bytes ; il serait temps qu’ils mettent à jour leur bibliothèque.

Pour les sceptiques, regardez un peu les plantes que l’on peut ramasser dans Gothic III et comparez avec celles de Risen. Fascinant, n’est-ce pas ? Comme dirait Mr Spock. Même constat au niveau des animations, certaines, même si elles sont de bonne facture, ont comme un air de déjà-vu. Tout cela n’est bien entendu pas gênant en soi, mais au début, on se pose quelques questions. A noter tout de même que le jeu est bien mieux optimisé que son aîné à sa sortie.


Côté sons, pas de soucis. Les musiques collent bien à l’ambiance et ne donnent pas envie de jouer sans au bout de deux heures, c’est déjà pas mal. Le doublage français est, quant à lui, impeccable. On y retrouve de nombreuses voix connues, comme celle de Kevin Costner (Bernard lanneau) ou Morgan freeman (Benoît Allemane); du tout bon de ce côté là. Concernant la traduction en général, je n’ai pas trouvé beaucoup de coquilles, même si deux/trois existent.

Point intéressant du jeu, l’IA des PNJ et des ennemis. Piranha Bytes a fait un énorme effort de ce côté là. Les ennemis tenteront de vous encercler afin de passer votre garde, et les PNJ vous suivront si vous pénétrez chez eux sans autorisation; et gare à vous si vous êtes surpris en train de voler. Certains PNJ refuserons de vous parler si vous leur manquez de respect ou leur dérobez leurs biens. Pas de panique toutefois, un sort de blague Carambar pourra vous ramener dans leurs bonnes grâces le cas échéant.

En conclusion, Risen est un bon RPG. Une fois passé outre la sale gueule de notre personnage et les similitudes grossières avec Gothic II et III, on prend un réel plaisir à explorer cette île mystérieuse. Le scénario ne se focalise pas uniquement sur le conflit entre le Don et l’inquisition, les implications sont bien plus nombreuses et intéressantes. Par contre si vous avez été réfractaire à Gothic III et à son système de jeu, passez votre chemin, Divinity 2 Ego Draconis ou le futur Dragon Age : Origins vous tendent les bras. Pour les autres, cette aventure mérite d’être vécue, vous ne devriez pas le regretter.

+ Scénario prenant.
+ Aventure de longue haleine.

Note RPG 4 sur 5
Note testeur 08 sur 10

– Techniquement moyen.
– Difficulté mal dosée (de plus en plus facile).
– Design des personnages (notament féminins).

Divinity 2 Ego Draconis

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Tout commence par un ciel d’azur, un homme, aux allures de Yul Brunner, s’avance afin de contempler les terres de Rivellon depuis sa forteresse volante. Puis ses yeux se posent sur un médaillon qui ferait mourir d’envie les Pussycat Dolls, son regard est triste. Est-ce le héros de l’aventure qui nous attend ? Non. C’est le vilain pas beau qu’il va falloir éradiquer afin de vivre en paix et sans impôts locaux à Alleroth. C’est Damian. 

Le sourire du dragon

Le royaume de Rivellon est en proie à un mal grandissant : L’alliance des ténèbres. Des hordes de trolls géants, de gobelins et de guerriers s’abattent sur le royaume suivant les ordres de Damian, le chauve décrit plus haut. Vous, vous êtes un jeune draconis en pleine formation. Votre vocation en tant que draconis est de décimer tous les dragons et leur serviteurs, les chevaliers-dragon.

Ces derniers ont le pouvoir, accordé par leurs maîtres, de se transformer en dragon à leur guise. Les draconis, quant à eux, reprochent aux dragons la mort de leur dieu, l’élu divin, qui en fait a été tué par Damian suite au meurtre de sa bien-aimée. Ça va, vous suivez toujours ? Aujourd’hui vous arrivez au terme de votre formation de draconis, et votre dernière épreuve est de retrouver le dernier chevalier-dragon encore vivant.


Vous arrivez donc dans la région de Vallon brisé avec vos supérieurs. Un dragon, qui pourrait bien être ce fameux dernier chevalier-dragon, y aurait été aperçu. Après enquête, vous informez vos supérieurs du lieu où il pourrait se trouver. Bien sûr, vous êtes immédiatement mis hors du coup, car comme tout bon chef qui se respecte, la gloire du devoir accompli n’appartient qu’à lui. Peu importe, les villageois du coin ont de nombreux services à vous demander.

Ainsi vous pourrez, tout à loisir, briser un ménage, sauver des cochons de l’abattoir, décimer une bande d’assassins, ou encore arracher les coeurs des nombreux gobelins de la région. Durant vos pérégrinations, vous tomberez fatalement sur un, ou plutôt une, chevalier-dragon blessée à mort. Elle est la dernière protectrice des dragons, mais aussi votre meilleure chance de vous assurer une carrière florissante de draconis. Décidé à lui donner le coup de grâce, vous vous précipitez sur elle.

Avant de mourir, cette dernière vous lance une terrible malédiction : elle réveille le dragon qui sommeille en vous, et par là même, fait de vous un chevalier-dragon. De plus, son esprit fusionne avec le vôtre et devient la voix insidieuse et cynique de votre conscience. Du coup, pour la carrière de draconis, c’est raté. Damian apparait alors et vous fout la raclée de votre vie, cela vous permet toutefois d’apprendre la vérité sur la disparition de l’élu divin qui a entraîné une croisade contre les dragons.

C’est alors le début d’une grande aventure et d’un conflit qui vous opposera à l’alliance des ténèbres, mais aussi aux draconis, qui pour la peine vous ont licencié. A vous maintenant de trouver le moyen de vous transformer en dragon et de développer vos capacités en vue du combat final contre Damian.

Dans les entrailles du dragon

Maintenant que les bases du scénario sont posées, voyons ce que le RPG de Larian studio a dans le ventre. Tout commence par la création du personnage. Cette dernière propose le minimum syndical, le sexe du personnage, son nom, quelques options de chevelures et pilosité. On démarre ensuite l’aventure. La maniabilité est excellente et le couple clavier/souris est très bien exploité, qu’on soit sous forme humaine ou reptilienne.

Certaines phases, très courte, de plateformes sont présentes mais il n’y a pas de soucis majeur. Toutes les touches sont paramétrables, et les boutons supplémentaires de certaines souris sont reconnus, ce qui est un plus très appréciable dans ce genre de jeu.

Le personnage est agréable a diriger et dispose d’animations de bon ton. La caméra suit le personnage correctement et ne pose aucun problème, même dans les lieux exigus. A noter que l’aventure se vit en vue à la troisième personne. On peut parfois regretter qu’une vue à la première personne n’est pas été implémentée mais on s’en passe aisément.

L’interface, quant à elle, est simple et bien pensée. L’inventaire est convivial et chaque fenêtre est facilement accessible via un raccourci clavier, ou via des onglets. Chaque passage sur un objet permet de faire apparaître ses caractéristiques et les attributs qu’il confère au personnage. Pas de grosse surprise de ce côté là.


L’expérience glanée durant vos périples vous permettra d’augmenter les caractéristiques de votre personnage, et d’acquérir de nouveaux pouvoirs. Ces derniers possèdent dix niveaux de puissance et peuvent être déclenchés par les touches de 1 à 8. Ces pouvoirs peuvent concerner la magie, le combat au corps à corps ou à distance. A vous de créer le personnage qui vous convient le mieux : archer, magicien ou guerrier, ou un mélange des trois.

Ces compétences sont variables et permettent par exemple d’invoquer une créature, de lancer une boule de feu, ou encore de tirer plusieurs flèches à la fois. On reste dans le classique, mais le tout fonctionne très bien et permet de nombreuses combinaisons. Sous la forme de dragon, des compétences sont également à acquérir, comme se soigner ou faire apparaître un autre dragon servant d’allié par exemple.

En même temps que l’obtention de votre capacité à vous transformer en dragon, vous deviendrez propriétaire d’une tour avec vue sur la mer et tout-à-l’égoût. Cette tour vous permettra de loger des serviteurs triés sur le volet, c’est le cas de le dire mais je vous en laisse la surprise, qui ont certaines capacités. Ainsi vous pourrez accueillir un armurier qui enchantera vos équipements, un nécromant qui vous fabriquera une créature invocable et sur mesure, un entraîneur particulier qui améliorera vos compétences, et enfin un alchimiste spécialisé dans les cocktails.

Bien entendu vous devrez leur fournir la matière première, mais vous pourrez être aidé en cela par trois autres serviteurs. Ces trois serviteurs pourront aller chercher des herbes ou encore des gemmes nécessaires à vos artisans. En contrepartie, vous devrez les équiper en armures et en armes, ce qui vous coûtera pas mal d’or, mais on n’a rien sans rien.


Bien entendu, le scénario est bien plus profond et vaste que le condensé que je vous en ai fourni plus haut. La quête principale est longue et vraiment intéressante. Les rivalités entre les différentes factions sont bien retranscrites. De nombreux livres parsèment le royaume de Rivellon et approfondissent de nombreux points. On s’aperçoit alors que le monde dans lequel on évolue n’est pas blanc ou noir, mais gris, car chaque personnage a sa part de ténèbres ou de bonté.

Les quêtes secondaires ne sont pas en reste. Ces quêtes sont très agréables et nous changent des sempiternelles « va chercher dix fleurs de machin » par ci, ou rapporte « deux kilos de crottes de troll » par là. Ici, ces quêtes sont très variées et font souvent appel à la moralité du joueur. Du tout bon. Le ton est d’ailleurs assez mature et le plaisir de discuter avec les pnj est vraiment présent.

J’en arrive d’ailleurs aux dialogues qui sont, pour moi, le point fort de ce RPG. Larian studio a fait un immense effort sur ces derniers afin qu’ils soient vraiment intéressants. Fidèle à la série, l’humour est de mise dans la plupart des dialogues, sans aucune lourdeur et tout en restant dans le sujet héroïc-fantasy du jeu. Le tout est fin et plein d’esprit, et donne vraiment envie de discuter avec chaque personnage.

Un pouvoir très pratique fait également son apparition, celui de lire dans l’esprit de votre interlocuteur. Contre quelques points d’expérience, vous pourrez connaître les secrets des habitants de Rivellon. Certains sont croustillants, d’autres amèneront de nouvelles options de dialogues ou permettront de savoir où sont caché des équipements de valeur. Une excellente idée qui est très bien exploitée. Enfin, chaque dialogue est parlé et les doubleurs français ont fait du très bon travail pour interpréter les textes de Larian.

Dans les griffes du dragon.

Graphiquement le titre de Larian studio a de la gueule. Les environnements sont beaux et semblent vivants. Certes ce n’est pas le plus beau jeu vu sur PC, mais les balades dans les contrées de Rivellon flattent l’oeil, si on n’est pas trop difficile. Les effets de lumière ou ceux des sorts magiques ne nous explosent pas les mirettes, mais l’ensemble est agréable. Quelques chutes de framerate, sans cause apparente, se font parfois sentir, mais dans l’ensemble le jeu est bien optimisé.

Toutefois certaines textures sont parfois grossières et s’affichent avec un peu de retard, mais dans l’ensemble le rendu est honorable. Côté son et plus particulièrement du côté des musiques, le meilleur côtoie le pire. Certaines musiques sont tout simplement sublimes, mais il suffit qu’on change de zone pour se retrouver avec une musique sans saveur et insipide, le résultat est assez bizarre et inégal. Les bruitages sont, quant à eux, de bonne facture dans l’ensemble.


Ce RPG est-il donc une bombe ? Eh bien pas tout à fait. Certes l’aventure est de longue haleine, comptez d’ailleurs une quarantaine d’heures pour en voir le bout, et l’environnement narratif est plaisant. Toutefois de nombreux défauts font tâches au milieu de l’excellent travail de Larian studio. Au niveau du gameplay tout d’abord. Les combats manquent de pêche et de précision.

Par exemple, le ciblage à l’arc se fait automatiquement et il faut tourner la caméra pour changer de cible, pas très pratique face à des squelettes archers qui mettent dans le mille à chaque fois. De la même manière vous n’avez aucun moyen de parer les coups, même avec un bouclier, cela se fait automatiquement en fonction de vos capacités ou de votre équipement. Certes ce choix de parade s’apparente à celui d’un jeu de plateau, mais ne correspond pas aux combats assez difficiles de Divinity 2.

J’en profite pour vous signaler d’ailleurs que le jeu est assez ardu au début, les promenades champêtres se transformant souvent en fuite éperdue, donc sauvegardez souvent. J’étais alors impatient de me transformer en dragon afin de faire griller tout ces ennemis qui m’ont causé quelques tracas. Problème, dès que l’on se transforme, les ennemis au sol disparaissent. Résultat, la sensation de puissance tombe à plat et c’est la déception. En l’air, on se contente donc de combattre des tours balistes et quelques volatiles de différents genres, dommage.

Sur un plan technique, le jeu tient largement la route mais certains détails donnent un arrière goût d’inachevé. Par exemple, lorsque vous vous déplacez dans l’eau, il n’y a aucune ondulation ; vous y sautez, il n’y a pas d’éclaboussures. Il n’y a pas de cycle jour/nuit, pourtant vous rentrez dans une zone, parfois minuscule, et hop il fait nuit, trois pas en arrière, il fait jour. Je sais bien que cela est prévu pour renforcer l’ambiance de certains lieux, mais le résultat n’est pas concluant en l’état.

En conclusion, Divinity 2 Ego Draconis est très bon RPG où accomplir chaque quête est vraiment un plaisir. Les dialogues sont vraiment excellents, avec un humour rafraîchissant sans être potache ou hors de propos. La transformation en dragon est un plus intéressant même si on se sent parfois limité au niveau des possibilités offertes sous cette forme. Tout fan de RPG se doit de s’essayer au titre de Larian studio. L’attente fût longue mais le jeu en valait la chandelle.

+ Un monde ouvert relativement vaste.
+ Des dialogues savoureux et un doublage de qualité.
+ Un scénario intéressant.
+ Visuellement… Mignon.

Note testeur 08 sur 10

– Phase de gameplay
– Editeur de personnage limité.
– Combat parfois un peu brouillon.
– Assez linéaire.

The chosen : Well of souls

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En cette période de disette de RPG ou de régime amincisseur  pour l’été, même si on est en plein hiver, quoi de mieux que de se tourner vers le passé et s’intéresser à ce qui est déjà sorti sur nos PC ? Tiens, par exemple un hack’n slash pour changer un peu, parce que cela faisait longtemps que l’on n’avait pas traité un sujet de ce type – une semaine quoi, non ?  

Allons voir du côté de chez Rebelmind, à qui l’on doit Grom mais aussi Space Hack, un hack’n slash futuriste, très médiocre, avec ses niveaux labyrinthiques, son background fade et son aventure solo ennuyeuse. Mais mettons ce dernier de côté et intéressons-nous à leur jeu suivant : The Chosen : Well of Souls, un nouveau hack’n’slash dans un univers d’heroic fantasy. Auront-ils appris de leurs erreurs ?

 The Chosen, vos yeux ne lui disent pas merci.

Graphiquement le jeu accuse un certain retard. De près, c’est encore cubique alors que l’on est en 2007, avec des textures parfois laides et insipides, des décors peu variés, des effets limités, tout comme les sons. Du coup, même avec un PC modeste, cela tournera sans problème. La caméra est en vue de haut de trois quart, comme dans de nombreux hack’n slash, mais peut être rapprochée avec une vue à la troisième personne. On peut ainsi être au coeur de l’action et en même temps voir tous les défauts du jeu.

Pourtant cela commençait bien : au XIXème siècle, dans un des quartiers d’une ville inconnue, vous êtes abordé par les habitants qui se battent contre des créatures mort-vivantes. Ni une, ni deux et vous voici embauché pour un nettoyage à sec du quartier. Puis viendra ensuite votre intégration dans la confrérie de la fraternité qui lutte contre le terrible magicien Marcus qui souhaite prendre le contrôle du monde entier. La lutte contre les forces du mal commence donc. Vous allez pouvoir incarner au choix l’un des trois personnages proposés.

Donc pour faire dans le classique : un guerrier, un magicien et un archer chacun avec leurs propres compétences et leurs capacités particulières. Il existe parmi les trois branches de chaque compétence, une commune aux trois personnages. Autrement dit, le choix se résume à deux branches spécialisées pour chacun des personnages. Sachant que chaque compétence ne peut être acquise qu’à un certain niveau – un peu comme à Torchlight, mais avec un système encore plus limitatif – on aura donc d’une partie sur l’autre le même profil de compétences si on reprend un guerrier ou un magicien par exemple.

The Chosen étant un hack’n slash solo, pour pallier à la solitude votre avatar peut invoquer une invocation parmi les deux possibles. Un golem puissant au corps à corps ou un insecte volant archer. Il est possible de les appeler grâce à des parchemins d’invocations et ils gagnent de l’expérience avec laquelle on peut augmenter leurs caractéristiques. Ils seront donc utiles pour combattre les légions de créatures qui hantent les niveaux.

Ce ne sera pas bien compliqué, car l’IA n’est pas bien futée, avec des monstres qui attendent patiemment que vous passiez à leur portée pour s’activer. Il y a aussi celles qui sont cachées derrière les herbes primaires et qui vous sautent toutes dessus ensemble. Cela fait alors un combat fouillis dans lequel vous risquez de perdre votre personnage car il faut cliquer, cliquer et cliquer encore pour frapper. Bah oui, contrairement au Hack’n slash récent, The Chosen demande d’user le bouton de sa souris pour chacun des coups que vous mettez.

The Chosen, votre épée ne lui dit pas merci

En fait, je jeu a un très gros défaut d’équilibrage. Non pas que les ennemis sont difficiles à tuer, mais tout simplement que les bonnes idées implantées dans le jeu cassent l’équilibre de la partie. Explications : lorsque vous tuez une créature, elle loote, ou pas, de l’or et parfois des objets. Dans le jeu, les armes s’usent et il faudra payer le forgeron pour réparer votre matériel chéri. Il faut aussi de l’argent pour identifier les objets, à moins d’être magicien ou d’avoir des parchemins d’identification. Cela coûte 250 po et souvent l’objet identifié ne vaudra que 50 po.

Autrement dit, pour ne pas perdre d’argent, vous allez prendre l’habitude de sauvegarder pour éviter de gaspiller vos précieuses pièces d’or. Ensuite, vous avez sur vous une fonderie en kit qui permet d’améliorer l’arme en main. En fait, on peut fondre une arme avec la sienne contre de l’argent pour augmenter ses capacités de dégâts ou magiques. En contre partie la durabilité de votre arme diminue et on se retrouve avec le souci d’une arme qui s’use plus vite et qu’il faut réparer plus souvent.

Du coup, il faut aussi fondre une armure avec son arme pour augmenter sa durabilité. Seulement si on fait cela on ne vend plus aux marchands les équipements trouvés et on se retrouve sans argent pour réparer. Plus on avance et plus on stagne avec son équipement, car on est coincé par ce système déséquilibré ou la rentrée d’argent est inférieure à sa dépense. Donc pour pallier à ce défaut, il faut descendre le niveau de difficulté qui permet d’obtenir plus d’argent, mais il n’y a plus de challenge.

The Chosen, votre souris ne lui dit pas merci. 

Il y a pas mal de niveaux et les auteurs ont eu la brillante idée d’indiquer le nombre d’ennemis par niveau. On tourne souvent autour des 600 avec à chaque fois un boss. Sachant qu’un niveau vous prendra une heure pour le faire avec une linéarité affligeante d’être obligé de passer d’un point A à un point B, parfois tout proche, mais qui demande de passer par des rallonges biscornues. Vous comprendrez alors qu’au dizième niveau, vous commencerez à craquer.  Alors 600 ennemis dans un niveau et à peu près autant de contenants à chaque fois, cela fait plus de 1000 clics à l’heure.

Un bon moyen de tuer votre souris. Donc pour finir le jeu et ne pas se lasser des quarante heures de jeu, Doc Killpower vous conseille des sessions d’une ou deux heures. Du coup, si le plaisir n’y est plus, vous comprendrez que The Chosen a perdu son intérêt principal : la joie de jouer. On passera donc à un jeu moins aliénant et votre mulot s’en portera tout aussi bien.

Tout comme son aîné, The Chosen : Well of Souls est un jeu monotone qui ne permet pas de s’amuser très longtemps. Passées les deux premières heures de découverte, on s’ennuie ferme dans des couloirs scénarisés. Il y a bien quelques idées sympathiques, mais avortées par un mauvais équilibrage, un manque de tonicité et de  richesse pour le développement de son personnage. Enfin, l’oubli du multijoueur n’arrange rien. Espérons que Rebelmind trouve enfin sa voie, car pour l’instant on ne leur dit pas merci. 

+ Deux invocations possibles
+ Fonderie pour booster son équipement

Note RPG 3 sur 5
Note testeur 04 sur 10

– Aventure linéaire
– Solo uniquement
– Equilibre de jeu bancal
– Graphismes désuets
– Pauvreté de contenus

Space Rangers 2 : Reboot

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Space Rangers 2 : Reboot, alias SR2R, fait suite à un premier épisode sorti en France en 2004 ? qui fut un beau raté et un second épisode qui n’aborda jamais nos côtes. Ce Reboot est en fait une mise à jour du 2 avec Monsieur Balsem en action : plus, plus, plus….

L’univers vient d’être envahi par une sixième race : les Dominators. Ceux-ci sont là pour éradiquer les cinq races présentes et s’y emploie grâce à leur trois boss cachés dans la galaxie. Pour lutter contre cette menace, la coalition des cinq races a créé les Space Rangers. Une unité d’élite créée pour combattre les Dominators, mais qui reste indépendante des gouvernements en place. Vous voici devenu Space Ranger. Un cow-boy de l’espace avec son colt euh non, son vaisseau et vous allez faire régner le chaos, euh non, la loi dans cet univers galactique.

Si je reste en désaccord avec moi-même, c’est tout simplement que vous ferez le choix dès le départ non pas de vos caractéristiques, mais de votre métier (5 possibilités : combattant, mercenaire, marchand, corsaire, pirate) et de votre race extra terrestres (5 possibilités). De cela en découlera le lieu de début de votre aventure et la nature de votre vaisseau, vos bonus de compétences, ainsi que les relations avec les autres races. En effet, certaine race ne se supportant pas, il faudra plutôt les éviter en tant que tel. De plus, étant freelance, si vous choisissez une vocation tournée vers le mal, attendez-vous à être pourchassé par les autres Space Rangers.  

Space Rangers 2 : Reboot

 Vers l’infini et au-délà

Lorsque votre choix a été fait, vous avez ensuite plein d’options pour définir la difficulté du jeu : quatre niveaux existent et chaque point peut être définie séparément : difficulté des missions, des quêtes des ennemis des trous noirs….. il y a de quoi faire et fait en sorte que chaque partie soit unique. Ensuite Le monde, la galaxie, se crée aléatoirement. Après un loading un petit peu long, on se croirait dans un Civilization : vous voici face au capitaine d’une planète dépendant de votre race.

C’est un peu le tutorial, dans lequel, ce charmant personnage va vous demander de réaliser des missions sommaires pour vous apprendre à bien maitriser le jeu. En regardant l’interface de la planète on peut voir le hangar où se trouve votre vaisseau, mais aussi une encyclopédie du monde qui permet de retrouver toutes les informations nécessaires à la réalisation de vos quêtes ou d’une personne, un marché qui permet de vendre ou d’échanger et enfin l’intérieur de votre vaisseau et vos 6 compétences.

En effet, votre personnage possède 6 compétences comportant chacune 5 niveaux : La capacité à faire des dégâts, à piloter, à réparer votre vaisseau, à commercer, à vous faire appréciez par les peuples ou encore à mener une équipe de Space Rangers. Ainsi, grâce à des points d’expérience que vous gagnerez durant vos quêtes, vous pourrez les augmenter. Quant au vaisseau, on pourrait très bien faire la parallèle avec votre équipement dans un RPG d’héroic-fantasy.

Selon la configuration de votre vaisseau, vous aurez la possibilité d’avoir d’une à cinq armes, un moteur plus puissant, un gros réservoir limitant vos déplacements dans l’hyper-espace, un radar pour sonder l’espace, un tracteur pour récupérer des objets perdus dans l’espace, un champ protecteur, un robot réparateur, un sondeur de vaisseau, des puces d’upgrade …. La liste est longue et riche et vous commencez avec très peu d’éléments au début de la partie. C’est maigre me direz-vous et j’en conviens, car un équipement et 6 compétences ne font pas un RPG, mais toute la partie RPG ne se situe pas qu’ici et j’y reviendrai un peu plus tard. 

Space Rangers 2 : Reboot

Cela pique les yeux ? Effet d’optique ?

Dans ce premier écran, on a le droit a des affichages 2D où quelques animations cachent la pauvreté des décors mais aussi leur redondance – d’une cité à l’autre – On s’inquiète aussi de voir des personnages immobiles avec un texte fixe sur le côté. Pour ma part, qui est joué au premier de la série, mon appréhension grandissait au fur et à mesure que j’avançais. Graphisme en 2D, le tout soit en 800×600 soit en 1024×768, qui risque de rendre votre PC dernier cri sans voix. Au moins, SR2R tournera sur des machines plus anciennes voire peu vivaces de notre époque. En plus, il y a une pelleté d’options pour désactiver ou non les animations et tout ce qui peut ralentir votre pentium 2, la machine minimum pour le faire tourner.

On quitte donc le hangar avec son vaisseau et nous voici dans l’espace. Une représentation en 2D avec des fonds très jolis à quoi s’ajoutent de la vie : des étoiles brillent, des météorites passent, des voix venant de vaisseaux vous parlent voire, des pirates vous accostent pour vous piquer vos économies, des débris de vaisseaux que vous allez pouvoir récupérer si nécessaire. En bas de l’écran on retrouve des textes courts qui donnent un peu les informations de l’univers et qui peuvent être conservées si nécessaires. Cette partie espace est vivante et le déplacement en scrolling 2D fonctionne très bien.

Mais revenons à ma mission de départ : le capitaine m’a demandé de détruire une sonde inoffensive. Le jeu est donc en temps réel et passe en pause dès que j’appuie sur la barre espace. Je peux ensuite donner mes ordres « TIRER » pour m’apercevoir que les tirs sont automatiques et que le déplacement de votre engin dépend de votre orientation, de votre compétence de pilotage et de la puissance et de la portée de vos armes. Ensuite, le jeu passe en pause à chaque tour qui correspond à une journée ou selon les options de pause choisies à l’instar d’un Baldur’s Gate.

Autant vous dire que la sonde ne fait pas long feu et on retourne tout content sur la planète retrouver le capitaine pour recevoir un pécule de points d’expérience et ses félicitations. Et c’est ainsi que vous allez apprendre à vous déplacer dans cet univers, à escorter d’autres vaisseaux, à tuer des gentils ou des méchants, à livrer des colis et ainsi de suite, plein de quêtes FEDEX en somme. Sauf que le capitaine propose une mission un peu différente : En effet, il propose de se rendre sur une planète pour faire régner l’ordre. Libre à vous d’accepter ou non l’offre qui ne se renouvellera pas par la suite. Alors comme on débute on accepte volontiers.

Après vous être rendu sur place, vous voici au contrôle d’une petite armée de robots sur une carte somme toute simple avec une caméra libre. Le jeu est alors en vrai 3D temps réel et vous devez prendre d’assaut une autre base pour gagner la partie. Il est possible là aussi de paramétrer le jeu en une résolution plus élevée (1200×1024) et pleins de petites options. Un STR simpliste et basique, mais efficace tout de même.

Space Rangers 2 : Reboot

Sortez l’Amiga !

Un capitaine peut aussi vous envoyer réaliser une quête textuelle. Comprenez par là que l’on se croirait dans un livre dont vous êtes le héros. Accompagnée d’illustrations riches et variées, cette quête vous demande de bien réfléchir et surtout d’analyser la situation en cours. Vous choisissez alors une réponse par rapport à ce que l’on vous propose et vous poursuivez votre quête textuelle tant que vous réussissez. Si vous ratez, ce n’est pas forcément fatidique lorsque c’est un concours de plat cuisiné, mais lors d’une aventure textuelle, en cas de combat et de mort, le game over est immédiat.

Ces quêtes sont longues et délicates. Parfois décalées, elles demandent quand même une bonne maîtrise de la langue anglaise -sachant que d’après les experts, il y a quelques inexactitudes dans les traductions du russe à l’anglais – pour comprendre ce que vous devez faire et si elle vous insupporte, rien ne vous empêche de les négliger. A noter qu’il y a 25 quêtes textuelles et 47 cartes STR que vous ne rencontrerez pas forcément dans votre première partie, donc la rejouabilité est énorme. De plus, ces deux modes de jeux sont jouables séparément si on le désire à partir du menu principal. On se rend compte aussi qu’il est possible d’en télécharger de nouvelles, mais je ne sais pas si on peut en créer de nouvelles.

Bien sur, à tout moment, vous pouvez partir à l’aventure. Vous pourrez alors vous rendre sur n’importe quelle planète avec qui vous n’êtes pas en froid et rencontrer le capitaine du lieu qui vous proposera une quête. Cette dernière pourra même être adaptée en corsant la réussite ou non, ce qui vous rapportera plus ou moins d’expérience et d’argent. Il est évident que devant tant de possibilités, on est un peu perdu, surtout que les débuts sont fastidieux et répétitifs. En effet, on va commencer pour se faire de l’argent par faire du transport ou des quêtes FEDEX (porter ceci à lui, trouver et détruire tel vaisseau), voire on va commencer à attaquer les vaisseaux commerciaux.

Le méfait fait, on pourra se rendre dans une base pirate pour changer de tête ou donner une somme d’argent au capitaine dudit vaisseau piraté. Selon vos déplacements, les vaisseaux vous croisant vous interpellent pour vous demander de l’aide ou encore pour vous proposer des missions. D’autres vous agressent pour prendre vos économies. Il est aussi possible de travailler avec les stations scientifiques pour faire évoluer la science et créez des armes plus puissantes que vous pourrez utiliser. Voire prendre un crédit sur un certain nombre d’années pour faire construire des bases pour lutter contre les Dominators ou acheter des pièces pour votre vaisseau ou le réparer tout simplement car il s’use. Rajouter à cela des trous noirs qui apparaissent ça et là dans les systèmes et qui permettent lorsque vous entrez dedans, de vous rendre à l’autre bout de la galaxie, sachant qu’ils sont en sens unique et qu’ils disparaissent après votre passage.

Malheureusement, votre passage dans ce chemin en 2D avec scrolling vertical et horizontal est souvent accompagné de méchants que vous devez éliminer pour pouvoir ressortir. Cette faction du jeu est perfectible et n’est pas franchement plaisante, mais elle est rare et on peut très bien la négliger une fois de plus.

Space Rangers 2 : Reboot

Pas besoin de vous…

Ce qui est assez fabuleux dans SR2R, c’est que l’on peut très bien faire sa vie sans s’occuper nullement de la trame principale. En effet, les Dominators progressent ou non dans la galaxie et les autres Space Rangers font le travail que vous ne faîtes pas. Des messages vous avertissent des actions qui vont être effectuées dans les jours à venir face à l’envahisseur. Libre à vous d’en tenir compte ou de poursuivre vos aventures de Oui-oui au pays enchanté. Vous pouvez aussi vous faire accompagner d’autres Space Rangers si votre commandement est élevé et partir en groupe à l’assaut de l’envahisseur, libéré des systèmes solaires et en remerciement avec de bon prix et de l’expérience.

L’affrontement avec les Dominators se montre difficile à vos débuts et il faut parfois mieux rester en dehors des batailles, ramassant les restes des envahisseurs pour aller les faire analyser ou monter certaines pièces sur votre vaisseau. Ce dernier est upgradable et sur chaque planète, on vous propose multitude d’upgrade.

Le jeu est donc très, très (trop) riche et grand. Il y aurait beaucoup à dire encore sur ce jeu, mais je vous sens fatigué de mon long monologue, voire bavant d’envie et prêt à partir à la recherche de cette perle. Heureusement pour vous, une démo existe sur le net pour goûter un infime morceau de ce jeu. C’est pour cela que je vais maintenant écourter. Pour vous donner une idée de la taille de l’univers, voici un aperçu : la galaxie est constituée de 18 régions, comprenant 3 ou 4 systèmes solaires. Chacun de ces derniers comprend plusieurs planêtes, mais aussi des bases diverses.

A condition toutefois que les Dominators ne soient pas présents sinon, les planètes des systèmes solaires envahis ne sont pas joignables. En tout cas, de vos actions dépendront de la durée de vie d’une partie qui se montre tout bonnement énorme, sachant que vous n’êtes qu’une goutte dans cet océan et qu’il vit très bien sans vous. Le jeu pourrait très bien se finir sans vous tellement vous n’êtes rien. Pour finir, en fin de partie, souvent après un Game Over, on vous annonce votre score et votre classement par rapport aux autres Space Rangers de la galaxie. Enfin, les bruitages et les musiques font très synthétiques et même s’ils ne sont pas vraiment très sophistiqués, ils offrent un complément immersif convenables. 

Pas forcément très RPG comme on peut l’entendre dans notre langage rolistique, ce jeu est fabuleux même s’il ne paye pas de mine pour qui aime les jeux bacs à sable. Space Ranger 2 : Reboot n’obtient pas la note ultime pour 3 raisons : tout d’abord, ses graphismes sont totalement dépassés mais on pourra l’excuser par la foule de possibilités accordées.

Ensuite, la partie développement RPG reste faible, même si ces quêtes Textuelles sont super bien écrites et longues. Enfin, il n’est pas traduit ce qui peut poser de sacrés soucis pour la réalisation de ces dernières. En tout cas, pour qui aime les jeux longs à se mettre en place et addictif, il fait bien son travail et c’est tout ce que l’on demande à un jeu.

+ Mélange des genres : STR, RPG, Gestion, Commerce….
+ Une prise en main très facile
+ Durée de vie énorme
+ Difficile et addictif
+ Toujours quelque chose à faire
+ Quêtes textuelles décalées et longues

Note RPG 5 sur 5
Note testeur 09 sur 10

– Graphismes dépassés
– Pas de français
– Démarrage de la campagne lente et fastidieuse
– RPG light mais partout

World of chaos

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World of chaos ? Mais qu’est ce que c’est ? D’où cela sort il ? On n’en a jamais entendu parler. Sorti depuis mars 2008 ? Je tape l’adresse du site proposée au dos de la boîte (www.worldofchaos-lejeu.com) mais cela semble mort. Pas très encourageant tout cela. Allez un petit peu de motivation que diable ! Peut être que ce jeu venant du pays de Goethe cache un hit en puissance. Alors teste et débriefing juste après.

Chaos or not Chaos ?

D’abord une installation de 5go environ avec l’installation d’un programme tiers de l’éditeur Anuman live dans votre barre des tâches et une protection intrusive comme on les aime (Starforce je suppose). Il ne part pas gagnant sur ce coup là, mais on a vu pire, alors on va rester zen pour l’instant.

8 heures de jeu plus tard : Et bien on va faire vite et bien. Enfin vite, c’est vite dit. D’abord un petit mot pour parler de l’histoire : vous allez incarner un demi-orque en quête d’une vengeance. En effet, ses parents ayant été tués par un individu peu scrupuleux, vous allez le rechercher pour le tuer. En parallèle, adepte du dieu du chaos, ce dernier vous confiera une mission divine. C’est plutôt atypique comme situation et cela paraît sympathique, même si vous n’aurez pas le droit de le personnaliser au début de l’aventure. Cela va nous changer des jeux dans lesquels on joue du côté des bons. Mais voilà, le constat est là. C’est bien, la seule bonne idée que l’on trouve dans ce jeu à l’heure actuelle. Pourquoi ? Parce que World of chaos n’est pas fini.

Comme vous pouvez le voir sur la configuration requise, il fonctionne sur de nombreux supports et les petites machines. Graphiquement, il propose au maximum du 1200×1024 et peu d’option graphique – de plus, l’interface de configuration est vérolée. Lorsque vous augmenterez le scintillement, on vous avertira que vous augmentez la musique, allez comprendre.

Mais ce n’est pas trop grave, on a connu pire pour un RPG. C’est vrai que les graphismes datent un peu, mais les décors sont riches et diversifiés même si cela manque de vie à l’intérieur, voir d’interactivités. Les PNJ croisés ont un look hideux surtout au niveau de leur grosse tête. D’ailleurs, en regardant la boîte de jeu, vous trouverez la tête du héros, qui n’est pas très esthétique comme choix. Outre les PNJ, vous pourrez croiser des animaux sauvages, qui sont là pour faire jolis, ou encore cueillir de nombreuses végétaux à utiliser.

World of chaos

World of Désolation

Après une vidéo très pixellisée mais doublée en français, on se retrouve avec notre demi-orque dans le port de la ville de Rentzal. Autrement dit, c’est un peu le didacticiel pour prendre le jeu en main. La caméra est placée en hauteur, en vue de dos et propose en zoomant de se placer directement derrière son personnage, ce qui propose un champ de vision un peu plus important. Le hic commence, parce que les toits des maisons font faire des soubresauts à cette pauvre caméra la plaçant dans des situations ingérables. Ce qui fait un peu vomir, mais on survivra à cela. Si vous regardez la mer, vous voyez qu’elle est animée par un courant totalement ridicule toujours dans le même sens.

On dirait qu’elle passe sous le bâtiment. Allez ce n’est pas grave, se sont des défauts mineurs après tout.

Lancé dans la ville, vous ne savez pas trop quoi faire et se ne sont pas les premiers badauds vous entourant qui pourront vous aider car ils ne communiquent pas. Seuls quelques uns vous font la causette mais ils n’auront aucun intérêt. D’autres vous donneront des quêtes simples qu’ils vous faudra résoudre soit dans l’univers du jeu qui semble être grand (oui semble, car je n’en ai vu que 3 maps complètes pour l’instant). On fonctionne par QCM assez simpliste d’ailleurs au niveau des phrases.

World of combat

Dans les différentes maps que composent le monde (une cinquantaine, il me semble), vous allez rencontrer des créatures visibles, qui si vous vous approchez trop près d’elles, vont vous attaquer. Le jeu passe alors en mode combat au tour par tour avec un terrain défini par des hexagones ou chaque personnage est présent. La plupart des créatures occupent 1 hexagone d’autres 5 voir 7 selon leur taille. Chaque chose faite coûte des points d’action (PA) : avancer d’une case coûte 2 points, frapper avec une arme dépend en fait de l’arme (5 ou 6 PA), ou encore lancer des sorts, changer d’équipements ou se soigner. En phase de combat c’est la créature la plus rapide qui attaque la première. Dès qu’elle a usé tous ses points d’action, on passe à la suivante et ainsi de suite. En cliquant bouton gauche sur un ennemi ou sur ses personnages, une roue apparaît qui permet de faire les différentes actions désirées. Une roue à la Neverwinter nights 2 en somme. Sauf que si dans ce dernier cette roue est accompagnée de raccourci clavier, dans World of chaos, il n’y a aucun raccourci clavier. A noter que les végétaux ou les rochers sur la carte de combat n’ont aucun intérêt sachant que vous passez au travers. Donc pas la peine de vous cacher dedans !!!

Pour l’instant, rien de bien sorcier, mais vous allez comprendre la difficulté. En sortant de Rentzal, vous arrivez dans la Forêt du crépuscule (bah oui, c’es traduit ainsi, vous voyez le hic?), vous croiserez toute sorte de créatures de plus ou moins haut niveau. Et l’objectif sera alors de les éviter pour ne pas mourir, si elles sont plus fortes ou plus nombreuses.

La difficulté est donc de trouver la petite créature seule, que vous pourrez abattre sans vous faire torcher. Et là ce n’est pas gagné. On en bave vraiment trop. De plus, il existe des critiques qui font encore plus de dégâts, ce qui fait que vous pourrez mourir en un tour -ou tuez en un tour, là c’est mieux-. Rajoutez à cela un manque d’infos dans le livret pour comprendre comment tout cela marche, des retour Windows qui stoppent le combats, des créatures qui à leur tour restent figées et vous avez gagné le pompon -là c’est retour Windows obligatoire.

Il faut donc vous sauver souvent entre les combats, voir recharger souvent. Heureusement, il existe dans ses combats, l’option fuir qui vous permet de sortir directement sur la carte en espérant échapper aux ennemis trop puissants. Mais là aussi, cela coince, car si vous tuez un loup sur deux et que vous décidez de sortir du combat en fuyant, si vous décidez de reprendre la rixe, sachez que les deux loups seront comme neufs, contrairement à vous. C’est pas gagné, comme je vous le disais. On notera aussi une posture des personnages un peu figée qui les font ressembler à des pantins.

Après une victoire amplement méritée, vous récupérez du matériel correspondant à votre adversaire et des points d’expérience qui vous permettront d’améliorer vos compétences. Et dès que vous avez réussi quelques combats, on s’aperçoit que le jeu devient catastrophique pour la jouabilité. En effet, vous possédez un sort de soin appeler le baume de douleur (non, non vous ne révez pas, c’est un sort de soin, non, non ne cherchez pas dans le manuel, y a rien dessus) qui vous fait récupérer des points de vie mais aussi des points d’action!! Et là c’est le drame..

Dès que vous allez monter vos points de magie, vous allez pouvoir frapper encore plus de fois par tour. Ainsi s’il vous faudra deux tours pour tuer un loup en début de partie, il vous faudra un tour pour en tuer quatre avec cette tricherie. Pour finir, si j’aime les combats en tour par tour, de nombreux joueurs ne sont pas dans ce cas. Sachant que l’on contrôle trois personnages maximum et que l’on peut se retrouver face à une demi-dizaine d’ennemis, cela peut devenir très long, très très long….. Enfin, non, si on tient compte du sort de baume de douleur……

World of chaos

World en genèse

En sortant de Rentzal, on remarque à gauche que la mer ne passe pas derrière les remparts de la ville. Il y a un grand vide juste derrière les remparts ce qui montre une fois de plus que le jeu n’est pas fini. Dès le début de l’aventure, vous êtes sur la jetée du port. Le doux bruit de la mer sur les pierres vous berce. Et bien sachez que c’est le dernier bruit que vous entendrez en rentrant dans la ville. Car ensuite c’est le silence !! On pourrait penser à un bug, mais non, car quand vous vous rapprochez de la mer, on l’entend à nouveau.

Seuls quelques bruitages viendront égayer vos combats (ouch fait mon orque en prenant un coup, gruiiiiii fait le sanglier que je frappe, zzzzipp et ouch fait mon orque lorsque je le soigne -allez comprendre) et encore se sera light parce que le jeu hormis son intro est silencieux comme une tombe. Rien. Où est-il ce bruitage ? Pourtant on voit que les dossiers sont installés sur votre disque dur au bon emplacement. Pire, tous les dialogues en allemand sont installés, mais jamais vous ne les entendrez. Heureusement, la musique pas trop soûlante est présente et peu couvrir ce manque.

Il ne nous reste plus qu’à nous tourner vers la traduction. Là aussi c’est la cata : des fautes -tout comme dans mon test-, ou encore pas de traduction du tout. On se retrouve parfois avec des dialogues avec les PNJ en allemand. Même l’inventaire vous propose de l’allemand par moment ou de l’anglais. Il est donc difficile de communiquer par QCM avec votre interlocuteur si vous ne comprenez pas l’allemand. Mais est ce que cela a son importance et il ne semble pas y avoir beaucoup de changement de situations, selon vos réponses. Au pire vous vous fermez certaines quêtes.

World of chaos

World of Persévérance

Pour vous aider un peu, il vous faudra causer avec le forgeron de la ville proche du port pour faire avancer le scénario. Si vous n’allez pas le voir, sachez que vous êtes réduit aux deux maps de forêt qui entourent la ville. On tourne vite en rond à ne pas savoir quoi faire, si on ne cause pas au monsieur. Et ce n’est pas le livre des quêtes qui va vous aider. Oubliez le livre d’Oblivion avec ces gros Waypoints qui pointent le but de votre mission. Là, il n’y a aucune info sur le lieu à visiter. Vous pourriez dire que cela permet aux vrais rôlistes PC d’en baver un peu parce qu’Oblivion, c’était trop facile. Mais lorsque deux missions vous donnent le même texte à cause d’un bug, vous vous dites que c’est mal barré. De plus, certains PNJ ne vous parleront que si vous avez effectué la quête dans le bon ordre. Sinon passez votre chemin.

Il y a pourtant plein de choses intéressantes dans ce jeu : les 36 compétences permettant de diversifier son orque de départ et s’augmentent grâce aux points d’expérience gagné aux combats. On doit pouvoir faire quelque chose avec ces fleurs et il y a des supers attaques voir des supers sorts (240). Mais le livret de règles est tellement ridicule et se résume juste à décrire les icones du jeu : Alors le pointeur sert à cliquer, l’épée à frapper, etc, etc……. Pour avoir des sorts, vous les achetez ou vous les trouvez dans l’univers. Quant à savoir quelle compétence augmenter pour faire évoluer telle ou telle chose, bon courage. Pour les compétences d’attaques spéciales, je cherche encore comment les activer. Mais rien n’est perdu , hein…..

Conclusion du Chaos : Je vais être vraiment dur, mais là, il faut être réaliste. Pas de voix ou aucun bruitage, quêtes ingérables, livre de quêtes buggué, un jeu bourré à la gueule de bugs, combats se bloquant, retour windows, et jeu non équilibré font que ce jeu ne vaut pas le coup d’être acheté en l’état. World of chaos manque de finition et cumule la totalité des erreurs que l’on peut trouver dans un jeu vidéo. Pourtant il a du potentiel, mais alors là il va en falloir des patchs ……

+ Jouer un demi-orque
+ Univers grand
+ Magie développée
+ Combat tour par tour
+ Gestion de trois personnages

Note RPG 4 sur 5
Note testeur 01 sur 10

– Jeu pas fini
– On peut avoir un mode d’emploi un peu plus complet !
– Interface lourde
– Livre des quêtes mort
– Graphisme vieillot
– Combats en tour par tour parfois longs
– Mouvement de caméra à revoir
– Quelques bruitages !!! (bug?).
– Traduction avec des erreurs, voire pas de traduction ou textes en anglais ou en allemand.

Fallout 3 : Mothership Zeta

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Les envahisseurs, des êtres inconnus venus d’une planète en train de mourir. Leur dessein : faire de la terre leur univers. L’ado de l’abri 101 les a vu. Pour lui, tout a commencé au cours d’une nuit passée sur une route perdue dans les terres désolées, à la recherche d’un raccourci qu’il ne trouva jamais. Tout a commencé lorsqu’il s’arrêta, écrasé de fatigue près d’une auberge abandonnée. Tout a commencé par un signal radio capté dans une langue inconnue. Maintenant, l’ado de l’abri 101 doit convaincre un monde incrédule qu’un cauchemar vient de commencer. Ce cauchemar se nomme : Mothership Zeta.

Vers l’infini et au-delà !

Une fois encore, ce cinquième et dernier DLC pour Fallout 3 démarre par la réception d’un message radio d’origine inconnue. Certains d’entre vous avaient peut-être découvert le vaisseau extra-terrestre crashé dans les terres désolées. Ce vaisseau émet à présent un message de détresse à destination d’êtres venus d’ailleurs. Vous approchant de la carcasse du vaisseau alien, vous êtes soudain nimbé par une lumière bleue, votre corps semble flotter dans l’air et être aspiré vers les cieux. Vous perdez connaissance…

A votre réveil, vous vous retrouvez entouré par une bande de nains verts tout droit sorti du film Mars attacks de Tim Burton. Ces derniers, après avoir joué au proctologue amateur, vous jettent dans une cellule, nu comme un ver. Vous y rencontrerez Somah, prisonnière comme vous des extra-terrestres. A présent il faut vous échapper de cet enfer avec votre nouvelle assistante et retrouver votre équipement chèrement acquis dans le wasteland. Après avoir attiré l’attention de vos geôliers, vous parvenez à vous enfuir aux travers des couloirs de l’immense vaisseau alien. Vous croiserez la petite Sally sur votre route.

Cette petite vous permettra d’atteindre les tréfonds du vaisseau en vous ouvrant certaines portes. En effet, la petite fille connaît bien les lieux pour avoir plusieurs fois faussé compagnie à ses gardiens, et sa petite taille lui permet de se glisser dans les gaines d’aération. Plus avant, vous êtes amené à libérer d’autres prisonniers. Certains d’entre eux semblent venir d’époques différentes, preuve que les extra-terrestres n’en sont pas à leur première récolte sur notre planète. Ainsi vous faites la connaissance d’un samouraï, d’un cow-boy, et d’un soldat américain enlevé durant  l’Opération Anchorage, que de souvenirs…

La folle histoire de l’espace

Je ne m’étendrai pas plus sur le scénario et vous laisse le plaisir de la découverte. Plaisir de courte durée car ce DLC se paye le luxe d’être le plus court de tous. J’avoue toutefois être allé assez vite, mais comptez entre 3 et 4 heures de jeu supplémentaires. Bethesda nous offre, façon de parler, avec ce DLC un gameplay identique à Operation Anchorage; entendez par là une succession de couloirs et d’ennemis à désintégrer (au sens propre du terme). Une fois de plus, le côté RPG est passé à la trappe, ne laissant place qu’à l’aspect FPS, loin d’être le point fort de Fallout 3.

Ce DLC n’est pas très difficile dans la mesure où vous récupérez rapidement votre équipement surpuissant d’aventurier des terres désolées, les p’tits verts n’y résisterons pas. Il n’y a aucune quêtes secondaires à effectuer et les quêtes principales s’enchaînent au fur et à mesure de votre avancée dans cet immense vaisseau. Certes certaines actions peuvent être menées afin d’allonger un peu la durée de vie, comme retrouver le sabre du samouraï ou récupérer tous les enregistrements des prisonniers (certains valent le détour). Après l’excellent Point lookout, on pouvait espérer mieux de la part de Bethesda.

Le thème extra-terrestre, déjà présent en filigrane dans les opus précédents, est ici développé sur un ton parfois décalé, mais agréable, qui fera à nouveau hurler les puristes de Fallout. De nombreuses références et clins d’oeil à divers films de science-fiction parsèment l’aventure, de Mars Attacks à La guerre des mondes, en passant par Star Trek. L’ensemble n’est pas mauvais mais juste décevant, n’oublions que cela reste payant. Une fois encore c’est le rapport prix/plaisir qui entache ce DLC. A signaler également qu’un bug au niveau des scripts des personnage m’a obligé à recommencer ce DLC deux fois.

Téléportation Scottie !

Techniquement, même si l’environnement tranche franchement avec les terres désolées, il faut avouer que c’est magnifique. Le design général n’est pas super original, mais un gros effort a été fait dans ce sens. Entre laboratoires cryogéniques et salles des machines, l’ensemble se dote de nombreux effets visuels de très bonne facture et agréables pour nos rétines. Ce DLC nous gratifie donc de beaux environnements, secondés par des effets sonores dans le ton. Les musiques sont occultées par les nombreux effets sonores, ce qui n’est pas un mal, et le doublage est une fois de plus correct et à la hauteur du jeu de base. Côté équipement, rien de transcendant, quelques armes lasers et nouvelles tenues, mais rien de vraiment extraordinaire à glaner pour les amoureux du « loot ».

En conclusion, j’avoue avoir du mal à exprimer mon sentiment vis à vis de ce dernier DLC de Bethesda. Partagé entre le dégoût et l’amour. D’une part, je suis à nouveau écœuré par le fait qu’on nous balance un contenu de trois heures à 10 € déclenchant de furieux picotements au niveau de mon fondement. D’autre part, je dois bien avouer avoir pris un certain plaisir, même fugace, à traverser ce vaisseau en faisant exploser des têtes alien à coup de terrible fusil.
Si vous n’êtes pas réfractaires à la science-fiction et appréciez l’action, ce DLC devrait vous plaire. Par contre, si vous n’appréciez que les quêtes alambiquées aux dénouements multiples et le rôleplay, passez votre chemin. Une fois encore pour les amoureux de Fallout 3 ou ceux en passe de le devenir, je ne peux que vous conseiller d’attendre la version GOTY prévue en octobre.

+ Quelques bonnes idées.
+ Scénario un peu décalé qui ne plaira pas à tout le monde.
+ Durée de vie correcte.

Note RPG 4 sur 5
Note testeur 05 sur 10

– Scénario moyen.
– Peu de phases de dialogues.
– Très linéaire.
– Techniquement moyen à l’image du titre principal.