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King Arthur : The Role-Playing Wargame – Test 2

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Dernier né dans la catégorie des jeux de stratégie-rôle, King Arthur : The Role-Playing Wargame est un de ces jeux difficiles à classer dans une catégorie, puisqu’il se définit, selon les auteurs, comme un « Roleplaying Wargame ». Développé par un studio hongrois, Neocore Games, à qui l’ont doit CrusadersKing Arthur mélange savamment le développement de vos chevaliers de la table Ronde et de leurs compétences, avec des combats sur le terrain, assez similaires à ceux de la série Total War.

Dans King Arthur, vous prenez les commandes d’une province de Grande Bretagne, alors que vous venez de sortir Excalibur de la pierre dans laquelle Uther Pendragon l’avait scellée, et il vous faudra alors vous déplacer sur la carte convaincre les nobles chevaliers de se joindre à vous autour de la table ronde, recruter des armées, gérer ou piller des provinces, construire différentes choses dans les forteresses, et enfin faire accomplir les quêtes de votre destinée par vos chevaliers.

Les déplacements sur la carte se feront au tour par tour, ou plutot saison par saison, sauf l’hiver où vos armées passeront l’hiver dans des campements, ce qui vous permettra de gérer les taxes de vos provinces, et de faire profiter des périodes de repos de vos armées pour les faire monter de niveau en fonction de leur expérience.

La partie sur la carte statégique, de toute beauté, n’est pas sans rappeler le bon vieux Defender of the Crown dont les vétérans de l’informatique se souviennent avec nostalgie. Les déplacements de vos armées, de villes en ville, vous permettront d’embaucher des armées, mais aussi d’accomplir des missions. Il sera tout à fait possible pour l’un de vos chevaliers, accompagné de son armée, de parcourir un royaume voisin, afin d’accomplir une quête à l’autre bout de la carte, d’y faire du commerce ou autre chose. Tant que vous ne toucherez pas aux villes, armées ou lieux appartenant à votre voisin, celui-ci n’y verra pas inconvénient.

De même il sera possible de s’allier temporairement à un voisin contre un autre, ou même, par le biais de négociations et dialogues de provoquer des guerres entre différents royaumes.

En effet, mis à part la partie stratégique de la carte générale, le jeu vous propose également, et c’est la partie « jeu de rôle », de suivre des quêtes, afin d’améliorer votre équipement, de faire avancer l’histoire de fonds, mais aussi d’orienter votre personnage vers le bien (souverain), le mal (dictateur), le paganisme (magie), et la chrétienté (religion). Les quêtes se feront par des combats, ou encore de petites aventures textuelles, pour lesquelles il vous faudra sélectionner vos réponses en fonction de vos affinités. L’évolution de votre personnage vers l’une de ces lignes de conduites vous permettra d’avoir accès non seulement à des pouvoirs liés à votre tempéramment, mais il donnera aussi accès à des options de dialogues inédites en fonction des affinités de chaque chevalier (certains seront plus orienté paganisme, d’autres chrétiens fervents, …).

Au niveau de l’histoire, Neocore Games a fait très fort. Tous les ingrédients des légendes arthuriennes se retrouvent, avec en plus, intégré d’une manière assez subtile, toute une flopée de légendes et d’éléments tirés de la littérature d’épopée fantastique. Bref, le scénario est intéressant, les rebondissement sympathiques et le mélange de stratégie et de rôle fonctionne plutôt bien. On regrette un peu le coté uniquement textuel des aventures, mais ça reste du bon.

Concernant le coté combats en temps réel, lorsque deux armées de la carte se rencontrent, c’est assez dans le style de Total War. Le champ de bataille est plutôt détaillé, les décors assez variés en fonction des terrains, ils sont complexes et détaillés, et, selon les options graphiques, il vous faudra avoir une machine assez puissante pour pouvoir afficher tous les détails. Pourtant, malgré ces détails, lorsqu’une bataille commence, on a parfois l’impression de voir un jeu datant d’il y a quelques années. C’est propre, mais on est loin des effets visuels d’un Total War. L’interface, quant à elle, manque assez de finition. Les commandes sont, au mieux, déroutantes, manque de précision et de pêche et les déplacements sont mous. La configuration de base du clavier fait croire qu’elle a été programmée par des anglais (pour plus d’immersion sans doute), puisque tout a été fait à l’envers. Heureusement tout celà est paramétrable.

Au niveau du coté tactique des batailles on est dans un style assez classique. Chaque unité a ses caractéristiques majeures, que ce soit le corps à corps, les archers, la cavalerie, etc… A celà s’ajoute plusieurs formation possibles, comme « la horde » pour limiter les dégâts des archers, en mêlée pour augmenter les dégâts au corps à corps mais avec vulnérabilité aux archers, etc…

Des pouvoirs magiques, que les chevaliers peuvent acquérir lors des quêtes, tels que « Brumes d’Avalon », permettront d’empêcher l’usage des archers, ou encore d’améliorer des dégats, …

Tout celà paraît très intéressant, mais il faut relever cependant que les batailles manquent parfois assez de vitalité. Il m’est arrivé, à la fin d’un combat dont je sortais vainqueur, de poursuivre la dernière bande d’archers de l’ennemi pendant plusieurs minutes, alors que ceux-ci reculaient et s’arrêtaient de temps en temps pour tirer. Longueur, lenteur… Il existe bien la possibilité d’augmenter la vitesse de jeu (jusqu’à 4 fois), ce qui est une très bonne idée, avec la possibilité également de mettre les batailles en pause pour délivrer ses ordres, mais au bout de quelques unes des batailles, un sentiment assez mitigé apparaît.

Peut-être est-ce dû à la surpuissance des archers, peut être est-ce dû au manque de sons digitalisés pendant les combats (toujours les mêmes), du manque de variété dans les musiques (belles mais bien trop peu nombreuses) ou peut-être est-ce le manque de moyens du studio de développement. Quoiqu’il en soit, on est dans le wargame, avec une certaine austérité qui fait que les batailles manquent souvent du punch nécessaire à captiver le joueur.

Pourtant, il suffit d’aller sur le forum de Neocore Games, pour voir que ce jeu suscite les passions, et c’est clair, il est plus que prometteur. De plus, l’éditeur suit de très près l’opinion des joueurs, avec la sortie de patchs en fonction des avis des joueurs.

Bref, King Arthur est un jeu proposant une toile de fonds très intéressante, avec un coté stratégique agréablement complété par une aventure assez passionnante. On regrette par contre le manque de finition des batailles en temps réel qui sont, au mieux assez répétitives, au pire ennuyeuses. Sachant tout de même que celles-ci représentent le point névralgique du jeu. On est passé près du chef d’oeuvre, avec un coté grandiose sur la carte stratégique, mais un coté trop austère pour ma part au niveau tactique dans les batailles. Le fan des wargames pourra cependant y trouver son compte. Quoiqu’il en soit, les prochaines productions Neocore Games sont à surveiller de très près.
Graphismes et sons : 3/5
Interface de combat : 2/5
Scénario : 4/5
Jouabilité (fun) : 3/5

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Majesty 2

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Sorti il y a quelques années déjà, Majesty était un jeu de rôle-stratégie édité par Cyberlore qui vous proposait de devenir monarque d’un royaume médiéval fantastique, dans lequel il vous faut faire prospérer votre royaume, le faire défendre par vos héros auxquels vous pouvez donner des missions. La grande originalité du concept était que le joueur n’a pas le contrôle des héros et n’a aucun moyen de les contrôler directement. C’est en effet par le biais de drapeaux d’exploration et d’attaque auxquels le joueur peut attribuer des récompenses que le joueur peut inciter les héros à accomplir les missions.

Majesty 2, développé par Ino-Co n’est pas vraiment la suite de ce jeu, mais plutôt le même jeu, légèrement repensé et amélioré avec les technologies actuelles.

Dans Majesty 2 vous êtes le monarque, et au début des missions vous êtes en possession de votre château. Il vous appartient alors de contruire des guildes pour pouvoir recruter des héros (Rangers, voleurs, mages, guerriers, …), des bâtiments économiques pour gagner de l’argent et équiper vos héros, et plus loin dans le jeu, des guildes plus avancées, telles que celle des nains et des elfes, des barbares ou encore des temples dédiés à des divinités bénéfiques ou maléfiques. Chaque bâtiment pourra évidemment être amélioré pour donner à vos héros de nouvelles capacités ou équipement. Comme dit, vous ne pourrez pas prendre le contrôle de vos héros directement. Ceux-ci vivront leur vie, se défendront, combattront, s’équiperont et monteront de niveaux sans votre intervention.

Fort heureusement, vous avez le moyen d’inciter vos héros à effectuer des actions par le biais de drapeaux auxquels vous attribuez des récompenses. Dans Majesty 1, il n’y avait que les drapeaux d’exploration et de combat, dans Majesty 2, vous aurez droit également aux drapeaux de défense et de peur (éviter l’endroit).

Chaque type d’aventurier ayant son caractère, les voleurs seront les premiers à répondre aux récompenses, mais aussi les plus rapides à fuir devant la difficulté. Les Rangers seront les plus intéressés à répondre aux drapeaux d’exploration, les guerriers aux drapeaux de combats… Bien entendu vos héros seront plus ou moins prompts  à vous obéir, Inutile de croire qu’un guerrier niveau 10 soit intéressé par un combat récompensé par quelques centaines de pièces d’or.

De plus, le courage démesuré et la confiance en soi dont il fera preuve risque de lui être fatal. Lorsqu’un héros meurt, celui-ci sera transporté au cimetière, bâti automatiquement dès le premier décès d’un de vos héros. Outre la conséquence indirecte de générer de faire apparaître des morts vivants aggressifs, le cimetière permettra au joueur de ressuciter son aventurier malheureux, mais moyennant un coût particulièrement élevé. C’est alors qu’il faut faire le choix difficile de payer une fortune pour un héro de haut niveau, ou de recruter un nouveau héro de niveau 1, en espérant qu’il combatte et survive suffisemment pour atteindre la puissance nécessaire pour vous être utile.

Par la suite, et c’est une des nouveautés de Majesty 2, il vous sera possible de créer à l’auberge des groupes d’aventuriers aux classes complémentaires, ce qui multipliera l’efficacité des personnages pris individuellements.

Tout celà se complique un peu, puisque tout ce petit monde ne s’accorde pas dans la plus parfaite harmonie. Inutile de vouloir faire cotoyer des nains avec des elfes, ou encore des paladins avec un temple du mal… Il vous faudra faire des choix à certains moments du développement de votre ville, et ces choix vous donneront accès à certaines classes et améliorations, mais exclueront d’autres options, du moins jusqu’à la fin du niveau. La possibilité de changer de développement à chaque mission permet un peu de diversité dans un jeu dont le concept même implique une certaine répétition à chaque niveau de jeu.

Les 16 missions que comporte Majesty 2 sont assez variées, même si le principe reste en général le même. Il s’agira de construire votre ville, de la défendre avec vos héros, puis d’explorer la carte et accomplir la mission donnée. A la fin de chaque mission, vous pourrez « sauvegarder » l’un de vos héros en le nommant Lord, ce qui vous permettra de le recruter dans les missions suivantes, avec son expérience, ses armes et bagages. On notera cependant une mission fort pénible dans laquelle le joueur aura à réussir à amasser suffisemment d’or dans une période limitée dans le temps.

Au niveau des améliorations qu’apporte Majesty 2 par rapport au premier opus, c’est un peu mitigé. Au niveau technique, le jeu est indiscutablement plus beau, et Ino-Co a su garder ce qui faisait de Majesty un jeu à la saveur unique. Les voix sont les mêmes, l’humour y est omniprésent et certaines des améliorations sont indiscutables. On apprécie surtout l’Auberge pour former les groupes mais aussi les drapeaux supplémentaires qui permettent une certaine souplesse de gameplay.

Par contre, en voulant trop rajouter, Ino-Co a peut être un tout petit peu oublié la spécificité du jeu. En tant que souverain, vous aurez droit à des sorts pouvant agir directement sur le champ de bataille. Dans Majesty 1, ces sorts n’étaient que quelques améliorations pour vos héros, maintenant nous avons droit à des sorts vraiment utiles, qui changent réellement le cours des batailles. On perd un peu le parfum de ce contrôle totalement indirect de vos héros qui fait la force de Majesty, mais bon, c’est une question de choix de design.

Problème nettement plus gênant, les héros du premier opus qui n’hésitaient pas à aller explorer d’eux mêmes, à parcourir le monde à la recherche de trésor ou de combats en fonction de leurs classes ne se comportent plus que comme des villageois, parcourant inlassablement votre village, en attendant que vous placiez un drapeau de récompense. Encore plus grave, une attaque de monstre sur votre ville ne fera pas toujours réagir les guerriers la parcourant, à moins de passer vraiment à proximité de l’attaquant. Vous me direz que les drapeaux de défense ne sont pas faits pour les chiens, mais bon. L’impression qu’il faut intervenir plus et que vos héros sont devenus relativement stupides est nette.

A noter que la version anglaise est excellente, et que la version française est également de très bonne facture, même si certains choix de traduction restent discutables (Ranger = gardes ???).

Vous l’aurez compris, vu que mes seules critiques relatives à ce jeu portent sur des détails de gameplay comparativement au premier opus, j’ai adoré le premier Majesty. Avec Majesty 2, le jeu reste fidèle à l’opus original et si les améliorations qu’on pouvait attendre ne sont pas aussi nettes qu’elles auraient pu l’être, ce jeu reste toujours un OVNI vidéoludique. Pour ma part j’ai pris grand plaisir à y jouer, même si sa durée de vie se limite à une trentaine d’heures, et que le mode multijoueur ne me parait pas présenter un intérêt flagrant.
Graphismes : 3/5
Sons/musiques : 4/5
Interface de combat : 4/5
Scénario: 3/5

Fallout 3 : Point Lookout

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Après l’Alaska, Pittsburg et les bas-fonds de Washington, Bethesda nous emmène cette fois dans le Maryland au travers de son quatrième DLC (downloadable content) pour Fallout 3. Point Lookout, zone balnéaire de la pointe sud du Maryland, est une zone marécageuse marquée par la présence des troupes confédérées durant la guerre de sécession du XIX° siècle. Aujourd’hui, à l’aube du XXIV° siècle, la guerre sino-américaine et ses frappes nucléaires ont transformé la région en enfer, la laissant aux mains des pires créatures et de la folie humaine.

Durant vos pérégrinations dans les terres désolées, vous recevrez un message vous indiquant la présence d’un bateau en partance pour le Maryland au sud de Washington. Arrivé aux abords du Duchesse Gambit, un bateau à vapeur, vous ferez la connaissance de Catherine. Cette mère vous implorera de retrouver sa fille partie à l’aventure dans la péninsule de Point Lookout. Vous rencontrerez également Tobar, passeur et Capitaine du Duchesse Gambit. Il vous conduira à Point Lookout et fera aussi office de marchand, mais vous serez amené, à terme, à tâter des talents cachés du Capitaine. Ce dernier vous donnera aussi des informations sur la culture de la Punga, un fruit local servant de drogue et principale source de revenus des habitants de Point Lookout.


Welcome to Crystal Lake !

Après un sommeil réparateur dans la cabine du Duchesse Gambit, vous arrivez enfin à Point Lookout. Un parc d’attractions désert vous accueille tandis qu’au loin vous apercevez la côte surplombée d’une maison victorienne et d’un phare. Après avoir salué Tobar, vous débarquez sur un embarcadère délabré et commencez à découvrir les lieux. En utilisant le pipboy, on s’aperçoit de la taille de la carte, sans commune mesure avec les contenus précédents. La nouvelle aire de jeu est vaste et ouverte, ce qui change de l’effet couloir d’un Operation Anchorage ou d’un the Pitt.

Contrairement aux autres DLC, vous n’êtes également pas accueilli par une horde d’ennemis, ici l’ambiance est prédominante. En observant les alentours vous récupérerez vos premières quêtes. Enfin Bethesda s’est souvenu que Fallout 3 n’est pas un vulgaire FPS mais un RPG. Je ne rentrerai pas dans les détails des différentes quêtes afin de vous laisser le plaisir de la découverte. Sachez toutefois que les développeurs ont retrouvé un peu de la folie des Shivering Isles d’Oblivion. L’humour noir de certaines quêtes est rafraîchissant et contraste bien avec l’ambiance générale qui se veut glauque et angoissante. Ambiance qui rappelle fortement les meilleurs film du genre comme « Vendredi 13 » ou « la colline a des yeux ».

La mort par la Punga

Bethesda a parsemé les lieux de nombreux endroits à découvrir, certains même cachés. Tout visiter demande du temps, comptez entre sept et huit heures de jeu pour faire le tour de ce DLC. Le rapport qualité/prix de ce nouveau contenu est plus que satisfaisant. De nouvelles créatures font bien entendu leur apparition. Les habitants de Point Lookout tout d’abord, ces autochtones déformés par les radiations et la consanguinité sillonnent les marais à la recherche de proies et font penser à la famille de dégénérés de « Massacre à la tronçonneuse ». Les goules des marais font également leur apparition, fragiles, elles comptent sur leur nombre pour vous nuire. Une secte d’indigène, shootés à la Punga, est également présente et représente le coeur de la quête principale de ce nouveau contenu.

Les décors sont de toute beauté, avec des textures dans le ton. Un gros effort a été fourni pour retranscrire ces paysages marécageux. L’architecture n’est pas en reste avec des maisons victoriennes, une église en ruine et un village dans le bayou profond. L’océan qui borde les côtes déchiquetées de Point Lookout recèle de nombreux secrets liés à la grande guerre : à vous de tous les découvrir. Côté équipement, pas de sur-enchère, quelques nouvelles armes et nouveaux vêtements. Une hache pour le corps à corps, un fusil à double canon très puissant et de nouvelles grenades, rien de plus, rien de moins. Les nouveaux lieux ne sont pas prétexte à une nouvelle armure ou à un fusil laser destructeur. La cohérence est donc de mise et c’est tant mieux.

Le bonheur est dans la boue

Tout n’est bien entendu pas rose d’autant que le coin est salissant. Certains ennemis ne sont pas doublés dans la langue de Molière, les dégénérés notamment. Quelques objets, j’en ai vu deux, sont suspendus dans le ciel. Ce DLC semble également plus gourmand, on note une baisse de framerate par rapport au jeu de base. Il faut dire que l’environnement est vaste et bien rempli, avec de nombreuses animations (brouillard, vapeur), les rochers sont bump-mappés afin de donner une impression d’humidité ; tout cela demande des ressources. Rien de rédhibitoire, mais il est bon de le signaler.

En conclusion ce DLC est vraiment excellent, j’irai même jusqu’à dire indispensable aux fans de Fallout 3. J’avais été très déçu par les DLC précédents qui ne proposaient que peu de nouveaux lieux et où l’action prédominait. Bethesda a fait ici un travail remarquable en insistant sur l’ambiance et en redonnant son aspect RPG au titre et la durée de vie est importante. On sent qu’il y a eu un gros travail pour une fois et le résultat s’en ressent. Un autre DLC est prévu le mois prochain: Mothership Zeta. Espérons qu’il sera dans la lignée de ce Point Lookout que je vous conseille vivement.

+ Un nouvel environnement riche et vaste.
+ Une ambiance
+ Le meilleur DLC de Fallout 3.

Note RPG 4 sur 5
Note testeur 08 sur 10

– Aspect RPG en demi-teinte.
– Peu de phases de dialogues.
– On voudrait que ce soit plus long.
– Scénario un peu moyen.

Fallout 3 : Broken Steel

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Broken Steel, le troisième contenu téléchargeable initialement annoncé par Bethesda, est enfin disponible. Attendu par de nombreux fans car permettant de continuer l’aventure dans les terres désolées à la fin de la quête principale, Broken Steel vous permettra de régler définitivement vos comptes avec l’Enclave.

Broken heart…

Une fois de plus, votre aventure démarre par un signal radio inconnu dont, bien entendu, vous rechercherez la source… Eh bien non pas cette fois ! Vous n’accèderez à ce nouveau contenu qu’une fois la quête principale du jeu de base achevée. De nombreux joueurs avaient été extrêmement déçus de ne pouvoir continuer l’aventure une fois la quête du projet pureté terminée, Bethesda corrige donc la donne avec ce DLC qui vous permettra de continuer vos pérégrinations dans le wasteland, ainsi que d’amener votre personnage au niveau 30. Cette augmentation du levelling s’accompagne bien entendu de nouveaux perks aux qualités inégales et sans subtilités. L’un d’eux sort toutefois du lot, permettant une descendance à notre fragile Canigou, les amis des animaux vont être content.


Bethesda nous propose trois quêtes principales et trois quêtes secondaires sans aucune originalité. Vous n’apprendrez donc pas que l’aîné Lyons est votre père, et vous ne vous taperez pas sa fille engoncée dans son armure (ouvre-boite oblige), et encore moins le Dr Li. Les quêtes principales vont vous placer au coeur du conflit opposant la Confrérie de l’acier et l’Enclave, ça rigole déjà moins là.

Les deux premières quêtes, aux mauvais relents d’Operation Anchorage, ne présentent que peu d’intérêts et ne consistent qu’en un pseudo jeu de tir, linéaire et austère. La dernière quête relève légèrement le niveau grâce à de nouveaux environnements comme le métro secret du Président américain (les droits de la chambre secrète sont détenus par Monica Lewinsky, pas de bol Bethesda), et l’aérodrome militaire d’Adams. Toutefois ils laissent, une fois de plus, la part belle au bourrinage sauvage et sans âme. Dommage.


Les quêtes secondaires sont plus intéressantes mais hélas ont une durée de vie très limitée. On vous demande de mener une enquête, mais à peine commencé on connaît déjà le coupable, c’est pire que Colombo. Dommage car elles s’insèrent bien dans la continuité des quêtes du projet pureté. De plus elles permettent des choix différents en fonction de l’orientation de votre karma, ce qui nous rappelle un peu que l’on est dans un RPG. Heureusement que nous, nous nous en rappelons car les gens de Bethesda, eux, l’ont oublié.

Broken tout court…

Difficile de se montrer enthousiaste devant ce DLC, Bethesda ne se contentant que de finir son jeu. Le plus intéressant reste donc la possibilité, non pas offerte mais payante, de continuer le jeu après la « fin d’origine » et de monter jusqu’au niveau 30. Les nouveaux environnements n’ont pas le charisme de The Pitt et l’ambiance est aussi insipide que dans Operation Anchorage. Ce nouveau contenu n’attirera même pas les moddeurs car les quelques rares équipements fournis en sus manquent d’originalité et ne poussent qu’au « grobillisme ».


Techniquement on reste dans la continuité du jeu de base, un nouvel effet de fumée semble toutefois avoir fait son apparition (ouf, les 800 Ms sont justifiés, j’ai eu peur), une fumée noire et opaque, comme avec du plastique brûlé. Transcendant, je vous jure. Le thème de ce DLC permet de jolis effets pyrotechniques avec ses nombreuses explosions et tirs de lasers. A noter quelques fautes de traductions dans la langue de Molière, mais rien de bien grave.

En bref, certes certains environnements ont été modifiés, comme le Jefferson memorial, et de nouveaux PNJ et créatures ont fait leur apparition, mais c’est, hélas, un sentiment de déception qui prédomine dans Broken Steel … Surtout pour 800 Mo. Bethesda a d’ailleurs bien compris l’intérêt des DLC : renflouer ses caisses avec un minimum de boulot (bah oui, c’est la crise).
Je semble sûrement aigri mais calculez un peu le coût pour votre porte-feuille de tout cet ensemble (on en est déjà à 80 €). Deux nouveaux DLC pour Fallout 3 sont d’ailleurs d’ores et déjà annoncés pour cet été, profitez plutôt du soleil et de la plage. Une version GOTY regroupant le jeu et ses extensions est également prévue pour cet automne, là ce sera une belle affaire avec des heures de plaisir à la clé ; mais saurons-nous résister jusque là ?

+ Conclut la quête principale plus en profondeur.
+ Level cap augmenté.
+ Nouvel équipement intéressant.
+ Final sympathique.

Note RPG 4 sur 5
Note testeur 05 sur 10

– Aspect RPG en demi-teinte.
– De l’action, rien que de l’action !
– Trop peu de dialogues.

Drakensang : L’oeil Noir

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Que ce soit en jeu de rôle sur table ou en adaptation vidéo-ludique, Realms of Arkania, l’Oeil Noir avait disparu depuis fort longtemps de France et c’est avec joie pour certains et curiosité pour d’autres que sa nouvelle adaptation Drakensang, arrive sur nos PC et nous invite au voyage en Aventurie. Une certaine attente autour de ce jeu était perceptible après son succès en Allemagne, le temps est venu pour nous de tester la version française…

Naissance d’un héros

L’Aventurie est le continent central d’un monde d’essence médiéval fantastique, avec des races classiques composées d’humains, d’elfes, de nains, d’orcs, de gobelins, d’ogres, et de cultures différentes propres à chaque race. Les archétypes de personnages dans la feuille de création de personnage sont définis par une ethnie, une culture et un métier.
Dans Drakensang on joue trois races : humaine, elfique et naine, fonctionnant sans alignement dans un groupe qui pourra compter jusqu’à 4 personnages entièrement contrôlables. Nous choisissons notre personnage principal, le reste de l’équipe se formera au gré des rencontres lors du jeu.


Comment évoquer Drakensang sans parler de sa mécanique de jeu. Etant habitués dans le RPG aux règles issues de la licence Dungeons & Dragons (puisqu’une majeure partie des jeux vidéo d’adaptation papier en médiéval fantastique sont dérivés de cette licence), nous en avions presque oublié que d’autres règles et d’autres mondes existaient.

Selon ces règles, les personnages disposent de huit qualités (courage, intelligence, intuition, charisme, dextérité, agilité, constitution et force), quatre valeurs de base (vitalité, énergie astrale, endurance et résistance à la magie), et des bonus/malus. Les valeurs d’esquive, d’attaque, de parade, de combat à distance résultent des qualités et des talents ; les points d’impact sont issus des dommages d’arme et de bonus de force. Vingt archétypes de personnage nous sont donnés dans le jeu avec la possibilité de les modifier via le mode expert en réduisant certaines capacités pour en augmenter d’autres. Parmi les métiers proposés, certains sont assez originaux, on pourra ainsi jouer un pirate, une amazone, un charlatan ou un prospecteur. Les points d’aventure, quant à eux, s’acquièrent au combat, en résolvant les quêtes et lors de certaines avancées dans le jeu. Leur somme fait évoluer le niveau du personnage et des points d’augmentation peuvent être à tout moment attribués dans les qualités, les valeurs de base, les talents (Physique, Nature, Connaissance, Société, Artisanat), la pratique des armes, les capacités en combat de mêlée ou à distance, la défense, et dans les différents types de sorts des classes de magie.

Je vais vous faire grâce du détail des différentes sous classes de talents possibles. Bref, vous l’avez compris, bien peu de feuille de personnage n’avaient atteint une telle richesse. De plus celle-ci est très abordable pour les novices car pour toutes les caractéristiques que l’on souhaite améliorer, les qualités s’y rapportant sont surlignées et tous les éléments de la feuille sont expliqués en détail par un simple clic droit.

Partir à l’Aventurie

Le monde de Drakensang se découpe en une dizaine de cartes avec leur lot de passages souterrains et donjons, dans des décors très vivants. On peut saluer le travail remarquable des graphistes et des animateurs qui ont su rendre avec un grand soin la beauté de ce monde. Les jeux de lumière donnent une atmosphère particulière et différente, suivant les lieux visités. Le résultat est une grande réussite que ce soit en pleine nature ou dans les architectures urbaines. Les rendus des visages sont fins, les expressions et les animations des personnages sont variées, seul la démarche des personnages humains masculins semble un peu rigide en course et en marche. Par contre les voir se déplacer en mode furtif est un régal. Les personnages féminins bougent avec grâce et les nains font deux fois plus d’effort pour parcourir la même distance.

Les intérieurs explorables dans le jeu sont bien modélisés et fourmillent de détails. Afin qu’il n’y ait pas de méprise, le jeu n’utilise pas un monde ouvert où tous les espaces intérieurs seraient accessibles, il n’y a ici aucun intérêt à cela puisque vous trouverez peu de choses intéressantes dans les coffres et tonneaux, alors dans le vaisselier d’une maison encore moins…Par contre recueillir des ingrédients et récupérer des substances sur les animaux ou ennemis morts pour les utiliser dans les trois types d’artisanats (forge, archerie et alchimie) aura ici un réel intérêt.

La qualité sonore du jeu ajoute aussi grandement à l’immersion, que ce soient les bruitages ou la musique qui colle bien à l’époque et aux environnements. Les voix françaises sont convaincantes, bien qu’il soit dommage que toutes les phrases n’aient pas été doublées dans la langue de Molière, il en avait été de même pour la version originale allemande.


Maintenant qu’en est-il de l’utilisation de toutes les capacités dans le jeu ? Lors des phases de dialogue, les facultés des personnages n’interviennent pas dans tous les cas de figure, des phrases supplémentaires apparaissent dans certains dialogues suivant les attributs sociaux de votre groupe et se clôturent par un échec ou une réussite suivant votre niveau de compétence dans le domaine. Vos compagnons lâcheront de temps à autre des phrases d’avertissement ou des indications utiles. Dans la détection des éléments de terrain, certaines parties ou éléments de la carte ne seront visibles que si vous avez le bon personnage possédant la bonne capacité. Par exemple pour détecter des zones secrètes vous devez avoir dans votre groupe un nain ayant des points dans le talent physique  « Nez de Nain ». Autres exemples, le talent « Nature et botanique » affichera les plantes sur la carte, ou encore, le talent « Connaissance des rues » donnera sur la carte tous les repères pour se diriger en ville.

Magie et technologie

Lors des phases de combats où les ennemis arrivent en nombre, il faut être actif. Il est nécessaire d’user de tactique car en plusieurs endroits la situation peut devenir franchement critique. Si comme moi vous avez opté pour une troupe de deux charlatans spécialisés dans la magie, le vol à la tire, le crochetage, la séduction, la négociation et le baratin avec, une elfe pour soigner tout ce beau monde, cueillir les champignons et fouiller les entrailles des bêtes et, comme seul guerrier, un nain dont le principal attribut est son nez, les combats peuvent se révéler tendus. Les attaques contre votre groupe peuvent être de divers types. Une douzaine d’états négatifs en résulte, il vous faudra alors les guérir par différents procédés.

Le système de magie est aussi assez original puisque les sorts appris ont des niveaux d’améliorations actionnables depuis la barre de raccourci au bas de l’écran. Ainsi, par exemple, le sort « Une Patte Utile » vous permet d’invoquer l’animal de votre choix en augmentant ou en réduisant la valeur du sort. Les effets de lumière de la plupart des sorts sont très jolis et ils ont un très bon rendu.

Comme dit plus haut, mention spéciale pour l’artisanat qui pour une fois est réellement utile (l’argent étant dur à amasser en Aventurie) : mon nain me fabrique mes crochets de voleur, mon elfe se fabrique ses flèches et ses arcs, ce qui permet aussi d’en revendre pour se faire un peu plus d’argent. Mon charlatan élabore quantités de potions bien utiles lorsqu’on n’a pas de gros bras dans l’équipe.

Côté maniabilité, la touche contrôle permet à nos personnages d’enchaîner plusieurs actions à la suite en les activant depuis la barre de raccourcis au bas de l’écran. La pause paramétrable, actionnable à tout moment, permet en combat, d’étudier tous les angles de vue et les positions à tenir pour mieux être protégé. Les personnages ont parfois tendance à bouger par eux même, mais dans l’ensemble cela reste accessible et agréable.

Le repos du guerrier …

Cela m’amène directement à la caméra tant décriée dans les tests allemands de l’époque, elle reste, pour moi, facile et fluide, à partir du moment où on avance avec la touche Z du clavier en se servant du clic droit de la souris pour se diriger dans les lieux étriqués. Il est parfois nécessaire d’utiliser le zoom pour placer la caméra au plus près du personnage. Ceci évitera quelques légers soucis de pathfinding des membres du groupe, et permettra d’esquiver plus facilement des éléments du décor pouvant gêner dans les parties les plus étroites.

Le scénario, quant à lui, est bien écrit mais il ne laisse pas la possibilité d’influer sur ce monde. Bien que divers choix de dialogue nous soient offert, il n’y a qu’un unique chemin à prendre. Ici pas de ramifications multiples, il ne nous reste alors qu’à se laisser emporter dans l’aventure et faire corps avec l’histoire. Détail agréable, un certain humour transparaît dans les répliques lors de certaines quêtes, apportant un plus indéniable à la narration.

La durée de vie du jeu sera fonction bien sûr de la composition du groupe. Immanquablement un groupe porté sur l’artisanat, le commerce, et les talents sociaux rencontrera de plus grandes difficultés en combats, ce qui freinera sa progression. Ceci est bon à savoir pour les joueurs qui trouveraient le jeu trop facile parce qu’il auront misé principalement sur les talents de combat ; l’aventure est certes plus aisée, mais vous passez à côté des nouvelles capacités originales proposées par Drakensang. Ceci dit, le jeu reste équilibré en dépensant avec discernement les points acquis dans les différentes catégories, mais la difficulté reste quand même présente tout au long de l’aventure. Comptez donc sur une moyenne de 50 heures de jeu au bas mot pour le terminer.

Drakensang possède l’une des plus solide base de jeu jamais portée sur PC. Cependant on regrette par moment que celle-ci n’ait pas été d’avantage exploitée en cours de partie, j’espère que la voix des joueurs souhaitant plus de profondeur, plus d’interactions et un réel impact du joueur sur ce monde sera écouté pour le prochain opus. Cela n’ôte en rien la richesse et la qualité de Drakensang qui offre un dépaysement total, une aventure très bien ficelée, et quantité de quêtes variées. Avec ce jeu, Radon Labs plante les jalons pour s’imposer comme une référence du RPG Médiéval Fantastique sur PC. Par Praios, il ne nous manquerait plus qu’un mode multijoueur et un toolset pour nous envoyer aux anges.

+ Une durée de vie correcte
+ Un vrai RPG à l’ancienne
+ Très bon scénario
+ Diversité des personnages
+ Diversité des quêtes

Note RPG 5 sur 5
Note testeur 08 sur 10

– Complexité des règles
– Voix perfectibles

Fallout 3 : The Pitt

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The Pitt, le deuxième DLC pour Fallout 3 développé par Bethesda est enfin disponible sur le Windows Live. De nombreux joueurs ont été déçus par Operation Anchorage, et attendaient ce nouveau contenu avec appréhension. Bethesda a annoncé avoir entendu les joueurs et promis de rectifier le tir avec son deuxième DLC. La promesse est-elle tenue ? En partie seulement… Mais j’y reviendrai plus tard.

Bienvenue dans le Pitt !

Une fois de plus votre aventure démarre par un signal radio inconnu dont, bien entendu, vous rechercherez la source. Votre curiosité vous amènera à rencontrer Wernher, un esclave en fuite. Ce dernier vous apprendra l’existence d’une armée de Raiders à la tête de la ville de Pittsburg, ainsi que d’un mystérieux remède permettant la sauvegarde de son peuple atteint par une maladie dégénérative.


Wernher vous demandera de vous déguiser en esclave afin de vous infiltrer à Pittsburg, pour dérober le fameux remède au chef des Raiders. Une fois que vous aurez revêtu des haillons dignes d’un participant de Koh-Lanta, Wernher vous mènera au « Pitt » via un chariot dans une galerie ferroviaire. Washington, Pittsburg, 400 kilomètres (merci Google Map), autant dire que vous n’allez pas les faire à pieds.

Après un accueil musclé de la part des autochtones locaux, vous pourrez enfin pénétrez dans Pittsburg par un pont jonché de carcasses de véhicules et de mines, rappelant la scène finale de New York 1997 (Escape from New York) de John Carpenter.


A votre arrivée, vous serez dépouillé de tout vos biens, vous rendant ainsi encore plus vulnérable qu’à votre sortie de l’abri 101. Vous découvrirez la magnifique architecture du « Pitt », sa fonderie et ses usines d’où s’échappent flammes et fumées sous un ciel perpétuellement rouge. Les esclaves trimant sous la surveillance de Raiders postés en hauteur, vous mettront tout de suite dans l’ambiance et augmenteront le sentiment d’insécurité, dans votre tentative d’infiltration.

Deux choix se poseront alors à vous : aider les esclaves, le peuple de Wernher, ou aider Ashur, chef des Raiders et maître de la ville.

Ces promesses, alors !?!

Je ne vous en dévoilerai pas plus sur le scénario de The Pitt afin de vous laisser le découvrir devant votre écran, mais sachez qu’il est intéressant et immersif et colle parfaitement à l’univers du « wasteland ». Bethesda a fait un gros effort de ce côté là même si l’aventure ne comprend que deux grosses quêtes et se boucle en quatre heures environ. Certes une quête secondaire vous demandant de trouver des lingots d’acier est disponible mais elle ne vous occupera pas des heures non plus.

Toutefois, un défaut vient entacher l’immersion: un mauvais dosage de la difficulté, surtout à haut niveau, car bien que l’on soit privé de notre équipement, un nouveau s’acquière très rapidement, rendant le challenge inexistant. Les nouveaux ennemis, les trogs, humains métamorphosés par le fléau sévissant sur Pittsburg, annoncés comme véloces et féroces, tombent comme des mouches une fois la première arme à feu en poche. Ainsi le fait, intéressant, de démarrer l’aventure par de l’infiltration tombe alors à plat et ne présente plus d’intérêt.


Les environnements sont, par contre, de toute beauté. L’architecture industrielle contrastant avec celle des terres désolées, donne un coup de fouet à l’aventure Fallout 3 et agrandit un peu, mais agréablement, l’aire de jeu déjà conséquente du jeu de base. Le design de l’ensemble est magnifique et pousse à l’immersion, les esclaves vivants dans des ruelles étroites, tandis que leurs maîtres occupent les sommets des immeubles, reliés par des passerelles métalliques; toute une symbolique. Les jets de flammes et de fumées, déjà décrits plus haut, renforcent le côté industriel et cohérent de l’ensemble. Du bon boulot donc, de la part des designers de Bethesda.

Techniquement ce nouveau contenu ne diffère pas du précédent ou du jeu complet. A noter toutefois, une légère baisse de framerate du fait des effets spéciaux ambiants, mais rien de fâcheux. Côté nouveau contenu, deux nouvelles armes font leur apparition. L’auto-hache, arme de corps à corps, est sympa dans l’ensemble et permet le carpaccio de raider. Un fusil automatique équipé d’un silencieux et d’une lunette est également de la partie, mais hélas, pâle retexture du fusil d’assaut de base et donc décevant. Par contre de nombreuses nouvelles armures de Raiders sont disponibles et renforcent l’atmosphère à la Mad Max de l’ensemble. Un marchand est également présent sous certaines conditions, ainsi qu’une arène qui, hélas, ne vous accueillera que trois fois.

En conclusion je dirais que ce DLC The Pitt est bien, mais je n’irais pas jusqu’à dire très bien. Bethesda a fait un gros effort pour ce DLC et je le conseille à tous les fans du jeu de base. Toutefois, il demeure cher (800 MS) au vu de sa durée de vie et de son environnement, certes très réussi, mais toutefois assez limité ; de plus les récompenses de fin de quêtes sont assez décevantes. The Pitt est donc un bon DLC qui mérite grandement d’être pratiqué, reste à savoir si vous êtes prêt à investir dans ce plaisir qui demeure de courte durée.

+ Excellente ambiance.
+ Bon complément à l’aventure principale.
+ Nouvel équipement.

Note RPG 4 sur 5
Note testeur 06 sur 10

– Trop court.
– Assez linéaire au final.

Ascension to the Throne

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C’est en me promenant sur le site du développeur russe 1C pour obtenir des nouvelles de King’s Bounty, que je suis tombé sur Ascension to the throne, un jeu dont j’avais totalement oublié l’existence, mais qui en 2005 avait titillé ma curiosité.
Et à ma plus grande surprise, le jeu est sorti il y a belle lurette, mais pas en France. Il n’existe malheureusement pas de démo et c’est avec une certaine appréhension que j’ai acheté sur le net, à un prix heureusement assez modeste, une version anglaise*. Je vais donc me permettre de faire un test plus détaillé, car il n’existe pas non plus de démo et il est difficile de se faire une opinion sur un jeu dont on a qu’une ou deux vidéos comme référence.

IL ETAIT UNE FOIS UN GROS BILL…

Vous, Alexander, roi d’Airath, vous avez été assailli dans votre demeure par des ennemis inconnus. Il aurait été possible de les repousser sans la trahison de votre archimage Wolfguard, votre bras droit, qui vous téléporte alors dans un autre royaume. Arrivé dans un château inconnu, le seigneur vous prenant pour un espion vous fait fouetter et vous jette à la porte du château. Vous voici seul, démuni, dans un univers inconnu. Les bases du scénario sont posées et vos objectifs seront donc de récupérer votre titre et de découvrir qui se cache derrière ce complot. Pour cela, votre principal objectif sera de prendre le contrôle de ce royaume qui est divisé entre plusieurs domaines, d’où le titre.

Vous voici dans un univers en 3D avec vue de son personnage de dos et comme vous vous en rendez compte, il n’y a pas de création de personnage. Tout de suite on pense au moteur de Gothic 2, un jeu sorti à la même époque. L’univers est beaucoup plus ouvert mais moins détaillé dans la végétation qui reste sommaire, mais les bâtiments et les arbres sont jolis quoique pauvres en polygones. Le graphisme ne mettra pas à genoux votre configuration et le jeu tourne très bien avec la résolution maximale en 1600×1200. La mer reste assez moche avec son reflet métal pas du tout naturel et son aspect transparent en vue rapprochée. De plus les cascades dans le jeu ne sont pas belles et certaines textures sont pauvres et moches. La végétation au sol est inexistante mis à part les grands arbres et quelques fleurs. Pourtant la profondeur de champ est très bonne et l’environnement assez gigantesque. Il vous suffira de vous rendre à côté d’un château pour vous rendre compte de la petitesse de votre personnage face à l’imposante masse des murailles.

On appréciera aussi la gestion de la nuit et du jour qui peuvent avoir leur importance pour quelques missions. Mais aussitôt, on reprochera l’absence d’une horloge qui aurait permis de s’y retrouver, car lorsque l’aubergiste vous propose de dormir un certain nombre d’heures, on est obligé de se baser sur l’environnement lumineux. Le frame rate est très bon et le jeu n’a aucune saccade (c’est quand même le moins que l’on puisse espérer avec un jeu sorti il y a 3 ans !!).

SANS POUVOIR MAIS AVEC DES ICONES

Devant vous, se tient un vieil homme qui vous parle : on se croirait réellement dans un RPG pur souche, sauf que les choses ne sont pas si évidentes. Sur l’écran, outre la vue 3D de votre personnage et de l’environnement, il y a cinq boutons : le premier correspond à la carte du monde. On s’aperçoit que ce royaume est assez grand et qu’il vous faudra un certain temps avant de le traverser. Mais de plus, il y en aura deux autres des royaumes à parcourir. Le second icone correspond au journal de vos quêtes. On retrouvera sur la carte, les points correspondants à ces dernières à effectuer ainsi qu’une croix pour se localiser.

Il y a aussi un icone pour votre personnage qui présente son inventaire et ses caractéristiques. Très succinct, ce premier permet de porter des anneaux, une amulette et un équipement complet d’armure incluant une arme, mais cela reste léger. Dommage que les développeurs n’aient pas poussé plus loin les possibilités de configuration de son personnage, car il n’y aura qu’une vingtaine d’anneau et d’amulette et une demi-dizaine d’équipements à acquérir. Le quatrième icône vous permet d’aller voir vos sorts magiques que vous pourrez acquérir chez les différents magiciens.

Le dernier icone permet d’accéder à votre armée. En effet, ce jeu de stratégie vous permet de gérer votre personnage, mais aussi jusqu’à 15 autres groupes de 10 créatures maximum que constitueront votre armée. On trouve deux rangs qui correspondent aux troupes avant et arrière que vous pourrez configurer à loisir selon votre tactique guerrière. Ainsi, durant votre aventure ça et là, vous allez trouver des PNJ (personnages non joueurs) qui voudront bien rejoindre votre équipe/armée après ou pour résoudre des quêtes. Mais vous pourrez aussi payer des créatures dans les centres d’entraînement qui parsèment les différents lieux du jeu.

Pour que les créatures acceptent de vous rejoindre, il vous faut des points d’autorité. C’est donc en montant de niveau que ces points augmentent automatiquement. Vous en trouverez aussi dans des coffres ou sur des autels disséminés dans les royaumes. Vous en obtiendrez aussi en assujettissant les différents seigneurs du royaume. Cela vous permettra d’obtenir des troupes de plus en plus nombreuses voir de plus en plus puissantes. Car si, au début, il est possible d’obtenir des loups qui vous couteront 3 points d’autorité, par la suite vous pourrez trouver des créatures bien plus costaudes demandant plus de 500 points d’autorité. C’est donc un travail de leveling que vous allez effectuer pour augmenter cette valeur qui vous permettra de vous constituer une
armée selon votre goût. Puis, il vous faudra faire un choix entre avoir 5 loups dans votre troupe ou un seul loup-garou bien plus fort. Vous placerez vos créatures dans vos rangs de manière simple : les combattants au corps à corps à l’avant et les attaquants à distance à l’arrière.

PUISSANCE ET BATAILLES

Mais reprenons la partie. Vous contrôlez votre personnage et le déplacez avec les touches du clavier (et non la souris) où vous le souhaitez, comme dans un jeu de rôle en 3D. Il ne sera pas possible de sauter ou de ramper, juste se déplacer. Autour de vous, vous pouvez voir des créatures déambulées par groupe et entourées d’un cercle de feu. Si vous approchez de ce cercle, l’interface vous demande si vous souhaitez attaquer le groupe. C’est alors qu’intervient la partie stratégique au tour par tour.

En effet, après un download rapide, on passe alors sur une zone de combat sur laquelle sont représentées vos unités et celles ennemies au grand complet selon le positionnement effectué précédemment avec votre icône armée. La zone est découpée en nombreux hexagones qui permettent de visualiser la totalité des deux armées. Sachant qu’une unité occupe une case et est entièrement en 3D, cela représente prêt de 300 créatures au maximum.

Le combat s’engage au tour par tour. Et c’est là, toute la richesse du jeu : On se retrouve face à un pseudo Heroes au might of magic, sauf que le héros est présent avec ses troupes (comme dans le 4). On déplacera ainsi un groupe d’unités en fonction de leur capacité (déplacement, vitesse) ou le faire attendre s’il veut agir plus tard. Selon les adversaires, il sera tantôt intéressant de les éliminer de loin, tantôt d’aller au contact pour empêcher les archers adverses de tirer.

L’interface est on ne peut plus simple d’utilisation et tout comme le côté gestion du personnage, on aurait aimer un peu plus de possibilités. Par exemple, les zones de combat manque de relief qui aurait pu gêner le déplacement ou encore le manque de son, alors qu’en arrière plan on entend les chants des oiseaux alors que vous chargez avec vos 10 paladins. Il aurait été sympa de pouvoir fuir, mais l’option ne semble pas implémentée. Enfin, cette zone de bataille paraît trop petite lorsque deux armées importantes sont présentes : En un tour les combattants sont déjà au contact. Enfin on aurait aimé avoir des icônes dans un coin pour avoir un bilan d’état de ses créatures voir l’ordre d’action de chaque troupe, comme on peut le voir dans de très nombreux jeux de ce type.

A votre tour d’initiative, vous allez donc déplacer/faire tirer/frapper/lancer un sort selon les possibilités et tout le groupe de créatures suivra votre ordre. Il est d’ailleurs à noter qu’un drapeau surmonte vos troupe mais que lorsque deux groupes d’ennemis identiques sont au contact, il est difficile de les distinguer.

La souris vous permet de déplacer la caméra tout autour de cette zone de bataille tout en tournant ou en zoomant. Lors d’action la caméra, ce qui rend la bataille très immersive. Les combats sont rapides la plupart du temps : en faisant tirer vos 10 archers, vous descendrez les 10 loups adverses, mais face à des créatures plus costaudes, ils n’en tueront qu’un. Vous décidez de l’action d’attaquer, mais la résolution se fait automatiquement – impossible par exemple de faire un peu de répartir vos dégâts, l’ordinateur choisit. Les unités sont très variées selon leur taille et en ajoutant les différents types existant : archers, guerriers ou lanceurs de sort.

La fin de la bataille se résume par la mort d’une des deux armées. Souvent d’ailleurs, On a quelques pertes même si on se débrouille bien. Elles ne sont pas difficiles sur le premier royaume mais se corsent par la suite. De plus, il arrive qu’il y ait des batailles successives sans que vous ne puissiez récupérer des unités. Il est donc important de maîtriser la gestion de ses troupes pour arriver à aller au bout de ses batailles.

L’ASCENSION EST EN COURS

La victoire vous permet de récupérer or et points d’expérience. Cela fait donc évoluer votre personnage qui gagne automatiquement des points d’autorité, mais aussi 5 points de caractéristiques qu’il peut placer dans quatre cas possibles : ses points de santé, ses dommages au contact, ses points de magie ou encore sa résistance à la magie. On revient alors à la carte principale, sur laquelle vous allez pouvoir poursuivre votre exploration en dirigeant votre personnage. Votre aventure va vous menez dans tous les coins de ce royaume et il est important de préciser que vous ne pourrez jamais rentrer dans les bâtiments. En effet, lorsque vous rentrez dans un château tout en 3D, les PNJ vous attendent devant leur maison. Chaque village, de construction différente, offre par exemple toujours les mêmes possibilités, mais plus on avancera dans l’histoire, plus elles seront puissantes.

En clair, on trouve le maire du village qui propose une quête, le sorcier qui vous propose des sorts, le marchand de bijoux qui vous proposent un voir deux bijoux et qui ne rachètent absolument pas tout ce que vous avez, le forgeron qui vous proposera peut être une armure plus costaude que le forgeron précédent, l’aubergiste qui vous propose de passer le temps etc, etc…. Autrement dit, on entre dans un système répétitif qui n’est pas mauvais en soi, mais est redondant. De la même manière, on trouve aussi les baraquements des créatures qui pourront venir rejoindre les rangs de votre armée (qui je le rappelle ne dépassera jamais plus 15 groupes soit 150 unités) sachant que vous pouvez mixer tous les genres dans votre armée, mais pas dans un même groupe. Les dialogues se font par QCM et on a souvent un voir rarement deux choix de discussion tout juste pour vous donner une information et vous n’avez plus qu’à cliquer pour avoir la suite. D’ailleurs même si vous êtes anglophobes, le niveau n’est pas très élevé et il vous sera facile de suivre le fil de l’histoire.

Il vous faudra donc aller à pied dans le pays, avec des voyages parfois bien longs, surtout qu’il n’y a pas de monture et que l’on vous demande à quelques occasions de faire l’allée et le retour. Heureusement, on trouvera des téléporteurs qu’il vous faudra activer la première fois que vous les rencontrerez, pour revenir à des endroits déjà parcourus et faire vos emplettes de créatures. On notera d’ailleurs un très joli effet de téléportation durant cette action et il faut savoir qu’il n’y a aucun chargement tant que vous restez sur le même royaume. Alors si au début du jeu, le premier chargement est assez long (tout le niveau est chargé), par la suite il n’y en a plus, et les rares rechargements après mort de son avatar sont très courts.

L’aventure vous mènera dans d’autres royaumes sur lesquels il vous faudra guerroyer dans de nombreux combats qui à la longue pourront fatiguer les moins aguerris à ce type de jeu. Le jeu n’est pas réellement difficile au début, et la montée des niveaux se fait sans difficulté et assez rapidement. Il est important de ne pas perdre votre personnage sous peine de Game over immédiat comme certains personnages secondaires dans certaines missions. Il est d’ailleurs plus approprié de faire de votre avatar un sorcier et de vous placer en seconde ligne pour utiliser les différents sorts de magie pour compléter/fortifier votre armée, plutôt que d’aller au contact alors que vous trouverez des créatures beaucoup plus balèzes physiquement.

Le scénario se développe au fur et à mesure de votre avancée dans l’univers et on finit par comprendre pourquoi vous avez été victime de ce putsch. Il est important de préciser qu’il existe des passages obligés bloquant l’accès à la suite de l’aventure et il vous faudra effectuer telle ou telle mission pour pouvoir avancer. C’est ainsi que je me suis retrouvé à tourner en rond car je n’avais pas parlé au personnage qui allait permettre de débloquer un passage obligé. Mais rien de bien grave en soi. Pour les quêtes secondaires il n’y a pas de souci devant leur facilité. La fin viendra au bout d’une vingtaine d’heures, mais la rejouabilité est possible si vous souhaitez changer totalement d’optique de personnage. Au lieu de faire un magicien, évoluer en guerrier, sachant qu’il n’y a pas de restriction de classe : Un magicien portera une armure et un guerrier lancera des sorts. Par contre, le combat final est extrêmement dur.

L’ENVERS DU DECORS

Après tout ce que j’ai pu en dire, ce jeu ne semble pas avoir de principal défaut et on pourrait se demander pourquoi ce n’est pas un hit. La première chose choquante est le manque de configuration des touches. Il faut dire qu’il n’y en a pas des tonnes : le déplacement qui se fait par les touches ZQDS et la souris qui permet de déplacer la caméra. La roulette pour zoomer ou reculer derrière votre perso de dos et le pointeur pour cliquer sur les interactions du jeu. Il faudra donc faire avec ce minimum et heureusement que la gestion des batailles se fait entièrement à la souris.

Mais il y a aussi le manque de profondeur dans tous les domaines (RPG, batailles comme vu précédemment, mais aussi la non reconfiguration des touches, les achats ridicules, pas de son cohérent durant les batailles, des PNJ qui attendent dans les villes, les quêtes simples). En fait, le jeu manque de finition et de profondeur mais pas au point de le rendre mauvais, donc dommage qu’il ne soit pas sorti par chez nous.

Il n’y a malheureusement pas de multijoueur ce qui aurait pu rajouter des possibilités au jeu : je pense par exemple à un duel de bataille entre deux personnes en mode hot seat ou une campagne en coopératif qui aurait été un plus pour le soft. Mais non, rien de rien, juste une aventure solo prenante c’est vrai, avec multiples rebondissements. Il ne semble pas y avoir de bug, après application du patch anglais. Il m’est parfois arrivé de me téléporter cinquante mètres plus loin, alors que j’étais près du bord d’un précipice ou d’une barrière, mais rien de bien grave. La musique est de bonne qualité et reste dans le ton comme tous les RPG médiévaux. Quant aux bruitages dont j’ai déjà parlé, je n’y reviendrais pas, mais il aurait gagné à être un peu plus riche surtout durant les batailles. 

Ascension to the throne est un jeu de stratégie au tour par tour tout en 3D avec une bonne pincée de RPG. Il est facile d’accès, trop simple pour les puristes, mais conviendra très bien pour les débutants et le mixe des deux genres donnent quelque chose d’originale et sympathique même si on aurait aimé un peu plus de profondeur, voir d’options. Au delà des défauts de conceptualisation et du manque de moyen, il mérite un bien meilleur sort que la non distribution en France, surtout lorsque l’on voit certaines catastrophes ludiques sur nos étals.
Espérons qu’avec le stand alone, Ascension to the throne : Valkyrie, cet oubli soit réparé et qu’il ait le succès qu’il mérite. En tout cas, il y a moyen de passer un bon moment pour pas très cher et sans se prendre la tête mais tout en anglais, voir en allemand, alors n’hésitez pas.

+ De bonnes idées : évolution de son personnage et de son armée, mixte RPG et stratégie au tour par tour
+ Un jeu facile à prendre en main
+ Une aventure simple et efficace
+ Un grobillisme enivrant

Note testeur 06 sur 10

– Trop simple pour les tacticiens
– Manque de profondeur
– Manque de finition
– Pas de multijoueur (type duel entre deux armées ou coopératif)
– Manque d’informations, trop épuré.

En fouillant sur le net, vous trouverez un patch de traduction française pour le jeu auquel  j’ai participé en tant que relecteur.

Fallout 3 – Test 2

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Né au cœur d’un monde ravagé par une guerre atomique, vous avez vécu toute votre vie en sécurité dans l’Abri 101. Mais votre vie change du tout au tout le jour où votre père en disparait mystérieusement. Vous décidez aussitôt de quitter l’abri à votre tour pour partir à sa recherche, quitte à faire face aux terres arides et dévastées du monde post-atomique….

Fallout. Voici un nom qui fera frissonner de plaisir tout amateur de cRPG. Si la licence n’a jamais atteint un grand succès public – elle s’est très vite taillée une grande réputation parmi les amateurs, aussi bien par son univers que par son gameplay quasi révolutionnaire à l’époque – en faisant de la série l’une des licences les plus appréciées des amateurs du genre.

Plus de 10 ans après la sortie du second épisode – réalisé à l’époque par feu-Black Isle Studios – c’est finalement sous l’égide de Bethesda Studios – les créateurs des non moins réputés Elder Scrolls – que la licence renait de ses cendres, au point de créer la controverse, tant les CRPGs de Bethesda peuvent paraitre à l’opposé de la licence Fallout. Bethesda aura-t-il réussi à créer une suite digne de ce nom mythique ?

Au commencement….

Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce troisième opus commence très bien. Dès l’introduction on est immédiatement pris par l’ambiance et quand la voix grave de Ron Perlman nous lance son « War… War Never Change » impossible de ne pas se dire : « Enfin… Fallout est revenu ! » Et cette impression aura tôt fait de se confirmer. Dès le début, Bethesda ne lésine pas sur l’immersion. Les développeurs ont depuis longtemps l’habitude d’intégrer la création du personnage au cœur du jeu, mais Fallout 3 pousse le concept encore plus loin en la présentant d’une façon très originale débutant dès la naissance de votre personnage et vous présentant plusieurs étapes de sa croissance, chacune correspondant à une phase de la création de votre personnage. Tout cela nous plonge immédiatement dans l’ambiance, et ce n’est encore que le début !

Oblivion j’écris ton nom…

Le moins que l’on puisse dire c’est que graphiquement, ce Fallout 3 est vraiment très joli. Si l’Abri 101 est déjà assez réussi, c’est au moment de franchir son seuil et de pénétrer dans les terres dévastées que la claque se fait sentir. S’il reprend le moteur d’Oblivion, Fallout 3 va tout même au-delà de son ainé en poussant encore plus loin la réussite graphique avec des environnements tout simplement magnifiques.

Par contre on sera un peu plus mitigé au niveau des PNJs et des personnages – s’ils restent graphiquement de bonne facture, le moteur d’Oblivion commence sur ce point à accuser son âge avec parfois un manque de variété dans les visages, mais surtout une animation très figée qui a mal évolué. Fallout 3 a aussi hérité d’Oblivion une vue à la 3ème personne tout simplement médiocre… qui sans être injouable comme celle de son cousin, est tout simplement irritante car le personnage donne l’impression de glisser sur le sol.

De même on regrettera toujours cette manie d’offrir les intérieurs et les extérieurs sur des cartes séparées…. Méthode usuelle du développeur, mais qui semble tout de même sortie d’un autre âge. Ceci dit on est ravi de voir que le côté monde virtuel est tout aussi poussé que dans le précédant titre de Bethesda – une grande interactivité et surtout, des PNJs vivants selon des emplois du temps complets. Le genre de détails qu’on aimerait voir dans tous les CRPGs et qui contribue énormément à l’immersion. Un autre aspect clairement hérité des Elder Scrolls est l’importance donnée à l’exploration. Fallout 3 propose un univers en 3D tout simplement énorme – et s’il n’atteint pas le gigantisme d’un Elder Scrolls, c’est au final pour le mieux car cela permet de créer un univers bien mieux « designé » et surtout bien plus personnalisé. Le wasteland est tout simplement un pur plaisir à explorer et on se met souvent à se balader au hasard simplement dans le but d’explorer (comme par exemple en apercevant une bâtisse au loin qui nous donne d’un coup l’envie d’aller voir ce que c’est).

De plus même si cet aspect est géré d’une manière radicalement différente de Fallout 1&2, les développeurs ont réussi a recréer dans un certain sens le côté « surprise » des précédents opus… à savoir qu’en se baladant on tombera souvent au hasard sur divers types de rencontres, tel un groupe de la Confrérie de l’Acier qui nous demande de passer notre chemin, un pauvre-hère à moitié mourant, une caravane de marchands, ou même un groupe de super mutants ne cherchant qu’à vous tuer ! Il y a aussi du fast travel, mais au contraire d’Oblivion on ne peut l’utiliser que pour les lieux qu’on a visité même si on possède déjà un marqueur pour le lieu en question. Ce point en tout cas est une grande réussite et parait être un apport de taille par rapport aux premiers opus. Mais si les premières impressions devant le titre pourraient clairement faire penser à une variation post-apocalyptique d’Oblivion, force est de constater qu’il n’en est rien et qu’au-delà de la surface, on se retrouve bien vite devant tout ce qui faisait le charme et la qualité de Fallout.

Le choix est à vous !

Car s’il y a bien un plan sur lequel Fallout 3 se démarque considérablement des précédents titres de Bethesda, c‘est au niveau des dialogues et des quêtes. Il faut bien le reconnaitre : qu’on aime ou pas les Elder Scrolls, les dialogues n’ont jamais été le point fort des jeux Bethesda et ils étaient assez souvent minimalistes, se résumant à quelques mots clefs sans aucune possibilité. Bref : tout le contraire d’un Fallout où les dialogues ont toujours eu une place essentielle. Mais là, c’est heureusement tout le contraire. Dans l’apparence cela ressemble assez à Oblivion avec le personnage figé en face, mais c’est dans la forme que ça change du tout au tout.

Pour tout dire, les dialogues sont totalement dans la lignée de Fallout 1&2 : à savoir des dialogues à base de phrases complètes… et qui offrent beaucoup de choix ! On peut agir comme le brave type de base, ou comme un bon gros salopard, on peut mentir, trahir sans soucis… bref tout ce qu’on peut attendre d’un Fallout digne de ce nom. Si au contraire des deux premiers épisodes l’intelligence n’influe pas sur les réponses de Dialogue, le reste le peut néanmoins. Ainsi il y a souvent la possibilité d’utiliser la compétence « Speech » (et attention, c’est un choix unique, en cas d’échec impossible de retenter sa chance !), mais on verra aussi régulièrement apparaître d’autres choix liés à diverses caractéristiques. Tous les personnages n’ont pas le même degré de dialogues, mais ceux-ci peuvent s’avérer long, voire complexe et surtout : ils sont de qualité !

Et bien sûr, le plus important est que tout cela influe grandement… sur la résolution des quêtes… un autre point très réussi du titre…. Et là encore très à l’image de ce qu’on pouvait trouver dans les précédents Fallout. Oblivion possédait d’excellentes quêtes, mais elles étaient toutes très directes, sans offrir de choix. Là, c’est tout le contraire – et presque toutes les quêtes offrent des choix dans leurs résolutions, souvent plus ou moins moraux. Il n’y a pas qu’une seule solution pour résoudre une quête, et on peut aussi bien trahir son employeur (ou le tuer), que le baratiner et lui faire croire qu’on a fini une quête qu’on n’a, en vérité, pas entamée. Cet aspect est d’autant plus réussi qu’il contribue à la rejouabilité du titre, vu qu’on peut clairement avancer dans Fallout 3 de diverses manières.

Un développement très S.P.E.C.I.A.L.

Pour ce qui est du développement du personnage, Bethesda s’est tout simplement contenté de reprendre le système S.P.E.C.I.A.L initié par Fallout 1&2. En d’autres mots, c’est un mélange de caractéristiques, d’expériences et de point à repartir à chaque niveau dans de multiples compétences qui pourront influencer le déroulement du jeu autant vis-à-vis du gameplay que des dialogues. Il y a certes de légères différences avec les opus précédants… mais c’est globalement la même chose : Les mêmes caractéristiques, de nombreuses compétences, et les perks à choisir à chaque niveau.

Les compétences ont clairement une grosse importance dans le jeu et il faut bien les gérer, surtout quand on veut hacker des ordinateurs ou crocheter des serrures où ça peut être impossible avec un niveau trop faible (ca implique aussi une forme de mini-jeu, mais bien moins irritante que ce qu’on pouvait trouver dans Oblivion par exemple). On retrouve aussi comme d’habitude diverses drogues et substances qu’on peut consommer pour augmenter temporairement ses caractéristiques. Sinon, le développement à base d’XP tiens autant en compte la résolution des quêtes, ou encore la réalisation de simples actions comme le hacking – que les adversaires tués combats .

Le V.A.T.S. en action

Mais l’aspect sans doute le plus controversé de Fallout 3 est son nouveau système de combat En effet, la vue FPS du titre offre quelque chose de bien éloigné du tour par tour présent dans les deux premiers opus. S’il est théoriquement possible de jouer à Fallout 3 comme à un FPS… il apparait néanmoins rapidement que par sa nature de jeu de rôle, le titre n’est pas du tout conçu dans ce sens. Pour être honnête, jouer en « FPS » n’est pas très gratifiant, ni très amusant tant le tout parait lent et imprécis. Mais c’est là que le V.A.T.S entre en action. Le V.A.T.S, c’est le tout nouveau système de combat de Fallout 3, qui s’inspire assez librement du système des deux premiers opus mais en tentant de le transposer dans un univers 3D en temps réel – et le jeu parait véritablement construit par et pour le V.A.T.S, tant certains combat sont véritablement impossible sans.

Et sincèrement : c’est un pur plaisir. Si on pouvait avoir peur que ce système ne soit un peu Gimmick « pour faire Fallout », on se rend vite compte qu’il s’agit au contraire d’un élément indispensable du combat, et qui plus est, très jouissif. Il permet ainsi d’offrir une visée plus précise sur les adversaires avec un pourcentage dépendant des caractéristiques et des compétences du personnage. Cela permet aussi d’enchainer plusieurs actions – voire même sur plusieurs cibles – selon le nombre de points d’action que l’on possède. C’est intéressant à gérer, et comme dans un Fallout classique il faut bien gérer ses points et ses compétences… mais surtout il existe une véritable richesse tactique qu’on ne soupçonnerait pas au premier abord, notamment quand il y a des multiples adversaires en face… et qu’on est dans une situation difficile. Rien de tel que de tirer dans le bras d’un ennemi pour le désarmer, puis enchainer sur un tir à la jambe du suivant pour le ralentir avant de mettre une bonne balle dans la tête du plus proche et l’achever ! D’ailleurs, il est bien plus gratifiant une fois à cours de point d’action d’éviter le combat en attendant que ça recharge plutôt que de tirer en temps réel, ne serait-ce que parce qu’en V.A.T.S, on dépense largement moins de munitions.

De plus, c’est aussi un peu un challenge en terme de difficulté… d’autant que le nombre de balles à tendance à rapidement baisser au début. Après, il est vrai que comme dans les premiers Fallout, plus on avance dans le jeu, plus les combats deviennent quasiment du « God Mode », mais cela reste globalement assez jouissif ! Bref sur ce plan, ce Fallout 3 est vraiment une grande réussite et apporte un véritable aspect « Fallout-esque » aux combats – chose que j’aurais cru difficilement exportable dans de la 3D en temps réel. Et le tout parait tellement novateur en soit, qu’il ne serait guère étonnant que d’autres titres s’en inspire à l’avenir.

Un tableau imparfait…

Malheureusement en dépit de ce charmant tableau, plusieurs points viennent entacher ce troisième épisode. Comme je le disais au dessus, les animations paraissent vraiment statiques à l’instar d’Oblivion, et s’il est vrai que cela a été quelque peu amélioré depuis, il faut bien admettre qu’après un Mass Effect on a un peu l’impression d’être revenu dix ans en arrière. Dans le même ordre d’idée… là encore à l’instar des précédents titres de Bethesda, les environnements souffrent par moment d’un côté un peu « générique » comme notamment les nombreuses rames de métro qui se ressemblent toutes.

En plus de ça, l’équilibrage de l’expérience est un peu raté…. soit il n’y a pas assez de niveaux, soit les quêtes et les ennemis rapportent bien trop d’expérience. Ainsi, on finit par avoir un perso au maximum de ses capacités bien trop vite, alors qu’il nous reste beaucoup d’explorations ou de quêtes à faire. De plus, si l’esprit Fallout est bel et bien respecté et qu’on y retrouve bien quelques moments cinglants et savoureux d’humour noir… globalement ça manque tout de même d’humour par rapport à Fallout 2, et l’univers parait plus sérieux et premier degré. S’il s’agit d’un parti pris assumé de Bethesda, désireux de se rapprocher du premier épisode – les amateurs du second épisode comme moi ne pourront que le regretter !

Mais le défaut majeur vient tout simplement de la quête principale ! Déjà elle n’est pas bien longue et ça ne m’étonnerait pas qu’en prenant un perso et en se focalisant uniquement sur la quête principale elle ne dure guère plus de quelques heures. Mais ça passerait encore si cette trame principale ne donnait pas le sentiment d’être totalement anecdotique. En fait, on a plus l’impression de suivre une longue et sympathique quête annexe que le centre du jeu. Et pire encore, on a l’impression que l’histoire se termine alors qu’elle vient à peine de démarrer… pour en plus donner le sentiment de n’avoir vécu qu’une vague redite de Fallout 2. Bref sans être mauvais… ce n’est ni très palpitant ni transcendant, et pour enfoncer le clou, la fin du jeu ne reprend même pas le schéma des deux premiers opus. C’est un peu dommage et c’est vraiment le gros point noir qui vient quelque peu gâcher cet excellent titre.

Au final, que dire sinon que malgré ses défauts, Fallout 3 reste un excellent titre et réussi aussi l’exploit de transposer à merveille l’univers et le gameplay des 2 premiers opus dans un univers 3D. Loin d’un « Oblivion with Guns » on y retrouve surtout un Fallout en 3D auquel on aurait presque envie de reprocher son classicisme, voire son trop plein de fidélité – on sent la volonté de ne pas décevoir, et Bethesda ne prend au final guère de risque avec la licence et se « contente » de nous proposer un très bon Fallout en 3D.
Mais quand on pense à toutes ces licences qui ont été gâchées ou ont perdu leur âme en passant à la 3D et/ou en changeant de développeurs, on n’a juste l’envie de dire : chapeau et merci Bethesda. Et on attend avec impatience le futur Fallout 4 – avec l’espoir, tout de même, d’une plus grande originalité.

+ Univers Fallout respecté
+ Graphiquement Réussi
+ Ambiance travaillée
+ Des dialogues vraiment interactifs
+ Les Quêtes et leurs nombreuses résolutions possibles
+ Le système SPECIAL
+ Le V.A.T.S.

– Ca manque d’humour
– Les animations parfois rigides
– Un côté parfois trop générique
– Un équilibrage de l’expérience a revoir
– La quête principale
– Pas très original dans l’absolu

Mass Effect 2

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Six mois se sont écoulés depuis les exactions commises par Saren et le moissonneur Sovereign. L’alliance pourchasse les Geths dans toute la galaxie. Toutefois l’humanité est à nouveau en péril. Le commandant Shepard rempile avec son équipe afin de découvrir pourquoi des colonies humaines disparaissent sans laisser de trace. Il mettra tout en œuvre pour réussir cette nouvelle mission, quitte à s’allier aux pires organisations et criminels.

 » Lancement d’une sonde ! « 

Après plusieurs mois d’attente, le commandant Shepard fait son comeback dans Mass Effect deuxième du nom. Le premier opus ayant été un succès sur Xbox 360 puis PC, Bioware a fait de sa franchise une trilogie dont voici le deuxième épisode. Je n’aborderai pas le scénario du jeu dans la mesure où les surprises abondent dès les premières minutes de l’aventure. Sachez simplement que Shepard doit à nouveau sauver la galaxie et pour cela il devra s’allier à Cerberus, sombre organisation pro-humaine. Une fois de plus, vous serez amené à visiter plusieurs systèmes solaires afin d’enquêter sur la disparition de plusieurs colonies humaines. Sachez enfin que, comme à son habitude, Bioware nous offre un scénario, aux multiples rebondissements, bien écrit, mature, et excellemment mis en scène.


Il faut bien avouer que dès le début de l’aventure, c’est la claque ! Les rebondissements et les révélations s’enchaînent. Visuellement le jeu nous en met plein les yeux et, même si les plus blasés d’entre vous diront que c’est du déjà vu, le design général et les environnements sont de toute beauté. La visite de la station Omega et de son bar ne me contredira pas. On remarque également que les expressions faciales ont gagné en richesse et en finesse. Les ombres ont perdu cet aspect grossier propre au premier épisode. Au premier abord, tout parait mieux et plus abouti.

Vous pourrez démarrer l’aventure avec le personnage vous jouiez dans le premier Mass Effect ou un nouveau personnage. Vous choisirez alors votre classe parmi plusieurs choix. Vous serez un soldat spécialiste des armes à feux, ou encore un biotique aux multiples pouvoirs, voire un mix des deux, à vous de choisir. Chacun y trouvera son compte. On se penche alors sur le gameplay et les menus… Et là ! C’est le drame…

 » Sonde déployée ! « 

« Mais où est ce foutu (en fait j’ai dit autre chose) inventaire !?! » fut l’une de mes premières expressions face aux menus du jeu. En fait il n’y en a plus. Vous pensiez faire la chasse à l’équipement dernier cri afin de modifier votre équipe. Eh bien, c’est fini. Mass Effect 2 s’est énormément affranchi de son aspect RPG. Certains vont apprécier, d’autres moins ; et votre serviteur en fait partie. Pour commencer et comme je l’ai dit plus haut, l’inventaire a disparu. Dans votre vaisseau, le Normandy, un ratelier à armes est à votre disposition afin de changer entre trois / quatre modèles d’armes de tous types : fusil d’assaut, fusil de sniper, pistolet, ou encore armement lourd (type lance-flammes ou lance roquettes). Ces armes vous les découvrirez au fil de vos pérégrinations dans la galaxie.

Concernant votre armure, vous n’en aurez qu’une. Toutefois vous pourrez acheter ou trouver des pièces permettant de la personnaliser (nouveau plastron, casque, jambières, épaulières, etc.). Vous pourrez également changer les coloris et rajouter des motifs. Tout ce qui concerne votre armure et vos vêtements sont accessibles via votre armoire dans votre cabine. Quant aux co-équipiers, on ne peut que changer leur arsenal. Leur tenue vestimentaire sera la même du début à la fin. Vous aurez bien accès à un coloris alternatif mais c’est tout. Certes, c’est un peu déstabilisant au début mais finalement on finit par s’y faire.


Autre nouveauté : la recherche. Durant vos premières aventures, il arrivait que vous trouviez des minéraux précieux. Ils ne servaient qu’à gagner de l’argent, qui lui-même vous permettait de gonfler votre inventaire ; mais vu que celui-ci s’est envolé… A présent, les minéraux vous permettront de lancer des recherches dans le laboratoire du Normandy. Ces recherches vous octroieront des améliorations d’armement, d’armure, ou encore de nouvelles capacités pour votre vaisseau. Là, vous allez me demander comment récupérer ces fameux minerais. Un p’tit tour en Mako, notre véhicule du premier opus, comme au bon vieux temps ? Que nenni. A présent on scanne des planètes, et croyez moi vous allez en scanner quelques une.

A chaque fois que vous allez aborder une nouvelle planète, vous pourrez la scanner à la recherche de quatre types de minéraux. Vous baladerez donc un curseur à la surface de la dite planète, tandis que vos yeux seront rivés sur un oscilloscope. Vos enceintes crachotent et bipent ! La courbe du scanner s’élève ! La manette des joueurs Xbox 360 vibre ! Pan ! Vous balancez une sonde et récupérez le précieux minerai. Amusant… Cinq minutes… Comptez entre dix et quinze sondes par planète, avec la voix de l’intelligence artificielle du vaisseau à chaque fois, qui vous dit… Je vous laisse lire les intertitres plutôt.


Le Mako et les virées dans les montagnes, c’est donc fini également. Une fois encore, certains apprécieront, d’autres moins. Etonnant qu’il n’y ait pas de véhicule pilotable, alors que le menu vous propose de configurer les touches pour. Un futur DLC peut-être (sûrement). A noter également que les raccourcis ont eux aussi disparu, sauf pour la carte. Le journal des quêtes et le codex ne sont plus accessibles que par le menu principal, choix bizarre mais bon… En bref, quelques nouveautés de gameplay intéressantes, ou pas, mais qui en ont remplacé d’autres, la cohabitation aurait sans doute été un meilleur compromis.

 » Sonde larguée ! « 

Sur le fond, le jeu n’a heureusement pas changé. Il se présente toujours sous la forme d’un TPS (Third Person Shooter ou jeu de tir à la troisième personne). L’action a pris une place prépondérante, les fusillades sont plus longues et les ennemis bien plus nombreux et coriaces. Le côté tactique a été également retouché. A présent, il faudra vous mettre souvent à couvert afin de vous protéger des tirs adverses mais également pour récupérer de la vie et recharger vos boucliers. Le médigel ne sert maintenant qu’à ressusciter l’un de vos compagnon tombé au combat. L’IA de ces derniers à d’ailleurs tendance à les envoyer à l’attaque en permanence, mais heureusement la pause tactique est toujours de la partie, vous permettant de donner quelques ordres simples. Comme l’a justement dit l’un de nos forumeurs : « Mass Effect était un RPG action, Mass Effect 2 est un action RPG. »

En effet, Bioware a beaucoup misé sur une bonne dose d’action, entrecoupée par des dialogues souvent percutants et qui font mouche, et la recette marche plutôt bien. Ces derniers vous permettront, à nouveau, de préférer la voie de la conciliation ou du pragmatisme dans vos réponses. D’ailleurs certaines actions contextuelles vous donneront l’opportunité d’un petit QTE (Quick Time Event) en fonction de votre karma. Ainsi face à un traître, vous pourrez empêchez, d’un clic, l’un de vos équipiers de l’abattre, ou le laissez faire, voire le descendrez à sa place. La mise en scène des dialogues et des différentes cut-scenes est vraiment maîtrisée par Bioware, et apporte beaucoup à l’expérience Mass Effect 2. A l’image de Mass Effect, les quêtes sont intéressantes et nombreuses. Elles vous feront voyager à travers de nombreux systèmes solaires (où vous pourrez scanner plein de planètes). Ceux qui auront participé au premier opus, rencontreront de nombreuses vieilles connaissances ; cela renforce admirablement la cohérence de l’univers et le plaisir de jeu.


Techniquement, le jeu est vraiment magnifique. Chaque planète possède son environnement propre, ainsi que ses autochtones. L’ambiance visuelle est dans le ton et on en prend plein les mirettes. Qui plus est, Mass Effect 2, en plus d’être plus beau que son ainé, se paye le luxe d’être moins gourmand en ressources. Cette excellente ambiance est renforcée par une bande son en adéquation avec chaque univers et chaque action. Une fois encore, le doublage est excellent, à quelques exceptions près, et on retrouve avec plaisir les doubleurs du premier épisode.

Toutefois quelques bugs viennent entacher le tableau. En effet, il n’est hélas pas rare de voir, durant un dialogue, son interlocuteur disparaître ou clignoter ; ou encore certaines de leurs animations sauter une étape. Quelques bugs de collisions également, qui font que vous vous retrouvez coincé dans le décor (merci l’autosave). Quelques crashs et retours bureau sont également présents. Rien de très méchant, mais on espère qu’un futur patch viendra corriger tout ça.


Malgré quelques défauts et l’occultation de son côté RPG, Mass Effect 2 est un très bon jeu. Mass Effect avait introduit un nouveau héros dans notre univers vidéo ludique et un nouveau standard en terme d’aventure spatiale. Mass Effect 2 confirme cet état de fait. Suivre les aventures de Shepard et son équipe est un vrai plaisir et on lui pardonne aisément ses quelques travers.

Explorer de nouveaux mondes, en apprendre plus sur ses équipiers ou ses ennemis d’aujourd’hui et d’hier, tout concourt à nous faire vivre une aventure longue et épique. Mass Effect 2 est, sans doute, le space opéra vidéo ludique le plus abouti qu’on ait vu depuis longtemps. Vivement la suite !

+ Visuellement superbe !
+ Séquences d’action plus dynamiques que dans le 1.
+ Scénario prenant.
+ Un excellent space opera. + Durée de vie conséquente.

Note RPG 4 sur 5
Note testeur 08 sur 10

– Aspect RPG en demi-teinte.
– Plus de gestion de l’inventaire des compagnons.
– Fiche de personnage minimaliste.
– Trop dirigiste parfois.

Fallout 3

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2077, Les Etats-Unis sont en cendres et l’hiver nucéaire a remplacé toute autre forme de climat. Les champignons nucléaires ont obscurci le ciel. La guerre contre la Chine s’est terminée en holocauste. 2277, vous venez au monde et grandissez dans le vault 101, un abri anti-nucléaire, au côté de votre père. Ce dernier vous procure éducation et sécurité pendant 19 ans puis décide… de partir, de quitter le vault. Plus par obligation que par courage vous vous lancez, à votre tour, à la découverte des « terres désolées »…

Voilà donc le pitch de départ de ce FALLOUT 3 attendu comme le messie depuis bientôt 10 ans par de nombreux fans. Bethesda succède donc à Black Isle Studio et nous offre un jeu, non pas dans la lignée des opus précédents, mais plutôt dans celle du dernier Elder Scroll: Oblivion. Certes ce point est une déception pour les irréductibles fans, toutefois nous allons voir que le jeu est loin d’en être une.

Naissance d’une légende

L’aventure démarre donc en 2277, vous assistez à votre naissance et entamez donc la personnalisation de votre personnage (nom, sexe, apparence, attributs, etc…). Le didacticiel se déroule donc dans le vault 101, où vous vivrez les 19 premières années de votre vie, jusqu’au départ de votre père. Cette partie du jeu est très bien faite et est assez amusante, toutefois si vous comptez créer plusieurs personnage, elle est assez rébarbative à la longue… un peu comme l’était l’évasion de la prison dans Oblivion.


Une fois sorti du vault, et passé l’éblouissement du soleil, on découvre un monde ravagé à perte de vue. Les routes et les villages en ruines parcourus de carcasses de véhicules, de cratères et d’imondices radioactifs, seront votre nouvelle aire de jeu. A ce titre, le soft de Bethesda dégage une ambiance post-apocalyptique formidable, l’univers rappelle fortement celui vu dans Mad Max. Certes certaines textures semblent répétitives mais le design de l’ensemble est vraiment immersif. Graphiquement le jeu n’a rien a envié aux jeux du moment, certes ce n’est pas du Crysis, mais c’est plus qu’acceptable.

Comme dans Oblivion (eh oui encore lui), le jeu est jouable à la première et à la troisième personne, mais ici la vue à la troisième personne est fonctionnelle car elle permets de viser et d’interagir correctement avec les éléments du décor, ce qui n’était pas le cas dans Oblivion.

V.A.T.S. et rétro !

Le système de combat de Fallout 1 et 2, au tour par tour, a laissé la place à un FPS. Certes ça n’a pas la nervosité des FPS classiques mais cela reste agréable, de plus un nouveau principe de visé voit le jour: le VATS.

Le VATS c’est quoi? Votre personnage possède des PA (points d’action) qui lui permettent de mettre le jeu en pause face à un adversaire et de viser différentes parties du corps. En fonction de votre aptitude à utiliser l’arme détenue ou de la distance et / ou de la couverture de l’ennemi, vous avez un pourcentage de chance de mettre au but.

Une fois vos PA dépensés et vos choix fait, votre personnage allumera sa cible dans un ralenti « motion bluré » du meilleur effet. Bethesda a d’ailleurs conservé le côté gore des premiers Fallout, car il n’est pas rare de voir exploser la tête de votre adversaire ou de voir certains de ses membres arrachés dans une gerbe de sang, rendant les combats assez jouissif.

Bien que les combats soient très bien traité, Fallout 3 reste avant tout un RPG, l’évolution du personnage tient donc un rôle majeur dans le jeu. Tout d’abord les points d’attribut S.P.E.C.I.A.L existent toujours, à vous de choisir si votre personnage sera plus fort, plus intelligent ou plus agile. De plus Bethesda ne nous a heureusement pas ressorti le système d’apprentissage d’Oblivion qui ne faisait évoluer que les caractéristiques utilisées.

Ici vous gagnez de l’expérience en combattant, accomplissant des quêtes, en découvrant de nouveaux lieux et en réussissant des mini-jeux (crochetage de serrures, piratage d’ordinateur). Une fois le niveau supérieur atteint vous distribuez vos points acquis dans les caractéristiques que vous voulez. De plus à chaque nouveau niveau vous pouvez également acquérir un talent augmentant vos caractéristiques dans un domaine (scientifique, sniper, voleur, etc…). En bref l’on peut exactement se forger l’avatar que l’on souhaite.

L’inventaire et les différents journaux sont quant à eux disponible via le PIP-BOY 3000 fixé sur votre bras gauche. On voit tout de suite que le jeu est multi-plateforme car l’affichage est assez étriqué pour des joueurs PC, toutefois on s’y habitue assez facilement à la longue. Des filtres composent également l’inventaire ce qui est très pratique vu le nombre conséquent d’objets à ramasser. Bien entendu vous êtes limité en poids donc des choix seront à faire.


Votre matériel peut être réparer par vos soins (si vous êtes compétent) ou via des marchands, car il se dégrade au fur et à mesure. En achetant ou en découvrant des plans, vous aurez également la possibilité de fabriquer vos propres armes avec les moyens du bord et un établi adéquat. Bien sûr votre personnage est également personnalisable sur un plan vestimentaire grâce aux nombreuses tenues et armures disponibles.

L’exploration a bien entendu la place prédominante dans Fallout 3, les « terres désolées » et Washington D.C en ruine sont un plaisir à explorer. De nombreux lieux sont à découvrir et la carte sur laquelle on évolue est immense (deux tiers de celle d’Oblivion à peu près).

Toutefois on peut regretter les nombreux passages obligés dans le métro de Washington car ils manquent un peu d’intêret et sont assez rébarbatif; mais comme dans Oblivion (encore), une fois un lieu découvert, on peut s’y téléporter directement via la carte. On peut regretter toutefois et pour rester dans le ton Mad Max, qu’aucuns véhicules pilotables ne soit disponibles, en tous cas au bout de plus de vingt heures de jeu, je n’en ai pas trouvé. Le cycle jour / nuit est géré par le jeu, par contre je regrette le manque de climat, des rafales de vents de temps en temps mais jamais de pluie ou d’orage, dommage…

La recherche de votre père constitue donc la trame scénaristique principale, mais rien ne vous oblige à la suivre. De nombreuses quêtes annexes sont disponibles et vous obligent bien souvent à faire des choix. Ces choix influeront sur votre karma, en bref vous êtes gentil ou méchant. Pour l’heure le jeu vous pousse à être gentil ce qui est parfois désagréable, car en étant méchant de nombreuses quêtes deviennent inaccessibles (les gens refusant de vous parler). Certains choix auront des conséquences sur le long terme, comme faire exploser une bombe nucléaire dans un village par exemple, mais hélas ces choix sont peu nombreux.

Les dialogues avec les pnj sont, dans l’ensemble, intéressant. Bethesda a conservé le côté cru des opus précédents, même si on aurait voulu qu’il aille encore plus loin dans le politiquement incorrect. Ca manque de sexe, de drogue et de jurons, en bref ce n’est pas aussi « rock’n’roll » que prévu. A ce titre le doublage français est de très bonne qualité dans l’ensemble.

En plus c’est beau …

Techniquement le jeu est très bon. Comme je l’ai dit plus haut, les graphismes sont de toute beauté et collent bien avec le thème du jeu. Les nombreux environnements sont plaisant à parcourir et la distance d’affichage est plus qu’honnête, évitant les soucis de clipping inhérent à ce genre de jeu. Sur la configuration de test, le jeu tourne à 40 fps en moyenne, en 1680×1050, toutes options au maximum et le V-sync activé. Les chargements sont très court et une fois dans le jeu, le streaming est presque indécelable. Le jeu est donc très bien optimisé.


Côté son, les voix sont correctement doublées, sans doute par le même studio qui avait travaillé sur Oblivion (certaines voix sont reconnaissables). Les musiques sont dans le ton, bien que discrètes; aucun thème récurrent ne s’en dégage mais elles ne sont pas soulantes et c’est déjà ça. A noter que vous pouvez les remplacer à votre guise via le dossier DATA dans le répertoire d’installation (comme Oblivion).

Côté maniabilité c’est du tout bon, les commandes sont intuitives et le personnage répond bien. Seul l’interface du PIP-BOY 3000 pourra en rebuter certain, l’influence du développement sur consoles next-gen se ressent beaucoup à ce niveau là. Enfin les animations, bien que pas mauvaises, sont perfectibles car elles manquent de fluidité.

Fallout est mort, vive Fallout 3 !

En conclusion, Fallout 3 est un excellent jeu, certes les puristes des opus précédents crieront au scandale mais cela n’enlève rien aux qualités du soft de Bethesda. J’ai comparé ce jeu à Oblivion à de nombreuses reprises car les similitudes le sont également. Certains pourrait lui reproché d’être un vague mod pour le dernier né de la saga Elder Scroll, mais il n’en est rien; Bethesda a corrigé de nombreux défauts et c’est tant mieux. A l’heure actuelle, c’est mon jeu du moment et j’ai beaucoup de mal à m’en défaire ce qui est la marque des grands jeux.

Toutefois si vous avez été totalement réfractaire à Oblivion, Fallout 3 n’est pas pour vous, au moins vous êtes prévenu et ne pourrez pas dire comme cette chère Nova: « Encore aurait-il fallout que je le suce… »

+ Un univers vaste et riche.
+ Durée de vie correcte
+ Le bonheur de retrouver l’univers Fallout

Note RPG 4 sur 5
Note testeur 08 sur 10

– Moteur Gamebryo vieillissant et instable
– Trop typé mod
– Manque la patte Black Isles

La vision d’Etienne Navarre :
Ce qui est bien avec Fallout 3, c’est qu’il déchaîne toujours autant les passions. Il y a ceux (comme moi) qui ont adoré leur(s) voyage(s) à Washington DC et ceux qui, espérant rejouer aux premiers jeux de la série, ont trébuché et n’ont pas cicatrisé. Pour eux, c’est dommage, pour les autres, c’est du tout bon. C’est con dit comme ça, mais c’est vrai. Car au final, Fallout 3 cristallise à merveille le paradoxe du joueur qui veut des nouveautés qui ne changent pas, des expériences renouvelées exactement comme avant. L’atmosphère qui se dégage du jeu contribue très largement à son succès car son gameplay parfois approximatif et mollasson dans les combats ne joue pas pour lui.

Quant aux dialogues, certains valent le détour mais dans l’ensemble, on a déjà vu mieux. Si ces défauts sont bien réels et parfois gênants, le développement de personnage est grisant, l’exploration du monde excitante et les rencontres insolites. L’immersion est totale et j’ai pris un pied de dingue à me prendre pour un mercenaire arpentant avec fougue des terres dévastées riches et passionnantes. Ce qui m’a le plus marqué, c’est cette musique rétro couplée à des paysages magnifiques qui en font parfois un tableau vivant somptueux.
Fallout 3 un excellent jeu car ces imperfections donnent au titre une identité forte et un cachet de dingue. Et si on ajoute à cela des mods cultes et indispensables rendant l’expérience tantôt hardcore, tantôt tétanisante, on tient là un excellent jeu. Pas le meilleur RPG, c’est sûr, mais un excellent jeu.
09/10

La vision de Killpower :
A la sortie de Fallout 3, on a salué le travail de Bethesda qui avait enfin donné un descendant à un mythe. Sauf que malheureusement, le géant américain s’est arrêté au côté tape à l’oeil du jeu. A cause d’un VAST bancal, on se complaira dans le mode temps réel avec une mise en avant des explosions de tête. Out l’intérêt des caractéristiques qui passent au second rang, et out la profondeur de dialogues vertigineuse selon votre intelligence. Fallout 3 se pose dans un sérieux tout à fait ridicule et aseptisé. Mais comprenez bien : coutant un bras, Fallout 3 ne pouvait pas proposer de l’exubérance, mais devait se vendre au plus grand nombre.

Lorsque j’ai commencé à jouer à Fallout 3, j’ai plus eu l’impression de jouer à un mod d’Oblivion que de retrouver l’humour noir du second. Bah oui, tout y est pensé à l’identique. J’ai perdu cette 2D isométrique pour un format FPS tape à l’œil. Les plus jeunes ou les plus casuals apprécieront, mais pour les vieux (cons comme moi) ils crieront au scandale. Faisant le parallèle avec Gothic et Arcania son descendant arcade, pour moi, on se retrouve dans le même cas de figure. Si vous aimez les RPG avec combat temps réel, bourré d’actions et de superbes graphismes, alors vous aimerez probablement Fallout 3. Mais pour les hardcore gamers, faites comme moi, repassez à Fallout 2 et pensez bien que le graphisme ne fait pas tout dans un RPG.
06/10

Rise of the Argonauts

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Miam, enfin un jeu sur la mythologie grecque ! Cela manquait au palmarès des jeux vidéo et pour une fois qu’on en a un, on se presse d’aller le tester. Après une installation rapide et une configuration minimaliste (impossible de rentrer dans les détails), Rise of the Argonauts débute par une cinématique où le roi Jason de Lolcos et sa fiancée Alcème se font attaquer par des Langues noires lors de la cérémonie d’union. Pris de rage envers les dieux, Jason décide de trouver un moyen pour faire revivre Alcème pour pouvoir se marier. Connaissant le mythe de la Toison d’or, il part en aventure avec son fidèle compagnon Hercule à bord de l’Argos.

Pour connaître l’emplacement de cette fameuse Toison, Jason devra trouver l’Oracle Médée. D’autres aventuriers prendront part à l’aventure au fur et à mesure des quêtes et des visites et deviendront des Argonautes. Dans le jeu, et pour chaque aventure, vous pourrez choisir 2 compagnons, chacun ayant des compétences particulières.

Par ailleurs, Jason sera aidé également par 4 dieux, ayant eu pitié de lui, dieux que l’on retrouve dans le système d’arbre de compétences pour augmenter les pouvoirs des armes et de Jason lui même. Vous pourrez retrouver Athena, Appolon, Arès et Hermès, qui gardera le corps d’Alcème jusqu’au retour de Jason.


Magré une aventure palpitante, un scénario sympathique, on s’aperçoit rapidement que l’histoire n’a rien à voir avec la Mythologie elle-même et que les développeurs sont partis sur autre chose. Malgré tout, cela reste plaisant tout le long de cette, euh… nouvelle histoire. A notre époque, on pouvait également s’attendre à des graphismes plus soignés, surtout avec le moteur d’Unreal Engine III. Même si dans l’ensemble c’est assez beau, beaucoup de bugs graphiques sont à déplorer.


Niveau IA, on voit de suite que le jeu a été réalisé en priorité pour les consoles et plutôt que de faire des ennemis intelligents, bien qu’ils soient capables de s’enfuir dans certaines situations, on retrouve de l’action pure et dure dans les combats. Ceux-ci sont d’ailleurs très bien faits et donnent une belle impression générale. Tout cela accompagné d’une très bonne musique, couvrant bien les scènes du jeu, on peut dire que celle-ci nous rappelle celles du film 300.

Au final et malgré une critique de la presse assez dure, je me suis bien amusé avec Rise of the Argonauts et j’ai pris du plaisir à parcourir les différentes îles de l’aventure. Bon ok, cela reste moyen finalement, avec des graphismes à la ramasse et de nombreux bugs d’affichage et parfois même des plantages. Mon point noir aura été le boss final que je n’ai pas réussi à battre, car sur un clavier PC ce n’était pas évident. Une fois de plus, la console était de rigueur pour un jeu PC…

+ Un jeu sur la mythologie
+ Scénario prenant
+ Gameplay non répétitif
+ Bande son en adéquation

Note RPG 2 sur 5
Note testeur 04 sur 10

– Nombreux Bugs
– Boss final excessivement dur par rapport au reste sur PC
– Mythologie non respectée

Fallout 3 : Opération Anchorage

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Il y a trois mois, sortait Fallout 3, sans doute l’un des meilleurs jeux de 2008, de part son ambiance post-apocalyptique et ses nombreuses quêtes intéressantes. Bien que les fans de la première heure de la série furent déçus par le style choisi par Bethesda, le jeu a rencontré un franc succès auprès des joueurs. Bethesda avait annoncé, en décembre, la sortie de trois DLC, respectivement en janvier, en février et enfin en mars. Le premier, Opération Anchorage est celui qui nous intéresse aujourd’hui. Ce DLC, ou mod, est accessible via le Windows Live au prix de 12 € et c’est bien là qu’est le problème, mais nous y reviendrons plus tard. A savoir également que l’installation requiert le patch 1.1.0.35.

Dans le test de Fallout 3, je le comparais souvent à Oblivion, et les similitudes continuent aujourd’hui par le biais de Bethesda avec la sortie de DLC (downloadable content) comme ce fut le cas à l’époque du dernier opus de la série Elder Scroll, pour le meilleur… et pour le pire.

En avant soldat !

Suite à la réception d’un message radio, de détresse, envoyé par les dissidents de la confrérie de l’acier, vous vous rendez dans les ruines de Washington. Vous y rencontrerez les dissidents aux prises avec quelques super mutants. Ces derniers éliminés, les dissidents vous invitent à rencontrer leur chef afin que vous participiez à une simulation de guerre, prenant place durant le conflit Sino-américain. Cette simulation est censée vous permettre d’ouvrir la porte d’une réserve d’équipements, grâce aux informations récupérées par votre Pip-Boy durant vos combats virtuels. Certes l’entame de scénario est « capillo-tracté », mais admettons…


S’en suivront donc trois quêtes dans la peau d’un G.I américain durant la campagne d’Anchorage en Alaska ; ce qui vous permettra de détruire un centre d’artillerie chinoise et son Q.G. On est frappé de prime abord par la qualité des décors. Les montagnes enneigées et les grottes glacées sont bien restituées, et l’ambiance générale est de bon ton, même si elle tranche radicalement avec les terres désolées auxquelles nous sommes habitués. Certes on est loin d’atteindre les qualités d’un Lost Planet côté environnement, mais l’aventure s’annonce bien. La première quête se déroule sans trop de problème, puis vient le drame…

La zone suivante est plus ouverte, mais les développeurs nous ont pondu des barrières holographiques partout; résultat on est cantonné dans des couloirs et on se retrouve avec un bête FPS, ce qui est la partie du jeu original la plus mauvaise, soit dit en passant, et ce que ne dément pas Todd Howard, producteur éxécutif sur Fallout 3. Autre mauvaise surprise, étant dans une simulation virtuelle, les ennemis, une fois mort, se désintègrent et ne laissent rien. Impossible de récupérer de l’équipement, autre que celui laissé à certains points par les développeurs. Une fois de plus, la frustration prime. Il en va de même pour les munitions et les soins disséminés dans les niveaux et récupérables via des distributeurs fixes. Rageant, d’autant que les soldats chinois tirent juste et sont assez résistants ; sans doute un moyen artificiel d’augmenter la durée de vie, même si c’est loin d’être insurmontable. Justement, concernant la durée de vie, comptez trois heures, en prenant votre temps, pour en voir le bout. Ce qui fait un compte de 4 € de l’heure, certes dans la moyenne des jeux actuels, mais reste très (trop) excessif.


Les quêtes proposées sont donc extrêmement dirigistes et pas spécialement intéressantes. On se contente d’avancer et de tirer. On est très loin de la simulation de Tranquillity lane implémentée dans le jeu original, qui était sadique et drôle, et demandait un minimum de réflexion. Toutefois pensez à fouiller les niveaux à la recherche de valises de documents ennemis, si vous les trouvez toutes, vous obtiendrez un nouveau perk et ça c’est super, bien… nan je déconne.

Les gars de l’équipement sont morts

Côté nouveautés, on peu s’estimer lésé. Certes on obtient un nouvel environnement, mais une fois la simulation bouclée, impossible de la refaire. Durant les quêtes, on a un nouvel équipement mais celui-ci n’est plus disponible après, sauf un nouveau Fusil, le Gauss, bien connu des amateurs de FPS. Vous recevrez également une armure T_51b retexturée version arctique. Autre récompense, et c’est bien la plus intéressante, vous obtiendrez une nouvelle armure : celle des Dragons Ecarlates. Ces nouveaux adversaires, que vous croiserez rapidement durant les quêtes, sont des sortes de ninjas pouvant se rendre invisibles.

Le design de l’armure rappelle énormément le ninja cybernétique de la série Metal Gear, et il faut bien avouer qu’elle a de la classe, surtout accompagné de son sabre chinois électrique (offert également). Elle vous permettra de vous rendre invisible, comme avec le stealth boy, chaque fois que vous vous accroupirez ; autant dire que cela facilite grandement le jeu de base.

Afin de ne pas vous enlever le plaisir de la découverte, je ne vais pas trop rentrer dans les détails, mais ce premier DLC livré par Bethesda laisse un goût amer et provoque une certaine douleur au niveau du fondement. Donc récapitulons, pour 12 €, vous obtenez :

– 3 heures de jeu pas inintéressantes, mais loin d’être excellentes,
– 2 nouvelles armes: un fusil Gauss, c’est sympa mais sans plus, et une épée électrique spécial barbecue,
– 2 nouvelles armures, dont une, simplement retexturée pour l’occasion, et l’autre qui est pas mal.


Il y a donc vraiment de quoi être déçu, surtout à ce tarif là. La moitié aurait été plus raisonnable et aurait presque pu valoir le coup, mais là, c’est raté. Pour ce prix là, vous avez meilleur temps d’investir dans le balai magique vendu par Pierre Bellemare au Télé-Achat, ou les convertir en capsules pour passer une heure avec Nova.

Pour les fans invétérés et riches éventuellement, quant aux autres, préférez la sortie de la version GOTY (Game Of The Year) qui sortira sans doute en fin d’année, et qui devrait contenir tous les DLC ou Add-on. Le mois prochain, Bethesda devrait sortir le deuxième DLC intitulé « The Pitt« , qui devrait vous permettre de visiter la ville de Pittsburg, accompagné par la Confrérie de l’acier. Au mois de mars, le dernier DLC prévu se nommera « Broken Steel » et vous permettra d’amener votre personnage au level 30 et de continuer l’aventure après la fin de la quête principale. Espérons que les tarifs seront revus à la baisse ou qu’au moins le contenu soit amélioré par rapport à « Opération Anchorage« .

+ Bonne ambiance.
+ Permet un rappel sur l’histoire de l’univers fallout.

Note RPG 4 sur 5
Note testeur 04 sur 10

– Trop court.
– De l’action, rien que de l’action !
– Aspect RPG quasi-inéxistant.
– Techniquement moyen à l’image du titre principal.