| Studio : Creative Storm Entertainment Genre : RPG dans l’espace Langues disponibles : Interface en français Plateforme : PC – distribution via Steam Démo disponible : Oui Sortie en accès anticipé prévue : 17 juillet 2025 |


Sector Unknown est un RPG avec une forte part laissée à la narration, se déroulant dans un univers de science-fiction. Selon Steam : « Chaque décision et chaque nuance dans le développement des personnages ont des conséquences tangibles. En plus du combat, le jeu met également l’accent sur des stratégies de progression alternatives, invitant les joueurs à utiliser les capacités uniques de leurs personnages pour naviguer de manière créative et diplomatique à travers le récit. »
Ici, nous jouons la version démo qui est aussi le prologue du jeu qui sera bientôt disponible.


« JE ME SUIS FAIT COFFRER… »
Sector Unknown commence en tant que prisonnier à bord d’un vaisseau de transport. Rapidement, à l’issue de deux combats, un avec un prisonnier cannibale et un autre avec un garde un peu stupide, on fera la connaissance de l’Intelligence Artificielle (IA, vous avez dit lA ?) qui vous proposera un marché : vous échapper dans une capsule de sauvetage en échange de son sauvetage.
Pourquoi pas…
Vient ensuite le moment du crash du vaisseau en catastrophe sur la planète Maku, un monde abandonné et désertique. Et accessoirement, le théâtre d’opérations d’anciens détenus comme notre protagoniste ou employé Star Frontier, la puissante compagnie de commerce et de minage qui vous avait autrefois emprisonné.
La démo nous amènera à fouiller une ancienne base minière qui va devenir la nôtre. Il va falloir la remettre en service, amadouer une autre I.A. sur place qui étrangement ne veut que notre « bien » … Il va falloir traiter avec des pirates locaux, aller fouiller les sites d’anciennes épaves, se battre contre tout un tas de créatures…


Enfin, notre IA de départ va nous demander un « corps » avant de nous embarquer (ou pas…) dans une vendetta contre Star Frontier qui a établi un règne tyrannique de terreur et de destruction. Pour cela, il va falloir dans la version finale du titre, tenter de réunir les diverses planètes sous-développées du secteur, par la force ou la diplomatie, et renverser leur règne oppressif une bonne fois pour toutes.
Pour conclure sur la présentation, toujours dixit Steam :
« Dans Sector Unknown, chaque choix que vous faites façonne votre parcours. Au fur et à mesure que vous traversez le secteur nul, vos interactions avec les personnages et les factions sur chaque planète influenceront de manière unique le récit. Vos décisions déterminent non seulement l’issue de chaque arc narratif planétaire mais aussi le destin de tout le secteur. Que ce soit en forgeant des alliances ou en prenant des choix moraux difficiles, votre chemin vous appartient à définir. Que ce soit par la diplomatie, la stratégie ou le combat, votre histoire se déroulera d’une manière qui reflète votre style de jeu personnel et vos décisions, aboutissant à une expérience de jeu vraiment sur mesure où vous êtes l’architecte de votre destin. »


« …DANS UNE VERSION DU JEU BRUT DE DECOFFRAGE »
Et c’est peu de le dire… MAIS… en prenant le parti de fournir mon avis si vous me le permettez, je me suis régalé comme un enfant à noël devant un I5 et une 4060 GTX. Bon ok pas tous les enfants, mais moi ça m’aurait bien plu. A Noël. Il y a 35 ans…
Alors bon, c’est une démo… avant un accès anticipé. Et il faut le prendre comme tel. Ceci dit, le jeu est déjà dans un état avancé et fonctionnel qui fait plaisir.
Mais oui, tout est encore en manque de polissage. Par exemple, j’ai créé, parce que pourquoi pas, un avatar féminin, cheveux longs et noirs, avec comme archétype une prisonnière pour incitation à la révolte avec un modèle orienté vers la persuasion et les dégâts à distance. Bon… j’ai eu un gars chauve, plus corps à corps et dépendant de la colère.


RESET
Le jeu est plutôt joli, même si je mets un petit bémol sur la caméra, que je trouve trop proche à mon goût. Le « zoom arrière » n’en est pas vraiment un, il s’agit plutôt d’une simple rotation de l’axe, ce qui peut dérouter. L’ambiance sonore, quant à elle, est quasi inexistante, ce qui est un peu dommage, car on devrait davantage ressentir le côté désertique et solitaire de l’aventure. La traduction (merci à l’IA ?) est correcte et a le mérite d’exister, mais elle reste imparfaite : on tombe parfois sur des mots non traduits ou sur quelques absurdités.
Concernant les combats, c’est du tour par tour classique… mais uniquement du point de vue de notre personnage. L’IA qui nous accompagne sous forme de robot (que j’ai spécialisé en tank) agit de manière autonome dès que j’ai dépensé tous mes Points d’Action. Même chose pour le pirate que j’ai recruté plus tard. En résumé, je joue mon tour, j’utilise mes P.A., puis c’est au tour de mes alliés, puis à celui des ennemis — en automatique — jusqu’à ce que mort s’ensuive. Déroutant au début, mais on finit par s’y faire.
Là où le jeu me bluffe, c’est dans la diversité des builds et le potentiel de rejouabilité. À la création, mon personnage doit investir des points dans des talents et des compétences : force, sagesse, vitalité… mais aussi crochetage, ingénierie, chimie, etc. Pour l’instant, les prérequis pour chaque action sont beaucoup trop élevés. Je disposais de 25 points au départ, j’en ai mis 10 en crochetage/larcin, et pourtant la moindre caisse ou le plus petit cadenas exige 15 points !


Certes, ça pousse à la spécialisation et promet une excellente rejouabilité, mais les seuils sont franchement abusés, car il faut aussi investir en piratage, puisque le jeu déborde d’ordinateurs, et en perception pour déclencher des solutions créatives, comme des pièges ou le déversement de toxines dans la salle où roupille le boss, etc.
J’ai également rencontré pas mal de bugs, surtout des problèmes de logicité. Exemple : je suis full vie avant d’entrer dans un complexe. Après le chargement, je me retrouve à 70 %… mystère. Même chose pour mon IA-robot tank, subitement affligé d’un débuff d’acide sans raison.
Il n’y a ni armure ni emplacements pour l’équipement, seulement des armes. Les seringues censées rendre 20 % de santé fonctionnent parfois, et les bonus permanents des « audio-books » (+1 en perception après lecture, par exemple) ne se déclenchent pas encore.
Je comprends que l’ambiance soit celle de « tolards sur une planète-poubelle à la Pitch Black ». Mais, faut-il vraiment que chaque ligne de dialogue contienne un « PUT**N » ? Je ne suis pas prude, mais quand ça devient automatique, ça dessert plus que ça ne sert l’immersion. Cela dit, l’univers est intéressant et les dialogues pourraient gagner en subtilité.


BILAN
Sector Unknown a un vrai potentiel. La base est là : narration à choix, ambiance de science-fiction, combats efficaces, et un système de progression qui donne envie de recommencer avec d’autres builds. Mais pour passer de « démo prometteuse » à « RPG marquant », plusieurs ajustements seront nécessaires. Tout d’abord, il est essentiel de corriger les bugs les plus gênants qui nuisent à la cohérence et au confort de jeu. Ensuite, un rééquilibrage des compétences et des prérequis est indispensable pour éviter de frustrer inutilement les joueurs qui, dès la création de leur personnage, se retrouvent bloqués.
L’ambiance sonore, quasi absente pour l’instant, mériterait également d’être étoffée afin de mieux servir l’immersion dans cet univers désertique. Enfin, l’écriture gagnerait à être affinée : si le ton rude colle à l’univers, la vulgarité systématique finit par nuire à l’ensemble. Malgré cela, pour une version en accès anticipé, le tableau reste encourageant — à condition que le studio garde le cap et poursuive ses efforts de finition. Comme disait un vieux robot désabusé dans le jeu : « Dans l’espace, personne ne vous entend hurler… surtout quand t’as précommandé, et qu’il est trop tard pour demander un remboursement. »


Merci Dafalgan pour cet aperçu. En espérant que le jeu complet saura tenir les promesses de la démo.