Présenté dans nos colonnes en juillet 2025, le trailer de The Knight of The Kingdom m’avait fait forte impression. C’est donc lorsque j’ai appris que la démo avait été enrichie en mars dernier, que je me suis intéressé à la démo. Il est temps de vous faire un retour d’expérience de ce futur RPG.
Lorsque j’ai testé la démo, visuellement, je me suis retrouvé face à Aron’s Adventure avec son style low poly et sa vue à la troisième personne. Je pourrais vous citer Gedonia ou le très récent Raidborn, mais il me semble que l’esprit du titre est plus proche de ce premier.
Cette démo d’août 2025 vous permet de découvrir les systèmes du jeu, même si les interfaces et les menus ne sont pas encore finalisés. C’est en fait une balade sur un terrain balisé, avec quelques bâtiments tout au long du parcours (taverne, tour de garde, habitation), pour finir par un boss final sur une petite île boisée. A la mort de ce dernier, vous voici arrivé sur le port d’un château qui est entouré par un monde ouvert.
Les monologues vous indiquent votre mission, qui se situe de toute façon à proximité. Dans tous les cas, s’il s’agit d’un monde ouvert dont vous ne profiterez pas car vous êtes bloqué par des murs invisibles si vous vous écartez du chemin.
Le combat vous permet de manier une arme à distance, une arme de mêlée ou encore des sorts si vous avez du mana. Si le combat au corps à corps se limite à cliquer sur la cible avec pertes de points de vie, l’arc et la boule de feu sont bien plus intéressants dans leur maniement. Clic gauche de la souris pour viser efficacement avec une ligne de visée et clic droit pour attaquer. Bien sûr, tout cela dépend de votre endurance ou de votre mana pour la magie. Enfin, vous pourrez faire une roulade pour vous esquiver, mais je n’ai pas vu de parade.
Les ennemis, assez lents — zombies et champignons (!) — sont facilement « esquivables ». Ils lâchent parfois un objet ou un consommable, et vous trouverez également des objets un peu partout dans les contenants.
De mon point de vue, le jeu a davantage un rythme d’action-RPG que de hack’n slash : il faudra éliminer les ennemis un par un, et non par groupes entiers d’un seul coup.
La première partie de la démo n’est pas difficile et n’est pas très équilibrée, mais ce n’est pas son but. Vous la terminerez en une demi-heure maximum. La seconde partie, le monde ouvert, est déjà plus intéressante. Vous êtes dans la cour d’un château et vous aurez accès à un monde ouvert. Alors, même si les PNJ immobiles et le manque d’interaction sociale ne jouent pas en sa faveur, en fin de compte, on ne sait pas trop ce que sera réellement le titre.
En fait, c’est jouable, mais il faudra réellement attendre une version plus aboutie pour voir ce qu’il a dans le ventre. Par contre, j’ai un souci : je n’ai rien vu de vraiment RPG. Pas d’évolution de notre héros, pas de personnalisation, pas d’expérience, si ce n’est un peu d’artisanat facilement réalisable.
Pour le moment, The Knight of the Kingdom a du potentiel, mais cela dépendra de votre affection pour le low poly et de ce que GetComponent Studio, l’équipe de développement indépendante composée de deux programmeurs qui consacrent leur temps libre à ce titre, proposera par la suite. Quant à dire que c’est un RPG, je reste sceptique pour le moment, car il s’agit avant tout d’un jeu d’action, avec quelques éléments de RPG comme Aron’s Adventure.


La direction artistique est sympa mais faut voir sur la durée comme tu dis.
Le problème de ces jeux en low poly, c’est que ce sont des assets vendus par des créateurs, et rachetés par des développeurs (qui se ressemblent ou sont les mêmes). Du coup, tous ces jeux se ressemblent et il n’y a que le game design et le level design qui va les différencier.
C’est sûr que j’en vois trop, et même si j’aime le style, je sature. Dans tous les univers, tu en retrouves et on a de plus en plus de mal à les différencier : Suffit de regarder SurRoundead et Deadpoly, des jeux de survie zombis avec éléments de RPG.
Et dans le fantasy, cela bouchonne énormément.