Aujourd’hui, je vais être un homme sérieux et responsable.
Promis.
Miasma Chronicles est un jeu développé par des Femmes Barbues (The Bearded Ladies, franciser la chose me paraissait nécessaire) et édité par 505 Games, sorti le 23 mai 2023. C’est un jeu d’aventure tactique qui prétend avoir des éléments de RPG, à l’instar de son prédécesseur spirituel, Mutant Year Zero, mais aussi l’un peu moins connu Corruption 2029. J’ai reçu la copie presse pour ce titre, et je compte donc rendre une critique propre, soignée, sérieuse, à l’ancienne. Un Marcheur studieux et responsable se présente devant vous, un homme neuf…
… oui, un homme neuf qui compte faire comme à l’ancienne, j’ai jamais dit que je m’exécuterai (mais pas avec un flingue, malheureux !) sans faire preuve de la moindre contradiction.
Blague à part : je suis un vendu. En acceptant une copie presse, vous savez d’ores et déjà ce qui va suivre, je vais faire l’éloge du titre. Parce que, voyez-vous, j’aime plus l’argent que la probité, plus l’argent que mon honneur, plus l’argent que mon amour propre, et surtout… bordel, mais en fait je gagne pas d’argent dans cette opération ? On m’a offert un jeu contre une critique de ce dernier, donc je suis en quelque sorte un prestateur de communication.
Diantre, je ne saurais dire si je suis le dindon ou la farce dans cette configuration. Je ne pense guère être emplumé comme un volatile, et encore moins comme un de ceux du règne des gallinacés, mais je ne suis pas sûr non plus de ressembler à un agrégat amalgammé de viandes diverses.
Disons que j’ai reçu un jeu gracieusement, et que je me sens obligé de faire les choses sérieusement pour une fois, en décortiquant convenablement le jeu, ce que je ne fais plus depuis quelque temps, voyons combien de temps je tiens avant de me disperser encore !
J’avais apprécié Mutant Year Zero en 2018. C’était un tactical exigeant, joli, dans un univers post apocalyptique boisé, sombre et charmant, où on incarnait un porc et un canard (avec un chapeau !) On sentait une certaine inspiration de Commandos, avec la possibilité notamment d’éliminer les ennemis silencieusement et de faire du repérage avant chaque début de combat pour optimiser quelque peu une difficulté pas aisée du tout. En effet, Mutant Year Zero, c’était corsé, pas forcément très accueillant et même un peu décourageant.
On va rentrer dans le vif du sujet : j’ai plusieurs griefs par rapport à Miasma Chronicles. J’avais d’ailleurs préparé à l’origine un texte particulièrement acide sur le jeu, mais après m’être rendu compte que je m’adressais plutôt au médium dans sa situation actuelle plutôt qu’au jeu lui-même, je suis revenu sur ma décision. Mais je vais adresser le point principal de mon idée sur Miasma Chronicles plus succinctement ici :
En fait, c’est basiquement le même jeu.
Un jeu de tactique dans un monde post apocalyptique aux mécaniques de furtivité inspiré de la série de Pyro Studios, dont la difficulté est particulièrement remonté et avec des couleurs ternes, tirant davantage sur le gris, le brun et le bleu, ça commence à ressembler à une formule que les Femmes Barbues itèrent sur de prétendues “franchise unique” alors que dans les faits, il y a rien de plus proche d’un Mutant Year Zero qu’un Corruption 2029 ou justement, le jeu qui nous intéresse aujourd’hui : Miasma Chronicles.
Alors bien sûr, on change le lore, les personnages, l’histoire, mais la recette est la même, à l’exception prêt de l’introduction des pouvoirs du miasme pour notre héros principal dans ce jeu, qui offre quelques nouvelles possibilités tactiques.
Mais sinon ? Furtivité ? Check. Personnalisation des armes via mods ? Check. Exploration en temps réel mais combat tactique au tour par tour ? Check. Banter entre personnages aux caractères trempés mais n’oubliant pas d’être caricaturaux ? Check. Aspect RPG limité avec des arbres de talents ridiculement petits ? Check.
Les gars, je sais que faire du jeux vidéo c’est compliqué, mais là, ça touche mes limites. Je sais que je suis un connard cynique, exigeant des développeurs qu’ils se pressent le citron pour essayer de sortir la substantifique moelle créatrice qu’il y a en chacun de nous mais qui est nécessaire pour faire la différence entre un produit et une œuvre.
Et clairement, votre jeu c’est un produit. Le produit de l’angoisse de pas pouvoir survivre dans cette industrie ultra concurrentielle si vous ne misez pas sur une formule qui a fait ses preuves. Et je sais que Mutant Year Zero a fait ses preuves.
Enfin, voilà, maintenant que vous connaissez mon sentiment, on va décrire globalement ce qu’est le jeu en ne s’attardant pas trop sur ce que moi je pense de ces nouvelles licences qui n’en sont pas vraiment et ces nouvelles idées qui en sont encore moins.
Visuellement déjà, pour un AA, Miasma Chronicles est quand même sacrément séduisant. Si les personnages sont mal animés, j’aime la façon dont ils sont croqués, détaillés et modélisés. Ca a du chien, ça a un peu de punk, ça me ferait presque penser à du Enki Bilal. J’ai apprécié aussi le miasme, cette espèce de matière qui ronge le métal et modifie l’environnement, bel apport atmosphérique pour appuyer le sentiment d’un monde qui déconne plein pot.
La musique s’en sort bien aussi, plus ambiante que réellement thématique (vous attendez pas à siffler un air) elle accompagne bien l’action et ne gêne pas l’audition des bruitages percutants et des doublages qui s’en sortent très bien, notamment du côté du casting principal, où l’écriture classique des personnages permet aux comédiens de doublage de prendre très vite leurs marques et de s’amuser.
On trouve donc pas mal de qualité de réalisation à l’oeuvre des Femmes Barbues, on pourra reprocher les animations très robotiques des personnages durant les dialogues ou la sobriété de la mise en scène, mais soyons honnête : même si Les Chroniques du Miasme (moins sexy de suite, hein ?) a des ambitions narratives, c’est pas spécialement sur cet aspect qu’on va lui coller un carton rouge, ou même un jaune.
Belle transition pour lui en coller un, d’ailleurs, là comme ça, petit taquet derrière sa gueule d’ange.
Alors comme ça on se prend pour un mix d’X-com et Commandos ? C’est pas le pire que j’ai pu lire, ni le plus incohérent, car les deux franchises partagent le même point de vue, et Mutant Year Zero a déjà servi de laboratoire pour ce mélange subtil entre temps réel et tour par tour, on sait que ça fonctionne, on sait que c’est relativement intéressant, et que ça permet au jeu de proposer un challenge à la carte : ardu (même en facile) pour ceux qui exploiteront jusqu’au bout les mécaniques de furtivité, à complètement ahurissant de difficulté pour les bourrins qui voudront tester une approche directe.
Disons le : Miasma Chronicles, à l’instar de ses prédécesseurs (décidément, ils en partagent des choses !) à fortement envie de vous éviscérer le derche (c’est physiquement possible, ça demande une entaille profonde ou un prolapsus… ne faites pas de recherche avec ce mot clé, ou alors faites le à jeun) et c’est relativement respectable. Je veux dire, les amateurs d’X-com sont des gars qui aiment que les statistiques leurs mentent, qu’un 95% de chance de réussite se transforme en 10% parce que vous n’avez pas pris en compte le contexte, alors que c’est la première valeur qui s’affiche. Donc si vous êtes de ce public, Miasma Chronicles va vous latter les burnes aussi surement qu’un Darkest Dungeons vous fera chialer du sang…
… Et non : être vulgaire ne m’empêche pas d’être sérieux et responsable.
Tout ça pour dire que le jeu est dur, et que quelque part, je n’ai pas envie de le sanctionner, seulement, il est aussi parfois totalement injuste, avec des pics de difficulté qui ferait passer l’Everest pour le château de sable que votre gamin a fait sur la plage, celui qu’en tant que père responsable vous n’avez pas le droit de piétiner. Votre marmot aura beau faire tous les efforts qu’il peut pour empiler du sédiment au point de faire un monticule qui sera objectivement impressionnant du point de vue de l’équipement utilisé par le mioche, il n’en restera pas moins insignifiant.
En bref, parfois, Miasma Chronicles est tellement bête et méchant qu’on veut juste arrêter d’y jouer.
D’autant que les moyens de simplifier notre tâche se révèlent, selon les circonstances, relativement limités. J’ai parlé de l’approche furtive, mais n’allez pas croire que caler une balle dans le crâne d’un ennemi en toute discrétion sera la garantie de sa mort immédiate. Souvent, les petits connards de crapauds mutants que vous tenterez d’aligner, ne subiront pas le coup critique nécessaire à ce qu’ils rendent l’âme (mais en ont-ils une ? Grand sujet et débat, d’après le théorème de Cartman, seuls les roux en manquent, les Crapauds devraient donc en être fatalement pourvus, faute de pilosité, encore moins rousse). Et l’amélioration de vos armes, équipements, ainsi que la customisation des compétences de vos personnages n’ont d’impact concret que sur les affrontements ouverts, où vous vous exposez à des ennemis souvent nombreux, résistants et particulièrement puissants.
Bref, quoi qu’on fasse, quelque soit le bout par lequel on prend le jeu, on va souffrir, au moins un peu. Je compte cela comme un défaut, car cela laisse sur la touche tout le monde qui a envie de s’intéresser à l’histoire.
L’histoire tiens, vous aimez les prophéties ? Le destin ? Sauver le monde ? Dégommer du méchant ? C’est substantiellement ce qu’offre l’ami Miasma Chronicles, avec son lot de protagonistes quand même un peu nuancé et d’univers post apo / punk qui relève un peu la sauce. Quelques échanges arrachent un sourire, le jeu d’acteur est bon, la direction globale de la narration est fluide et sans accroc.
Pourtant est-ce que je me souviens du blase du héros ?
Non.
Est-ce que je me souviens de la trame générale ?
Oui. Retrouver maman. Un remake de Fallout 3 où il fallait retrouver papa, sous fond de gantelet qui donne des pouvoirs magiques qui influent sur les combats, offrant à notre protagoniste un certain avantage tactique (mais limité, vu la durée des cooldown pour faire usage de nos pouvoirs) et un minimum de crédit en tant que héros principal de cette grande aventure.
J’ai dit grande ? Oui, comptez environ vingt cinq heures pour sécher l’histoire, peut-être cinq à dix de plus pour farfouiller l’univers pour le vider de sa substance à base de collectables et équipements exotiques. Je vous encouragerai d’ailleurs à le faire : le monde de Miasma Chronicles n’est pas franchement original, mais il a le mérite d’avoir un peu de viande à offrir si on creuse les enregistrements.
J’ai abordé tous les aspects que je désirais mettre en avant, vous avez compris qu’on est face à un produit soigné, qualitatif, exigeant, et fondamentalement honnête… Seulement j’ai un problème.
Voyez-vous, Monsieur Marcheur est un homme blasé, ronchon, taquin et fondamentalement honnête, ce dernier point est d’ailleurs celui qui nous rassemble, les Femmes Barbues et moi, même si nous partageons aussi la barbe, mais c’est un détail. J’en ai un peu marre de jouer au même jeu.
Sans vouloir me vanter, j’ai du sécher un paquet de titres, genre plusieurs centaines, peut-être un millier, je ne sais pas. Mais du jeu vidéo, j’en ai bouffé, je suis comme qui dirait un des gargantuas de la fresque vidéo-ludique, on me l’a fait pas, je connais les recettes, et je suis du genre à rechercher la perle rare, le truc qui fait avancer le médium, ou le bidule qui témoigne de la volonté existencielle d’un créateur de faire exister son oeuvre.
Miasma Chronicle manque de flamme, manque d’étincelle, qui le ferait gravir des échelons qui lui permettrait d’être inoubliable.
Cela tiendrait à peu de choses. Déjà, avoir une idée de gameplay propre, Mutant Year Zero en avait une avec le mélange Commandos / X-com, mais au bout de trois itérations sans remise en question, cette fraîcheur s’est effacée au profit d’une routine qui s’étale sur un plus long cours cette fois. La difficulté trop relevé est toujours là, l’univers post apo aussi, les mécaniques de même, la perspective, le ton… Tout. Tous les ingrédients de leur formule sont là, inchangés, à peine retouchés.
Je trouve par exemple aberrant que les personnages aient plus d’option de mobilité durant les combats qu’en exploration. Peut-on passer par une fenêtre en exploration ? Non. En combat ? Oui. En gros, il semble que nos héros aient besoin d’adrénaline pour accomplir des tâches relativement commune, ce que je peux concevoir, sauf que ça n’a pas de sens d’un point de vue ludique, et d’un point de vue confort de jeu, c’est juste chiant, et incohérent.
C’est un détail, mais c’est quelque chose qui m’a résolument gonflé, et c’était sans doute le symptôme de ce petit truc qui sert de catalyseur à une lassitude qui m’est sans doute personnelle, mais je ne suis pas ressorti de Miasma Chronicles particulièrement satisfait, ni transporté. Pour tout dire, la chose que j’ai préféré dans le jeu, c’est l’effet visuel du miasme qui se nourrit et corrompt les éléments, c’est beau, c’est élégant, comme une rouille de la matière organique, j’aime bien ce genre de concept, d’image, c’est poétique, je suis un homme de poésie voyez-vous.
Et comme je suis un poète, je vais essayer de conclure cette critique avec un brin d’élégance moi aussi, un soupçon d’esthétisme, une ultime signature pour anoblir un propos assez cru.
Y a t-il quelque chose que j’ai sincèrement aimé de mon voyage dans les terres à nouveau désolées du dernier né de Bearded Ladies ? Je dois bien dire qu’au delà du visuel, rien ne m’apparaît comme réellement exceptionnel. C’est un bel écrin, pour un jeu mécaniquement rôdé à quelques incohérences ludiques près. C’est aussi un récit compétent, animé par des comédiens de doublage qui s’amusent à donner corps à des personnages archétypaux et épais comme le fil du rasoir. Mais à l’instar du classique de William Somerset Maugham, Bearded Ladies aimant sa formule d’amour, a sans doute plus à gagner à se chercher ailleurs une nouvelle transcendance et trouver une nouvelle identité qui lui permettrait de dépasser ce dans quoi je les sens en train de s’enfermer.
Car disons le, si les efforts d’une équipe aussi talentueuse que Bearded Ladies ne mènent qu’à des itérations successives d’une formule, j’en serais plus qu’attristé. Mais peut-être que les risques financiers imposent la sédentarité et la relation de couple satisfaisante d’un point de vue matériel, mais frustrante d’un point de vue créatif et intellectuel. Peut-être suis-je seul à regretter que ce qui était un charmant artisanat d’expert en 2018 ait désormais un goût de produit industriel bien fini en 2023, peut-être suis-je moi l’éternel insatisfait qui erre sans fin dans le monde à la recherche de la prochaine révélation au lieu d’accepter les limites de la création et qui demande aux autres ce qui ne s’accomplit qu’une fois par décade aux croisements d’astres multiples. Sans doute, mais je refuse d’être satisfait d’un jeu que j’ai trouvé compétent, mais jamais transcendant.
Mais j’invite ceux qui n’ont jamais joué à Mutant Year Zero de s’intéresser à Miasma Chronicles, cela reste l’itération la plus jolie, généreuse et aboutie de son idée. Sans doute est-ce assez.
La vision de Demoniakor (version PC) :
Miasma Chronicles est un jeu que j’attendais énormément. Prometteur par son ambiance post-apo et son gameplay provenant directement de Mutant Year Zero du même studio, il avait tout pour me faire faire des nuits blanches. Oui mais voilà, je trouve le titre frustrant par bien des égards et manquant clairement de générosité en terme de loot et de personnalisation.
Mais commençons par ses points positifs, et pas des moindres : son ambiance et ses graphismes. Malgré une optimisation franchement à la ramasse sur PC, le titre dégage une personnalité qui lui est propre. Rare sont les jeux ces derniers temps qui m’ont fait voyager et me faire sentir dans un autre univers. Tout y est : généreusement rempli de détails graphiques, la musique et son ambiance sonore sont aux poils, et les interactions entre les protagonistes et les divers PNJ / éléments du décor renforcent l’implication du joueur dans la quête d’Elvis, le protagoniste principal.
Les cartes que propose le titre sont franchement réussies. Chacune à son ambiance, son thème, son histoire avant cette fin du monde relatée par divers items trouvés ça et là durant vos pérégrinations.
Franchement, de ce point de vue, et s’il n’y avait pas ces gros problèmes d’optimisation toujours pas résolus au moment de l’écriture de cet avis, ce serait un sans faute.
Passons maintenant au sujet qui (me) fache : les combats. Qu’il soient pratiquement repris de M.Y.Z. à 100% ne me dérange absolument pas, tant j’ai apprécié ce titre. Mais la frustration qu’ils procurent me gâche l’expérience par moment. Des pics de difficultés absolument débiles popent en plein milieu de nulle part, sans raison justifiée, et le manque cruel de protection et/ou de personnalisation des personnages en terme de défense se fait cruellement ressentir. C’est bien simple, là où il vous faudra en moyenne 5 à 6 tirs pour envoyer ad padres un ennemi moyen/dur, le moindre redneck vous y enverra en 3 shoots. Et ça, quasiment à chaque fois, quelque soit la protection accordée par le décor.
Ici, l’adversaire fait mouche très, très, trop souvent et ne rigole pas. Alors certains pourrait y voir un challenge plus que bienvenue, moi j’y vois une inégalité des chances, que ce soit en terme de stats ou en nombres, et qui enlève toutes idées de possible stratégie pouvant contourner ce problème. Pas d’item de protection (qu’on ne me parle pas des grenades repoussantes….lol), la plupart du loot est soit générique, soit purement offensif. Et je ne parle pas de la difficulté de gérer ces pods de soins tant le sang coule à flot. Notez que je joue en mode Normal en intégralement tactique (le mode facile étant outrageusement facile).
Alors oui, par moment, on roulera sur l’ennemi durant les quêtes secondaires relativement bien fournies, mais dans la plupart des cas, les combats seront un véritable parcours du pénitent difficilement surmontables. Alors peut être que c’est moi qui, ici suis nul ou malchanceux, mais j’ai pourtant un parcours de RPG tactique pas dégeu, nom d’un dé pipé. Je ne me l’explique pas…
Du coup, frustré ! Frustré par ce jeu que j’aime pourtant beaucoup, qui m’apporte un changement d’air rafraichissant (ironique pour un jeu post apo) mais irritant et stressant à la moindre embuscade ou rencontre. Va t’on perdre toute son équipe en un ou deux tours ou allons-nous batailler dur durant de longues minutes pour 30 pauvres bouts de ferrailles (la monnaie du jeu) ?
Bref, pour moi, ce sera une semi déception pour un semi grand RPG tactique.
Note : 07/10





Merci pour ces tests messieurs. On a ainsi un bon condensé de ce qu’apporte (ou pas) le jeu.
Merci Boss 🙂
Demoniakor, je ne peux m’empêcher d’être profondément déçu, outragé même.
« à la ramasse », « débiles » mais quel est donc ce langage de charretier ? On a pourtant signé avec toi pour que tu t’inscrives dans mon sillage et soit pleinement respectueux et courtois.
Franchement mon garçon, je suis déçu, je dirais même plus : diantre ! Quel félonie ! Regarde dans quels états tu me mets !
J’en avais gros sur la patate que diable ! Mon sang n’a fait qu’un tour. Vous savez à quoi vous en tenir avec moi lorque je ne suis que déception. M’est d’avis que mon language inapropié est un clin d’oeil aux combats du jeu vidéal sus testé.
Très bon test Marcheur.
Vos écrits sont toujours aussi plaisants à lire messieurs. Je me délecte à chaque relecture. Merci de continuer à me (nous) régaler !
Merci ! Je pense souvent à toi pour que t’évites de t’arracher les cheveux durant la relecture 🙂
Trop sympa ! Merciiii
Je vous joins la traduction d’un avis trouvé sur le net.
Miasma Chronicles – Premières impressions
J’avais l’intention de faire une bonne critique de Miasma Chronicles car les combats et le monde semblaient assez intéressants. Cependant, plus je progressais, plus il devenait évident que je faisais face à des décisions de conception sérieusement déconcertantes. J’ai donc réduit mon temps de jeu, étant atteint d’un ennui certain. Je m’explique.
Mais que se passe-t-il ?
Je n’entrerai pas dans les détails, car je n’y ai pas joué assez longtemps. D’après les quelques heures passées à évoluer et observer, la réalisation semble relativement satisfaisante, du moins si l’on se fie à l’esthétique et à l’atmosphère. L’histoire est assez basique, et malheureusement, elle semble souffrir d’une écriture moderne typique, avec des personnages et des dialogues plutôt gênants. Mais cela ne se ressent pas non plus de manière écrasante. En ce qui concerne le récit, le monde s’est effondré et la Terre est devenue une sorte de désert. Une méga entreprise a fabriqué quelque chose qu’elle n’aurait pas dû et l’a répandu sur le monde, transformant tout en une sorte de bouillie noire. Cette « substance » qu’ils ont créée infecte désormais tout et tout le monde. Plusieurs décennies plus tard, au cours de l’apocalypse en cours, vous prenez le pouvoir. À partir de là, vous incarnerez un jeune homme capable de récolter un peu de cette entité, ce qui vous obligera à comprendre le pourquoi et le comment.
C’est pour ça que j’irais jamais en Australie
Le jeu se déroule au tour par tour, à la manière des jeux Xcom modernes. Il utilise le système de points à deux actions, avec une couverture partielle et totale et des tirs abstraits de type « jeu de société » au lieu de simuler les vrais. Ce système ne me dérange pas pour certains jeux, même si je préfère une simulation plus réaliste. Le pourcentage de chance d’éviter les balles peut devenir un peu ridicule. Qui aurait cru qu’un mur en béton armé n’offrirait aucune protection ? Le combat en lui-même fonctionne plutôt bien, et si vous avez déjà joué à ce type de jeu, vous serez à l’aise.
Un gameplay à la ramasse !
Ce qui est absolument dévastateur dans ce jeu, c’est que vous devez éliminer les sentinelles furtivement avant de vous engager dans un combat à part entière. Je n’ai pas de problème avec cela en soi, car j’aime le gameplay furtif. Cependant, ce qui rend cette situation très ennuyeuse, c’est que la seule personne (dans mon équipe jusqu’à présent) qui peut éliminer les ennemis silencieusement ne peut pas le faire de manière fiable. Seuls les grognements les plus silencieux garantissent la mort, tous les autres, au-delà d’un certain nombre de points de vie, doivent être touchés sur un point létal. Cela signifie que vous devez sauvegarder avant chaque tentative, car un échec fera tomber toute l’équipe ennemie sur vos côtes. Vous n’avez plus qu’à dire « Bye Bye » quand cela arrive. Et il n’y a même pas de touches de sauvegarde ou de chargement rapide, il faut aller dans le menu à chaque fois !
On dirait la main de quelqu’un d’autre !
Cela transforme le combat en un gros puzzle ou une grosse fête RNG. L’échec ne me dérangerait pas s’il était possible de se battre à travers ces rencontres, mais ce n’est pas le cas. Vos personnages font beaucoup trop peu de dégâts, et les plus gros ennemis bénéficient d’un sérieux regain de santé en se gonflant, ce qui vous oblige à les faire exploser plusieurs fois pendant qu’ils dévorent facilement vos hommes (et vos femmes). En outre, la plupart des ennemis restent immobiles en permanence, et le seul moyen de les faire bouger est de lancer des bouteilles vides pour les distraire. Cela les éloigne, vous permettant ainsi d’essayer de les éliminer discrètement (assurez-vous d’abord de prier les Dieux du RNG). Le truc marrant, c’est que ces bouteilles sont d’une valeur inestimable. Elles sont extrêmement rares et coûtent un bras. La plupart des ennemis restent groupés, et d’après ce que j’ai pu voir, le seul moyen de les séparer les uns des autres est de lancer ces foutues bouteilles qui valent plus que le fusil que j’utilise.
Un avenir à faible teneur en carbone pour nous tous
Tout l’aspect furtif de Miasma Chronicles semble avoir été conçu juste pour vous énerver et rallonger artificiellement la durée de vie du jeu. Je n’en peux plus. J’essaie de comprendre pourquoi, mais je n’y arrive pas. Je me demande si quelque chose m’échappe, si c’est vraiment ainsi que le jeu est censé se jouer. Obligé de collectionner en permanence des bouteilles comme un SDF en priant les Dieux du RNG d’être miséricordieux ? EST-CE QUE C’EST LE JEU DE MON DESTIN ?!
Je n’ai pas encore décidé si je voulais continuer ou non. Je n’en suis pas encore là, mais je soupçonne fortement que ce n’est que le début de tous mes problèmes. Toutes les rencontres se dérouleront probablement de la même manière, en se faufilant, en lançant des bouteilles et en surfant sur les menus jusqu’à la fin des temps, ou bien jusqu’à un abandon rageux bien mérité.
Merci de m’avoir lu.
/Thomas