Diablo III – PS3

Ce test a été écrit par Pouicoss & Killpower et publié à l’origine le 14 Septembre 2013 sur le site RPGFrance.

Note de l'auteur
09/10

Blizzard est bien souvent associé au monde du PC, et à juste titre. Après avoir dépoussiéré la stratégie en temps réel avec Warcraft et Starcraft, quasiment créé le genre du hack’n’slash avec Diablo et révolutionné le MMORPG avec World of Warcraft, il est difficile de nier l’importance qu’a eu le studio Californien sur cette plate-forme. Pourtant, ils ont, il y a bien longtemps, développé sur console. Leur dernier jeu réalisé en interne remonte d’ailleurs à la SNES, puisqu’il s’agit de The Lost Vikings II. Le premier Diablo avait d’ailleurs eu droit à une version PS1, portée par le studio Climax Group. De fait, voilà plus de quinze ans que les papas de Diablo n’avaient pas touché à un pad. Pour son grand retour sur console, le Seigneur de la Terreur est-il au meilleur de sa forme ?

Avant d’entrer dans le vif du sujet, sachez que Diablo III, sorti il y a plus d’un an sur PC, a déjà été testé par Batman. Je vous invite à lire sa critique pour connaître les principales qualités et défauts du titre, voire découvrir le principe du jeu si vous avez vécu dans une grotte pendant ces quinze dernières années.

Pouic : Le test qui vient se penche davantage sur les qualités de l’adaptation console et sur les changements de design effectués. La critique de la version PC, faite par Batman, est un excellent indicateur si vous ne connaissez pas ou peu Diablo. Le présent test est d’ailleurs co-écrit avec Killpower, qui, fort de son expérience sur PC, apporte un point de vue parfois différent du mien sur cette version console.

Killpower : Ho Diablo III sur console ?! Non, c’est une blague ! Non franchement on ne s’y attendait pas ! Vraiment ! Avec ses six pauv’ compétences à activer via ses six boutons. On a beau entendre ça et là que le développement n’était pas prévu à l’origine, que c’est une seconde équipe en parallèle qui a bossé sur cette version, faut pas nous prendre pour des vaches à lait, à défaut de poneys. Un hack’n’slash sur console ? Et pourquoi pas un FPS sur console ? Bon d’accord, d’accord, je suis de mauvaise foi. Cela existe depuis bien longtemps et je joue encore à Diablo I sur PS1. Mais surtout ne le dîtes pas à Andariel, il va me griller le kiki dans les flammes de l’enfer !

Bon, du coup, je me demande bien comment ils vont réparer les défauts de la version PC. Parce qu’on a beau dire qu’il s’est vendu par millions, ses détracteurs sont légions à cause d’une orientation casual. Il s’est bien regardé le nombril le D3, mais là, va falloir reboucher. Allez go, Pouic, go ! 

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Même si elle s’éloigne des précédents Diablo, la direction artistique fait son effet

Rendez-moi ma souris !

Pouic : Et comment ! Car des bons hack’n’slash, il y en a eu d’autres. Ceci étant dit, par où commencer ?… Ah oui. Avant même de débuter l’aventure, il faut se faire à l’idée même de la maniabilité : qui dit console, dit manette. Pour bien des joueurs PC cela relèverait de l’hérésie en ce qui concerne les hack’n’slash. Il serait dommage d’oublier en route les quelques très bons jeux que sont Baldur’s Gate : Dark Alliance ou encore Champions of Norrath, voire plus récemment Sacred 2 qui ont déjà prouvé que ce genre pouvait être adapté aux manettes. (NdC : Et n’oublions pas Torchlight, excellent sur 360).

Exit donc le clic de la souris. Dans Diablo III console, vous contrôlez directement votre avatar avec le stick analogique gauche de la manette. La vue adoptée, en 3D isométrique, permet de conserver un angle de vue fixe et vous n’avez ainsi pas à vous soucier de la caméra, à l’inverse de bien des beat’em’all 3D. De fait, on peut se demander à quoi sert le stick droit. Une simple pression dans une directions suffira à faire plonger votre héros dans le sens voulu. Après avoir effectué sa roulade avec vélocité, il se replace naturellement en position de combat. C’est là une première nouveauté vis à vis de la version PC. Un peu étonnante de prime abord, cette nouvelle mécanique prend tout son sens dans les combats contre des boss qui frappent bien forts ou dans des rixes contre de multiples adversaires. Blizzard a choisi de contrebalancer le manque de précision de la jouabilité au stick par le moyen d’esquiver une attaque. Dans les fait, le système est non seulement efficace, mais surtout, il donne encore plus de punch aux affrontements. N’est-ce pas Kiki ?

Killpower : Mickey Mouse, revient ! Avec son Kiki en plus. Hum, passons… On a beau dire, mais les gars de chez Blizzard savent y faire pour rendre opérationnel un truc qui paraît bancal à la base. L’ajout de l’esquive intègre la notion de défense manuelle qui est une très bonne idée sur une version console. Si la gestion souris clavier paraît la plus appropriée, le gamepad se prend en main naturellement, même si vous avez passé des heures sur votre PC. J’aurais même envie de dire que cette bonne idée d’esquive serait à intégrer à notre version PC, parce qu’ainsi on gagnerait en self-défense ! Mais que dis-je ! Hop, on efface la dernière phrase et on change de main. Pouic, à toi !

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Plus on est de fous …

Avec les mains mais sans les dents ?

Pouic : Diablo III c’est aussi un personnage à booster et à équiper. Et du loot, vous allez en avoir. Le schéma du porte-monstre-trésor n’a pas vraiment changé depuis les débuts de la série et ce pour notre plus grand bonheur. Qui dit loot, dit menu pour comparer, s’équiper et gérer son inventaire. Retrouver la fluidité d’une souris ne parait pas si aisée. Une pression sur le bouton select permet d’accéder à sa fiche de personnage, découpée en différents onglets, dans lesquels on navigue avec les boutons d’épaules. L’équipement du héros est représentée sous la forme d’un menu radial. Si le stick gauche se prête bien à l’exercice, le tout demande un petit temps d’adaptation. Par ailleurs, la gestion de l’inventaire est simplifiée. Sur console, vous avez un grand sac pouvant contenir soixante objets, quelle que soit leur taille. Un maigre sacrifice qui permet d’économiser du temps dans les menus.

Au final, la navigation est évidemment plus intuitive sur PC mais la solution proposée est efficace, même si on passe théoriquement plus de temps dans les menus, faute de souris. Et je dis bien « théoriquement, » car les développeurs ont eu l’excellente idée de créer un affichage contextuel qui apparaît quand vous ramassez des objets. En un clin d’oeil, et sans passer par le « menu select, » vous pouvez faire défiler les différents objets avec les flèches du haut et du bas de la croix directionnelle. Cela vous permet de voir s’ils sont globalement meilleurs ou moins bons que les objets que vous portez déjà. Libre à vous alors de l’équiper ou de l’abandonner grâce aux boutons « valider/annuler » habituels, voire simplement de passer votre chemin et de continuer votre périple – l’affichage disparaîtra alors assez rapidement. Une excellente idée, très pratique, qui prendra tout son sens à plusieurs, mais j’y reviendrai.

Le système de loot en lui-même est une réussite. Les objets tombent relativement fréquemment et avec une certaine cohérence. Evidemment, vous aurez un paquet d’objets gris peu intéressants ou non adaptés à votre classe, mais vous n’en serez pas submergés non plus. C’est même au contraire un système assez gratifiant et qui nous donne envie d’aller de l’avant. Mais sur ce point, je pense que l’expérience de Killpower sera plus explicite.

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Des décors variés pour une quête pleine de dépaysement

Killpower : La différence entre le loot console et le loot PC tient en trois mots : hôtel des ventes. Sur PC, si on ne loote pas l’objet désiré, on peut toujours aller l’acheter, moyennant l’or du personnage ou son vrai euro de joueur. Certains me diront que si l’on n’est pas content, on peut très bien se passer d’acheter, mais je leur répondrais tout simplement « que nenni. » A cause de l’hôtel des ventes, le loot est miséreux et les chances de trouver des légendaires réduites à peaux de chagrin. Il faudra donc des milliers d’heures pour trouver chaussure à son pied et pour pouvoir avancer. Les dommages qu’on inflige en combat étant calculées en fonction du niveau de son équipement, on peut tout simplement se retrouver bloqué et totalement impuissant (traduction : mort.) Du coup, qu’en est-il de ce loot « sans hôtel » version console ? Est-ce le même loot miséreux ? Est-il différent ? En quoi ? S’accorde-t-il avec le Loot 2.0 prévu dans le prochain gros patch de Diablo III PC (qui arrivera avec la future extension l’année prochaine) ?

Pour comparer ce qui est comparable, j’ai repris pour ma partie console exactement le même personnage que dans la version PC, c’est à dire un sorcier et je suis reparti à l’aventure. Sur PC, après 70 heures de jeu en mode Armaggedon et avec un bonus de 150% de découverte d’objet magique, j’ai trouvé mon premier légendaire dans un tonneau. A 100 heures de jeu, en mode normal de difficulté (PM0), j’ai ramassé à deux heures d’intervalles deux autres légendaires au niveau Parangon 3. Au total, j’avais donc trouvé trois objets légendaires en un peu moins de 150 heures de jeu, après avoir terrassé Diablo en mode Armageddon. Malheureusement, ces trois légendaires ne m’ont servi à rien : ils n’étaient absolument pas adaptés à mon sorcier et, pour progresser, j’avais de toute façon déjà fait quelques emplettes à l’hôtel des ventes, achats bien plus appropriés pour ma classe de personnage. Autrement dit, le loot de Diablo III sur PC est déficient, n’offrant que frustration et lassitude. Si on veut jouer en selfdrop (sans passer par l’hôtel des ventes), il y a forcément un moment où on sera bloqué.

Sur console, j’ai repris le même personnage et j’ai joué dans le même mode de difficulté en virant tous les objets légendaires cheatés que l’on nous donne par défaut en début de partie. Le constat est édifiant : en 12 heures, j’avais récupéré mes trois légendaires, qui plus est totalement adaptés à ma classe. On est très loin du miséreux loot PC. On peut donc dire – espérer ? – qu’on se rapproche sûrement du loot 2.0 prévu sur PC. C’est vraiment un très bon système qui redore facilement le blason du jeu en permettant de s’amuser seul. Allez Pouic, je suis dégoûté pour mon PC et te repasse la parole.
Aperçu de l’interface

La version qui nous console

Pouic : Et oui, Kill a mis le doigt sur un changement majeur de cette version, l’absence du très controversé hôtel des ventes. L’intégralité des objets que vous pouvez obtenir passent donc par le jeu. De plus, la connexion obligatoire est passée à la trappe. Une bénédiction pour ceux qui n’auraient pas leur console branchée à internet. Pour se retrouver et partir en chasse des démons cornus, point de Battlenet. Rassurez-vous néanmoins, le jeu coopératif reste un aspect primordial du titre et lui donne même tout son sens. Pour ceux qui vivent dans une grotte (mais une grotte avec prises électriques), le jeu en local permet à quatre compères de partir à la foire aux bourre-pifs. Il suffit de se saisir d’une manette, de choisir un profil de joueur sur la console, de créer ou de choisir un de ses personnages déjà existant, et de rejoindre la partie.

On peut aussi ramener son personnage sur une clef USB pour continuer sa partie chez un pote puis reprendre sa sauvegarde avant de partir. Le tout est d’une simplicité enfantine. Sur écran commun, en local, le loot est le même pour tous. De fait, c’est un peu la course, surtout si plusieurs joueurs ont la même classe. Mais de fait, le jeu n’en est que plus fun. Il faudra discuter, coopérer, et pourquoi pas ruser pour avoir la méga épée légendaire qui est mieux que celle du voisin. De plus, si vous avez ramassé des objets inutiles, le menu contextuel – évoqué un peu plus haut – rend les échanges particulièrement aisés. Les différents membres joueurs peuvent abandonner simultanément le loot inutile et en faire profiter leurs camarades sans passer chacun à son tour par le menu d’inventaire. Le pied, je vous dis.

Si vous avez une connexion internet, vous pouvez tout à fait jouer en ligne, ou même faire un mix entre du local et du jeu online. L’équipe sera toujours constituée de quatre joueurs au maximum. Le loot en ligne se comporte un peu différemment puisque chaque joueur aura droit à son propre butin. Après avoir essayé quelques parties avec Killpower, un constat s’impose : le jeu en ligne est bien rodé et sans lag. Le matchmaking est assez complet, vous permettant de partager votre aventure uniquement avec vos amis ou de la faire apparaître publiquement. On pourra chercher des parties selon son mode de difficulté ou l’acte joué. Encore une fois, Blizzard a fait quelque chose de très complet tout en étant extrêmement simple d’usage.

En multijoueur, quelques ajouts graphiques comme des cercles de couleur sous les joueurs viennent apporter un peu de lisibilité. En pratique, dans les grandes batailles, c’est tout de même un peu le bazar, sans pour autant ternir l’expérience de jeu.

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Un aperçu du petit affichage contextuel propre à la version console, bien utile (image de gauche)

Killpower : Euh… nous aussi on a une connexion internet, même en jouant en solo ! Faut en rire ? Surtout qu’elle nous permet aussi quelques freezes comme sur la version console lorsqu’il y a du monde à l’écran. Attends Pouic, je crois que ce n’est pas pour la même raison…
Bon, hop, personne ne m’a entendu alors on passe à la suite : les graphismes sont peut-être un peu moins fins et la visibilité peut-être moins bonne (résolution en 720p mais avec upscale), surtout quand il se passe beaucoup de choses à l’écran. Néanmoins, le framerate ne descend que très rarement. C’est du grand art et on peut féliciter Blizzard de la qualité atteinte. Si l’on n’est pas en 1080p, c’est tout simplement que les freezes seraient plus nombreux. On peut donc penser que la version PS4/XBox One, profitant de machines plus puissantes, proposera une résolution encore plus élevée (similaire au PC?). A noter aussi que lors du multijoueur, si chaque joueur a son propre cercle de couleur, sa cible est aussi signalée de sa couleur pour bien qu’il la voit. Du coup, même si c’est le bazar, comme dans tous les hack’n’slash multi sur le même écran d’ailleurs, on note l’effort du développeur pour maximiser la lisibilité.
Mais que fais-je depuis tout à l’heure, moi PCiste dans l’âme, que dis-je ? Du bien d’un jeu console. Jamais, JAMAIS ! Je me cloue le bec ! Pouic, à toi.

Pouic : J’ajouterai que, n’ayant presque pas vu la version PC tourner, le jeu est juste très joli à regarder notamment grâce à sa direction artistique. On note des traces d’aliasing et surtout du tearing (phénomène de déchirement d’image), un moindre mal compte tenu de la fluidité du jeu. Blizzard Entertainment a fait très fort en battant haut la main une bonne partie des studios qui développent sur console depuis des années.

Pourtant, c’est pas un peu c*n une sole ?

Pouic : Ben oui. S’il y a bien une chose que l’on pouvait craindre, c’était une version simplifiée pour satisfaire un public différent, mais aussi pour s’adapter au confort de la manette. Pourtant, hormis la roulade précédemment évoquée, tout ce qui rend Diablo III si riche est présent. Mieux encore, la version console a profité des ajustements effectués sur PC via divers patchs, le loot (on ne le dira jamais assez) est repensé et le système de craft est enfin intéressant.

Certains avaient de toute façon déjà crié à la simplification à l’époque de la sortie sur PC notamment à cause du système d’évolution de personnage simplifié. Ici, ce n’est pas au joueur de distribuer ses points de compétence après être monté d’un niveau. Le jeu se charge de débloquer petit à petit de nouveaux pouvoirs ou des runes qui viennent modifier légèrement le sort en question. Pis encore, le jeu assigne automatiquement les différents types de pouvoirs (offensifs, défensifs etc.) à des touches de la manette – ou du clavier sur PC. Simplification ? Certainement. Pour autant, le jeu reste fun et, surtout, plus clair et organisé pour le commun des mortels.

Néanmoins, comme sur PC, les plus braves d’entre vous pourront désactiver cette fonctionnalité et associer à loisir n’importe-quel pouvoir à n’importe-quelle touche. Les orbes de vie répondent toujours présents mais d’autres font leur apparition : des orbes jaunes appelées « gloires des Nephalem » qui viendront booster temporairement vos aptitudes martiales pour rendre votre personnage encore plus destructeur. Cette nouveauté, associée à l’esquive, rend le jeu encore plus nerveux mais peut-être un poil plus simple (le tout étant à relativiser, car la visée à la souris reste plus précise).

Une dernière question se pose néanmoins. Car si le plaisir de jeu est bien là, et s’il est même décuplé par le coop, certains aspects de la version PC sont présents mais n’ont pas forcément leur place, n’est-ce pas Kill ?

Killpower : Hé, hé, je savais que j’allais pouvoir dire du mal sur cette version console. Diablo III se parcourt en 15 heures environ. Le joueur de base aura compris l’histoire et aura monté son personnage au level 30-35, mais n’aura rien vu du craft des deux artisans bloqués au niveau 3 dans le premier mode de jeu. Pour les amateurs de hack’n slash, l’intérêt est de poursuivre à un niveau de difficulté supérieur grâce à un système de new game +. En clair, vous pourrez faire l’histoire quatre fois de suite, chaque niveau de difficulté (Normal, Cauchemar, Enfer, Armageddon) se débloquant après avoir fini le précédent. Ces new game + proposent des ennemis de plus en plus forts et des loots de plus en plus puissants. On touche alors au coeur du hack’n slash : la grosbillisation de son personnage.

Seulement voilà, si on reprend l’historique de la version PC, elle proposait lors de sa sortie les quatre niveaux de difficulté à débloquer et la possibilité pour son personnage d’atteindre le niveau 60. Il était, pour les plus acharnés, possible d »atteindre ce niveau en moins de deux jours et avant même le boss final du dernier niveau de difficulté, l’Armageddon. Devant le manque de loot légendaire et la faible durée de vie de Diablo III, les développeurs avaient alors proposé des options pour permettre aux joueurs d’attendre l’extension (qui logiquement arrivera en 2014 et permettra de faire évoluer son personnage au-delà du niveau 60). Ainsi, pour éviter que la communauté lâche le jeu trop rapidement, il y a eu la création d’un nouveau système d’évolution parallèle dès qu’un joueur atteignait le niveau 60 : le niveau Parangon.

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Diablo III, c’est aussi de somptueuses cinématiques

Composé de cent paliers, il a la particularité de permettre aux joueurs de faire évoluer leur pourcentage de drop d’objets rares et d’argent. De plus, une nouvelle option est apparue : on peut configurer le niveau de puissance des monstres (PM) indépendamment du niveau de difficulté dans lequel on joue. Le but, ce faisant, est d’augmenter le taux de drop et d’allonger la durée de vie du jeu en poussant les joueurs à grinder toujours plus. Une méthode bien artificielle pour conserver un maximum de joueurs sur les serveurs avant la sortie de l’extension.

Seulement voilà, ces rustines, car on ne peut pas appeler cela autrement, se retrouvent dans cette version console alors qu’elles n’ont aucun intérêt : sachant ce qui a été dit précédemment sur le taux de drop devenu tout à fait convenable dans cette version, il est totalement illogique de proposer des monstres plus forts ou encore un niveau Parangon pour dropper plus de loot (!). Le légendaire que vous recherchez sera devenu commun à haut niveau, perdant tout son intérêt. J’avais bien dit que je dirais du mal de cette version console. Je l’ai eue ! Enfin !

Heureusement, cet écueil ne se fera sentir que dans les très hauts niveaux et vous aurez sûrement recommencé une nouvelle partie en mode Hardcore (NdC : permadeath !), par exemple. Franchement j’ai du creuser profond pour trouver un défaut à cette version console. Et dans tous les cas, je hais Blizzard, car depuis quelques temps je ne lâche plus ma console avec ce jeu et mon PC prend la poussière. Non, ce n’est pas possible !! Pas ça !! Diablo, t’es pas beau, je te ferais la peau. Allez, viens Pouic, on y retourne, on est libre. Y a pas d’hôtel sur la route, on ne s’arrêtera pas, allez, on y va… 

Finalement, avant toute chose, ce qui fait de Diablo III un excellent jeu réside dans cette furieuse envie d’y rejouer, encore et encore, dès qu’on a lâché la manette. Cette version console propose un mode coopératif extensible à 4 joueurs. Très simple d’utilisation, il synthétise ce qu’on peut exiger d’un jeu coop sur console. Tout est fait pour que l’expérience soit fun à plusieurs et ce, dans la durée. Sur le plan technique, Blizzard réalise un portage quasi-exemplaire. La réalisation graphique est correcte et ne prend pas le pas sur la fluidité, les contrôles sont très bien adaptés à la manette et les ajustements de gameplay sont intelligemment pensés. C’est un jeu où la progression de son personnage est gratifiante, car conditionnée par le jeu, et non pas par un quelconque hôtel de vente. Au final, on se retrouve donc non seulement avec le meilleur Hack’n’slash sur console actuelle, mais aussi avec un vrai descendant de Diablo II qui honore son héritage… Avec une petite dizaine de malheureux boutons seulement. 



LES PLUS
+ Un gameplay aussi riche que sur PC
+ Une jouabilité adaptée à la manette
+ Le jeu en coop, sans problème de lag
+ Un jeu joli et fluide
+ Le meilleur hack’n’slash console

LES MOINS
– Moins fin que sur PC
– Menus forcément moins intuitifs
– Quelques héritages de la version PC, dispensables

L’AVIS DE ERONMAN : Diablo 3 sur PS3, c’est une expérience fun, fluide et sombre. Au-delà de l’aspect technique du jeu, à propos duquel il n’y a pas grand-chose à redire même si graphiquement la PS3 est capable de mieux, l’addiction propre aux bons Hack’n’Slash est bien là. Fort d’une rejouabilité indéniable et de niveaux de difficulté bien dosés, il semble que nous tenions là le meilleur Hack’n’Slash disponible sur la console de Sony. Cerise sur le gâteau, celui-ci a (pour une fois) été commercialisé à un prix comparable à ce qui se pratique sur PC, dommage d’avoir attendu dix-huit mois pour ça. Les joueurs consoles n’ont pas été lésés sur le rapport qualité/prix du nouveau champion de Blizzard et bénéficient d’une version très bien adaptée au support. Ajoutons à cela la possibilité de jouer à quatre joueurs en local et l’on obtient un savant mélange qui poussera certains à faire nuit blanche sans même s’en apercevoir : objectif atteint ! 08/10

L’AVIS DE KILLPOWER : Sans rentrer dans la polémique, désolé pour les PCistes, pour ma part, le digne successeur de Diablo 2 se trouve sur console. Plus nerveux, plus intéressant, avec un loot enfin convenable, permettant de se passer de l’hôtel des ventes, ce portage est vraiment extra. Il me reste encore quelques regrets dont principalement les compétences axées sur la puissance des armes (non, un sorcier avec une hache à deux mains,ça ne le fait pas), l’évolution automatique du personnage, ne jouer qu’avec six compétences ou encore l’inventaire un peu lourd à gérer. Mais jouer seul ou à 4 sur le même écran comme je pouvais le faire avec ma PS2 sur Champions of Norrath, cela n’a pas de prix. Même s’il existe quelques hack’n slash sur PS3, il y avait une place à prendre et Diablo 3 s’impose naturellement comme le maître. Longue vie au King pour cette fois-ci des milliers d’heures ! Je plains donc tous ses joueurs PC qui se sont usés la rétine sur un jeu bancal et qui sont devenus détracteur du jeu aujourd’hui. J’ai eu la bonne idée de ne pas m’investir sur le long terme sur cette version PC (juste 150 heures), et d’attendre patiemment la sortie de cette version Console et je suis absolument satisfait. Alors une dernière chose : si vous ne connaissez pas Diablo 3 et que vous souhaitez l’acquérir, passez par la version console, ce n’est que du bonheur… avec un moins beau graphisme, mais un meilleur loot. 09/10

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Site ayant vécu de 2009 à 2022 et traitant de l'actualité des jeux vidéo RPG. Le site ayant disparu, l'équipe de RPGjeuxvidéo, sous l'action de Killpower, ancien président de RPGFrance, a essayé de rendre hommage aux nombreux rédacteurs qui ont participé au site, en reproposant leurs articles qui, sinon, auraient été perdus à jamais. Si vous êtes l'auteur de cet article, contactez-nous et inscrivez-vous, nous mettrons le texte à jour.
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