« Tout le monde sait que la radioactivité vient de l’atome et absolument personne n’ignore que la tomme vient de Savoie !»
Jean Yanne
Prenez un zest du jeu Fallout, ajoutez du concentré des jeux de la franchise Metro, enfournez dans un four atomique et vous obtenez : Atomfall. Un jeu qui nous plonge dans une vision dystopique d’une Angleterre « années 60 », qui ambitionne de mêler un peu d’horreur, une fibre folklorique, et une bonne satire de « l’empire britannique ».
Le tout dans un monde semi ouvert …. Ok, pourquoi pas !
Atomfall séduit par une atmosphère singulière dans un style qui évoque aussi bien BioShock que les deux Dishonored. L’ambiance sonore, discrète mais efficace, vient renforcer un sentiment d’oppression, tandis que les paysages à la fois bucoliques et dévastés témoignent d’un véritable soin artistique.
Au niveau du jeu, on explore, on fouille, on s’interroge… et on se méfie. Car si certains dialogues font sourire, d’autres laissent planer une inquiétante étrangeté, propre à l’identité du jeu. D’autant plus que l’on s’apercevra rapidement que personne n’est vraiment clair dans cette histoire…
J’ai trouvé l’écriture correcte, qui d’ailleurs s’appuie sur des influences solides issues de franchise comme S.T.A.L.K.E.R. ou Fallout : New Vegas par exemple. Les interactions sont nombreuses. Le joueur peut aborder les quêtes dans l’ordre qu’il souhaite, avec des conséquences visibles sur le déroulé de l’histoire. Et pour une fois, VRAIMENT visibles jusqu’aux différentes conclusions du jeu. J’en ai eu quatre pour ma part.
Le souci est que la (ou les) conclusion(s) est (sont) d’une nullité sans nom. C’est simple, si le scénario et les rebondissements sont bien amenés, la fin est pour moi totalement ratée. Trop abrupte, pas assez marquante ou mal exploitée, elle ne rend pas justice à l’excellente construction narrative qui l’a précédée. Je ne gâcherai nullement rien volontairement et je n’expliquerai pas pourquoi, mais franchement, c’est vraiment raté.
J’ai bien aimé par contre la mécanique du système de rythme cardiaque. Car plus vous courez, combattez ou stressez, plus votre vision se trouble, votre audition se distord, et votre personnage peut s’effondrer. Mais si l’idée est bonne sur le papier, au final, cette mécanique ne sert pas tant que cela. Dommage.
Les combats misent davantage sur la survie que sur la puissance. Les munitions sont rares, et le corps-à-corps souvent privilégié. Mention spéciale au coup de pied, aussi jouissif que dans Dark Messiah of Might and Magic ! Il est à relever que les « gun fights » sont nerveux et les sensations de tirs sont excellentes !
A noter aussi que le jeu n’est vraiment pas dur du tout. Donc je vous conseille vraiment de prioriser le mode difficile pour votre partie.
Graphiquement, Atomfall tient la route sans faire de miracles, et le jeu dans son ensemble reste fluide. Malgré une direction artistique réussie et quelques visuels sublimes, le jeu présente des faiblesses techniques avec des bugs visuels, des temps de chargement pénibles et des textures datées que je n’ai plus vu depuis ma 3DFX.
Pour moi, Atomfall est un jeu imparfait, mais il a du cœur, du style et des idées. Si vous aimez les univers post apocalypses qui sortent des sentiers battus, les récits teintés d’ironie et les explorations angoissantes, vous trouverez ici une expérience marquante. Malgré une fin frustrante, le jeu de Rebellion mérite largement qu’on s’y aventure.
+ Une ambiance rétro-apocalyptique originale et marquante.
+ Un système de choix réellement impactant.
+ Une narration immersive et bien écrite.
+ Une ambiance sonore efficace.
+ Le rythme cardiaque comme idée gameplay intéressante.
– Fin de scénario peu satisfaisante.
– IA ennemie très perfectible.
– Mécaniques parfois répétitives.
– Quelques bugs et des chargements pénibles et incessants surtout entre les régions.




Clair, net et précis. J’y jouerai un jour… quand j’aurai le temps. Avant la fin du monde, j’espère. Merci Dafalgan de ce retour.
Une bonne histoire qui finit à plat… J’ai l’impression que les mangas ont contaminé la narration vidéoludique. ^^ Et dommage aussi que la mécanique de stress ne soit finalement pas terminée. Ca aurait permis de vraiment entrer dans le jeu.