| Fiche technique de Dragon Quest I & II HD-2D Remake Studio : Square Enix. Genre : JRPG, pixel art HD-2D, combats au tour par tour. Langues disponibles : Français, anglais, espagnol, et autres. Plateformes : PlayStation 5, Xbox Series X|S, Nintendo Switch, PC (Steam). Démo disponible : Non. Date de sortie : 30 octobre 2025. |
Pour ceux qui ne connaissent pas la série Dragon Quest, la sortie du remake du troisième opus avant les deux premiers peut paraître surprenante. Pourtant, il y a une raison à cela : Dragon Quest III marque le début chronologique de la saga, et selon moi, y jouer dans cet ordre est la meilleure façon de découvrir la trilogie d’Erdrick.
Cependant, je ne nierai pas qu’après avoir joué au troisième opus, revenir au deuxième puis au premier donne une impression de gameplay quelque peu dépassé. Pourtant, revivre ces histoires constitue un voyage direct dans la nostalgie, tandis que les nouveaux joueurs découvriront les fondements du JRPG moderne. Mais assez d’introduction, passons à la critique de Dragon Quest I & II HD-2D Remake.

Dragon Quest I Remake, le véritable précurseur du JRPG
Beaucoup penseront que Final Fantasy est la saga qui a popularisé les jRPG ; ils auront partiellement raison, mais c’est sa septième édition qui a ouvert le genre au joueur occasionnel. Dix ans plus tôt, cette saga nous avait déjà offert six récits pleins de magie. Pourtant, Square avait alors un grand rival nommé Enix.
Un an avant la sortie du premier Final Fantasy, Enix lança Dragon Quest et révolutionna le RPG japonais. Trois ans plus tard, Nintendo procéda à la traduction et lança Dragon Warrior aux États-Unis, ce qui permit à la saga de se populariser de manière exponentielle. Le jeu n’arriva officiellement en Europe qu’en 2019, à l’occasion de la sortie du recueil des épisodes 1, 2 et 3 sur Nintendo Switch.
Cette popularité s’explique par une histoire spectaculaire qui raconte comment l’héritier d’Erdrick est revenu après cent ans, juste au moment où le monde souffrait de l’augmentation de l’agressivité des monstres et des rumeurs concernant le retour de Draconarius, un être de grand pouvoir vaincu par le légendaire guerrier.

Contrairement à Dragon Quest II et ses suites, cet opus est une aventure en solitaire. Vous n’avez pas de compagnons pour alléger la charge de votre tâche titanesque. Seul, vous devrez traverser le continent d’Alefgard, affronter des monstres, explorer des ruines et restaurer l’espoir d’un royaume plongé dans l’obscurité.
Le combat est au tour par tour, et la plupart du temps, vous serez en infériorité numérique. Vous devrez donc surveiller vos points de vie et vos points de magie. Savoir quand attaquer, se défendre ou se soigner est vital, même contre les créatures les plus basiques.

Dragon Quest souffre de montées en difficulté inattendues. Vous pouvez éliminer des monstres à l’extérieur d’un donjon sans problème, et en y entrant, même un simple bubble slime peut vous éliminer. La progression des niveaux devient ainsi constante et lourde, surtout en fin de partie.




Dragon Quest II Remake, plus qu’une simple suite
Un an seulement après, et à nouveau uniquement au Japon, arriva Dragon Quest II. Ce nouvel épisode n’a pas seulement amélioré le premier ; il a également ajouté de nouveaux systèmes et étendu le monde, offrant une aventure avec plusieurs personnages jouables et une liberté inégalée à l’époque.
Cent ans après la défaite de Draconarius, la lignée d’Erdrick s’est dispersée en trois royaumes principaux : Centrumbría, le royaume de Cannock, et Arroyo Luna, un royaume dédié à la magie. Descendants d’Erdrick, ils y vivent en paix. Mais le Grand Prêtre Hargon a créé un culte dédié à Malroth, une divinité cherchant à plonger Alefgard dans les ténèbres.

Peu à peu, Hargon a gagné des adeptes, surtout parmi les monstres, formant une armée qui ravagea Arroyo Luna, tua son roi et réduisit la région en cendres. Miraculeusement, la princesse s’échappa et alerta les deux autres royaumes.
Cet événement marque le début d’une quête pour affronter Hargon et son culte. Les deux princes et la princesse (+ un quatrième membre inattendu) devront parcourir Alefgard, rassembler des artefacts magiques et vaincre les lieutenants d’Hargon.

Contrairement au premier opus, cette suite propose un monde plus vaste, permettant même des voyages en bateau et offrant ainsi une aventure moins linéaire. La liberté n’est pas totale, mais l’histoire reste bien présente.
Avec quatre membres dans l’équipe, les combats deviennent plus faciles, surtout avec les actions recommandées qui ciblent les faiblesses ennemies. Cela ne signifie cependant pas la fin du farming. Les pics de difficulté persistent. En effet, vous devrez combattre davantage que dans le premier jeu, car les nouveaux membres n’atteignent pas automatiquement le même niveau. Le jeu les ajuste selon le moment de la progression, ce qui peut déséquilibrer le groupe.




Dragon Quest I & II HD-2D Remake, un bel hommage à la nostalgie
Revivre ces classiques ne serait pas pareil sans le spectaculaire HD-2D. Le pixel art est superbe. Les héros, les monstres et les PNJ regorgent de détails. Les intérieurs en 3D sont tout aussi soignés, et l’utilisation des lumières et des ombres est remarquable, notamment avec la torche. Cependant, les extérieurs paraissent parfois vides, vous obligeant à traverser de grands espaces pour simplement passer d’un point à un autre.

Le jeu n’a pas de défauts majeurs, mais présente quelques faiblesses. La lenteur des déplacements des personnages et du bateau rend par exemple les grandes étapes parsemées de combats aléatoires, parfois frustrantes.
Je trouve décevant qu’après avoir terminé le premier jeu, aucun bonus n’incite à poursuivre vers le second. Pas d’objet spécial, ni d’équipement rappelant la victoire sur Draconarius.
Côté qualité de vie, plusieurs améliorations sont utiles, mais des absences frustrantes subsistent. Le rythme peut ralentir à cause des combats aléatoires omniprésents, sans possibilité de les désactiver. Heureusement, des sauvegardes automatiques surviennent en entrant ou sortant des villages et après les combats.
Les nouveautés incluent quelques donjons inédits, des boss additionnels et de petites sous-intrigues, enrichissant l’univers et incitant à explorer. Pour ne pas se perdre, un marqueur de quête indique clairement la destination.

Le remake apporte également des voix en anglais et en japonais, ainsi qu’un texte plus complet en français et dans plusieurs langues. C’est un soulagement qui évite le problème rencontré avec Final Fantasy Tactics, qui, malgré sa sortie en français, avait suscité des critiques sur la localisation.
Enfin, Dragon Quest I & II HD-2D Remake est une excellente remasterisation et une leçon d’histoire, enseignant les fondations du jeu vidéo moderne et des JRPG. Une occasion parfaite pour redécouvrir deux récits qui, malgré le temps, conservent leur force, leur charme et leur capacité à surprendre. N’oubliez pas que le jeu est déjà disponible sur PlayStation 5, Xbox Series X|S, Nintendo Switch et PC via Steam.




Merci pour ce retour Relict King.
Un super jeu d’après ton test Relict King, mais je passerai à côté. On n’a pas assez de temps pour jouer à tous les nouveaux RPG qui sortent aujourd’hui, même si c’est un remake, cela devient vraiment problématique. Merci en tout cas du retour.
Le temps sera toujours notre plus gros problème en tant que joueurs. Et je ne parle même pas des jeux que j’ai en attente ; j’en ai encore que je n’ai pas touché depuis l’époque de la PS2. hahaha