Après avoir fait une entrée fracassante en Europe avec Tales of Symphonia, sorti sur Gamecube en 2004, Namco nous refait l’honneur de nous sortir un épisode de la série Tales of, cette fois sur Xbox360 : Tales of Vesperia. Encore si peu connue chez nous, mais ayant une expérience assez grande dans le domaine du JRPG, et un public de fans grandissant hors de l’archipel, cette licence veux nous en mettre plein la vue.
La vie n’est pas simple pour nous autres pauvres européens, quand on connaît le nombre de petits bijoux de la série Tales of qui nous sont passés sous le nez, six à l’heure où celui-ci sort, n’étant pas sortie de leur cocon nippon. Pourtant cette série réussie est intéressante sur bien des points, et se démarque de ses comparses plus connues comme Final Fantasy ou Dragon Quest, pour ne citer qu’elles, avec différents éléments que nous verrons plus bas.
Au voleur !
Tales of Vesperia, comme la plupart des épisodes Tales of, propose un scénario indépendant de la série, permettant à quiconque, débutant dans cette série, de pouvoir profiter pleinement du jeu sans en avoir fait d’autres avant. Le titre nous met dans la peau de Yuri, un jeune homme solitaire et sûr de lui, qui n’accroche pas aux ordres en général. Il fit partie de l’ordre des chevaliers de la capitale par le passé, mais préféra le quitter pour mener sa propre « justice ». Yuri est accompagné de son chien Repede, qui est lui aussi un des joyeux lurons de l’équipe, compagnon qui ne se prend pas tout à fait pour un chien d’ailleurs ! Notre héros va être entraîné dans une histoire de vol qu’il voudra élucider, pour aider les habitants du bas quartier de la capitale où il vit. C’est de ce fait que démarre l’histoire qui le conduira bien entendu sur une aventure bien plus importante et riche en événements.
Il rencontrera sur sa route divers personnages plus charismatiques les uns que les autres qui, pour certains se joindront à l’équipe. En plus de Repede : Estellise, une jeune princesse avec des talents de guérisseuse exceptionnels, Karol, un enfant appartenant à une guilde de guerrier, Rita, une magicienne excentrique et fan de technologie, Raven, l’homme qui accompagnera l’équipe pour des raisons plutôt louches et Judith, personnage féminin le plus affirmé qui aura aussi son lot de secrets et de techniques à la lance. Tous ces personnages formeront un groupe très hétéroclite qui ne s’entendra pas toujours au fil de l’histoire, mettant une bonne dose de piment tout au long de l’aventure. Chaque personnage a un background bien développé, expliquant le caractère de chacun et leur donnant une place importante au niveau du scénario, et beaucoup de charisme pour certains.
Globalement, l’histoire nous propose une intrigue simple au premier abord mais avec des enjeux qui prendront des proportions bien supérieures et tiendront en haleine les joueurs. Plusieurs rebondissements intéressants viendront parsemer le jeu, pour plus de plaisir également.


La troupe de choc au grand complet, et à droite notre héros et son fidèle compagnon.
Ready…. Fight !!
L’un des points forts de la série Tales of consiste en son système de combat, qui s’approcherait plus d’un action-RPG. L’action ne se déroule pas au tour par tour mais bien en temps réel. On peut attaquer, envoyer des sorts, se déplacer librement sur la zone de combat une fois celui-ci engagé. Les combats se font avec quatre protagonistes, mais nous n’en dirigeons qu’un seul, avec la possibilité de donner des ordres et de paramétrer ses partenaires. L’IA est assez bien réglée du côté des alliés, chaque personnage ayant son style de jeu et prenant son rôle efficacement, les sorts et attaques à distance pour les magiciens et soigneurs, et le combat rapproché ou à distance pour les combattants. Les alliés prennent en compte le niveau de santé général et soignent au besoin. Chaque caractère peut être modifié pour coller au mieux au style de jeu de chacun. Il est également possible de jouer avec des amis, trois autres amis, chacun avec sa manette, mais ceux-ci ne pourront intervenir que pendant les combats. Le bestiaire est varié, allant de divers types d’animaux, aux monstres plus imposants, des humains et aussi des esprits. Là aussi, la diversité est bien présente et il faudra savoir s’adapter aux situations.
Des nouveautés ont bien sûr été ajoutées en termes de gameplay, autant que les éléments les plus connus pour les connaisseurs de la série. Ici les techniques d’attaque et de soutien s’apprennent via l’équipement des personnages, qu’il faudra trouver, acheter ou synthétiser. Cela forcera le joueur à renouveler son équipement assez souvent et à ne pas jeter ou revendre trop vite son matériel sous peine de rater des compétences utiles par la suite.
Les combats en temps réel sont dynamiques et haut en couleurs.
Promenons-nous, dans les bois…
En dehors des combats, le joueur évolue sur différents terrains, avec une carte du monde, des donjons et villes variées. Les ennemis apparaissent sur le terrain et sont donc visibles. Cela permet d’éviter les combats si on veut avancer vite, ou en augmenter la fréquence si on veut s’entraîner. Chaque ville apporte son lot de magasins, d’auberges, et de lieux importants comme des monuments, avec leur propre histoire.
Des interactions avec les environnements sont nécessaires via « l’anneau du sorcier » pour avancer. Cet anneau est un objet récurrent de la série, servant de multiples façons. Il permet par exemple de lancer des boules de feux, de stopper les ennemis qui vous foncent dessus et bien d’autres utilisations.
Divers moyens de locomotion font leur apparition au fil du jeu, permettant de revisiter les lieux déjà connus et faire quelques quêtes annexes. Le jeu propose justement pas mal de petites quêtes au fur et à mesure de l’aventure, soit pour amener des situations parfois peu cocasses pour les personnages, ou pour renforcer leur background. Il peut également s’agir d’aider les habitants dans leurs histoires de tous les jours. Elles permettent en général d’obtenir de meilleurs objets ou de gagner de l’expérience via des combats.
L’évolution des personnages se faisant précisément grâce à l’expérience glanée via les combats. Chaque montée de niveau augmente les statistiques de chaque personnage et leur permet d’apprendre de nouvelles techniques de combat. Ces dernières peuvent évoluer au fur et à mesure de leur utilisation. Les accros du perfectionnisme auront donc de quoi faire.


A gauche le village de Halure et à droite un aperçu de Yuri sur la carte du monde.
Au niveau de la durée de vie, comptez une bonne quarantaine d’heures pour finir le jeu en ligne droite et le double, voire le triple, pour faire le tour des quêtes annexes (armes, costumes, techniques, recettes culinaires, synthèses, scènes supplémentaires, etc..) et pour tout découvrir. Le jeu propose également un « New Game + » permettant de refaire l’aventure en gardant certains éléments de la première partie moyennant des points obtenus au fil du jeu.
Le jeu nous propose pour la première fois dans un Tales Of des graphismes en HD, avec des scènes cinématiques animés. Le jeu proposant un style graphique qui s’approcherait du manga, donc un style japonais sur son design et celui des personnages. Chaque ville et donjon sont représentés sur la carte, et nous font découvrir des environnements variés. De la ville plutôt classique, au village au pied d’un arbre géant d’où tombent les feuilles avec le vent, à la grande mégalopole, tout y est. Des zones désertiques, des forêts, des plaines enneigées, les joies de la mer, les environnements d’un monde bien varié et complet sont présents.
La bande son est encore une fois réalisée par le grand Motoi Sakuraba à qui l’on doit celles de Tales of, Star Ocean, Baten Kaitos, Golden Sun, etc. qui nous offre encore une fois des musiques envoûtantes et entraînantes. Le jeu ne propose malheureusement pas le choix pour les doublages et donc seules les voix anglaises sont disponibles. Pas mauvaises mais proposer la version originale aurait pu être un plus.
En conclusion, Tales of Vesperia est un très bon choix pour tout amateur de JRPG, étant donné que ceux-ci se font rares sur la machine de Microsoft et que celui-ci est de très bonne facture. L’action est omniprésente et le gameplay évolue pour nous offrir de multiples possibilités après plusieurs heures de jeu. On retrouve ici tout l’art du RPG japonais, et ce qui fait que la licence Tales of est une série à succès actuellement. Si vous n’avez pas encore craqué pour ce titre, je vous le conseille vivement, il vous offrira des heures de jeu palpitantes.
.LES PLUS
- Durée de vie (40 à 80 heures et plus)
- Des cinématiques animées
- De bons rebondissements scénaristiques
- Un héros qui sort des stéréotypes
- De la HD
LES MOINS
- Pas de choix de VO
- Des personnages pas toujours équilibrés à jouer
8/10



