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Dead Island

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Que vois-je ? Un jeu avec des zombies sur RPG France ! Suis-je en train de rêver ? Certains parmi vous se poseront sans doute de telles questions. Les zombies envahissent en effet depuis quelque temps nos films, nos séries, nos comics et bien sûr nos jeux vidéo au point de nous en lasser. Resident Evil, Left 4 Dead, Dead Rising, pour ne citer que les meilleurs, divisent les joueurs en deux grands groupes : les fans et ceux qui détestent. Si ces jeux plaisent en effet beaucoup pour leur côté gore et décalé, ils sont souvent critiqués en revanche à cause de leur gameplay répétitif, de leur scénario faible et de leurs personnages caricaturaux.

En un mot, les jeux de zombies sont accusés de surfer sur la vague et d’être purement commerciaux. Dead Island a décidé de laver cette réputation en proposant d’insérer le gameplay d’un RPG dans un univers de zombies. Développé par Techland (le studio à l’origine des sympathiques Call of Juarez 1 et 2 mais aussi du très mauvais Call of Juarez: The Cartel) et édité par Deep Silver, Dead Island n’avait donc pas été avare en promesses et avait d’ailleurs suscité beaucoup d’attente avec un magnifique. Cet action RPG est-il parvenu alors à réconcilier les fans et les détracteurs des jeux de zombies ? Dead Island est-il le chef d’œuvre annoncé ?


Votre aventure commence sur l’île tropicale de Banoï, en Papouasie. Après avoir choisi entre quatre personnages : Sam B. le rappeur afro-américain passé de mode spécialisé au corps-à-corps (tank), Xan, la chinoise experte des armes tranchantes reconvertie en simple femme de ménage, Purna l’ancienne flic aborigène entraînée aux armes à feu, et Logan, star déchue du football américain, devenu maître du lancer de couteau, vous vous réveillez dans votre luxueuse chambre d’hôtel et découvrez avec horreur la sombre réalité : la plupart des humains se sont transformés en zombies ! On remarquera d’ailleurs dans la chambre voisine le défunt couple du fameux trailer.

S’ensuit un court prologue servant de didacticiel au terme duquel vous parviendrez à vous échapper de l’hôtel, à trouver vos premières armes et votre premier allié : Sinamoï, un urgentiste qui a regroupé quelques survivants et qui a besoin de votre aide. Étrangement, vous semblez en effet immunisé à l’infection et comptez donc en profiter pour aider les autres et faire quelque chose de votre vie jusque là plutôt pathétique. L’intrigue principale consistera donc d’abord à trouver nourriture et matériel pour le poste de secours puis à obtenir un moyen d’évacuer l’île. Plusieurs solutions sont envisagées: bateau, avion, secours extérieurs… et toutes donneront lieux à des réseaux de quêtes diverses et variées. L’intrigue se divisera alors en quatre actes et une vingtaine de chapitres qui vous feront découvrir différentes zones : station balnéaire, ville, jungle, différents alliés mais aussi différents ennemis… Comptez ainsi une bonne vingtaine d’heures pour clore l’intrigue principale.


Si l’intrigue peut paraître convenue, le gameplay du jeu la rend étonnamment intense et immersive. Techland a eu en effet l’idée, certes opportuniste mais fructueuse, de mélanger à peu près tout ce qui marchait dans le monde du jeu vidéo. Du coup on obtient un mixte de Borderlands (FPS/RPG) sur l’île de Farcry, avec de la coopération à la Left 4 Dead et du bricolage d’armes à la Dead Rising. Vous pourrez donc en parallèle de l’intrigue principale, seul ou avec des compagnons, explorer librement l’île, faire tout un tas de quêtes secondaires et bricoler des armes toujours plus efficaces. Pour être plus précis, le gameplay se base sur la progression en niveau de votre personnage. Chaque zombie tué ou quête effectuée rapporte ainsi de l’expérience qui vous sert à monter de niveau.

A chaque niveau vous gagnez de la vie, de l’endurance et un point de compétence qui peut être dépensé dans trois arbres de compétences : un concernant votre capacité spéciale surtout utile en groupe, un autre pour votre spécialité d’arme et enfin un dernier concernant des compétences plus générales de survie. Comme les zombies et les armes montent de niveau en même temps que vous, il faudra donc toujours avoir de bonnes armes en main pour pouvoir faire des dégâts corrects. Sans quoi vous serez vite dépassé par ces chers morts-vivants qui n’ hésiteront pas à vous dévorer. Pour bidouiller vos armes, il suffit de trouver un établi où vous pourrez réparer, améliorer et combiner vos armes via des recettes et bien sûr des dollars, monnaie symbolisant votre esprit du pillage et de la récupération. Combinez ainsi un marteau et une batterie et vous obtiendrez un marteau électrique qui ferait rougir Thor en personne !


Concernant le combat en lui-même, la vue est à la première personne. Pour donner un coup, vous devez orienter le joystick ou la souris dans la direction inverse où vous souhaitez donner votre coup puis le réorienter rapidement dans la direction voulue. Vous pouvez ainsi viser différents endroits du corps pour produire différents effets: décapitation, amputation, bris, lacération, immolation, électrocution etc. Chaque coup dépense de l’endurance qui se régénère au repos. Vous pouvez également esquiver les coups et bien sûr donner un coup de pied pour dégager un zombie trop envahissant.

Vous avez même la possibilité d’achever un ennemi au sol avec votre talon, de plaquer les zombies au sol si vous courez etc… Le gameplay est donc très prenant et vous occupera au moins 30 heures de plus pour peu que vous fouillez bien tout minutieusement. Sans compter une excellente rejouabilité avec quatre classes de personnage et un mode new game + permettant de refaire l’aventure en hard avec votre personnage niveau 50. Vous serez par contre surpris d’apprendre qu’on ne peut pas véritablement mourir dans Dead Island : si l’on tombe à terre, on reçoit juste en effet une pénalité de 10% sur notre argent et on réapparaît quelques secondes plus tard à proximité.

Mais comme l’entretien des armes et les objets à vendre auprès de certains PNJ sont très chers, mourir vous pénalisera donc toujours. Sans compter que la difficulté se corse considérablement au fur et à mesure des actes, que les munitions sont plutôt rares (surtout dans l’acte 1), que certains zombies ont des attaques spéciales très dangereuses et qu’une partie des survivants, ayant sombré dans la folie ou l’individualisme, n’hésitera pas à vous attaquer. Bref, un véritable cauchemar sur une île paradisiaque !


Le maître mot du jeu est, vous l’avez compris, le réalisme. Dead Island réussit en effet à vous faire croire que vous êtes réellement sur l’île. Donnons un exemple : un PNJ vous demande de l’approvisionner en essence. Là où un RPG classique vous proposerait une simple quête Fedex, Dead Island vous oblige à trouver une voiture, vous rendre à la pompe, combattre le personnel transformé en zombies, trouver un jerrican, le remplir, le mettre dans votre coffre, redémarrer la voiture, une horde de zombies alertée par le bruit de la pompe à vos trousses !

Si la plupart des quêtes se révèlent au fond triviales, leur contexte et le soin apporté au réalisme les rendront intenses et addictives. Car au-delà du gore jouissif (le jeu est évidemment déconseillé aux plus jeunes et peut même écoeurer les adultes), Dead Island est surtout intéressant, comme tout bon film ou jeu de zombies, pour l’expérience de pensée qu’il propose : dans un monde infesté de zombies, que feriez-vous ? Aideriez-vous ou non les autres survivants ? Seriez-vous une machine à tuer ou plutôt une personne prudente essayant à tout prix d’éviter les zombies ?

Ou bien même un bricoleur de génie capable de se défendre sans trop se fatiguer ? Dead Island multiplie d’ailleurs les situations moralement complexes. Des pillards m’attaquent : que faire ? Dois-je les tuer avec mon pied-de-biche tout ensanglanté comme de simples zombies ou bien dégainer mon pistolet et les tuer dignement ? De même dois-je m’acharner à achever ces zombies qui ressemblent tant à des humains avec leur short de bain et leur bikini ou bien ai-je encore un peu de compassion qui retient mon geste et me fait poursuivre mon chemin ? Bien sûr, la plupart des joueurs préfèrent bourriner sans se préoccuper de telles questions.

Mais c’est bien dommage, car les développeurs ont tout fait pour vous rendre mal à l’aise, hésitant, apeuré, en stress. Les références aux films, séries et livres en tous genres sont d’ailleurs nombreuses et donneront matière à réfléchir. Vous trouverez notamment, en complément des armes et du matériel artisanal, des journaux et des cassettes audio qui vous relateront en partie l’origine de la maladie et l’histoire peu glorieuse de l’île où station balnéaire de luxe et favelas crasseuses coexistent sans se mélanger. J’ai en ce sens mieux apprécié le solo plus immersif et tendu que la coopération certes agréable mais rendant le jeu trop facile et bourrin.


Hélas Dead Island présente un gros point faible : la réalisation technique assez médiocre. D’une part le moteur graphique est peu performant (modélisation grossière des objets et bâtiments, temps d’affichage des texture long, aliasing prononcé, clipping…), d’autre part les bugs sont très nombreux (bug de collision, personnage bloqué dans le décor, localisation des dégâts parfois hasardeuse, corruption aléatoire des sauvegardes…) et surtout Techland a complètement raté les expressions faciales des personnages. Du coup les PNJ vous regardent avec des yeux de poisson mort et un sérieux manche à balai, ce qui nuit sensiblement à l’immersion.

En outre les cinématiques sont trop rares et n’exploitent pas assez l’intrigue principale ainsi que la psychologie de votre personnage qui se contentera seulement tout au long du jeu de quelques répliques. D’ailleurs que vous jouez seul ou à quatre, tous les personnages jouables apparaîtront dans ces cinématiques. C’est regrettable, on aurait préféré qu’elles soient individuelles. On déplorera au passage l’absence de répliques contextuelles entre votre personnage et ses compagnons si vous jouez à plusieurs. Heureusement pour nos oreilles le jeu est en vostfr, ce qui compense un peu toutes ces faiblesses.

Pour résumer, si le concept de Dead Island était novateur et prometteur, le jeu n’est pas le chef d’oeuvre escompté, la faute à un manque de maîtrise (et de moyens sans doute) dans la réalisation technique. Néanmoins le jeu propose une expérience unique de survival/RPG et plaira autant aux fans de zombies qu’aux amateurs de RPG, ouverts à d’autres univers que celui de l’heroic fantasy. Bien sûr les puristes du RPG ou les fans de FPS classiques avec plein d’armes à feu seront mitigés, tant pis pour eux, ce jeu ne leur est pas destiné ! En attendant, moi, je retourne sur mon île cauchemardesque jouer les héros bricoleurs…

+ un mixte RPG /FPS rafraîchissant
+ du coop fort sympathique
+ bourré de clins d’oeil
+ une très bonne durée de vie

Note RPG 2 sur 5
Note testeur 07 sur 10

– un moteur graphique rigide avec des textures parfois très pauvres
– un gameplay répétitif
– de nombreux bugs

Un trailer du feu de dieu.

La vision d’Etienne Navarre :
Fan de Fulci et Romero, il était évident que j’aimais Dead Island avant même de l’avoir installé. Voyez vous-mêmes ! Jouer à un jeu qui se voudrait le pendant vidéoludique des chefs-d’œuvre cinématographiques pour lesquels je me passionne est un rêve éveillé ! D’autant que le jeu se permet d’être franchement de qualité: univers immense, seconds couteaux uniques, ambiance parfaite, gameplay puissant et gore. Je dois bien reconnaître quelques défauts au jeu: graphismes en demi-teinte, bugs à la pelle et narration à la ramasse. En revanche, chaque partie de l’île à une ambiance unique et le dépaysement est complet, tout comme le bestiaire, sordide, glauque et affamé. L’Enfer des Zombies de Fulci a désormais son jeu et quel jeu !
09/10

La vision de Killpower :
Comme l’énonce Lughan, Dead Island est un mix de très bons jeux. Après avoir dépassé le stade technique (moteur de jeu rigide, bugs en tout genre, clipping..) et des maladresses de conception (respawn ennemis et objets, leveling des ennemis s’adaptant, sauvegarde bizzaroïde, monnaie ridicule, …), j’ai été submergé par le plaisir de jeu. Dead Island est mature, gore, immersif et joue avec votre penchant sadique. Si vous aimez les zombis, baigner dans le gore, et si vous êtes fans du maître des zombis, le réalisateur Romero, c’est vraiment le bonheur. On a presque l’impression de revivre certaines scènes de ses films et ça c’est le panard. A viander sans modération.
08/10

La vision de Mercks :
Autant le dire d’entrée, le titre de Techland est bourré de bugs : clipping, problèmes de collisions, quêtes qui disparaissent, système de sauvegardes archaïque. On pourrait automatiquement se dire que Dead Island est une bouse infâme. Eh bien, il n’en est rien. Le jeu est riche, long, « trippant », et extrêmement addictif. Tout fan de zombie-movies et autres séries B signées Romero ne pourra qu’apprécier ce jeu de massacre jouable en multi. Les environnements sont variés et le level design est de qualité. Le nombre de quêtes impressionnant permet une excellente durée de vie, sans tomber dans l’ennui et la linéarité. Sans conteste mon coup de cœur pour ce mois de septembre.
08/10

Deus Ex : Human Revolution

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Disponible depuis le 26 Août, le troisième opus de la saga Deus Ex était attendu au tournant par bon nombre de joueurs. Présenté comme un retour au source, ce FPS/RPG s’annonçait comme un jeu très attirant. Mais qu’en est-il réellement une fois le jeu entre les mains ? Voici le verdit de RPG France ! Si vous voulez bien me suivre, nous nous rendons en 2027 en compagnie de notre cher Adam Jensen.

C’est une époque de grandes innovations…

Adam Jensen est donc le personnage principal de Deus Ex Human Revolution. Le jeu se présente comme une préquelle du premier Deus Ex, et se déroule une vingtaine d’année plus tôt. L’avantage c’est que si vous ne connaissez rien de l’univers de Deus Ex, vous ne serez pas déstabilisé, le jeu regorge néanmoins de plusieurs petites références aux opus précédents qui sauront contenter les fans de la première heure.

Vous incarnez donc Adam, un ex-agent du SWAT qui travaille désormais comme agent de sécurité dans la société Sarif Industry. Cette dernière est spécialisée dans la création et la vente d’augmentations : des prothèses cybernétiques qui vous permettent d’être plus fort, plus rapide, plus adroit, bref qui améliorent votre vie de tous les jours. Le jeu débute alors que vous devez escorter Megan Reed, l’une des meilleurs scientifiques de Sarif Industry, qui s’apprête à présenter sa dernière grande découverte à Washington. Alors que vous passez en revue les derniers détails avec votre patron, David Sarif, PDG de Sarif Industry, un incident survient. L’alarme est déclenchée pour une raison inconnue, et c’est là que l’aventure commence…


Inspiré par de grands classiques de la science-fiction comme Blade RunnerDeus Ex propose un univers vraiment riche, profond et immersif. Déjà par leur campagne de pub, Square Enix et Eidos ont su nous plonger directement dans les problématiques éthiques abordées dans le jeu. On pensera notamment aux augmentations, et à toutes les questions qu’elles soulèvent. L’homme ne serait-il pas en train de jouer à Dieu ? Est-ce que, tel Icare, il ne finira pas par se brûler les ailes et se condamner à force de pousser le progrès toujours plus loin ?

Les augmentations sont-elles une bénédiction ou une malédiction pour l’être humain ?
Tant de questions auxquelles vous pourrez répondre en vous plongeant dans l’aventure que vous propose Deus Ex Human Revolution. En effet, dès les premières heures de jeu, votre personnage subira un grave traumatisme, au bord de la mort, son employeur décidera de lui implanter des augmentations dans le but de lui sauver la vie. Vous voilà donc avec un héros fraîchement « augmenté » prêt à libérer tout son potentiel. L’histoire est menée par une très bonne intrigue, on se doute dès les premières heures qu’un complot se trame, mais la nature de celui-ci restera enfouie. Il vous faudra donc ruser pour le déjouer et découvrir les secrets et les mystères que vous réserve Human Revolution !

Mais c’est aussi une époque de chaos et de conspirations

Le jeu se base sur un rythme intéressant déjà présent dans le premier Deus Ex. On alterne donc des phases de missions qui consistent souvent à se rendre d’un point A à un point B en accomplissant sur le chemin divers objectifs, suivies de phases dans des environnements plus ouverts où l’on aura l’occasion d’enquêter, de suivre la trame principale tout en accomplissant quelques quêtes annexes.

Si les missions consistent principalement à traverser des niveaux parsemés d’ennemis, de pièges et autres portes verrouillées, n’allez pas croire que nous avons affaire à de simples couloirs. Si vous avez été rebutés par les niveaux linéaires de Mass Effect 2, alors vous serez ravis d’apprendre que Deus Ex Human Revolution s’offre le luxe de vous proposer un grand nombre de cheminements possibles à travers ces niveaux. Tout comme dans Deus Ex premier du nom, il y a toujours plusieurs possibilités pour résoudre un problème donné.

Comme vous avez la possibilité d’améliorer vos augmentations ou d’en débloquer de nouvelles comme bon vous semble, ce seront généralement les augmentations que vous avez à votre disposition qui vous orienteront vers tel ou tel cheminement. Il faudra en effet dès le début de l’aventure choisir votre type d’approche. Ainsi certaines augmentations vous permettent de devenir invisible, de marcher silencieusement ou d’assommer deux ennemis en même temps, tandis que d’autres vous permettront de renforcer votre endurance, de déplacer des objets très lourds ou encore de littéralement exploser certains murs.

Serez-vous discret comme une ombre ou préférez-vous foncer dans le tas votre fusil à pompe à la main ? Êtes vous plutôt du genre à massacrer le moindre ennemis, ou préférez-vous les contourner, voir les assommer dans le pire des cas ? Le jeu en propose pour tous les goûts. Si l’approche discrète est à favoriser en début de partie au risque de mourir rapidement, vous pourrez petit à petit opter pour des méthodes plus radicales. Libre à vous de craquer pour les joies de la mitrailleuse tirant des balles à tête chercheuse ou du revolver à balles explosives. Il vous faudra néanmoins utiliser vos neurones et vos augmentations pour rester efficace durant les fusillades.


Du coté de l’infiltration, Deus Ex Human Revolution va encore plus loin que ses aînés. Rappelant fortement des classiques du genre comme Splinter Cell, c’est un véritable plaisir si vous décidez de jouer tel un véritable ninja frappant dans l’ombre sans être remarqué.

En effet, en plus des augmentations personnelles que vous débloquez à l’aide de points d’expérience, vous pouvez également améliorer vos armes. Pour ce faire, il vous faudra récupérer des kits d’améliorations, soit à travers les niveaux, soit chez les marchands d’armes. Vous pourrez ainsi équiper votre pistolet d’une amélioration de perce-blindage, ou votre fusil d’assaut d’un pointeur laser et d’un silencieux dernière génération.

Mais qu’on se le dise, les combats ne constituent pas la seule approche possible dans le jeu. Si j’ai déjà abordé la possibilité d’opter pour plus de discrétion, vous pourrez également résoudre certaines situations à l’aide de vos talents d’orateur. Parfois, une discussion correctement menée vous permettra d’en apprendre plus sur la situation, ou même de vous épargner un passage compliqué,  truffé de mines et autres détecteurs lasers.

Vous aurez également droit à des dialogues importants avec des personnages clés de l’histoire, et vos réactions influeront directement sur l’issue de la discussion. A noter que l’ensemble de ces dialogues, qu’ils concernent la quête principale ou les quêtes annexes, sont d’une qualité d’écriture exemplaire. La totalité des dialogues sont doublées et l’intégralité du jeu est par ailleurs traduit en français. Si certains pourront bouder les doublages français, tant la voix anglaise d’Adam Jensen est d’un charisme sans égal, la version française reste de très bonne facture. On lui reprochera essentiellement une mauvaise synchronisation avec les lèvres des personnages, donnant lieu parfois à des dialogues de ventriloque où les personnages parleront sans remuer les lèvres et inversement.

Une autre approche possible consiste à faire bon usage de vos compétences de pirate informatique. S’il s’avère que certains codes et autres mots de passe peuvent être trouvés sur des carnets électroniques ou des ordinateurs non verrouillés, il sera parfois plus simple de passer par le piratage pour contourner ce genre de sécurité. Sans rentrer dans les détails, le piratage des systèmes se présente sous la forme d’un mini-jeu où vous devez naviguer de dossier en dossier pour atteindre la sortie de ce mini-labyrinthe sans vous faire repérer par le système de sécurité. On accroche ou pas au principe, et on pourrait lui reprocher d’être répétitif à la longue.

Encore une fois, les augmentations sont là pour vous aider. Si certaines sont indispensables pour pirater les terminaux d’un niveau de sécurité élevé, d’autres vous permettront simplement de vous faciliter la tâche en diminuant par exemple les chances de vous faire détecter.

Je ne sais pas de quel côté je suis …

Comme je vous l’ai dit plus haut, vous aurez l’occasion de traverser des environnements plus ouverts, comme la ville de Détroit après une heure de jeu. A ces moments clés, libre à vous de foncer à votre objectif principal ou d’explorer un peu plus les ruelles. Le tout se présente vraiment sous forme d’enquête. Le joueur partira à la découverte de la ville, et ce sera l’occasion de discuter avec certains personnages qui vous proposeront alors des quêtes annexes.
Si les quêtes secondaires ne se comptent pas par centaines, le jeu préfère privilégier la qualité à la quantité. Oubliez les vulgaires quêtes FEDEX consistant à aller chercher un objet et à le ramener ou simplement tuer un personnage. Ce sont de véritables quêtes. Il vous faudra parfois mener votre petite enquête à la Colombo afin de percer leurs mystères et mener votre mission à bien. Chacune a son histoire, ses raisons, et leur qualité d’écriture est du même niveau que celle des quêtes principales : excellente !

En plus de vous rapporter de l’expérience et un peu d’argent pour arrondir vos fins de mois (et investir dans quelques augmentations) certaines de ces quêtes vous permettront d’apprendre quelques détails liés à l’intrigue principale. C’est aussi l’occasion de découvrir des passages insoupçonnés par les toits, par les égouts, et j’en passe. L’excellence du level design de ces niveaux ouverts couplée aux quêtes annexes très réussies donne à Deus Ex Human Revolution une qualité de finition exemplaire.

Je n’ai pas choisi ce qui m’est arrivé…

J’ai eu l’occasion de tester le jeu sur PlayStation 3 juste avant de recevoir ma version PC. Tant au pad qu’au clavier, la prise en main s’avère excellente et intuitive. La palette de mouvements est assez complète : vous pouvez vous plaquer aux murs, vous pencher, faire une roulade d’un abri à un autre, tirer à l’aveuglette, etc. Chacun de ces mouvements s’effectue très naturellement après quelques minutes de jeu.

Deus Ex Human Revolution n’est peut-être pas une prouesse technique, la faute sans doute à son moteur graphique qui n’est plus très récent (il s’agit du même moteur que pour les derniers Tomb Raider). Pourtant, son esthétique et son design global en font une référence. On se sent tout de suite plongé dans l’ambiance très réussie des différents environnements, grâce à la forte personnalité du style graphique du jeu. Nous avons droit à un univers cyberpunk vraiment convainquant. La bande son est également très bonne. Tout à fait dans l’ambiance pour nous accompagner durant les niveaux très bien réalisés, tant sur le fond que sur la forme. Suffisamment discrète pour ne pas être envahissante, mais suffisamment présente pour enrichir l’expérience que nous propose Deus Ex Human Revolution.


J’ai déjà abordé les doublages, très bons en anglais, un peu moins marquants en français, mais malgré tout de bonne qualité.

Du côté de l’IA, celle-ci reste convenable. Vos adversaires n’hésiteront pas à tenter de vous prendre à revers pour mieux vous surprendre. Un cadavre attirera directement leur attention, constituant une très bonne diversion, et si on constatera parfois quelques comportements étranges, ce ne sera que dans des cas très particuliers.

On déplorera quelques bugs sur la version PC, comme par exemple des crashes du jeu, autant durant les chargements qu’en pleine partie. Fort heureusement, ceux-ci restent assez rares et dépendants des configurations de chacun.

Concernant la durée de vie, comptez entre 20 et 30 h de jeu en moyenne, un peu moins si vous faites le jeu en ligne droite, mais ce serait un véritable sacrilège. Par ailleurs, le grand nombre d’approches possibles offre une très bonne rejouabilité au titre.

Pour conclure, Deus Ex Human Revolution arrive à la hauteur de ses ambitions et constitue un excellent titre. Véritable réussite, le titre a une esthétique originale, une très bonne narration, une prise en main aisée et une variété de gameplay excellente. Fier descendant de la lignée Deus Ex, Human Revolution redore le blason de la saga quelque peu terni par Invisible War. Ce FPS/RPG a su marier les éléments de gameplay des deux genres dont il s’inspire à la perfection pour proposer un jeu prenant et immersif. A ranger à coté des RPG cultes de 2011. 

+ Diversité de gameplay exemplaire
+ Univers prenant et immersif
+ Esthétique visuelle et musicale excellente
+ Aspects RPG très réussis
+ Très bonne prise en main

Note testeur 09 sur 10

– Une VF qui souffre de quelques défauts
– Moteur graphique un peu à la traine
– Édition Augmentée un poil décevante

La vision de Megamat :
Square Enix a laissé totalement libre le développement de Deus Ex : HR, sans mettre de pression à Eidos Montreal. A plusieurs reprises, il y a eu des anicroches avec les fans sur des subtilités et Eidos a réagi à la vitesse de la lumière en revenant en arrière ou en modifiant certaines fonctionnalités. Au final, Deus Ex : HR est une réelle réussite, proposant un vrai RPG, avec un très bon scénario et une multitude de moyens pour arriver à faire les quêtes. Vous pouvez ainsi choisir votre style de jeu ou le mélanger, entre infiltration, bourrinage, dialogues, vous avez tous les ingrédients pour réussir votre mission, aucune excuse. J’ai rarement vu autant de possibilités dans un jeu… L’univers est excellent, bien que les graphismes ne soient pas d’une qualité exceptionnelle, cela permet une optimisation complète et sans bug pour une meilleure immersion. Fans de Deus Ex et de RPG futuriste (ou pas), n’hésitez pas, un régal à jouer !
09/10

La vision de Pouicoss :
N’y allons pas par quatre chemins, Deus Ex : Human Revolution est un très grand jeu. Tout d’abord d’un point de vue graphique, il émerveille à chaque instant, non pas pour sa partie technique qui est juste correcte, mais pour le design général qui rappelle les plus grandes références Cyberpunk, tout en conférant au jeu un cachet unique. La bande-son n’est pas en reste, des musiques tout bonnement sublimes et une VF plus que correcte. Mais surtout, il nous propose un gameplay d’une richesse aujourd’hui presque perdue, en offrant beaucoup d’options pour parvenir à ses fins. Le jeu n’est pas exempt de défauts, loin de là.

Entre une IA aux réactions parfois étranges (même si elle tient la route), ou un système de cover qui est certes bien fichu, mais à tendance à faciliter l’action (grâce à la vue à la troisième personne et l’aide d’un radar), l’expérience offre peut-être un peu moins de challenge que par le passé. Pour autant, ne boudons pas notre plaisir, car Deus Ex : Human Revolution est comme je le disais plus haut, un très grand jeu, exigeant parfois, mais qui délivre en retour une expérience unique en son genre. Ne cherchez plus le successeur de Deus Ex, il est là.
09/10

DeathSpank : The Baconing

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👉 PRESENTATION : voir ci-dessous
👉 SORTIE : 31 aout 2011
👉 DeathSpank
👉 Deathspank : The Baconing
👉 DeathSpank : Thongs of Virtue – Xbox 360
👉 NEWS

Préparez-vous pour l’aventure ultime de science-fiction en entrant dans le monde hilarant et captivant de The Baconing créé par Hothead Games. Vous êtes DeathSpank, un héros et le plus grand Serviteur de la Justice. Vous devez vaincre l’Anti-Spank et son armée de Cyborques, avant qu’ils n’étendent leur emprise maléfique sur Spanktopia. Découvrez de nouveaux mondes excitants et combattez des hordes d’ennemis pendant que vous cherchez à percer les secrets des Feux de Bacon.

Bastion

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Réalisé par SUPERGIANT GAMES, une toute petite équipe de développement, Bastion est sorti sur Xbox 360 en juillet 2011. Avec deux points forts mis en avant, graphismes peints à la main et narration en temps réel, il arrive sur nos PC cette semaine. Alors qu’en est-il de cet action-RPG proposé uniquement en version dématérialisée et à petit prix ? 

Bastion et configuration

Le pitch tient en deux phrases : Calamity une catastrophe a réduit le monde en morceaux, ces derniers ayant été disséminés dans les airs. Vous, le kid, vous réveillez et allez tentez de rétablir l’ordre en créant le bastion et en perçant les secrets de Calamity. Vous voici donc dans la peau d’un enfant homme en vue de 3/4, comme tout bon hack’n’slash qui se respecte avec caméra fixe.

Dès l’entrée dans le jeu, on est tout à fait ébahi pour trois raisons : la première concerne les graphismes tous peints à la main qui sont de toute beauté et sont un plaisir pour les yeux tellement les détails fourmillent. Avec une résolution maximale de 1900×1200 et un anticrénelage x4, on a du mal à croire que tout cela est de la 2D. Pour vous donner une idée, croisez Dofus pour les couleurs et la patte graphique avec les Minikeums – voir Google – pour les personnages pour vous donner une idée de l’orientation artistique. La seconde raison, c’est l’environnement sonore. La dernière raison c’est la voix off qui raconte vos faits et gestes en temps réel. Mais pour ces deux derniers cas, j’y reviendrai plus loin.

Après avoir retrouvé ses esprits, on s’intéresse à la maniabilité du jeu. Sur PC, on a trois configurations possibles. A l’instar de Dungeon Siege 3, on préfèrera le gamepad, plus adapté que les touches ou la souris pour une simple bonne raison : dans Bastion, lorsque l’on veut avancer, les niveaux qui sont tout le temps des couloirs en diagonale. Il vous faut donc appuyer sur deux touches à la fois pour bouger sous peine non pas de vous cogner au mur, mais de tomber dans le vide car je vous rappelle que les niveaux sont dans les airs. Rajoutez à cela, deux boutons pour chacune de vos deux armes, un autre pour le bouclier, un autre pour la roulade qui permettra d’esquiver ou pour sauter. Enfin un bouton pour le soin et un pour les bottes secrètes et vous comprendrez que cela n’est pas le plus simple au clavier.

Bastion et création

En début d’aventure, vous commencez la partie avec rien. Vous allez donc vous déplacer à travers des couloirs qui se construisent au fur et à mesure de votre avancée. C’est original et en même temps cela casse le rythme. En effet, plus loin dans la partie, je me suis surpris à aller trop vite sur un niveau en construction, et je suis tombé dans le vide. Il faut donc prendre le temps. Enfin, lorsque l’on arrive sur un espace plus large, il faut parfois longer les bords pour voir apparaître le passage.

Par contre, le niveau qui se matérialise devant vous est destructible. A peu près tout peut être cassé avec votre arme et vous permettra d’accumuler des fragments de l’ancien monde -qui sert de monnaie dans le jeu-, sauf bien sur, le sol, quoique dans certains passages …. Vous voilà donc à la découverte d’un univers constitué entièrement de niveaux sous la forme de couloir vous demandant d’aller d’un point A à un point B. Parfois vous vous écarterez de la voie principale pour visiter un couloir sans issu, mais jamais très long.

Donc après avoir récupéré un marteau, puis un répéti-croc – espèce de mitraillette avec des fléchettes – et avoir appris à vous en servir, vous arriverez au bastion. En quelque sorte une base qu’il va falloir reconstruire de A à Z en visitant des niveaux qui vous permettront de récupérer des noyaux vous autorisant à construire des bâtiments ou trouver des personnages. Toute l’histoire se résume à la création de votre Bastion, mais je n’en dis pas plus pour ne pas la divulguer. Les bâtiments, au nombre de 6, vous permettront de gérer votre équipement, voire de l’améliorer, d’augmenter la difficulté du jeu, de débloquer des succès qui vous donneront de l’argent.

 Bastion et baston

Pour reconstruire votre bastion, vous devez partir et vous envoler dans d’autres niveaux. Vous quittez donc votre base pour une carte générale où se débloquent au fur et à mesure de nouveaux niveaux. Si au début plusieurs sont accessibles et réalisables dans n’importe quel ordre, par la suite, vous aurez des niveaux imposés. Il y a aussi des niveaux défis permettant de débloquer du matériel pour vos armes ou des liqueurs pour acquérir de nouvelles bottes secrètes.

A noter que les maps de la quête principale deviennent inaccessibles dès qu’elles sont réussies. La linéarité est donc de mise surtout lorsque l’on sait que l’on visite des couloirs et que l’on va juste tuer pour trouver les noyaux. Par contre, on sera dépaysé par le bestiaire tout à fait original.

Chaque créature a sa propre attaque, son propre style. Il y a dans une même espèce plusieurs versions différentes visualisables par leur taille, leur couleur, leur attaque. Chaque créature éliminée laisse tomber non pas du loot, mais des fragments, qui je le rappelle, servent de monnaie. En effet, Les 11 armes du jeu, qui sont débloquées au fur et à mesure du développement de l’histoire, ont toutes une utilisable différente et sont upgradables selon 5 paliers.

Dans votre bastion, vous définissez les armes que vous souhaitez porter, vos liqueurs (dont le nombre est égale au grade de votre personnage) et une botte secrète. Dès votre entrée dans le niveau, impossible de changer quoi que se soit dans le niveau. Il s’agit donc de bien choisir son équipement selon son attirance mais parfois aussi selon le bestiaire dudit niveau. Dans les niveaux, si vous trouvez une nouvelle arme, elle remplace automatiquement l’une des deux vôtres avant votre retour au Bastion, sauf si vous trouvez un bâtiment Arsenal qui vous permet de changer. Mais il vaut mieux éviter car l’arme acquise est souvent adaptée à la situation, tout du moins la fin du niveau.

Quant aux combats, ils sont vifs, violents, intenses et très jouables. Pour venir à bout des créatures, vous avez deux armes qui ont une utilisation bien précise et une botte secrète qui peut être associée à votre arme ou à une technique de jeu (survivre à un coup critique, faire plus de critiques, faire apparaître un compagnon gicleur pour vous aider). Cette botte secrète est activable grâce à vos trois fioles de tonifiant noir – voire plus, si vous avez pris la liqueur bonus correspondant -. Elle est donc à activer à un moment cruciale du jeu et pas n’importe quand. En plus de ces armes, il est possible d’utiliser un bouclier pour se protéger des attaques et même avec un bon timing de la renvoyer sur son agresseur ou à défaut, autour de soi. Il est même possible de rester cacher derrière son bouclier et d’attaquer en même temps avec l’une de ses armes.

Le bouclier ne vous protégera pas de certains ennemis, encore moins des sorts de zone. Le bouclier s’oriente en fonction de l’attaquant le plus proche. Si dans votre dos, un missile arrive sur vous, pas la peine de vous retourner, votre bouclier reste centré sur l’assaillant au contact. Le placement est donc primordial pour éviter les attaques à distance tout comme les attaques au corps à corps. C’est l’intérêt de la roulade qui permet d’esquiver. On peut même, en se plaçant correctement, faire en sorte que les assaillants se tirent les uns sur les autres.

Bastion et bon son

Si visuellement c’est la claque, pour les oreilles c’est le bonheur. D’abord parce que la bande son, tout à fait originale dans ce genre de jeu, dépareille avec ce que l’on écoute d’habitude. Pas de musique classique, ni de hard rock – qui a parlé de Sacred 2 – mais une musique Zen et tranquille, envoutante et entêtante. On appréciera d’autant plus les titres chantés, qui sont de vrais bijoux et m’ont fait penser à Darkstone.

Alors à part un ou deux titres pas forcément au top, tout le reste est très bon. Chapeau bas au compositeur de l’équipe. Les bruitages sont aussi très réussis. La qualité audio est vraiment impressionnante surtout la voix du narrateur. Justement, parlons-en de cette narration en temps réel, point fort du jeu avancé par les développeurs. Cette narration tient compte de vos faits et gestes : vous avancez au nord, vous tombez dans le vide, vous tuez un boss, immédiatement la voix vous le raconte.

Cette voix d’homme vous porte, vous attire et est vraiment très bien maîtrisée avec de nombreux effets. Tout cela serait génial, s’il n’y avait pas deux défauts à cette gestion narrative : Le premier c’est tout simplement que le jeu est en anglais sous-titré français. Alors du coup, si on a du mal avec l’anglais, et bien il faudra se contenter de lire ce qui est écrit dessous.

Bon d’accord rares sont les fois où l’on a du mal à lire, mais ce n’est pas quand même pas très commode durant les combats. Surtout que si le texte est trop long, il défile et là on rate le début. C’est quand même dommage de ne pas avoir de traduction orale du jeu sachant que c’est un point fort ! Le second défaut c’est la linéarité du jeu qui casse cette narration active. En clair, le jeu est composé de niveaux qui sont des couloirs. Il n’y a donc pas de monde ouvert vous permettant de vivre une aventure unique et en plus avec rejouabilité.

Non, non, vous entrez dans un niveau linéaire au possible et la voix vous raconte ce qui se passe. Ha, vous avez découvert un nouveau perso, Ho, vous allez battre le boss. Si vous faites le niveau deux fois de suite, vous vous rendez-compte que le texte est le même et donc qu’il y a des scripts qui seront exécutés à tel ou tel moment et non en fonction de vos actions. Sachant qu’en plus, pour un niveau, à part les défis, si vous ne le réussissez pas, vous devez le refaire. On ne vous propose pas l’échec.

De plus, il est prévu un conditionnement du joueur qui va faire des choses logiques, mais pas si le joueur joue autrement. Jetez-vous une fois dans le vide et la voix vous le précise . Faites le 10 fois de suite après et elle ne dit plus rien. Autre exemple qui montre les limites de ce fonctionnement : au début du jeu vous arrivez sur un passage avec quatre directions possibles. Lorsque je décide partir dans une direction, la voix m’indique que je vais arriver sur tel lieu. Mais à ce moment précis je fais demi-tour et je vais à l’opposé. La voix m’indique que je vais arriver à tel lieu et en aucun cas mon demi-tour.

Cette narration en temps réel est donc une bonne chose, immerge bien le joueur mais reste pénalisée par le jeu lui-même et le déclenchement des textes comme des scripts. On notera aussi que le narrateur n’arrête pas de parler, donc on passe du temps à lire et comme au lieu d’avoir une présentation du niveau complète au début du niveau, on nous l’amène au compte-goutte, on se perd un peu dans l’histoire et le background. C’est dommage car on a du mal à suivre le fil conducteur en fin de compte. Surtout qu’il y a des passages totalement déroutants. En tout cas, un grand bravo à l’écriture des textes qui sont très poétiques, bien tournés, et donc joliment traduits. Tout comme les textes des différents éléments de l’équipement.

Bastion et Oblivion

OK, c’était pour la rime et c’est pas terrible, mais c’est le seul RPG qui finit en ON auquel j’ai pensé. Alors parlons-en justement de cette dimension RPG. Elle est quasi-inexistante. En effet on commence la partie avec un personnage imposé, il n’y a aucun dialogue avec choix possible, juste cette voix qui vous déroule l’histoire et vos actions, pas de quêtes pour sauver la veuve et l’orphelin. Ensuite les PNJ n’ont rien à dire à part une ou deux phrases qui débloquent la suite du jeu, on n’a pas d’inventaire à ranger sur soi, pas de caractéristiques, pas de looting à part soin, tonifiant et fragments.

Seul le bastion, votre base, vous permet de gérer vos 11 armes, vos liqueurs, de payer de nouvelles aptitudes ou de l’équipement trouvé dans les niveaux. C’est peut-être cette notion qui a permis au jeu de gagner cette distinction de RPG, mais cela est bien maigre au vue des titres traités par RPG France. Pas plus qu’on ne pourra lui donner le titre de hack’n slash. Alors, qu’est-ce que Bastion ? Personnellement, c’est un très bon jeu d’action, un jeu d’aventure avec combats incessants et quelques interrupteurs, avec même un court passage de plateformes, comme Zelda. Mais en aucun cas, un RPGiste n’y trouvera son bonheur s’il attend quelque chose de cet aspect dans le jeu.

Bastion, pas long

Il m’a fallu 6 heures pour finir le jeu avec un personnage de grade 5 – il y en a 10 en tout -, car la difficulté n’est pas élevée et est accessible à tout joueur qu’il soit débutant ou confirmé. Votre personnage possède trois fioles de soin – voire plus s’il a pris un filtre bonus – qui lui permettent de remonter sa barre de vie en cas de pépin. On trouve beaucoup de potions dans les niveaux. De plus, en cas de mort, la voix vous propose de vous redonner une seconde chance pour poursuivre.

Enfin, si vous ratez cette deuxième opportunité, le jeu vous propose de retourner soit à votre Bastion changer vote configuration d’arme par exemple ou vos filtres ou vos compétences, soit au début du niveau pour le refaire en entier. Il y a aussi pas mal de niveaux qui permettent d’augmenter la puissance de votre équipement, ou encore des niveaux défis durant lesquels on vous assaille de vague d’ennemis en même temps que l’on vous raconte la vie d’un personnage.

Du coup, le jeu vous prendra 2 heures de plus environ pour tout faire. A noter qu’il y a des fins alternatives et que vous débloquez un new game +, vous permettant de recommencer le jeu avec tout l’équipement trouvé dans la première partie et quelques bonus. Votre new game + durera donc encore moins longtemps, sauf si vous utilisez le temple qui permet de définir le comportement du bestiaire et donc de le booster. Cela vous permet ainsi d’augmenter le niveau de difficulté et de l’adapter à votre exigence. On regrettera l’unique sauvegarde automatique qui est écrasée si vous recommencez une nouvelle partie. Alors attention à la fausse manœuvre.

Avec ses graphismes et sa bande son impeccables qui vous portent tout au long de l’histoire, Bastion est un jeu qui émerveille, surtout si l’on aime l’action. Ce n’est pas un RPG à proprement parler, même si les différentes possibilités d’upgrade de l’équipement et les nombreuses bottes secrètes possibles pourraient laisser penser le contraire. Du coup, si vous aimez varier les styles de jeu, vous y trouverez sûrement votre compte, grâce à son univers touchant et enchanteur.

+ Graphismes et bande son parfaits
+ Histoire envoutante et poétique
+ New game + avec difficulté adaptable
+ Un arsenal upgradable
+ Gameplay nerveux et sans temps mort

Note RPG 2 sur 5
Note testeur 07 sur 10

– Histoire décousue pas toujours facile à suivre
– Trop court
– De l’action, mais peu de RPG
– Linéarité des niveaux
– Voix en anglais

La vision de Batman :
La première fois que j’ai entendu parlé de Bastion, j’ai été bluffé par ce style graphique totalement sublime ! Un soin important a été apporté à l’aspect artistique du jeu. La bande son est vraiment excellente.
Si la narration pseudo dynamique souffre de quelques défauts, elle n’en reste pas moins l’un des points fort du jeu. Le joueur a réellement l’impression de vivre un conte dont il est le héros, la voix du narrateur est vraiment charismatique et à aucun moment je n’ai éprouvé de lassitude à l’écouter. Certes l’histoire est simple, mais le plaisir est bien présent !

Le gameplay est très nerveux et efficace. On affronte tantôt quelques ennemis isolés, tantôt des hordes d’adversaires où il s’agira de ne pas perdre son sang froid pour rester efficace !
Le grand nombre d’arme permet de varier les stratégies. Préférerez-vous le marteau, à la force frappe sans égale, ou la machette de guerre, plus faible mais bien plus rapide ? Les différents niveaux de défi liés aux armes vous permettent de débloquer des items pour les améliorer, et si votre performance vous permet de remporter le premier prix, vous pourrez même débloquer de nouvelles bottes secrètes !
Cependant, Bastion n’est pas un vraiment RPG. Ici, pas de quêtes annexes, de dialogues à choix multiples ou de caractéristiques à améliorer à chaque niveau. On appréciera cependant la possibilité d’activer des compétences passives à l’aide des liqueurs, de personnaliser les bonus pour chacune de nos armes, ainsi que d’autre éléments de gameplay.

Excellent jeu d’action au effluve de RPG, Bastion vous rappellera sans doute d’autre grand jeu comme The Legend of Zelda ou Secret of Mana. Ajoutez à cela des graphismes 2D magnifique et une bande son incomparable, Bastion mérite largement l’investissement !
08/10

Fallout : New vegas : Old World Blues

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Fin juillet dernier, Obsidian nous offrait, façon de parler, un troisième contenu téléchargeable pour son hit : Fallout New Vegas. L’heure est venue de savoir si ce DLC Old World Blues vaut l’investissement, ou s’il va rejoindre la longue liste des DLC « pompes à fric », ratés, et dispensables.

Comme dans tous les DLC précédents, l’aventure d’Old World Blues démarre par la réception d’un message radio sur votre PipBoy. En suivant les traces de ce dernier, vous découvrez la zone du Grand Rien, cratère secret servant de base à une tripotée d’allumés du bulbe, savants fous à leurs heures perdues. Ces scientifiques vous accueilleront de la meilleure manière possible en remplaçant plusieurs de vos organes par des implants cybernétiques, à votre insu comme il se doit.

Ces modifications améliorant nettement les capacités de votre personnage, nous leur pardonnerons ce manque de savoir-vivre. Toutefois, l’un de ces savants s’est enfui avec l’un de vos organes. Non. Pas celui-là, mais votre cerveau.  Ce triste sire nommé Moebus, Dr Moebus, sème la terreur sur le Grand Rien avec ses armées de robots et d’humains lobotomisés. Comme de bien entendu vous aiderez vos bouchers contre le détrousseur d’organe, tout au long d’une aventure relativement longue et bien écrite.


En effet, on peut reconnaître que les développeurs d’Obsidian ont poussé le délire assez loin. Des dialogues décalés et drôles, un scénario sorti tout droit de la quatrième dimension, et un environnement parfois original, ils s’en sont donné à cœur-joie. Si certains apprécieront cette bouffée d’air frais, je dois bien reconnaître qu’elle casse un peu trop l’ambiance sombre du jeu de base à mon goût ; mais bon. Il est bien connu que je n’ai aucun humour. Pour ce qui est des quêtes, le résultat est tout autre.

Dans l’ensemble, elles se résument quasiment toutes à traverser la vaste zone de jeu pour chercher des objets un peu partout obligeant à de nombreux aller-retour. Heureusement, certaines missions sortent du lot et permettent d’apprécier quelques bonnes idées, le final vaut d’ailleurs son pesant de cacahuètes.


Cette extension vous permettra de trouver de nouvelles armes sympathiques, ainsi qu’une nouvelle armure intéressante, mais qui, hélas, n’est qu’un simple « retexturage  » de l’armure d’assassin de Dead Money. Ce nouveau matériel ne sera pas de trop afin de combattre les nombreux ennemis du Grand Rien : lobotomates, robots scorpions, chiens cybernétiques, et autres joyeusetés. A noter d’ailleurs que le challenge est assez élevé, et même avec un personnage de niveau 40, j’ai parfois eu du mal face aux groupes de vilains. Enfin comme pour les deux précédents DLC, la limite de niveau est augmentée de 5, et de nouveaux « perks » font leur apparition.

Techniquement, le Grand Rien n’offre rien de bien exceptionnel. Complexes scientifiques, laboratoires, usine, du déjà-vu pour ceux qui ont arpenté le Mojave ou Fallout 3 dans tous les sens. Toutefois, la zone est vaste et permet une exploration, certes sans surprise, mais agréable. Du côté du son, pas de surprise non plus, aucun nouveau thème musical n’est proposé. Quant au doublage, il est plus que correct compte-tenu des dialogues délirants de ce DLC.

En conclusion, ce DLC Old World Blues est, pour moi, le meilleur des trois sortis pour Fallout New Vegas. Il est toutefois dommage que les quêtes manquent de saveur, alors que le scénario et les dialogues sont si originaux. Obsidian signe avec Old World Blues un contenu téléchargeable meilleur que la moyenne, et si le travail des développeurs est à nouveau excellent sur le fond, il pêche encore sur la forme. A réserver, une fois de plus, aux inconditionnels de Fallout New Vegas voulant prolonger l’aventure, et à ceux qui veulent se marrer un peu… Ou pas.

+ Scénario décalé
+ Zone de jeu assez vaste
+ Durée de vie correcte

Note RPG 4 sur 5
Note testeur 06 sur 10

– Scénario décalé
– Quêtes inintéressantes

E.Y.E. Divine Cybermancy

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Après plusieurs années à l’attendre, le suspense s’est intensifié, il y a quelque mois concernant E.Y.E, le FPS/RPG du studio indépendant français : StreumOn Studio. C’est sans crier gare que le jeu sort alors sur Steam le 29 juillet 2011 pour une vintgaine d’euros. L’heure est venue de vous présenter le test de E.Y.E Divine Cybermancy ! Le jeu vaut-il l’investissement ? Réponse maintenant.

Bienvenue en l’an 2395

E.Y.E. est donc un jeu se présentant sous la forme d’un First Person Shooter (FPS), avec un grand nombre d’éléments RPG. Vous incarnez un soldat membre d’une organisation secrète du nom de E.Y.E. Cette société au service du Secreta Secretorum vous a formé pour être un puissant soldat, maîtrisant autant les armes blanches que les armes à feu, avec une affinité pour la CyberTechnologie et les pouvoirs PSI. Le jeu débute dans une grotte où vous vous réveillez, sans comprendre comment vous vous êtes retrouvé en ce lieu. Rapidement contacté par votre chef, vous rejoignez votre QG, et c’est là que l’aventure commence !

On vous confiera alors différentes missions, au cours desquelles vous devrez affronter des bandits, des membres des forces fédérales ou encore d’étranges créatures qualifiées de MétaStreumoniques

Comme vous pouvez le constater, l’univers du jeu bénéfice d’un Background très riche. Le côté un peu barré surprendra au premier abord, mais cela lui donne un charme unique, proposant une image pour le moins troublante du futur de l’humanité. Malheureusement, il pourra vous sembler très difficile de vous immerger dans ce monde tordu durant les premières heures de jeu. Aucune introduction ne vient placer le joueur dans le contexte, on se retrouve perdu tel le personnage que l’on incarne. Est-ce un effet voulu pour renforcer l’immersion ? C’est probable, mais ce côté un et complexe de l’histoire pourrait rebuter certains joueurs.

Pourtant, après plusieurs heures de jeu et un minimum d’effort de ma part pour m’immerger dans le monde de E.Y.E. Divine Cybermancy, je suis devenu totalement accro à cet univers troublant et déjanté, à la fois sombre et amusant. Les réactions des personnages sont parfois surprenantes, les dialogues nombreux viennent régulièrement nous en apprendre un peu plus sur l’histoire et la bibliothèque du Quartier Général nous offre un historique complet de la société secrète à laquelle nous appartenons. Dommage que l’on soit parfois obligé de lire de très longs textes là où on aurait préféré une cinématique un peu plus dynamique.

Malgré tout, c’est à force de côtoyer cet univers que l’on finit par l’apprécier. Le doublage réalisé dans la langue imaginaire du jeu présent dans certains dialogues reste généralement très convainquant. Encore une chose qui vous troublera durant les premières heures de jeu mais qui finalement s’avère être un très bon élément d’immersion.

E.Y.E. of the Sniper

Finalement, le gameplay souffre des mêmes forces et faiblesses que l’histoire. S’il est difficile de comprendre toutes les subtilités en début de partie, le plaisir de jeu ira en s’améliorant au fur et à mesure que vous appréhenderez les différentes mécaniques que propose E.Y.E..

La partie FPS du soft est vraiment très réussie, les combats sont nerveux et jouissifs. Dès le début, le joueur a accès à un grand nombre d’armes à équiper, permettant de se spécialiser  vers tel ou tel style de combat. Pour ma part, j’ai gardé le pistolet de base qui me satisfait pleinement, et je me suis équipé d’un Sniper gros calibre pour aligner un maximum d’ennemis à distance. Le reste de mon espace disponible me permet d’emporter quelques chargeurs pour ne pas me retrouver à sec.

On reprochera cependant à l’IA d’être relativement frustrante lorsque les ennemis parviennent à nous tirer dessus à une distance hallucinante, parfois même avant d’être visible à l’écran ! Difficile dans cette mesure de jouer la carte de l’infiltration, à moins d’avoir déjà acheté le Cyber Contrôle d’invisibilité. Pourtant, il arrivera que certains ennemis mettent du temps à se rendre compte de votre présence. Pas facile donc de prévoir si un adversaire vous repérera à un kilomètre où s’il vous laissera l’occasion de vous glisser derrière lui pour l’achever d’une attaque furtive avec votre sabre.

En effet, en plus des armes à feu, vous avez la possibilité d’utiliser des armes blanches et des pouvoirs appelés « pouvoirs PSI ». Si j’ai choisi la voie du tireur d’élite, libre à vous de vous spécialiser au corps à corps ou en PSI, voir même de créer plusieurs personnages. Le jeu propose en effet de nombreux éléments de gameplay tout à fait géniaux, même si difficilement abordables et compréhensibles en début de partie.

Si E.Y.E offre quelque infos de tutoriel à l’écran, comme le classique « Appuyer sur espace pour sauter », la majorité des explications sont disponibles dans un menu « Tutorial » sous forme de vidéo. Si l’idée semble bonne, les vidéos sont diablement courtes et ne se contentent que de survoler ces aspects.

Que la force soit avec vous

Parce que E.Y.E., ce n’est pas que de la baston, vous avez donc à votre disposition tout un tas d’actions possibles durant votre partie. Comme je l’ai expliqué, leur fonctionnement peut paraître obscure au départ, et il ne faut pas avoir peur de bien lire les informations contextuelles des différents menus et expérimenter un peu pour appréhender au mieux ces éléments. Au programme, un menu de recherche vous permet de financer des recherches sur tel ou tel sujet, votre investissement de départ influençant directement le temps nécessaire à l’aboutissement de la recherche. Chaque recherche complétée pourra en débloquer d’autres, améliorer certaines stats et j’en passe.

Le menu piratage vous permet d’attaquer « informatiquement » n’importe quel système ou personnage à votre portée. Cela vous permettra par exemple de désactiver des systèmes de sécurité, ouvrir des portes, contrôler des gardes ou piller des distributeurs de banques. Une fois le concept compris, le système de piratage est vraiment intéressant. On dispose de plusieurs virus qui correspondent en fait à une action sur les statistiques adverses. Le but étant de déclencher les bons virus pour attaquer l’adversaire tout en se protégeant de ses contre-attaques. A noter qu’un échec de piratage peut être mortel, toute tentative ne doit pas être prise à la légère.


Comme le veut le principe des RPG, le joueur dispose d’une jauge d’expérience, qui se remplit au fur et à mesure, principalement en abattant des ennemis. Chaque fois que la jauge est remplie, le joueur gagne un niveau et dispose de 3 points de compétences à répartir parmi ses attributs. Vos attributs les plus forts détermineront la classe de votre personnage. Libre à vous de le spécialiser donc, ou d’en faire un personnage équilibré. Le nombre de classe est au final assez important, même si cela n’aura pas d’influence directe sur le jeu.

Les pouvoirs PSI et les Cyber Contrôles ont un fonctionnement assez proche. Vous pouvez les débloquer en les achetant aux marchands dans votre QG contre quelques bourzoufs (la monnaie du jeu). Les pouvoirs PSI étant généralement offensifs et prennent effet sur vos adversaires, tandis que les Cyber Contrôles prennent effet sur votre perosnnage et lui permettent de devenir invisible ou encore d’améliorer sa résistance, sa vision, etc.

En plus de cela, vous disposez du menu CyberTech vous permettant d’améliorer vos implants cybernétiques contre une grosse somme d’argent. C’est un bon moyen d’améliorer votre résistance sur chaque partie de votre corps, ou certains de vos attributs.

A côté de cela, le jeu propose des dialogues assez sympathiques, qui selon leur issu amèneront votre interlocuteur à coopérer ou à vous attaquer. Lors de chaque mission, vous pourrez tomber sur des PNJ qui vous proposeront alors des missions annexes, l’occasion d’amasser un peu plus de bourzoufs et d’expérience. Une fois une mission terminée, vous aurez toujours la possibilité de retourner dans le niveau. On vous confiera alors plusieurs objectifs aléatoires permettant à volonté d’améliorer votre personnage et de gagner de l’argent de poche.

La source des problèmes

Techniquement et artistiquement, il y a encore une fois du très bon et du moins bon dans E.Y.E. Divine Cybermancy. Tout d’abord les musiques sont tout simplement excellentes ! Nous avions pu en avoir un aperçu il y a quelques temps, et fort est de constater qu’une fois dans le jeu, elles nous plongent tout de suite dans l’ambiance ! Les bruitages sonores sont également de très bonne qualité, que ce soit les bruits de pas, les dialogues, les coups de feu, ou le son lourd de notre personnage en armure lorsqu’il atterrit sur le sol. Il n’y a vraiment rien à reprocher de ce coté là.

Esthétiquement, E.Y.E. est une vraie bombe, et a su s’approprier un charme tout à fait original. Certes, l’utilisation du moteur Source (connu pour son utilisation sur Half Life 2 ou Portal) qui n’est plus tout jeune impose quelques limites techniques sur le plan visuel, mais de la part d’un studio indépendant, on sent une très bonne maîtrise de ce côté là. Le jeu reste bluffant de par son esthétisme et ses graphismes sont pour moi bien moins choquants que ce qu’a pu proposer Duke Nukem Forever à titre d’exemple (et pourtant ce n’est pas le même budget !).

Là où on pourra faire un reproche et pas des moindres sur le plan technique, c’est à propos des innombrables bugs présents dans le jeu lors de sa commercialisation. Le gameplay étant déjà complexe, on se surprendra à se poser la question si l’on a affaire à un bug ou à un élément de gameplay mal compris dans certaines situations. Si j’ai eu la chance de ne pas rencontrer de retour sous Windows contrairement à Megamat qui a été accablé par ce problème (à tel point que finir la première mission pour lui révélait de l’exploit), j’ai cependant eu droit à mon lot de soucis. On pourra citer le cas des objectifs qui ne se valident pas, des recherches qui ne se lancent pas ou encore le retour à un mauvais checkpoint après la mort de mon personnage. Fort heureusement, StreumOn Studio est conscient de ces problèmes et travaille à la réalisation d’un patch, qui je l’espère ne devrait plus tarder !

Parallèlement aux bugs, j’ai déjà abordé l’IA qui, sans être trop problématique, peut parfois surprendre. Encore une fois, celle-ci sera rééquilibrée à la sortie du patch.

Il est venu le temps des cathédrales

Comme je l’ai dit, l’aspect esthétique du jeu est des plus impressionnant, le level-design toujours bien pensé nous propose des décors très variés, avec toujours plusieurs chemins possibles pour atteindre ses objectifs ! C’est toujours un plaisir de revenir dans un niveau pour effectuer des missions secondaires, et se rendre compte qu’on ne connait jamais vraiment la map par cœur. Cet aspect d’immensité omniprésent allié au côté post-apocalyptique est vraiment très prenant. On ressent les différentes inspirations des développeurs, allant de Doom à Deus Ex en passant par Alien et Blade Runner tant par le bestiaire que par l’architecture.

E.Y.E. Divine Cybermancy arrive donc à convaincre le fan de RPG, tout en contentant le fan de FPS que je suis. Pour un prix dérisoire, le jeu propose vraiment une expérience unique des plus réussies. Si le côté FPS/RPG et l’aspect CyberPunk ne manqueront pas de le  comparer à la saga Deus Ex, E.Y.E. a su s’en inspirer sans plagier, en proposant un univers certes complexe, mais unique et novateur. Le jeu est vraiment difficile d’accès, mais le gameplay prend le risque de nous proposer de nombreuses originalités. Une fois le jeu pris en mains, les heures de plaisir s’enchaînent sans temps mort ! Comptez environ une dizaine d’heure pour boucler le jeu une première fois, sachant qu’il existe plusieurs fins et qu’à chaque partie terminée vous reprenez au début avec votre équipement et vos statistiques de fin de partie.

La narration et les mécaniques de jeu fonctionnent main dans la main, et je vous le dis sans détour, E.Y.E. Divine Cybermancy est pour moi déjà culte.

Il est vraiment dommage que le jeu s’encombre de ces quelques bugs et maladresses, qui viennent facilement plomber d’un point cette note. Autant vous dire qu’une fois tout cela corrigé vous pourrez facilement lui attribuer un 9/10.

+ Petit prix
+ Ambiance sonore excellente
+ Univers original
+ Gameplay hardcore

Note testeur 08 sur 10

– Compliqué à prendre en main
– Scénario difficile à suivre
– Trop de bugs (pour l’instant)

La vision de Caparzo :
[–>]..mérite réellement son achat. Mais, que se passe t-il ? Il me semble avoir déjà été dans ce lieu étrange à dominance de gris. De plus je ne sais plus ce que j’étais en train de dire. Bref, ce n’est pas grave et je vais tenter de recommencer depuis le début. Lorsque j’ai lancé pour la première fois E.Y.E : Divine Cybermancy mon sentiment était mélangé entre excitation et curiosité, autant dire que je ne voulais pas être déçu par ce jeu. Il ne m’aura finalement fallu que quelques minutes pour confirmer que j’étais devant un grand titre, que ce soit par son esthétisme recherché que dans son gameplay à l’ancienne, mais s’ancrant avec une efficacité à toute épreuve dans notre époque.

L’environnement du QG que l’on trouve au début du jeu est le meilleur exemple pour se faire une idée de ce que l’on peut trouver de mieux en ce qui concerne les choix esthétiques faits par Streum On Studio. Tout est grand et énorme. J’ai eu l’impression d’être écrasé par ces pièces aux dimensions cyclopéennes pouvant faire penser à des cathédrales. Alors oui c’est vide, il n’y a que très peu d’objets venant encombrer ces pièces, couloirs ou ces rues, mais cela souligne encore mieux les dimensions très imposantes de tous les lieux que l’on pourra visiter dans le jeu. Vous l’aurez compris, si E.Y.E mérite le détour, c’est vraiment pour ses graphismes de bons goûts.

Malheureusement, on ne pourra en dire autant en ce qui concerne le gameplay. L’interface est très oldschool, elle me fait penser à ce que l’on pouvait trouver dans les jeux d’il y a dix ans. C’est confus, ce n’est pas graphiquement époustouflant, mais elle plaira tout de même à ceux qui aiment pouvoir cliquer partout et découvrir des options auxquelles on n’avait pas fait attention au début du jeu. Saluons tout de même Streum On pour avoir intégré un menu radial pouvant s’activer à partir de n’importe quel bouton permettant d’accéder aux aptitudes favorites du joueur pour son personnage.

Vous l’aurez compris, malgré les défauts de l’interface et l’âge du moteur source ne permettant pas d’afficher une tonne de détails, E.Y.E sait tout de même charmer les joueurs ayant une certaine envie d’essayer un titre plus hardcore que grand public. Je n’ai pas parlé de l’histoire, mais cette dernière est également difficile d’accès et il faudra savoir prendre son temps pour la comprendre via les codex se trouvant dans la salle des archives. Au final je dirais tout simplement qu’E.Y.E : Divine Cybermancy mérite..e/E..[<–]*

* Quand vous aurez fini le jeu pour la première fois, vous comprendrez le 08/10.

Dungeon Siege : Throne of Agony – PSP

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Avec cet épisode sur PSP, je m’attendais à retrouver ce qui ne me plaisait pas dans la série des Dungeon Siege : l’amélioration automatique de son personnage dépendant de sa façon de combattre, une histoire totalement linéaire avec couloir allant d’un point A à un point B, et enfin, soit avoir des compagnons, soit faire du « grobillisme ».
Je craignais donc qu’avec ce Dungeon Siege : Throne of Agony, version PSP sortie en janvier 2006, j’allais retrouver ses trois défauts. Et bien détrompez-vous ! Cela n’a pas été le cas. Comme quoi, une même licence peut proposer des choses bien différentes d’un support à l’autre  – voire d’une suite à l’autre – lorsque l’on voit l’évolution de la série avec la sortie du 3 en Juin 2011.

Un donjon avec une carte

Dungeon Siege : Throne of Agony sur PSP offre une toute nouvelle campagne dans le monde d’Aranna. C’est le développeur Supervillain Studios qui a pris en charge cette version. L’histoire de départ est tout à fait banale. Vous partez à l’aventure vers le nord, attiré pour on ne sait quelle raison. Suite à la perte de votre navire, vous échouez sur une île sur laquelle commence votre aventure. Le jeu est traduit et propose de nombreuses vidéos sous forme de dessins animées assez basiques mais sympathiques, qui interviennent tout au long de l’histoire.

Comme d’habitude dans les hack’n’slash, on retrouve différents personnages possibles. Nous avons donc le choix entre trois à peu près équivalent à un magicien, un guerrier et un archer. Chacun a ses propres caractéristiques et compétences. On créé son nom, on augmente de quelques points ses 5 caractéristiques, puis on choisit un compagnon parmi deux différents pour chacun des 3 personnages.

Il est possible par la suite de trouver d’autres compagnons, mais jamais plus d’un seul à la fois ne vous accompagnera contrairement aux versions PC. Adieu donc les mules à la queue leuleu, quoique vous en croiserez une durant l’aventure.


La vue du jeu est comme toutes celles des hack’n’slash en général : une caméra fixe, centrée sur votre personnage, avec une vue de 3/4 comme dans la série. On commence dans un niveau dans lequel il va falloir faire le ménage. On déplace le personnage ave la manette analogique, et on utilise les boutons de gauche pour attaquer ou utiliser ses capacités. Les touches directionnelles de droite serviront pour déplacer la map, changer d’arme, utiliser des consommables et j’en passe.

Tout cela est très maniable. On s’aperçoit instantanément que les combats sont rapides, violents et ont la pêche. On appréciera de pouvoir attaquer à distance même si l’ennemi n’est pas visible, juste des gros points rouges sur la mini carte à droite de l’écran. En effet, elle apparaît en fil de fer, ce qui permet de se situer, de voir les ennemis et les contenants. Pas facile de l’utiliser sachant qu’on ne peut pas zoomer et elle ne présente pas la végétation dans laquelle on s’accroche parfois.

Mais le jeu est beau sur la console et présente plein de petits détails qui enlèvent l’impression d’évoluer dans des espaces vides. Il y a gestion du jour et de la nuit, même si cela n’apporte aucun intérêt au jeu car on ne peut pas dormir. Après s’être débarrassé des créatures et avoir fait le plein de matériel trouvé sur les cadavres, vous sortez du niveau pour vous retrouver sur une carte en 3D qui représente une partie du monde.

Par référence, un peu la même représentation de carte que l’on pouvait avoir dans les Final Fantasy, les rencontres aléatoires en moins. Notre personnage est donc représenté en tout petit et se promène à travers forêts et montagnes, avec une interactivité possible avec différents lieux cerclés, mais aussi possibilité de rencontrer des personnages et d’ouvrir des coffres.

Ainsi on est libre d’aller où bon nous semble et de commencer l’aventure comme on le souhaite. Bien sur, il y a des points de passages fermés qui ne se débloqueront qu’après avoir avancé dans la quête principale, mais la zone est déjà assez grande pour ne pas se sentir à l’étroit et ne pas ressentir la linéarité des hack’n’slahs habituels.

Le plus proche cercle à notre portée est celui du village Seahaven qui permet de rencontrer divers PNJ. On pourra alors vendre et acheter son matériel, valider ou demander des quêtes. De plus, les dialogues sont assez longs et ne se résument pas à quelques mots, même si nos réponses n’ont que peu d’importance. Les quêtes proposées ne sont pas forcément très poussées, mais il vous faudra réfléchir parfois pour savoir comment les réaliser. En réussissant certaines quêtes, de nouveaux compagnons vous rejoindront.

Un menu quête accompagné d’un menu encyclopédie – qui se complétera au fur et à mesure de votre avancée – vous permettront de vous remettre dans le droit chemin si vous vous perdez. Mais l’histoire n’a rien de bien sorcier. Et surtout, elle offre toujours de la nouveauté, ce qui donne l’envie d’en voir toujours plus. Si vous êtes bloqué au début dans la région où vous débutez avec accès à 5 lieux différentes à peu près, en avançant, vous accéderez à de nouvelles régions avec d’autres lieux, puis par la suite, partirez en bateau et voyagerez d’île en île pour découvrir le monde.

Difficulté ou pas ? Telle est la question.

En dehors de deux lieux occupés par des PNJ, vous entrerez dans des niveaux qui sont soit sous forme linéaire avec des couloirs, soit de grands espaces, avec différents environnements (désert, forêt, ruines, montagnes enneigées, …) remplis de monstres. Il s’agira alors de les tuer, buter le boss et repartir faire valider votre quête au PNJ qui vous aura envoyé sur place. Mais il est aussi possible de rentrer dans un lieu sans qu’aucune quête ne vous soit donnée pour juste faire du levelling. 

Chaque lieu propose son propre bestiaire qui varie à quelques exemplaires de différents monstres, plus un ou plusieurs boss reconnaissables à leur aura orange. Le souci avec ces ennemis, c’est qu’ils sont placés sur la carte par deux généralement et qu’ils ne réagissent que si on les attaque ou si on s’approche d’eux. Ainsi on envoie une flèche, le monstre s’agite et vous fonce dessus, alors que son voisin ne bouge pas. Vous l’éliminez au corps à corps et vous passez à l’ennemi suivant. On peut bien sur aller au contact si on est bourrin, mais au risque de perdre son compagnon si on l’a convoqué.

En effet, le compagnon qui vous suit est très limité dans sa réflexion. Si vous êtes archer, il vous colle à la peau, et si vous résisterez peut-être à une boule de feu, lui mourra comme un imbécile. Donc IA très limitée. Il faudra donc mieux attirer les ennemis. A noter aussi que si on traverse le niveau, les monstres ne vous poursuivront pas ou alors sur une courte distance…

En début de partie, on aura un certain challenge, mais si vous montez trop en level, le jeu deviendra trop facile, car les monstres ne se calquent pas sur votre niveau, mais en fonction du lieu où ils sont. Déséquilibre dû aussi à des loots que vous trouverez aléatoirement et qui pourront être trop puissants. Donc, difficile d’évaluer la difficulté du jeu : pour ma part, j’ai fini le jeu en difficulté normale au niveau 59 avec 3 flèches de mon équipement top moumoute, alors que le boss final avait un niveau 60.

En parlant de boss d’ailleurs, ils sont simples à tuer et nul besoin de se creuser les méninges. Ils sont justes un peu plus forts que les autres, mais il n’y a aucun challenge comme on peut en trouver dans Warrior of the Lost Empire, qui demande à se triturer les méninges pour trouver leur point faible. Là, on tape et il meurt.

Petit conseil entre nous : si vous voulez plus de challenge, n’utiliser pas votre compagnon car avec l’arrivée de Taar, une soigneuse, vous n’avez plus grand chose à craindre pour la suite de l’aventure.

Accédez au trône

Le gain d’expérience permet de monter en niveau et on retrouve non pas le système de Dungeon Siege avec évolution automatique, mais un bonus de 3 points à répartir dans les capacités comme bon nous semble. De plus, le menu, obtenu en cliquant sur SELECT, est très lisible avec des bonus qui se voient immédiatement dans la colonne à côté. A chaque passage de niveau, on obtient aussi 1 point pour ses capacités. Ces dernières sont très nombreuses et débloquables à un certain niveau. En fait, une nouvelle se débloque tous les 2 niveaux de son personnage jusqu’au niveau 28. Libre à vous de choisir laquelle ou lesquelles vous allez faire évoluer.

Les capacités ont chacune 20 niveaux mais peuvent ensuite être augmentées grâce à vos équipements. Riches, les objets sont très nombreux avec cinq niveaux différents : les normaux, les verts, les bleu, les oranges et les violets qui sont de plus en plus puissants… Votre personnage a un équipement très varié (armure, arme, gant, boucle d’oreille, collier), mais possède une limitation au niveau du transport. En fait, vous êtes limité au nombre d’affaires et non pas au poids.

Au début de la partie, il vous faudra choisir entre ce que vous ramasserez en chemin, et ce que vous laisserez, quoiqu’il est toujours possible de se téléporter au village proche pour revendre ce que l’on a trouvé. A noter que si on retourne sur le lieu des combats par son téléporteur personnel, on se retrouve au début du niveau avec toutes les créatures de retour. Un bon moyen de faire du level et augmenter son personnage. On pourra aussi utiliser les téléporteurs disséminés ça et là sur la carte, pour voyager plus rapidement.


C’est bien beau d’avoir plein de compétences à se mettre sous la dent, même si certaines sont passives, mais il faudrait avoir bien plus de boutons sur la PSP pour toutes les activer. En effet, on peut en combiner 4 avec les 4 boutons de droite et en tenant appuyé le bouton R plus les 4 boutons, on a encore accès à 4 autres. En fait 8 compétences peuvent être gérées, mais il est difficile de ne pas se perdre dans les touches sans un bon entraînement mémoriel. Il vaudra donc mieux se spécialiser sur 4 compétences pour éviter de s’éparpiller.

Surtout que passé le niveau 30, votre personnage pourra se spécialiser en une profession particulière et ainsi avoir accès à de nouvelles compétences. Il se passera la même chose au niveau 60 avec de nouvelles capacités avec un personnage de plus en plus spécialisé. La progression de votre personnage a donc de la marge sachant que la fin du jeu débloque un niveau Elite permettant de recommencer une nouvelle partie et poursuivre votre évolution jusqu’au niveau 100. Ainsi, si on n’a le choix qu’entre trois personnages au début, il faut bien comprendre que leur développement pourra être totalement différent selon  leurs capacités.

Pour vos compagnons, vous ne pouvez augmenter leurs 5 compétences qu’au village en payant de plus en plus cher selon leur niveau. On appréciera la diversité des compagnons et leurs compétences variées qui permettent de pallier les défauts de votre personnage.

Il vous faudra entre 15 et 20 heures pour finir le jeu une première fois en prenant le temps, mais c’est sans compter le niveau Elite. Ajoutez à cela un multijoueur, à condition que chaque participant ait son jeu. On pourra se tourner vers le mode coopératif pour entreprendre la campagne à deux. (Je laisse la parole à Batman dans les commentaires pour vous en dire deux mots). Les bruitages sont souvent minimes et de toute manière sont couverts par une musique variée – de l’excellent Jérémy Souls – omniprésente, sans option permettant de la couper. Les dialogues audios sont présents lorsqu’ils sont importants et renforcent l’immersion.

Coup de balai derrière le trône

Du coup, on pourrait dire que Dungeon Siege : Throne of Agony est parfait. Malheureusement non. Il possède un multitude de défauts : bugs de collision, ennemis bloqués dans le décor, IA pas top, coffre inaccessible, tonneaux destructibles difficiles à viser, une caméra fixe qui aurait mérité de tourner pour plus de visibilité. On note aussi que les quêtes de compagnons sont encore actives dans le mode Elite alors qu’ils vous accompagnent déjà dans votre équipe. En fait, le principal défaut est le temps de chargement entre chaque niveau qui est assez long. De même, il est possible à partir du menu de faire appel à une carte du monde pas assez lisible et qui présente en plus l’inconvénient d’être longue à charger.

Dungeon Siege : Throne of Agony est pour moi une excellente surprise, un hack’n’slash pas prise de tête, parfait pour se défouler. Bien différent de la version PC, il pallie les 3 inconvénients mentionnés dans mon introduction. Bien sur, il comprend des défauts qui l’empêchent d’être au top, mais il offre une bonne longévité et un scénario riche, même s’il sert d’excuse pour faire du grobillisme. Si vous deviez ne choisir qu’un hack’n’slash sur PSP, je vous le conseille fortement, car il représente ce qui se fait de mieux sur cette console.

+ Multi coopératif
+ Bonne longévité
+ Personnalisation à souhait
+ Environnement et bestiaire riches et variés
+ Configuration d’univers bien pensée pour éviter la linéarité

Note testeur 08 sur 10

– Chargement long
– IA ennemi et compagnon primaires
– Pas de réglage audio
– Bugs divers minimes

Dungeonland

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Aujourd’hui, moi, madame Irma, j’ai décidé de me mettre à la musique avec ma petite baguette. Mais par où commencer ?
– Approchez, approchez mes larbins, venez tester ma nouveauté, jubile joyeusement Megamat tout au fond du forum.
Euh, pourquoi tout le monde vient de partir ? Pas la peine de ma boule de voyance pour avoir un pressentiment, là !
– Hé toi ! Madame Irma, viens pénétrer dans mon gros donjon avec ta petite baguette.
– Oui, oui maître, mais euh, c’est marqué « Action » ce jeu, pas RPG.
– Mais si ! Là ! Regarde ! En gros, taille 2 : « a coopérative hack and slash game ». Allez hop, tu me fais un test avec la nouvelle GENREUPEUGUEU (Grille d’Evaluation de la Notion de RPG). Allez ouste ! Moi je retourne voir mon Geralt chéri. J’ai des collants roses à lui essayer !
– Et moi, j’ai ma boule à astiquer grand maître …
Mais trop tard, il est déjà parti, et c’est ainsi que je me suis retrouvée à Dungeonland.

Seule, me voici en train de télécharger un peu plus d’un « gigot » de données d’un jeu dont je ne connais rien : Dungeonland. Installation faite, me voici au pays de Candy pour les plus vieux et Charlotte aux fraises pour les plus jeunes. C’est coloré, flashy, croisement entre Team Fortress 2 et Thrillville.  Cela tombe bien, car avec ce dernier, il y a un lien de parenté via le sujet traité : Je suis dans un parc forain, avec comme attractions des donjons à explorer.


Enfin juste trois donjons qui correspondent à trois thèmes différents. Le quatrième permettra de jouer le maître du donjon à la place de Megamat.  Il y a aussi un autre donjon ombré, mais il n’est actuellement pas accessible. Peut-être qu’ils sont en train de refaire la peinture ?

Un donjon ….

Vous commencez par choisir votre profil parmi l’une des trois classes possibles : le magicien (lanceur de boules), le guerrier (avec coup de boule) ou le voleur (coupeur de …). Le premier pourra faire de la magie, le second taper au contact, le troisième être furtif et attaquer de loin. De plus, il sera ensuite possible de débloquer (si on a l’argent) d’autres profils en plus des trois de base. Par exemple, en plus du magicien de feu, vous pourrez débloquer un « magot » de glace et un d’électricité.


Ensuite, on choisit la couleur d’apparat de son personnage, son nom, et son arme (si on a l’argent). On choisira un type de potions (si on a l’argent), et une compétence associée à sa classe (si on a … vous connaissez la chanson). En jouant en solo, on pourra choisir la classe des deux bots qui vont nous accompagner. Vient ensuite le niveau de difficulté et quelques options pour corser le challenge.

A noter que si jouer seul sera ennuyeux – les bots étant inaptes, il a fallu que je joue sur le net -, jouer à trois joueurs donnent toute son ampleur à Dungeonland, que se soit sur le même écran ou via Internet. C’est une vraie coopération, où l’entraide est de mise sous peine de perdre la partie. Car, pour finir un niveau, vous avez trois vies à partager entre les trois personnages. Lorsque l’un d’eux tombe KO, il faut absolument s’occuper de le ranimer, sinon vous perdez une vie. Dès que vous n’avez plus de vie, la partie est perdue et on devra recommencer le stage à zéro en perdant tout votre loot.

…Cela va….

Graphiquement, c’est tout à fait réussi, bien en adéquation avec le thème. C’est coloré comme un parc d’attractions ou encore le niveau caché de Diablo 3, très Télétubbies.  D’ailleurs on pourrait penser que le jeu s’adresse aux plus jeunes, avec ce bestiaire de canards et lapins, alors que les flaques de sang indiquent le contraire. En vue de haut, caméra bloquée de trois quart, l’angle est plutôt bien choisi et on a une bonne distance de vision. Les graphismes sont assez jolis et fins sur PC en haute résolution. Pas de baisse de framerate ou encore d’antialising apparent (sauf quelques ralentissements notés en jouant via Internet). On peut l’apparenter visuellement à Torchlight 2.

Le maniement est simple, avec un jeu paramétré avant tout pour un gamepad. Le stick gauche servira à se déplacer, le X à taper, le Y à utiliser sa compétence dépendant de l’arme en main, le B pour la compétence spéciale due à la classe, le A à sauter. La touche RB permettra d’interagir avec l’univers et à réveiller nos amis KO. Comme vous le constatez, c’est assez peu et on est très loin des possibilités d’un Magicka qui excelle dans ce style de jeu. Rassurez-vous, l’utilisation du couple clavier/souris fonctionne sans problème.

…mais trois donjons….

Chaque donjon est constitué de deux niveaux et d’un niveau Boss. Ils sont petits et les décors redondants ; pas la peine donc d’un plan ou d’une boussole car on ne peut pas se perdre. Interrogation surprise : « Sachant qu’il y a trois donjons constitués de trois niveaux chacun, et qu’un niveau peut être parcouru en moins de cinq minutes chrono, indiquez le temps minimal pour finir le jeu. Je ramasse les copies dans 75 minutes ». D’accord, il y a trois niveaux de difficulté et trois challenges possibles à rajouter pour compenser, et le mode « Maître du donjon », mais c’est peu.  

Les ennemis, qui arrivent par vague avec boss ou pas bosses ont une I.A. inexistante. Les tuer permet de récupérer de l’argent. On a aussi quelques moutons, bête mascotte du jeu, qui, hachés, permettent de soigner, péter ou brûler l’entourage. On peut aussi les porter – comme sac à main avec ma baguette, cela fait très style – pour les envoyer sur les vilains pour le même résultat.  

Les contenants, boîtes aux lettres qui ressemblent à des coffres ou vice-versa, déversent de l’or sous formes diverses (lingots, pièces, sacs d’oseille), des potions et parfois des boosts. On est, mais alors, très loin de la notion de loot d’un hack’n slash qui est pourtant stipulé dans les caractéristiques du jeu. Que nenni d’objets anecdotiques, magiques, uniques, ou qui piquent. Pas le moindre string léopard à enfiler sur le kiki, même si on trouve des baguettes à flamber les saucisses.
 

… Attention les dégâts !

Alors on pourra toujours se rendre au magasin du coin, entre deux « encas goût donjon » et payer avec nos piécettes durement acquises la cagoule stylée Reggae, + 1 en manche. Et il faudra faire et refaire les niveaux pour dévaliser entièrement le magasin, dont on fera le tour très vite.  De plus, cela ne change en rien la puissance de votre personnage. Un système économique à la Team Fortress 2 qui, rappelons nous, est un jeu gratuit.

Que nenni de caractéristiques ou de compétences évolutives !  Alors que l’on considère ce jeu comme un Beat them all avec possibilités de débloquer des objets ou Tower défense lorsque l’on joue le rôle du maître du donjon pour empêcher, cette fois-ci, les joueurs de réussir, d’accord, mais pas la peine de faire croire à Megamat qu’il prendra son pied en jouant avec, car il va se faire un méchant torticolis.

Pas de scénario, pas de quête, juste du fun : défoncez des bestioles ou du joueurs dans des donjons aléatoires. Il est clair qu’à trois, la sauce prendra. Non décidément, y a rien de RPG dans ce jeu, si ce n’est l’ambiance déjantée qui essaye d’en découler ! Alors désolé, maître, mais la petite grille, la GENEREUPEUGUEPEUPEUH restera vierge.

Hips !

De plus, il y a un donjon grisé, des sections « bundles » et « passeports » vides qui viendront bientôt. Comme si le jeu n’était pas complet. Pour finir, on se tourne vers la musique de foire bien appropriée, qu’il faudra baisser car entêtante à la fin et les bruitages si propres que l’on ferme les yeux pour se laisser « bercer » par les cris d’agonie. Grâce à ce jeu, j’ai enfin trouvé ma voie musicale :

Le soir, ensemble, ce jeu permet de crier victoire,   
Où défouloir rime avec jubilatoire.
Un seul dans les couloirs, c’est peu de gloire,
Pas d’espoir, sans histoire, accessoire ou grimoire.
Et à l’arrache, comme je suis vache, ce sera coup de hache.
Rien d’hack’n slash, sans panache, plein de tâches.  

Voilà, c’est décidé, demain, madame Irma, elle arrête d’écrire des tests de RPG – « RPG, RPG, qui a dit RPG ? »- et se met au « rap-acrostiche ». 

Tel un Magicka ou un Castle Crasher, avec un ou deux potes réels ou via la toile, vous voici dans une party game à la sauce Oui-Oui-Land, et vous allez vous éclater quelques temps. Si vous cherchez un jeu profond, immersif, RPG-esque , vous vous êtes trompé d’endroit. Alors les parcs d’attractions, une journée pour s’amuser avec les gosses, c’est bien. Mais il ne faut pas en abuser non plus… Et seul avec ses « bottes », c’est la mort.
Depuis le jeu est devenu gratuit et a gagné en quantité. Vous y passerez quelques moments sympathiques sans atteindre le nirvana si vous trouvez des amis pour jouer. Rajoutez 2 points.

+ Parc d’attractions !
+ Nerveux
+ Fun à plusieurs (doubler la note)

Note testeur 04 sur 10

– Hack’n slash ? Où ? …Dans la description, en taille 2
– Bots brutes bêtes, bons à bleurer
– Textes en français, mais avec fautes
– Durée de vie ridicule
– C’est la mort tout seul (garder la note)

Dragon Age II : Legacy

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Nous avions presque perdu l’habitude de parler de Dragon Age 2 à cause de sa qualité très moyenne, pourtant aujourd’hui ce dernier refait parler de lui avec son premier gros DLC portant le nom de Legacy. Celui-ci arrivera t-il à redonner de l’intérêt au jeu de base ? C’est ce que nous allons voir.

La dernière fois que l’on a parlé d’un DLC rajoutant quelques heures de jeu supplémentaires pour Dragon Age, c’était en septembre 2010 avec Witch Hunt. Cet ultime DLC pour le premier opus nous avait laissé un goût amer à cause de son intérêt limité, puisqu’il nous proposait de visiter des décors repris soit de Dragon Age : Origins, soit de son add-on Awakening, un bel exemple de ce que l’on allait connaître dans Dragon Age 2. Voilà donc aujourd’hui, le grand retour des DLC puisque nous pouvons découvrir, et cela cinq mois après la sortie de Dragon Age 2, le premier gros DLC portant le nom de Legacy ou l’Héritage en français. Au niveau des promesses, Bioware nous le présente comme bien plus long que tous les autres DLC ayant déjà vu le jour, et surtout doté de nouveaux décors uniques.

Contrairement aux DLC de Dragon Age: OriginsLegacy se lance à partir de la maison de Hawke, qui se trouve dans la Hauteville en cliquant tout simplement sur une statue spécifique. À partir de là, il nous faudra choisir les compagnons qui prendront part à l’aventure, puis une cinématique confrontant Varric et Cassandra se lancera pour introduire l’histoire de Legacy. On a déjà vu mieux en ce qui concerne l’immersion,  mais c’est déjà mieux fait, par rapport au premier opus. L’histoire de Legacy nous emmène dans les montagnes de Vimmark se trouvant dans la même région que Kirkwall, mais rassurez-vous, puisqu’en plus de découvrir de nouvelles structures de cartes, l’environnement sera lui aussi retravaillé, pour nous faire découvrir des choses que l’on n’avait encore jamais vues dans Dragon Age 2.


 Des lieux aux dimensions presque cyclopéennes

Quoi de neuf dans les Marches Libres

Si vous avez trouvé les quêtes de Dragon Age 2 trop plates et dénuées d’intérêts, et bien vous ne devriez pas être déçu de ce Legacy, puisque l’ensemble fait beaucoup penser à ce que l’on pouvait trouver dans Origins. Il y a un gros côté épique qu’il n’y avait pas dans le second opus et que l’on retrouve ici dans les lieux que l’on va visiter, mais également par l’importance que joue le personnage principal, c’est à dire Hawke. Toute la quête tourne autour du Héraut, puisque cette histoire nous emmène dans les Montagnes de Vimmark à la recherche de la planque du Carta, ces voleurs nains que l’on avait rencontrés pour la première fois à Orzammar. Mais il y a quelque chose qui cloche, ces nains sont en fait à la recherche du sang d’un Hawke pour accomplir un sombre rituel.
 


En voilà un qui semble avoir passé une mauvaise nuit

Le pitch en lui-même est donc très simple, mais on a vraiment l’impression de vivre quelque chose d’unique et d’important, ce qui est tout le contraire des quêtes de Dragon Age 2. Tout au long de l’histoire, on en apprendra plus sur ce lieu, qui est en fait une ancienne prison des Gardes des Ombres, via des documents ou des livres qui traîneront dans les couloirs. Une nouvelle fois, cette méthode est basique mais efficace. Si vous n’aimez pas la lecture, on rencontrera tout de même assez de personnages qui nous parleront de ce qui se manigance dans ce lugubre endroit. En plus de cela, Hawke n’hésitera pas cette fois-ci à faire beaucoup de remarques, sur tel ou tel sujet. C’est vraiment plaisant de connaître le ressenti du Héraut, mais ça ne sera pas le seul à parler dans votre groupe.

En effet, les compagnons de Hawke ne sont pas non plus avares en paroles et on les entendra souvent faire des remarques, que ce soit sur les lieux que l’on visite ou encore sur les autres membres de l’équipe. Il est toutefois dommage de voir que le système de dialogue du premier opus n’a pas été réintégré pour créer une meilleure ambiance. Il faudra donc se contenter de ces dialogues qui apparaîtront automatiquement tout au long de l’aventure.

Notons au passage, puisque l’on parle en ce moment des compagnons, que l’on pourra de nouveau reprendre Carver ou Bethany Hawke, selon la classe que vous jouez. Si vous vous souvenez bien, la dernière fois que l’on avait pu prendre le contrôle de ces deux là, c’était à la fin de l’Acte 1, lors du passage dans les Tréfonds. Bien évidemment, si le frère ou la soeur meurt pendant ce passage, il ne sera pas réanimé comme par enchantement dans ce DLC.

Copier/coller ou pas ?

Comme je le signalais plus haut, Legacy nous propose de nouveaux environnements, c’est l’occasion pour nous de voir que Bioware a fait un effort pour rendre les graphismes bien plus agréables à l’oeil et pourtant, c’est toujours le même moteur. Les pièces sont ici jonchées de divers types d’objets rendant l’ensemble plus vivant. On pourra même visiter des sortes de petites maisons où l’on pourra découvrir un ameublement certes sommaire, mais existant. Les panoramas sont également bien plus jolis que dans Dragon Age 2. On en vient même par moment à rester quelques secondes supplémentaires dans ces lieux spécifiques pour apprécier l’ambiance et la vue. Les cartes sont quant à elles également nouvelles, le sentiment de déjà vu n’est donc plus présent. Certaines de ces cartes sont aussi plus grandes pour permettre des combats différents de ceux du second opus.


Des combats à distance appréciables

Un des nombreux points que les joueurs n’avaient pas apprécié dans Dragon Age 2 était les combats. En plus de ne plus avoir la vue tactique qui permettait d’avoir une vue d’ensemble sur le champs de bataille, Dragon Age 2 avait la fâcheuse tendance de faire apparaître les ennemis par vague et cela de manière régulière. Après avoir tué le premier flot d’ennemis, un second apparaissait de nulle part et ainsi de suite. Sur Legacy, les choses changent un peu, puisque les combats ne se dérouleront plus de cette façon ; encore une fois Dragon Age : Origins est passé par là. Tous les ennemis se trouvent maintenant dispersés un peu partout sur la carte et il faudra aller les chercher pour les tuer. Il n’y aura donc plus de mauvaises surprises avec les apparitions inopinées d’une seconde vague d’ennemis et on saura enfin à quoi s’attendre pour préparer la meilleure tactique qui soit, et ça ne sera pas un mal. En effet, il arrive souvent que les pièces dans lesquelles se déroule un combat soient truffées de pièges. Pour être un maximum efficace contre un ennemi comme le Bronto, il sera vivement recommandé de mettre le jeu en pause pour élaborer une tactique permettant d’éviter cette créature, l’emmener sur le piège et activer ce dernier.

Qui dit combat, dit également blessures et armes. Une des nouveautés réellement appréciable de ce Legacy est de pouvoir récupérer des potions de soins directement dans le décors. Ces potions prennent la forme d’une fiole rouge. Voilà qui nous change des innombrables caisses du second opus. En ce qui concerne les armes récupérables, Legacy nous permet de récupérer une arme portant le nom de « La Clé ». Cette arme changera de forme en fonction de la classe que vous utiliserez. Pour un mage, par exemple, cette « Clé » prendra la forme d’un bâton. On aura également la possibilité de l’améliorer dans des zones spécifiques. À la fin de Legacy une toute nouvelle armure pourra également être récupérée.

| RPG Jeuxvidéo
Une introduction simpliste mais efficace

Legacy, la vraie suite de Dragon Age : Origins

Je n’irai pas par quatre chemins : si vous avez aimé Dragon Age 2, ce nouveau DLC est indispensable puisqu’il vous permettra de vivre une nouvelle aventure, rendant les quêtes de Dragon Age 2 obsolètes. Si par contre, vous avez été déçu par ce second opus, ce DLC n’est pas obligatoire. Pourtant, s’il y a bien une chose qui se rapproche de Dragon Age : Origins, dans Dragon Age 2, c’est bel et bien le DLC Legacy. En plus d’être vraiment bon par rapport au jeu d’origine, il nous permet d’apprécier une aventure ayant une durée de vie d’environ trois à quatre heures en jouant en difficile et permet d’en apprendre davantage sur l’univers de Dragon Age. Il se paye même le luxe d’écraser en terme de qualité les DLC de Dragon Age: Origins. Finalement on en vient à se demander pourquoi Dragon Age 2 n’atteint pas le niveau de ce Legacy. Si cela avait été le cas, le second opus de la série aurait connu un accueil très différent auprès des fans. Il ne reste plus qu’à espérer maintenant que les futurs DLC soient de la même qualité. Legacy vous coûtera 800 Points Microsoft/Bioware sur respectivement Xbox 360 et PC, ou bien 9,99$ sur PlayStation 3.

+ Des combats moins absurdes que dans Dragon Age 2
+ Des lieux totalement nouveaux à découvrir
+ Un boss de fin original
+ Une histoire qui vaut le détour
+ Des compagnons bavards

7/10

– Une caméra toujours aussi défectueuse
– Le design des ennemis ne plaira pas à tout le monde
– Pas beaucoup de nouveaux objets

La vision de Lughan :
Après le très mitigé Dragon Age 2, Bioware semble vouloir se racheter auprès de ses joueurs avec ce dlc réalisant « l’exploit » de ne proposer que des décors nombreux et variés et non plus recyclés. Au programme : une aventure de 4 à 5 heures avec un scénario classique mais efficace dans un donjon assez réussi. Ce dernier propose, en plus de l’intrigue principale, quelques quêtes secondaires, des énigmes, de nouvelles créatures (ou plutôt le retour d’anciennes créatures relookées comme les Genlocks), un joli set d’armure de Garde des Ombres et une arme puissante que l’on peut améliorer au fur et à mesure. Que demander de plus ?
Seulement pour 800 PM (je joue sur xbox 360) et après 6 mois pendant lesquels Bioware a pu méditer sur ses erreurs, on pouvait s’attendre à davantage de soin. On retrouve en effet certains défauts récurrents de Dragon Age II : décors jolis mais vides, quêtes secondaires se réduisant à des actions contextuelles, IA des compagnons encore trop brouillonne (surtout lors du combat final où les compagnons, y compris ceux qui se battent à distance, refusent de garder leur position et se ruent sur les grandes zones de dégâts mortels causées par le boss), quelques incohérences (par exemple: on retrouve en plein donjon notre coffre de rangement du manoir)…
Bref, si l’aventure se révèle agréable, elle ne nous fait hélas pas oublier que Dragon Age est une licence devenue moyenne et qui peine vraiment à s’améliorer. Je mettrai donc comme pour le second opus un 7/10.
Enfin pour les chasseurs de succès comme moi, vous serez frustrés d’apprendre qu’il existe un succès consistant à finir l’aventure avec Bethany ou Carver, les personnages les moins évidents à conserver. Génial, Bioware nous oblige à recommencer une nouvelle partie de base!
07/10

Fallout : New vegas : Honest Hearts

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C’est avec un peu de retard, que je m’attelle enfin au test d’Honest Hearts l’avant-dernier DLC pour Fallout New Vegas. Une fois de plus, je ne m’attends pas à quelque chose de grandiose, et me prépare à boucler tout cela en deux heures montre en main.  Je viens de le terminer, et me dis que pour cette fois, je me suis peut-être avancé un peu… Mais alors, juste un peu…

Alors que vous vagabondez dans le désert brûlant du Mojave, vous recevez, une fois de plus, un message via votre Pipboy : Une caravane de la Happy Trails recherche des gardes du corps pour une expédition dans le parc national de Zion, afin de rejoindre la ville de New Canaan. L’appel de l’aventure et des capsules étant le plus fort, vous vous rendez au point de départ de la caravane.

Là, on vous explique que les chemins sont escarpés et que vous ne pouvez prendre que cent kilos de matériel. A vous de prévoir l’équipement adéquat à l’expédition, puis en route pour Zion. Le parc naturel situé en Utah est devenu le refuge de tribus primitives, et dès votre arrivée, l’une d’elle, les Jambes blanches, décime vos compagnons. Seul survivant, vous faites rapidement la connaissance d’un autochtone, Suit-la-craie, qui vous conduit jusqu’à son village.


Vous y rencontrez Joshua Graham, l’homme brûlé, ancien chef de guerre des légions de Caesar, puni pour sa défaite contre la RNC au barrage Hoover. Ayant survécu aux sévices infligés par Caesar, il rachète ses fautes passées en ayant pris la tête de la tribu des Dead Horses, une gentille bande d’illuminés.

Bien entendu, vous vous retrouvez au milieu d’une guerre entre tribus, et le seul moyen de rejoindre le Mojave est d’y prendre part. Démarre alors une succession de quêtes se limitant trop souvent à aller tuer ennemis tribaux et autres créatures de la faune locale, ou chercher des objets par ci par là. Bien que l’ensemble soit juste passable, je reconnais m’être laissé embarquer par l’ambiance, et avoir pris un certain plaisir à parcourir les vallées de Zion.

 

Techniquement, les nouveaux environnements offerts par ce DLC ne laisseront pas un souvenir impérissable. Canyons, montagnes, grottes, et rivière seront votre lot quotidien, tout au long de cette aventure qui vous tiendra en haleine environ trois à quatre heures. La reconstitution du parc de Zion est assez convaincante (merci Google), et la zone assez étendue, mais une fois de plus des textures baveuses et un level design médiocre gâchent un peu l’ensemble.

A noter que la pluie fait son apparition, mais elle est mal gérée, passant à travers les décors. Comme pour Dead Money, le DLC précédent, la limite de niveau est augmentée de cinq, et de nouveaux perks font leur apparition. De nouvelles armes, comme la mitrailleuse Thomson, s’ajouteront également à votre inventaire. En revanche, autant le DLC précédent constituait un challenge certain lors des combats, autant celui-ci n’en possède aucun, ou très peu. Le plus dur restant de maintenir en vie les deux compagnons indigènes qui vous suivront à tour de rôle.

En conclusion, je dirais que ce DLC est une fois encore plus que moyen et n’a de réel intérêt que pour l’augmentation du level cap. Toutefois comme dit plus haut, j’ai été emballé par l’ambiance qui s’en dégage et ai pris un certain plaisir à visiter le parc national de Zion, et à en découvrir les secrets grâce aux messages du « Père des cavernes ». Pour les fans purs et durs de Fallout New Vegas désirant prolonger l’aventure, ce DLC Honest Hearts a peut-être un intérêt ; pour les autres, passez votre chemin.  

+ Nouvel environnement.
+ Nouvel équipement.
+ Level cap augmenté.

Note RPG 4 sur 5
Note testeur 05 sur 10

– Scénario moyen.
– Faible durée de vie.
– Toujours les même problèmes techniques liés au moteur.

Dungeons & Dragons : Daggerdale

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 Cette version PC, appelons-la DDD par commodité, est un action-RPG dans l’univers des royaumes oubliés de Dungeons et Dragons, 4ème édition. Atari, détenteur de la licence, nous propose donc une incursion dans un univers mythique et c’est Bedlam Games, développeur pas très connu, qui a la difficile tâche de satisfaire les fanatiques. Tout cela semble forcément alléchant et c’est avec une certaine surprise mais aussi une inquiétude grandissante qu’on trouve Dungeons & Dragons : Daggerdale à 10 € en version boîte. Pourquoi ? Voici des éléments de réponse…

Avant toute chose

Tout d’abord, sachez que le jeu est compliqué à installer dans sa version DVD. Il faut savoir qu’un compte Steam est nécessaire pour l’activer, ce qui n’est même pas précisé sur le devant de la jaquette, mais en tout petit derrière. Ensuite, l’installation de 4go est très chaotique. Affichant 800 mo installés sur 4000, mon lecteur a tourné en boucle pendant une bonne demi-heure avant que je l’arrête et m’aperçoive que le jeu était prêt à être joué. Peut-être que ce problème n’existe pas avec les versions dématérialisées. 

Passé ce cap douloureux, on rentre enfin dans l’univers des royaumes oubliés en passant par le synopsis du jeu pour vous conter le scénario : Rezlus, prêtre maléfique de Zhentarim, cherche à faire tomber le royaume de Daggerdale sous le joug de Bane le seigneur des Ténèbres. Ramenez l’ordre dans le Val de Nentir en découvrant les secrets cachés au plus profond des mines de Tethyamar, et en déjouant les pièges de la Tour du Néant jusqu’à la confrontation finale avec Rezlus lui-même ! Cela est très appétissant et on passe directement à la création de personnage.

Pour cela, vous avez la possibilité de choisir parmi 4 personnages prédéfinis visuellement, de race et de profession bien distinctes, mais très classiques : le guerrier humain, le roublard elfique, le magicien halfelin et le clerc nain. Très différents les uns des autres, ils vous permettront de vivre l’aventure autrement selon leurs compétences et votre approche du jeu. Après avoir choisi votre personnage, on peut choisir deux dons, qui correspondent à des compétences spécifiques (comme bouclier lourd, sceptre ou encore arme à deux mains), un ou deux pouvoirs qui comprennent trois niveaux maximum d’évolution et enfin augmenter d’un point une des six caractéristiques du personnage (Force, constitution, dextérité, charisme, sagesse, intelligence).

On retrouve donc tout ce qui fait le charme de AD&D avec son nombre impressionnant de possibilités pour personnaliser, non pas l’apparence de son personnage, mais ses capacités. Il ne reste plus qu’à lui donner un nom et c’est parti.

Promenons-nous dans les mines…

Une vidéo d’introduction nous présente le lieu dans lequel nous allons vaquer pendant le premier chapitre. En vue de dos à la troisième personne, la caméra se place un peu au dessus de votre personnage. Il y a possibilité de varier cet angle, qui offre une bonne visibilité sans qu’il y ait aucun ralentissement, normal sachant que l’on se promènera dans des lieux clos : palais nains, mines, grottes, forteresses. Visuellement, les textures d’environnement sont correctes, mais les différents éléments de décors (meubles, personnages) sont placés ça et là dans des maps qui sont constituées de couloirs enchevêtrés les uns les autres.

Enfin les PNJ nains que l’on rencontre dans le premier chapitre sont tous issus du même moule, peu différents, mais surtout très laids dès que le zoom pour discuter se met en route. Grave erreur des développeurs de présenter les dialogues de cette manière. On voit la laideur des textures. Quant aux couloirs, s’ils présentent des dénivellation et quelques détails, la végétation est absente, ce qui les rend bien vides. 

La carte correspond à un entremêlement de couloirs bloqués par des portes que vous allez devoir ouvrir. Pour débuter, on apparaît dans un couloir et on apprend à travers le didacticiel à manoeuvrer son personnage. Prévoyez un temps d’adaptation, car si les touches sont génériques comme dans les autres jeux de ce type, elles ne sont pas reconfigurables. On peut donc jouer avec W,A,S,D, les touches directionnelles de votre clavier et la souris ou un gamepad 360 sur le PC.

Pour les plus connaisseurs, il est possible de gratter certains fichiers pour changer les touches, mais cela ne s’adresse pas aux néophytes. Pour ma part, j’ai choisi de jouer avec les flèches du clavier. La flèche haut me permet d’avance et la flèche bas de faire demi-tour. Les droite et gauche ne fonctionnent pas et c’est la souris qui va donner le sens du personnage. Le bouton gauche de la souris permet de frapper au corps à corps – sachant qu’il faut cliquer comme un frénétique pour enchaîner les coups et non maintenir le bouton – le droit d’attaquer à distance et le centre d’interagir avec votre environnement.

En maintenant une touche appuyée, on a avec les boutons de la souris quatre autres raccourcis pour placer ses pouvoirs, dons, voir ses potions. Cela a l’avantage d’être très pratique. L’interface des menus n’est pas ergonomique pour un sou avec un changement entre l’utilisation de la souris et les touches écran. Difficile de s’habituer et d’utiliser cet inventaire. Même après huit heures de jeu, j’ai bien du mal à utiliser les bonnes touches. La lisibilité n’est donc pas au rendez-vous. Et il y a aussi peu d’informations dans le livret que dans les menus pour se familiariser avec.

Notons qu’à l’instar de Dungeon Siege 3, la prise en main au gamepad est simple et qu’on a plus d’aisance à jouer avec. Mais attention, cela reste possible justement parce que le nombre de touches utilisées reste limité, comme on le verra plus tard.


Il est temps de partir à l’aventure et de bouter les méchants. Parlons avec un nain qui a un gros point d’exclamation sur la tête et le dialogue se met en route. Mais peut-on parler de dialogue, car il n’y a aucun choix ? En fait le personnage déballe son discours sans aucune interactivité de votre part. Vous avez juste à appuyer sur SUIVANT. Pour finaliser le monologue, on vous demande d’accepter ou de refuser la quête. Si vous la refusez, pas de souci, cela ne change en rien son comportement. Le personnage vous refourguera le même discours à votre prochaine approche.

Si vous l’acceptez, vous devrez résoudre la quête en allant dans le lieu indiqué par un icône sur la carte. En parlant de quêtes, elles sont primaires (tuer, aller chercher, délivrer) et n’offrent aucune réflexion, voire aucun challenge. C’est du bourrinage total avec des allers-retours incessants entre votre mission et son commanditaire. La quête principale est donc tout aussi peu réussie, même si elle aurait pu être sympathique au vu de l’histoire. Elle est prémachée et seules vos actions la feront avancer.

On pourra donc dire que DDD est un pur hack’n’slash et pas du tout un action-RPG comme on a pu le voir avec Dungeon Siege 3. D’ailleurs les 12 succès sur Steam à débloquer présentent très bien les caractéristiques du jeu : tuer 1000 gobelins, avoir 100 000 pièces d’or dans votre sac ou encore infliger 75 points de dégâts avec une arme. L’interactivité des niveaux se limite aux nombreux barils disséminés partout que vous pouvez casser pour obtenir quelques pièces ou potions et aux quelques coffres qui vous permettront d’acquérir de l’équipement varié. 

… pendant que Rezlus n’y est pas.

Sur votre chemin, vous croisez des paquets de créatures, jamais plus que les deux doigts de la main. Un bestiaire bien sympathique avec pour une même race, les différents versions possibles correspondantes aux différents professions que l’on retrouve dans cet univers. Par exemple, pour un Gobelin, on trouvera le guerrier gobelin, l’archer gobelin, et le shaman gobelin. Chacune possède son propre équipement, ses propres sorts et son niveau.

Et cela fait plaisir de voir des combats variés avec des ennemis qui utilisent des sorts. Les combats peuvent être assez longs, surtout si vous n’utilisez pas la bonne arme ou encore si vous omettez vos dons. Le couloir nettoyé, vous avancez vers votre objectif mais voici que l’effet Dragon Age 2 apparaît : le respawn des ennemis. Vous avancez et hop comme par magie ils apparaissent ou réapparaissent. Vous ne nettoierez donc jamais une zone et vous ne pourrez jamais être tranquille dans un petit coin pour pisser (Hé là !! C’est pas possible on n’est pas dans Duke Nukem Forever !).

Bien sur, la mort d’un ennemi fait apparaître du loot qui est plus ou moins conséquent selon le niveau du mort. Un boss tué et on peut tomber sur un objet magique, voire rare. Votre personnage pourra d’ailleurs posséder une arme à distance et une arme de corps à corps avec lesquelles il va jongler pour combattre. La difficulté du jeu est faible, juste quelques longueurs avec certains bosses, car il faut les frapper longtemps.

En effet, il n’y a pas de technique particulière face à eux, comme on pouvait en trouver dans la série des Baldur’s Gate sur PS2. De toute manière, la mort ne signifie pas le game over, juste un retour en arrière, au début de la quête. En effet, il n’y a pas de mode hardcore (la mort du personnage étant pemanente) et la sauvegarde que vous pouvez faire à tout moment, vous ramène à la dernière quête non résolue, sachant que vous perdez toute expérience et tout matériel acquis entre temps. 

A chaque mort, votre personnage acquiert un petit peu d’expérience pour parvenir au niveau 10 maximum. Il faut savoir que la progression est lente et vous permet d’avoir un point pour vos pouvoirs. Malheureusement, pour chaque personnage, vous n’avez accès qu’à peu de pouvoirs car il faut monter de niveau pour les débloquer. Du coup, tous les personnages d’une même catégorie auront à peu près les mêmes pouvoirs à un niveau donné, ce qui limite l’intérêt du jeu et sa rejouabilité.

Tous les deux niveaux, vous avez droit à un point supplémentaire pour vos caractéristiques et à un point pour vos compétences. Tout cela est trop limitatif pour réellement développer pleinement son personnage et les pouvoirs ont des effets semblables (souvent des dégâts et l’ennemi subissant un handicap particulier, comme la secousse ou la lenteur).

La musique est de bonne qualité avec une augmentation de l’intensité lorsque l’on entreprend un combat. Les textes traduits en français sont bons – on remarquera la grosse faute dans le menu « cliquez sur n’importe quelle touché » et les loots aléatoires qui donnent des noms bizarres – Mais les dialogues restent en anglais.

Enfin, dialogues dans les cinématiques, car lorsque vous communiquez avec un pnj, si le monologue affiché est bien écrit, les sons qui émanent du personnage restent sommaires : beuh, ouizz, hein, ouai grompf, en anglais bien sûr, et sont totalement incompréhensibles. Cela tue encore plus l’immersion, mais j’imagine diminue considérablement le coût investi dans les dialogues.

L’acné, c’est pas bon !

DDD souffre de deux points noirs rédhibitoires : le premier défaut est son nombre de bugs impressionnants de toutes sortes. Comme si le jeu était sorti prématurément et n’avait pas subi de séance de débuggage. Clipping, retour Windows, textures manquantes de certains équipements, quêtes bloquées ou non réalisables ou remises à zéro (je pense à la quête finale qui tourne en boucle si on ne relance pas la dernière sauvegarde), ennemis invisibles, loots en l’air intouchables, marqueur de quête pas à la bonne place, et j’en passe. C’est monstrueux. Vous noterez d’ailleurs sur mes screens le super équipement façon nain schtroumpf délavé ! Cela n’empêche pas de finir le jeu, rassurez-vous, mais peu réellement agacer. Espérons que des mises à jour seront faites pour pallier à ces défauts.

Le second point noir du jeu réside dans sa durée de vie. Il faut moins de 10 heures pour en faire le tour, quêtes secondaires comprises. Le peu de tactique possible (taper, utiliser son pouvoir, taper, utiliser son pouvoir), couplé à des combats incessants et un manque de diversité de l’univers n’aident pas à la poursuite du jeu. On notera que les développeurs se tirent une nouvelle fois une balle dans le pied en proposant la mise en place des records du temps total joué.

En y jetant un coup d’oeil, on s’aperçoit que le record pour finir le jeu est un peu plus de 2 heures… Mais peut-être est-ce mieux ainsi pour éviter la lassitude. A noter que lorsque vous battez le boss final, un passage d’ailleurs stéréotypé soit dit en passant, le générique se déclenche sans possibilité de le désactiver, puis vous retournez avec votre personnage au niveau du début et vous pourrez poursuivre son évolution. Il semble que ce jeu soit le premier d’une trilogie prévue. Peut-être que la durée de vie des trois épisodes aura alors un peu plus de consistance et permettra de dépasser le niveau 10.

Hé DD, hé, tu descends ?

Outre cette partie solo, il est possible de jouer de 1 à 4 sur Internet en coopératif grâce à la plateforme Gamespy. Après plusieurs essais de connexions infructueux avec Megamat, nous n’avons jamais réussi à jouer. Peut-être était ce dû à une différence de versions, ayant pour ma part eu une mise à jour automatique sur Steam, contrairement à lui. Ensuite sur le net, j’ai pu jouer à 4, et ce fut un beau bazar avec une visibilité pas au top vu le nombre de participants. Il vaut mieux se limiter à deux.

Il est aussi possible de jouer à deux en multiplayer local. C’est à dire que vous pouvez jouer à deux sur le même écran après avoir sélectionné votre personnage. Bien que moins riche et beaucoup plus bourrin, cette coopération du jeu est plus appréciable, (personnellement mieux que celle de Dungeon Siege 3. Peut-être est ce dû à la caméra qui est déplaçable, mais aussi à l’angle de vision qui offre bien plus de visibilité). Dans cette configuration, le jeu se transforme en véritable hack’n’slash qui permettra de se défouler dans la joie et l’allégresse entre amis.

Cette partie est vraiment réussie, mais la campagne reste la même et est trop courte. On a l’impression d’être dans un Baldur’s Gate : Dark alliance (voir la PS2) de moins bonne qualité. Il faut toute de même deux gamepads, le premier étant obligatoirement affilié au joueur 1. En cas de mort d’un personnage, il peut être ranimé pendant un court laps de temps et si ce n’est pas fait, la quête est perdue. On se retrouve alors au début de la quête en ayant perdu expérience et équipement trouvé. Un challenge un peu plus corsé que le jeu solo, car il y a davantage d’ennemis. 

Lassant, buggué, linéaire, pas très riche, mais à un prix défiant toute concurrence, Dungeons et Dragons : Daggerdale est un hack’n’slash dont la durée de vie se compte sur les doigts d’une main : un jeu apéritif en somme. Heureusement, le coopératif en local ajoute un plus qui sauve le jeu des abysses. Mais pour la partie solo, vaut-il réellement le coup sachant que pour le même prix, on trouve des ténors du style, peut-être plus anciens, mais bien plus riches et amusants ?

+ Licence Dungeons et Dragons
+ Pas cher
+ Jeu coopératif local

Note testeur 03 sur 10

– Trop de bugs
– Très court
– Graphismes redondants

La vision de Megamat :
Dungeons & Dragons Daggerdale aurait pu être un jeu sympathique, même moyen, mais il n’a cessé d’accumuler des faiblesses dans beaucoup de domaines. Les graphismes sont à la ramasse, même si ce n’est pas laid, mais de bien trop nombreux bugs de collision et de textures sont à déplorer. Le scénario est plus que classique et n’apporte rien de particulier, les combats sont moyens et restent à la limite du correct et pour finir la gestion du jeu est carrément déplorable.
Le système de sauvegarde est :gloups: pourri, la gestion d’inventaire est beaucoup trop simple et la gestion des compétences est à la limite du passable/supportable. J’ai pourtant poussé jusqu’au boss final car c’est tout de même jouable, il ne faut pas oublier qu’on peut le trouver pour 10€, histoire de passer quelques heures dessus. Pour ce qui est du coopératif, j’ai pas réussi à y jouer, je n’en parlerai donc pas. Pour ma part, je le note 03/10 et c’est bien noté, mais on ne fera pas trop la fine bouche pour 10€, sachant qu’il y a un patch de prévu !

Dragon Age : The Awakening – Test 2

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Ayant grandement apprécié Dragon Age Origins, c’est sans hésiter que j’ai fait l’acquisition de son pack d’extension, The Awakening, moyennant un prix promotionnel de 35 €.

Je ne vous parlerai pas de l’aspect graphique du jeu ou du moteur. S’agissant d’un pack d’extension, le moteur de jeu est exactement le même tout comme l’aspect graphique. À noter que les musiques sont, pour la plupart, les mêmes que l’original.

L’extension permet de reprendre son personnage et de l’emmener jusqu’au niveau 30, mais la création d’un nouveau personnage (niveau 18) sera bien entendu possible. À côté de cela, deux nouvelles spécialisations de classes font leur apparition avec leurs sorts ou compétences, et quatre nouveaux compagnons seront disponibles en plus d’un ancien. On notera aussi de nombreux nouveaux objets à trouver, quelques reprises de monstres, mais subtilement améliorés, tels que l’Ogre en armure, le Dragon éthéré qui se régénère par l’invocation de feux follets, ou d’autres petites touches originales, telles que la possibilité de créer des runes.

The Awakening vous propose également de découvrir l’environnement Orlaisien, avec de nouveaux endroits à découvrir, et une nouvelle quête, prenant la suite quelques années après la fin de l’Enclin du jeu principal. A la tête d’un fort des gardes des Ombres, le joueur se trouve confronté à un nouveau type d’Engence, cette fois-ci doué d’intelligence.

En tant que Commandant du Fort des gardes des Ombres, il appartient au joueur à la fois de trouver les ressources pour le protéger contre les engeances, et d’autre part d’enquêter sur ces nouvelles engeances. Globalement, c’est assez original, avec un schisme entre plusieurs catégories d’engeance, mais l’ensemble reste un peu décalé par rapport au scénario du jeu principal.

Quelque part, le scénario original se suffisait à lui-même et on a l’impression que Bioware a cherché comment prolonger l’aventeure de manière un peu artificielle. Non pas que le nouveau scénario soit mauvais, mais personnellement, j’ai eu un peu de mal à m’immerger dans l’extension. Peut-être est-ce le fait d’humaniser certaines engeances, ou le manque de rebondissements par rapport à l’original, ou encore l’effet de surprise qui est passé.

Deux points sont également à soulever.

– Tout d’abord la durée de l’extension, par rapport à son prix. Ne comptez pas jouer plusieurs dizaines d’heures pour finir cette extension. Tout au plus une vingtaine d’heures sera nécessaire pour arpenter en long et en large les moindres recoins de celle-ci, et d’effectuer toutes -ou presque- les quêtes secondaires.

– Ensuite n’espérez pas un challenge conséquent. Mis à part le dragon éthéré nécessitant de la méthode et de la patience pour être abattu, aucun combat ne posera vraiment un challenge, d’autant plus que l’extension est vraiment très généreuse pour ce qui est de l’argent et des objets trouvés.

Au final, nous sommes en présence d’une extension sympathique, mais n’apportant pas de changement ou d’améliorations notables au jeu principal, qui, rappelons-le, était d’excellente facture. La qualité de doublage reste constante, les nouveaux environnements à explorer sont tout aussi beaux, et les dialogues restent d’excellente facture. Le scénario, quant à lui, est original, mais ne me semble pas totalement cohérent par rapport au scénario d’origine. A noter également que j’ai eu également droit à une incohérence majeure concernant l’un de vos anciens compagnons.

Si vous avez aimé Dragon Age Origins, et que vous souhaitez avoir l’opportunité de continuer l’expérience de jeu, The Awakening vous apportera une quinzaine d’heures de jeu supplémentaires à la soixantaine de l’original. Une extension sympathique que les joueurs de l’original apprécieront, mais vendue peut être un peu chère pour sa durée de vie réduite.
Graphisme & Sons : 4/5 (graphisme)
Interface de combat : 5/5
Scénario : 4/5
Jouabilité (fun) : 4/5